jeudi 27 novembre 2008

Tirer la plogue d'un blogue

R.I.P. La face cachée de la mécanique
Après y avoir longuement réfléchi, je tire la plogue sur un blogue qui n'aura jamais vécu ailleurs que dans mon imagination. Dans mon cerveau survolté, j'imaginais La face cachée de la mécanique comme un lieu où les auteurs pouvaient venir parler de l'aspect mécanique de leurs textes, des boulons et des écrous. Les auteurs d'ici sont plutôt discrets sur leurs oeuvres, même sur leurs blogues, timidité ou gêne, allez savoir. Mais cet aspect-là est extrêmement intéressant, et peu abordé.

Ce même cerveau survolté avait même imaginé un appendice pour le blogue, un centre de ressources sur les éditeurs et leurs pratiques. Il semble que certains ne soient pas tout à fait scrupuleux, et ce fait mérite d'être porté à l'attention des auteurs qui cherchent à se faire publier. Éviter untel, c'est un crosseur; lui, il paie rubis sur ongle, etc. On aurait aussi pu y discuter de la stricte portion financière de la publication : qu'est-ce qu'un contrat d'édition, qu'est-ce que l'auteur doit revendiquer, combien paient les éditeurs, etc., etc. L'aspect délicat, c'est le libel, mais bon, comme nous sommes des écrivains, on aurait pu trouver une manière de dire les choses sans se mettre un pied dans la bouche et l'autre dans la merde.

Mais bon, ça ne se fera pas. Non pas que je crois qu'il s'agisse de mauvaises idées, au contraire... C'est juste moi qui suis la mauvaise personne pour mener à terme ce projet. Je suis d'une timidité qui me limite énormément, un vrai handicap.

La face cachée de la mécanique aura vécu le temps d'un soupir. Je vais envoyer un courriel à Shirley-Carol pour qu'elle désactive la patente quand elle aura le temps.

mercredi 26 novembre 2008

Biscuit chinois - viandes

Ma nouvelle, Comfort Food, n'a pas été retenu. C'est la vie.

Chèrre DPji

À ventièrre mon pappa a dis que sétait moi le responssable de s'est prroblaimes informattiques. Comm sous vent pappa sé tromper. Pasqu'ojourdhui çon furreteur Krôme y viens deux planter lui aussi. Hé j'ai touché à rien. Doncques cé pa moi. Vilain pappa. DPji protéger-moi sivouplè.

bainjamain tramblé

lundi 24 novembre 2008

Benjamin Hyde et Benjamin Jekyll

Un peu comme le Dr Jekyll et Mr Hyde, Benjamin a deux personnalités quand il s'assit devant le portable de son papa. Le bon fils obéissant qui manipule la souris avec une dextérité ahurissante (il n'a que trois ans et trois mois quand même), qui reconnaît les touches de lettres (il connaît son alphabet jusqu'à M), les chiffres, Enter, Caps Lock...  Il adore pitonner et insiste pour que nous le faisions ensemble.

Il y a aussi l'autre Benjamin, l'explorateur des mondes nouveaux, l'aventurier du clavier, qui lui aime pitonner sur toutes les touches, spécialement quand je dis Non. Ce fils-là a fait quelque chose de mystérieux et d'improbable samedi soir en fermant l'appareil; il a réussi à bousiller le fureteur Firefox.

Faut quand même le faire, bousiller Firefox. Plus capable de l'ouvrir. L'écran gèle à tous les coups. Je l'ai désinstallé et réinstallé à plusieurs reprises, l'écran gèle toujours. J'ai restaurer, restaurer, restaurer jusqu'à plus-faim (jeu de mots sophistiqué ici, ha ha ha) pour un résultat toujours aussi merdouilleux. Saperlipopette de gamin !!!

J'ai donc éliminé Firefox. Me voici avec Chrome. Pour le moment, Mr Hyde dort, j'en profite pour faire mes trucs.

samedi 22 novembre 2008

Songes d'une nuit d'automne...

Avec un titre comme celui-là, le lecteur ou la lectrice qui s'attend à un billet shakespearien de style ou de contenu va voir son attente sérieusement mise à mal. C'est juste qu'hier j'ai été incapable de m'endormir après m'être couché. Tourne d'un bord, pis tourne de l'autre. Mes pensées, elles, tournaient autour de ce dilemne : si je gagnais 15 millions de dollars à la loto, comment le diviserais-je ? Ah quand même, certains réfléchissent au sort du monde, d'autres se préoccupent des enfants pauvres, des animaux maltraités, de la planète polluée, moi, je fais dans le futile et dans la splendeur sordide (bravo, un oxymoron)... Ayant quand même passé deux heures à cogiter à ça, et étant d'une nature généreuse, je vous fais part de mes réflexions, tant pis pour vous.

