mercredi 29 mai 2013

L'hiver, comme en zone de guerre

Gros hiver. Pas sûr qu'y soit fini, d'ailleurs. Je poste ce billet comme un exorcisme, en espérant que le beau temps reviendra, avec soleil et chaleur...

On a eu du dommage chez nous. C'était jamais arrivé auparavant (nous sommes ici depuis 2002), et là, crac boum, tout en même temps.

Récapitulons :




 Du toit de la maison la neige glisse et tombe sur le patio. Lors de la dernière grosse tempête, celle du 18 mars, en raison du temps doux qu'il l'avait précédé, une base de glace s'était formée sur le toit. Le poids de la neige aidant, ça a déboulé en sacrament ('scusez) pour venir écrapoutir la structure du gazebo et pulvériser les ancrages du patio. Voilà le résultat.



Sur le devant de la maison, lors de la même chute de neige à fond glacé, la gouttière s'est gondolée sérieusement - pardon, elle a gondolé, c'est nous qui ne nous sommes pas gondolés :-)


Comme quoi deux malheurs n'arrivent jamais seuls, il y a le cabanon qui nous joué le grand air du requiem de Bruckner avant de rendre l`âme.


Là, on attend après les assurances. C'est pas rapide, mes amis, sont gentils mais ils ont le pied sur le break. Les chances que le patio soit réparé à temps pour les six jours d'été qu'on nous promet en juillet s'amenuisent...

lundi 27 mai 2013

Souvenirs flous - et photos du même genre - de Boréal

Bon, bon, bon. Déjà le 27, le tempus fugit en saperlipopette et si ça continue mes impressions de Boréal 2013 vont paraître après le Boréal 2014. Donc je m'y mets illico (PKP dixit).

Comme c'est pas du tout neuf, rappelons-nous que Boréal 2013 a pris fin le 5 mai dernier, j'ai ajouté un volet éducatif qui vous permettra de briller en société. À défaut d'être pertinent, ce billet sera au moins instructif.

Vendredi 3 mai

C'est la Saint-Jacques et la Saint-Philippe.

Éphémérides
1324 : premier concours de poésie organisé par le Collège de la gaie science (ça ne s’invente pas)
1978 : premier pourriel

Dicton
« Des glands sera votre porc dépouillé, si pour la Saint-Jacques votre toit est mouillé. » En clair, s'il pleut le 3 mai, les schnolles de votre cochon vont tomber - à quoi donc pensaient les météorologues médiévaux !
 
Samedi 4 mai

C'est la Saint-Sylvain et la Saint-Florian.
Journée international des pompiers (ma conjointe a dit non, pas à soir, pas demain, penses-y même pas).

Éphémérides
1821 : Naissance du mathématicien Pafnouti Thebychev
1436 : Mort du politique Engelberkt Engelbrektsson.
Ce sont de parfaits inconnus, je sais, mais si l'église les avaient canonisés, on pourrait s'écrier chaque année : Youpi, c'est la Saint-Pafnouti ! Sans oublier l'occasion d'offrir du chocolat pour la Saint-Engelberkt ! Quand même une coche supérieure à Sylvain ou Florian. Mon grain de sel.

Dicton
« Le lendemain de la Sainte-Croix, si le temps est serein, Dieu nous donne l’année particulièrement bonne. Mais si le temps est pluvieux, nous aurons l’an infructueux. »  Si tu penses à un dicton trop long, personne va s'en rappeler.


Dimanche 5 mai

C'est la Saint-Ephrem et la Saint-Hilaire.

Ephémérides
1893 : Naissance d'Albini Laframboise, évêque québécois; jusqu'à la fin il a juré que le Père Amboise Lafortune n'était PAS son fils.

Dicton
« Lorsqu'il pleut le cinq mai, il n’y a pas de noix. »
Les météorologues de l'époque étaient étrangement obsédés par les noix et autres glands. À étudier.

UNE FLEUR

Nouvelles têtes

À mon avis, l'innovation la plus remarquable de ce Boréal, c'est l'invitation très large lancée à des auteurs/dessinateurs qu'on avait jamais vu auparavant. Il y en avait beaucoup et ç'a amené un souffle intéressant sur le congrès.

On ne peut pas être contre la vertu quand il est question de créer un maillage entre les auteurs de la sffq et ceux qui oeuvrent à la périphérie des genres. Ça crée de nouvelles possibilités de réseaux, de contacts, d'invitations et d'interprétations des textes...

J'ai beaucoup aimé que Karoline Georges, Patrick Brisebois, Élisabeth Tremblay, Edouard Bond, Michèle Plomer et Martin Winckler (parmi ceux que j'ai pu entendre) nous parlent d'uchronies, de fantastique, de mémoires, de fiction à leur manière, avec un vocabulaire qui détonnait un peu, parce que qu'il  ne recoupait pas exactement les expressions auxquelles nous nous sommes habitués à employer à force de vivre un peu en vase clos. 

