La dernière valise de Germain Brillon. Mis à la porte par sa femme, un homme s'enfonce dans la déchéance. C'est correctement fait, mais sans surprise et écrit dans un style aux effets vieillots. 5 / 10
Vol de valise de Valérie Bonenfant. Une valise voyage dans le monde et fait des rencontres. Un conte (pour enfants). Les allusions sont grosses, la morale lourde, mais le ton est léger. 3,5 / 10
Qu'est-ce qu'il y a dans ma valise ? de Michel Gingras. Un condamné à mort participe à une émission de style Banquier où il peut gagner sa mise en liberté. Thème original. C'est bien mené, mais il y a quelques imprécisions de vocabulaire qui gâchent la sauce. 6 / 10
Sur le départ de Frank Loyard. Une vie monotone, des petits mensonges, des rancoeurs inavouables, un départ impossible. Il y a quelque chose d'oppressant dans cette nouvelle bien réussie. 7 / 10
Poignée d'amour de Chloé Pelletier-Gagnon. De quossé ? Ah, le gongorisme poétique : « J'abdomenerai de tout mon flasque pour que s'éprennent mes papilles l'une de l'autre, je pancréaserai l'anatomie de mes rides pour qu'elles papillonnent à la venue d'un orage. » Trois pages comme ça. Calvaire ! 0 / 10
Barré de verdure de Jonathan Després. Idem que ci-haut. « Retour de l'envol ébouriffé de gifles sèches que referme dans un coin reculé, un endroit d'où rien ne vient, mais d'où les sourires partent. » Comme c'est plus court, je donne un point pour la concision. 1 / 10
Supplément de bagages de Hans Delrue. Deux truands lorgnent la mystérieuse valise d'un vieil homme voyageant avec eux. Une jolie réussite, très nuancée. Delrue ne déçoit pas, c'est un auteur sur qui le lecteur peut compter. 7,5 / 10
Au-delà des dunes d'Ariane Gélinas. Ouille. Grosse gaffe de la direction de la revue qui a franchement bousillé ce texte, dont on peut lire la version officielle sur le site de la revue. Je ne coterai pas ce texte, puisque j'en ai lu et commenté une version préliminaire.
Invasion d'Axel Angel. Méli-mélo à l'aéroport où une délégation extraterrestre se fait prendre pour des valises. Variation sur un thème éternel, celui des extraterrestres qui ont la forme d'un objet usuel (même les vieux auteurs y cèdent, voir Les terrasses de Brera de Jean-Louis Trudel dans Brins d'éternité 24). Rien pour laisser un souvenir vivace. 3 / 10
Bulles d'eau et de savon de Toby Germain. Un garçon qui ne s'entend pas avec son père sur sa nature d'écrivain quitte le bercail familial. Ça ressemble à une autofiction cathartique. Si l'auteur sort de son lui-même, il pourra aller loin, car il démontre une virtuosité d'écriture embryonnaire... 5 / 10
En résumé, un numéro plutôt médiocre, avec des nouvelles qui n'ont pas laissé de trace dans la cervelle de ce lecteur-ci et des textes de jeunes auteurs qui aiment s'écouter enfiler ce qu'ils considèrent des perles langagières.
Du côté de la fabrication du fanzine, on a bousillé la nouvelle de Gélinas et omis le nom des auteurs à la table des matières.
Cote 3,5 / 10

10 commentaires:
Ariane me semble vraiment malchanceuse. C'est pas Zinc qui l'avait rebaptisée aussi?
C'est vrai, ça, j'oubliais.
Pas chanceuse, la guigne suit le fil d'Ariane ;)
et le 1 point pour la conscision...tu m'as soutiré un sourire :)
Sans compter que dans le numéro de Lapsus où elle signe une nouvelle, ça a été la fête à Keven.
Peut-on en tirer un dicton moderne : L'Ariane porte malheur ? (humour, ici, humour)
Michel Gingras dit:
Merci Richard pour cette note sincère. J'avoue que le vocabulaire semblait correct. Mais bon, au moins tu as trouvé l'idée originale ;)Espérons que mes prochaines publications te marqueront plus :)
Faut dire que c'est dans le numéro suivant qu'on s'est trompé de nom mais Ariane avait effectivement publié dans ce fanzine.
Mais je dois dire que publier un texte bourré de fautes sous un bon nom est encore plus cruel! Là où gagne Katapulpe, c'est qu'ils sont tout de suite répliqué en publiant son texte et des excuses sur leur site web...
Merci - le fait que tu fasses la critique du n°7 après le n°8 me donne en plus l'illusion de voir mes notes progresser^^
J'ignorais qu'il était question de ma "malchance éditoriale" ici ! Tout de même, je précise que ces erreurs sont des exceptions et que la plupart de mes textes n'ont pas subi ce triste sort... Heureusement !
Cela dit, je te remercie, Richard, pour tes commentaire sur ce numéro de Katapulpe, de même que d'avoir posté le lien vers le texte original, c'est apprécié.
@Ariane : C'est ma faute si on parle de ta malchance :P Sans farce, je te souhaite que ça ne se reproduise plus. Parce que je suis d'accord avec Keven : donner l'impression, sous son vrai nom, qu'on fait un paquet de faute, c'est vraiment horrible!!!
Mais oui, Katapulpe fait preuve de plus de professionnalisme que Lapsus pour les erratum.
J'apprécie le commentaire à propos de SUR LE DÉPART, et vous en remercie, bien sûr !
Frank Loyard
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