Here goes :

mon papa (que j'aime tant), ma maman que j'adore, le père de Suzanne, mon frère Claude, ma sœur Michelle et Luc, le frère de Suzanne : chacun million,

ma nièce Alexandrine, nos filleuls Antoine et Matthew, mon meilleur ami Robert, MC (on ne peut pas la nommer), la meilleure amie de Suzanne, plus une part pour diverses oeuvres de charité : chacun demi-million,

le reste, c-à-d 6 millions de dollars, pour moi, Suzanne et Benjamin (la part de Benjamin étant sécurisé dans un trust ou un fonds ou tout autre bidule bancaire jusqu'à sa majorité).

Si je gagne 30 millions, partage identique, j'en garde plus pour moi et je pars une maison d'éditions (Les éditions du chat qui dort, c'est cute) et je bâtis des ponts d'or pour mes auteurs, ainsi qu'une compagnie de fabrication de figurines de plastique à l'échelle 1/72 de très haute qualité.

Voilà. Vous êtes prévenus : ne me souhaitez pas d'insomnie pour la nuit prochaine. Merci.

jeudi 20 novembre 2008

Appel à tous

Pour une nouvelle qui en est au stade de la recherche préliminaire, j'ai besoin d'information sur la guerre Iran-Irak de 1980-88. Surtout de ce qui se passait au niveau du terrain, c'est-à-dire témoignages de combattants iraniens ou de journalistes qui auraient couvert ce long conflit. Je suis assez au fait des enjeux politiques et des grandes stratégies; ce dont j'ai besoin, c'est de savoir comment vivait le simple troufion, ses rapports avec les officiers, les Gardiens de la révolution islamique, etc. Ce qu'il mangeait, tout et n'importe quoi.

Les références peuvent être en anglais, français, ou en allemand (je me débrouille un tout petit peu), livresques ou internet, mais pas de wiki parce que j'ai épuisé le filon. Merci à ceux et celles qui pourront m'aider ou m'aiguiller.

mardi 18 novembre 2008

Benjamin et ses bottes de sept lieux



Saperlipopette, j'arrive pas à replacer cette vidéo dans le bon sens, ça m'apprendra à vidéographier avec la caméra à 90° degré. Mais je travaille là-dessus et j'espère y arriver dans pas trop longtemps.

dimanche 16 novembre 2008

Magada-Madaga-Macada... et puis zut

En fin d'avant-midi, Benjamin, Suzanne et moi sommes partis voir Madagascar Back 2 Africa. Nous sommes arrivés à Kirkland avec un retard de 15 minutes pour la représentation de midi trente. On se disait qu'au pire on aurait raté les bandes annonces... Ben non. Lorsque nous sommes entrés pour prendre nos places, l'écran était noir et la salle éclairée. Il y avait de l'agitation dans la salle de projection, on y voyait des gens dérouler mystérieusement des bandes de film. Ah bon. Après une dizaine de minutes d'attente, le film commence.

On se bidonne car le film est vraiment bon. Graphismes de premier ordre et scénario inventif, signé Ethan Cohen. Une quarantaine de minutes après le commencement, tchaacc, le film pète encore. Les lumières se rallument, on nous promet un délai de dix minutes, ça en prendra une trentaine. Tout le monde en profite pour aller aux toilettes et se ravitailler en pop corn.

Et ça repart, pas tout à fait où ça s'était arrêté, on a perdu du temps de film, là, c'est évident, mais personne ne songe à se plaindre.

Il y a une belle progression de l'intrigue, avec une jouissive parodie de la série Survivor. On approche de la fin, on la sent venir quand, craaac, l'écran s'obscurcit d'un seul coup et les lumières reviennent. On entend quelques huées, les enfants sont déçus. Là, tout le monde se lève et va réclamer les billets de courtoisie que le Colisée Kirkland distribue pour apaiser la foule.