Voilà qui élargit le panorama. Très grosse accolade aux organisateurs pour cette initiative, en espérant qu'on saura la répéter l'année prochaine !


DEUX VITUPÉRATIONS DE VIEUX GRINCHEUX

Prix Hommage visionnaire

Difficile pour moi d'avaler cet autre prix à la mords-moi-le-noyau. Saluer Élisabeth Vonarburg, son oeuvre, sa personne ? Mais, sacré bon sang, bien sûr ! Mââme Vonarburg est notre mamie à tous, on lui doit beaucoup. Je le dis sans ironie. J'ai participé à un de ses ateliers d'écriture en 85 (ça ne nous rajeunit pas, ni l'un ni l'autre) dont je garde encore des bénéfices.

Par contre l'événement Souvenirs d'Élisabeth tenu dans la grande salle, avec Geneviève, Joël, Francine et un autre participant que j'oublie (Yves ? Pascale ?), avait un facteur de kioutitude singulièrement élevé. Tellement sucré que le taux  de glycémie de la foule a dû grimper de 12 points. Attention aux diabétiques ! C'était léger, moelleux, attendrissant et sympathique (heureusement qu'Élisabeth était là pour faire contrepoint). La kioutitude, c'est comme la crème fouettée, trop ça rend nauséeux...

La question est : Qui donc sera honoré dans deux ans ? Daniel Sernine ? Esther Rochon ? Jacques Brossard, à titre posthume ? Tout ça, c'est cool. Encore que si on salue Sernine dans deux ans, ça ne lui fera jamais que 60 ans, ce qui est quand même un peu prématuré pour un prix qui ressemble à s'y méprendre à un lifetime award.

D'ici trois ou quatre remises, on risque de manquer de candidats sérieux. Mais bon, ne m'écoutez pas...Je suis un vieux grincheux.

Mascarade

Là, j'ai énormément de difficulté avec le fait que des adultes ressentent le besoin de se déguiser pour s'amuser. L'Halloween c'est pour les enfants, me semble, et, passé quatorze ans, j'en vois vraiment plus l'intérêt. C'est kioute ou c'est nouille, peut-être les deux en même temps. (Je parle en mon nom personnel de l'événement, pas des personnes, hein, rangez vos pistolasers tout de suite !)

La mascarade de Boréal, c'est un reliquat des congrès américains où les oreilles de Spock et les robots de carton recouvert d'alu abondent. Une foire simili-rigolotte où des adultes tournent en rond dans une salle en se faisant des Grrrouaou ! C'est à mon avis inutile, borderline grotesque, et ça t'infantilise en moins de deux un congrès de littérature. Il ne faut pas être toujours sérieux, je veux bien mais y a ben une sainte limite...

Les gens qui y participent ont manifestement beaucoup de plaisir, tandis que les autres quittent la salle avec empressement en esquissant des sourires embarrassés, ou font semblant de s'intéresser aux dessins du caricaturiste.

Mais bon, ne m'écoutez pas...Je suis un vieux grincheux (bis).


UN DERNIER POINT

Pat Isabelle

Plusieurs personnes m'ont demandé des nouvelles de Pat. Pourquoi n'était-il pas à Boréal ? Qu'arrive-t-il avec lui ? On ne le voit plus, on n'en entend plus parler. Etc.

En deux mots : Chais pas.

Depuis qu'il a abruptement mis fin à nos séances quasi-quotidiennes d'écriture et de papotage au début de février (ça durait quand même depuis trois ans), je n'ai eu aucune nouvelle de lui. Ça a l'air que mon ami Pat est devenu mon ex-ami Pat. C'est son choix et c'est la vie, pour triste que ce soit...

Les discussions que j'ai eues avec quelques-uns d'entre-vous sur ce sujet ne sont, je le répète, que spéculation de ma part.


Le festival des photos flous


Louis-Philippe Hébert, Michèle Laframboise, Pascale Raud, Joël Champetier et Natasha Beaulieu cherchent dans leurs souvenirs des signes d'amnésie...


Ah le courroux qu'on peut lire dans le regard de Daniel Sernine, regard qu'évitent prudemment Frédérick Durand, Philippe Roy, Michèle Plomer et Bertrand Buisson sur le panel Savoir et fantastique, qui aurait tout aussi bien pu s'intituler Titanic et iceberg



Carmélie Jacob a animé le meilleur panel auquel j'ai assisté, l'Écrivain doit-il s'effacer dans son œuvre (ou quelque chose comme ça), avec Élisabeth Tremblay, Patrick Brisebois, Karoline Georges et Edouard Bond


Nimbés d'un flou artistique, les gagnants des trois premières éditions des Mille mots de l'Ermite : Dave Côté (2010), Martin Mercure (2012), Geneviève Blouin (2011)


Un barbu en flou, Éric Gauthier


Ben Roethlisberger est venu tâter le pouls de l'événement


Quentin Tarantino aussi
Philippe-Aubert Côté, Sylvie Bérard, Élisabeth Vonarburg, Martin Winkler et Claude Lalumière; dans la salle, on remarque un lot de têtes de plus en plus grises qui font sans trop paraître leur petite sieste de l'après-midi...