Grosse déception donc, la mécanique nous a laissé tomber. Je ne saurai pas comment fini Madagascar Back 2 Africa avant quelques mois quand le film se fraiera un chemin sur mon petit écran via le satellite. C'est dommage, c'était un très bon film.


samedi 15 novembre 2008

29. Voyez comme on danse - Jean d'Ormesson

Avec d'Ormesson, tout est dans la manière. Son style est gracieux, frais, léger, souvent marqué par de brusques chutes tragiques, brèves et sans conséquences. L'auteur est doué pour le bonheur. Par ailleurs, ses romans ne sont que prétextes à pérégrinations historiques et autres souvenirs insouciants dont il est généralement l'acteur principal. De l'auto-fiction avant la lettre pourrait-on dire, mais faite avec talent, ce qui est rarissime.

D'Ormesson, c'est vraiment une affaire de goût. Moi j'aime bien ce vieil aristocrate. Il a publié deux formidables livres : Le juif errant, un nouvelle mouture de cette légende médiévale et, surtout, La gloire de l'Empire, un livre absolument étonnant, riche d'une fausse érudition, bâti comme un vrai livre d'histoire, avec références et bibliographie, c'est magnifique, magique, et ce livre a complètement emporté mon adhésion..

Avec Voyez comme on danse, c'est un d'Ormesson moins en forme qu'on retrouve. Qui marche sur l'erre d'aller, un d'Ormesson qui fait du d'Ormesson, et qui, de cette imposture, perd de sa légèreté, de sa gaieté, au profit d'un alignement de scènes plus ou moins allongées et de petits détournements historiques. Le roman met en scène un SS musulman (ils ont existé) assistant aux dernières heures d'Hitler, à son mariage avec Eva Braun, à la rédaction de son testament politique, puis de son suicide. Or, d'Ormesson commet un grand nombre de bourdes sur des faits avérés, erreurs qu'une recherche historique un peu approfondie lui auraient certainement évitées. À mes yeux, c'est une négligence impardonnable.

Et le roman s'étire, s'étire, sans donner l'impression de mener quelque part. Comme dit le proverbe : Ennui poli... demeure ennui.

Voyez comme on danse
Jean d'Ormesson
379 pages

Cote 4,5 / 10

vendredi 14 novembre 2008

28. Plusieurs excuses - Stéphane Ranger

J'avais lu avec enthousiasme Les plus belles filles lisent du Asimov de Simon Charles. C'est ce qui m'a poussé à acheter Plusieurs excuses, me disant que les éditions de Ta Mère ne publiait que du bon. Que de naïveté ! Ah, me suis-je bien fourrer le doigt dans l'œil, et profondément par-dessus le marché... On m'y reprendra.

«J'aime mieux me masturber», avoue le narrateur d'une des nouvelles. Quand l'autofiction rejoint la masturbation solo, ça donne un livre d'un intérêt assez ténu. On peut toujours faire comme l'auteur, y mettre du style et reculer modestement les barrières de la syntaxe pour camoufler l'indigence du propos, l'autofiction/masturbation reste, au bout du compte, un spectacle tristounet à regarder. Donnez un clavier à un jeune auteur impétueux et il risque de passer la journée à zigner dessus comme un chiot sur une patte de chaise, imaginant que son nombril est si fichtrement intéressant que le monde ne peut littéralement se passer de le savoir... On voit où ça mène. À Plusieurs excuses, par exemple. Avec la multiplicité des maisons d'éditions et des micro-éditeurs, il est plus facile que jamais pour un jeune auteur de trouver preneur pour le livre qu'il vient d'achever. Le lecteur qui achète doit être prudent.

La masturbation en forme d'auto-fiction est un péché de jeunesse
encore que... Mais on ne va pas s'acharner sur un jeune auteur pour ça.

D'autant que Ranger a de belles qualités et il les montre dans deux nouvelles complètement réussies : Histoire de Piard et Partir. La première expose l'obsession d'un homme pour les nombres
π et e. Une histoire érudite et mystérieuse prenant place dans un monde futuriste. Originale, tout à fait excellente. La seconde raconte un épisode de la vie ordinaire d'un gars qui l'est tout autant. C'est simple, contemporain, extrêmement touchant.

Plusieurs excuses
Stéphane Ranger
Éditions de Ta Mère

95 pages


Cote 3,5 / 10

jeudi 13 novembre 2008

Mon fils, le comédien

Je lui demande de faire un sourire pour la photo, il me fait une baboune.

27. Les vacances de Maigret - Georges Simenon

Les vacances de Maigret de Simenon.Dans ma pauvre tête ignare, le commissaire Maigret c'est Jean Gabin (chiant, sinistre et emphysémateux) ou encore Jean Richard (prolo et convivial). Trop de télé, manifestement.

À peine arrivé aux Sables d'Olonne, une petite station balnéaire, Mme Maigret est hospitalisée pour une appendicite aigüe. En attendant le rétablissement de sa femme, Maigret s'installe dans une routine assez confortable qui le mène de bars-tabacs en bistrots en troquets y avaler un petit blanc... Dieu qu'il boit, le commissaire, en fait, toute la France buvait, mes amis. Puis il y a un accident mortel très louche, et Maigret décide de s'inviter dans l'enquête.

C'est Pat Isabelle qui m'a fait découvrir Simenon, curieusement en parlant sur son blogue de sa (relative) déception à la lecture de ses romans. Étant un émule de saint Thomas, j'ai décidé d'aller voir de mes propres yeux.

La société que décrit Simenon n'existe plus, le roman a été écrit en 47. Cette France-là est révolue. On s'ennuie poliment dans cette histoire plutôt ordinaire. J'avais beaucoup entendu parler de la grisaille du style de Simenon, je ne croyais pas que c'était si juste. L'intrigue est assez ordinaire, Maigret sait qui est le coupable assez tôt dans le roman et il ne lui reste plus qu'à découvrir ses motifs et à le confondre. Du policier psychologique, en somme. C'était peut-être tout simplement un Maigret moyen.

Les vacances de Maigret
Georges Simenon
187 pages

Cote 6,5 / 10

mercredi 12 novembre 2008

Ça ne fera pas un pli à personne, mais quand même...

Depuis le 1er octobre, je n'ai pas écrit une seule ligne conséquente, côté fiction. Ce silence suivait la complétion de Comfort Food, une nouvelle pour Biscuit chinois qui, dans l'éventualité où elle paraîtra, va créer un certain émoi, voire un tollé, chez les marchands de smoked-meat. Ce silence était une petite déprime post-partum, disons, ou encore un moment de morosité et une quête intérieure pour le texte qui devait suivre.

Bla bla bla, bref, me voici de retour en selle. Je me remets à l'écriture et concentre mon énergie sur deux projets simultanés, jusqu'à ce que l'un balaie l'autre : TB et ALC, le premier est un texte de sf et le second une nouvelle noire. Si tout va bien, TB irait pour le prix Solaris et l'autre pour le prix Alibis tout simplement parce que ma fantaisie numero uno est de gagner les deux prix la même année ! Tu parles d'une ambition !

On se tient au courant. À plus.

Ce que je lis

Moscow 1941 de Rodric Brathwaite.










Voyez comme on danse de Jean d'Ormesson.









Une fêlure sur le flanc du monde
d'Éric Gauthier.











Under his very windows de Susan Zuccotti.

vendredi 7 novembre 2008

De beaux grands yeux bruns

Posted by PicasaC'est une jolie photo, je trouve. En plus, c'est le modèle qui en est l'auteur. L'artiste est âgé de 3 ans et 1 mois.

Note à moi-même : mon coco, il faut créer une galerie avec les photos -innombrables- que Benjamin a prises en jouant avec la caméra.

26. Zinc n° 15

Mettons que ça commence mal. Cette bourde en couverture, Ariane Voisine, puis en liminaire Élizabeth plutôt qu'Élisabeth Vonarburg. On sent la négligence dès le départ. Cette première impression va se concrétiser à la lecture des nouvelles.

L'art de la laque, de Zengzi Labarre-Wu. Cette histoire chinoise est mystérieuse, exotique et parfaitement maîtrisée. Quelques coquilles, négligence, négligence. Reste que la nouvelle est très bonne. 8 / 10

L'aïeule du monde, de Sorine Arnaud. Là, ça commence à déraper. L'histoire est correcte et assez bien menée, mais elle est desservie par un vocabulaire approximatif, une grammaire claudicante et une absence de rigueur dans les appellations (par ex., les îles Sentinelles deviennent l'île Sentinelle sans qu'on sache pourquoi). Le texte aurait bénéficié d'une relecture avant parution, ce que la direction littéraire aurait dû assurer. 3 / 10

La robe rose, d'Elsa Dupré. Ça dérape plus sérieusement. Une banale nouvelle fantastique (dans le sens genre littéraire, pas dans le sens de l'enthousiasme qu'elle crée chez le lecteur). Nombreuses fautes de syntaxe, c'est pourtant la base du français, merdouille. Où se cachait la directrice littéraire ? 2 / 10