Hiiiii True Blood version chicoutimienne


Benetton World : une chemise rayée, une chemise à carreaux, une chemise unie...


Don't fuck with me, pal, un barbu à l'air assassin, Christian Sauvé

Martyne Pigeon et son passager clandestin


Un barbu au focus, tiens je m'améliore...


Deux barbus au focus, wow, Guillaume Marchand


Un barbu, deux barbus, des barbouzes... Hugues Morin


Luc Dagenais ne voulait pas me voir


Une table-ronde dont le propos s'est éparpillé, Carmélie Jacob, Jean-Pierre Laigle, Alain Ducharme, Éric Gauthier, Patrick Brisebois


Le sourire 100 000 watts de Caroline Lacroix, on branche Hydro là-dessus, on peut éclairer un pâté de maisons


Le dernier panel auquel j'ai assisté, Louis-Philippe Hébert, Jean-Louis Trudel, Bertrand Buisson, Sylvie Bérard et Martin Winckler, tous hors focus, bravo le photographe

On se revoit en 2014 ! Je serai peut-être moins congestionné des sinus et de la cervelle !

samedi 18 mai 2013

Rigoletto pour jeune et vieux


Hier, en zappant, je tombe sur la présentation de Rigoletto à PBS. Benjamin et moi sommes assis l'un contre l'autre dans le sofa, et au moment où je passe à PBS, l'écran est envahi par une tempête simulée au néon blanc et bleu. Benjamin montre de l'intérêt, j'arrête de zapper même si l'opéra n'est pas ma tasse de thé.

On a écouté la dernière scène de cet opéra de Verdi, soit le meurtre de Gilda, suivi de son agonie au côté de son père. Je traduisais en chuchotant les sous-titres à l'oreille de Benjamin. On était collé, collé, dans une bulle bien spéciale.

Fiston était absolument absorbé. Moi aussi, mais en même temps j'avais aussi une sorte de détachement, j'étais juste tellement bien. Je guidais mon fils dans sa première exploration d'un tout nouveau territoire. Peut-être Benjamin saura-t-il apprécier l'opéra plus que son papa, qui sait ?


Et puis, au-delà des conventions opératiques habituelles : agonies interminables, soubresauts, duos bien propres même à l'article de la mort, ce dernier cri du père qui clôt la pièce - la maledizione ! - beaucoup plus théâtral que dramatique, mais c'est du Verdi typique, hein, on se comprend... il y avait la très sublime milf, pardon, soprano Diana Damrau, qui même vêtue d'un trench masculin cause de l'émoi (je rigole là, je rigole... gros soupir...)

Je pense que s'il y a encore de l'opéra à la tivi, Benjamin et moi allons retenter le coup.

jeudi 2 mai 2013

Grand champion international

Dimanche dernier à St-Lazare, c'était le souper de remise des prix du Club de patinage Hudson-Rigaud-St-Lazare, là où Benjamin est inscrit pour apprendre à patiner.

On savait qu'il allait recevoir une médaille, étant lauréat dans la catégorie Étoile de patinage, catégorie qui regroupe les jeunes patineurs et patineuses le plus méritants dans chacun des grands groupes du club.

La soirée a été rondement menée. Benjamin a reçu sa médaille et un certificat, il était bien content, mais ça il s'y attendait, donc surprise zéro.

La soirée se terminait avec la remise de la médaille la plus prestigieuse. Nous, on se préparait à partir aussitôt le prix décerné, quand l'annonceur a nommé le lauréat du patineur de l'année : BENJAMIN TREMBLAY !

Alors là, quelle belle surprise, totalement inattendue. Sur les 180 jeunes inscrits au Club, c'est lui qui a été choisi pour sa détermination, ses qualités athlétiques, sa patience et le travail qu'il a accompli en un an.

Bravo, Benjamin, t'es mon héros !

Le dépliant de la soirée

Le nom de Benjamin apparaît dans la troisième catégorie, en haut à gauche

La salle était bondée, 300 personnes et autant de balounes

De la bouffe en quantité

Cherchez Benjamin

Un médaillé entouré de ses fans


La preuve en toutes lettres

Son imitation de Woody Allen dans Love and Death
Torse bombé, il a l'air d'un maire de village qui rappellera des souvenirs aux plus de cinquante ans, j'ai nommé...

 ...Peppone !