, de Guillaume Baribeau. J'aime l'idée sur laquelle ce texte s'appuie : un objet extraterrestre vient bouleverser une communauté pendant quelques semaines, puis disparaît sans qu'on sache qui que quoi dont où. C'est porteur. L'auteur a le sens de la péripétie qui anime le récit, ainsi qu'un certain savoir-faire pour les dialogues, rien n'est perdu pour lui. Parce qu'autrement, c'est vraiment, mais vraiment n'importe quoi. Quelqu'un a-t-il lu ce texte avant de l'accepter ? Si la grammaire claudiquait dans les textes précédents, ici elle est carrément unijambiste; tout, absolument tout, la syntaxe, le vocabulaire, la mise en scène, la psychologie des personnages, tout est d'un niveau secondaire II faible. Chou à Mélanie Vincelette !!! Pour avoir inclus cette boulette, on devrait la forcer à rembourser ceux qui ont acheté la revue. En plus, c'est très malheureux pour ce jeune auteur, et ce n'est pas lui rendre service que de publier ce texte dans cet état. 0 / 10

Le sang des prédateurs, de Vincent Saint-Aubin Émard. Une nouvelle fantastique avec un caniche-garou. Tiens, tiens. Correctement faite, bien écrite, avec de l'humour par-dessus le marché. Quelques coquilles, qui montrent que le travail de la direction ne s'est pas poursuivi au-delà de la réception des textes. Mais quand même, c'est bien. 5 / 10

Tous les échos, de Guillaume Voisine. Le meilleur des trois textes phares du numéro, avec ceux de Labarre-Wu et de Côté. Une excellente nouvelle, superbement écrite et racontée, où la psychologie des personnages sert de moteur à l'histoire. 10 / 10

Les feuilles mortes, de Josée Lepire. Je ne ferai pas de commentaire sur ce texte parce que je n'y ai rien compris. Ça arrive. La fatigue, sans doute. Non-coté.

Avant l'aube, d'Ariane Gélinas. J'aime bien l'écriture de Gélinas et les thèmes qu'elle privilégie. Ici, l'aliénation. Le résultat est un texte dense, qui ne souffre que d'être trop court. 6,5 / 10

L'assassin, d'Alexandre Lemieux. Une bonne histoire, bien ficelée, sans grande surprise car on s'imagine bien dès le départ que l'auteur dirige le lecteur vers ce genre d'entourloupette. C'est efficace. Mais il y a un bémol (qui s'applique ici, ainsi qu'à beaucoup d'oeuvres relevant de la ssfq), c'est l'emploi constant du nom propre accompagné d'un titre au long (ex., madame Durivage) dans toutes les circonstances et quelque soit le rapport du narrateur au personnage ainsi désigné. À force de l'utiliser, l'auteur affaiblit son texte. Il existe quelque chose qui s'appelle le pronom personnel (elle) qui fait merveille quand on l'emploie. 6 / 10

L'homme de Reims, de Mathieu Fortin. Objectivement c'est une nouvelle très réussie, avec un punch final bien amené. On ne sera pas saisi par la beauté du style ou la profondeur de la psychologie, mais le lecteur reste subjugué par la maîtrise du récit dont fait montre Fortin. (NB À la toute fin, le lecteur substituera capitulation à capitalisation pour la bonne compréhension du texte.) 7 / 10

Entre chien et loup, de Pascale Raud. De façon générale, les jeunes auteurs présentés ici semblent moins préoccupés par la création d'une voix personnelle, d'un style, que par la parfaite efficacité de l'histoire. Ce n'est pas le cas avec Raud. Un texte onirique et bizarre qui m'a beaucoup plu. 7 / 10

Sac
rés touristes, d'Isabelle Piette. Curieux mélange d'excursion touristique qui tourne à la révélation pour les touristes et à l'épiphanie pour les guides. Ça n'a pas fonctionné pour moi, hélas, tout simplement parce l'humour des situations m'a semblé gros et borderline cliché, ce qui donne une première partie tombant à plat. 4 / 10

La mort blanche, d'Empereur Ghoule. Les Premières Nations dans l'espace ! Pourquoi pas. Une idée géniale. C'est une nouvelle à chute, dans le mauvais sens du terme, c-à-d qu'au-delà de la joke finale, il n'y a rien. 3 / 10

Terrible Aliénor, de Danie Blais. Ô, lecteur, lectrice, tu aimes les adjectifs, épithètes et autres qualificatifs ? Il n'y en a jamais assez à ton goût. Ben là, tu vas être comblé... C'est le carnaval ! Faudrait dire à l'auteure que les adjectifs, c'est comme la crème fouettée, un peu, c'est bon, trop, ça écoeure. 4 / 10

L'enfant des dieux, d'Héloïse Côté. Un texte supérieur d'une auteure qui a du métier, et ça parait. Pas de fausse note, une histoire simple, fine, riche, avec une finale pas piquée des vers. 9 / 10

Il ne faut pas que je dorme, de Claude Bolduc. La présence de Bolduc et de son texte fantastique (impeccable, au demeurant) fait doublement tache dans un numéro spécial consacré aux nouvelles voix de la science-fiction. C'est une excellente nouvelle, par ailleurs. 7 / 10

L'élite des rêveurs, de Matin Blois et Sébastien Lévesque. Un très quelconque court extrait du prochain roman d'une série. Beaucoup de bruit et de fureur, tout ça incompréhensible parce que garroché sans repère. Chou à la direction littéraire ! Difficile à juger, mais ça ressemble à du produit jeunesse taylorisé. 3 / 10

En somme, un numéro extrêmement décevant avec quelques textes vraiment poches, et de rares réussites. Ce qui aurait pu être une vitrine pour le genre et les auteurs qui l'écrivent s'avère être une douche qui refroidira les ardeurs des lecteurs aventureux qui voudraient s'initier à la sf québécoise moderne.

Outre sa négligence, je reproche à la direction littéraire son absence de jugement dans le choix de certains textes, et son inaptitude à aider les auteurs à produire de meilleures nouvelles. La direction littéraire, ce n'est pas qu'émettre des accusés de réception. On lui reprochera aussi le mélange des genres. Nouvelles voix de la science-fiction... Pourtant, Bolduc et Côté ont une oeuvre littéraire assez considérable derrière la cravate... Et les textes relèvent aussi bien de la sf que du fantastique, de la fantaisie ou de la fantasy. Bref, c'est l'auberge espagnole.

Gros spleen pour ce lecteur-ci.

Cote 4 / 10

mercredi 5 novembre 2008

Trois nouvelles : une bonne, une moche, une poche

La bonne : l'élection d'Obama hier. Qui l'eût cru ?

La moche : la mort de Michael Crichton dont j'ai aimé presque tous les romans, les bons comme les poches.

La poche : on s'en va voter le 8 décembre, grr...

lundi 3 novembre 2008

Nature vivante : Chat avec bébé

Benjamin avec Chinook, un vrai de vrai Siamois, capable de supporter les transports d'affection un peu brutaux de bébé avec une patience infinie.

C'est le seul chat de race que nous ayons jamais eu en 25 ans de vie commune. Le félin nous a été donné par des amis de Suzanne qui n'étaient plus capables de le garder.

Chinook a un caractère affectueux avec les humains, mais vindicatif et acariâtre avec les autres félins de la maison. C'est un chef, les autres n'ont qu'à suivre.

Chinook est aussi appelé Nooknook.

samedi 1 novembre 2008

L'Halloween avec Benjamin

À trois ans, c'était le premier vrai Halloween pour Benjamin. L'an dernier, on l'avait déguisé dans le même costume que cette année et on avait fait deux maisons. Ça avait été plus ou moins agréable car il était fatigué, on était parti trop tard.

Cette année, Suzanne est revenue tôt du travail et nous avons déguisé Benjamin en souris. Hop dans l'auto, direction le village de Rigaud via la rue Bourget où il y a cette formidable maison décorée aux stéroïdes. Chaque année, les Nadeau distribuent 300 à 400 sacs de gourmandises (dont du chocolat maison, fort bon) aux petits monstres qui viennent sonner à la porte. On vient de loin pour y goûter, j'ai vu hier deux plaques ontariennes (et la frontière est à une vingtaine de kilomètres).

On a couru l'Halloween environ deux heures. Benjamin a trouvé ça fabuleux, pas tant pour les bonbons, que pour les citrouilles qu'il décoiffait systématiquement pour regarder l'ampoule ou la chandelle à l'intérieur.

Faux prophète ou moron ?

Pourquoi pas les deux ?
La neige a l'a fondu, toute, toute, toute.
Ça m'apprendra à faire des prédictions...