Bon, bon, bon. Déjà le 27, le tempus fugit en saperlipopette et si ça continue mes impressions de Boréal 2013 vont paraître après le Boréal 2014. Donc je m'y mets illico (PKP dixit).
Comme c'est pas du tout neuf, rappelons-nous que Boréal 2013 a pris fin le 5 mai dernier, j'ai ajouté un volet éducatif qui vous permettra de briller en société. À défaut d'être pertinent, ce billet sera au moins instructif.
Vendredi 3 mai
C'est la Saint-Jacques et la Saint-Philippe.
Éphémérides
1324 : premier concours de poésie organisé par le Collège de la gaie science (ça ne s’invente pas)
1978 : premier pourriel
Dicton
« Des glands sera votre porc dépouillé, si pour la Saint-Jacques votre toit est mouillé. » En clair, s'il pleut le 3 mai, les schnolles de votre cochon vont tomber - à quoi donc pensaient les météorologues médiévaux !
Samedi 4 mai
C'est la Saint-Sylvain et la Saint-Florian.
Journée international des pompiers (ma conjointe a dit non, pas à soir, pas demain, penses-y même pas).
Éphémérides
1821 : Naissance du mathématicien Pafnouti Thebychev
1436 : Mort du politique Engelberkt Engelbrektsson.
Ce sont de parfaits inconnus, je sais, mais si l'église les avaient canonisés, on pourrait s'écrier chaque année : Youpi, c'est la Saint-Pafnouti ! Sans oublier l'occasion d'offrir du chocolat pour la Saint-Engelberkt ! Quand même une coche supérieure à Sylvain ou Florian. Mon grain de sel.
Dicton
« Le lendemain de la Sainte-Croix, si le temps
est serein, Dieu nous donne l’année particulièrement bonne. Mais si le
temps est pluvieux, nous aurons l’an infructueux. » Si tu penses à un dicton trop long, personne va s'en rappeler.
Dimanche 5 mai
C'est la Saint-Ephrem et la Saint-Hilaire.
Ephémérides
1893 : Naissance d'Albini Laframboise, évêque québécois; jusqu'à la fin il a juré que le Père Amboise Lafortune n'était PAS son fils.
Dicton
« Lorsqu'il pleut le cinq mai, il n’y a pas de noix. »
Les météorologues de l'époque étaient étrangement obsédés par les noix et autres glands. À étudier.
UNE FLEUR
Nouvelles têtes
À mon avis, l'innovation la plus remarquable de ce Boréal, c'est l'invitation très large lancée à des auteurs/dessinateurs qu'on avait jamais vu auparavant. Il y en avait beaucoup et ç'a amené un souffle intéressant sur le congrès.
On ne peut pas être contre la vertu quand il est question de créer un maillage entre les auteurs de la sffq et ceux qui oeuvrent à la périphérie des genres. Ça crée de nouvelles possibilités de réseaux, de contacts, d'invitations et d'interprétations des textes...
J'ai beaucoup aimé que Karoline Georges, Patrick Brisebois, Élisabeth Tremblay, Edouard Bond, Michèle Plomer et Martin Winckler (parmi ceux que j'ai pu entendre) nous parlent d'uchronies, de fantastique, de mémoires, de fiction à leur manière, avec un vocabulaire qui détonnait un peu, parce que qu'il ne recoupait pas exactement les expressions auxquelles nous nous sommes habitués à employer à force de vivre un peu en vase clos.
Voilà qui élargit le panorama. Très grosse accolade aux organisateurs pour cette initiative, en espérant qu'on saura la répéter l'année prochaine !
DEUX VITUPÉRATIONS DE VIEUX GRINCHEUX
Prix Hommage visionnaire
Difficile pour moi d'avaler cet autre prix à la mords-moi-le-noyau. Saluer Élisabeth Vonarburg, son oeuvre, sa personne ? Mais, sacré bon sang, bien sûr ! Mââme Vonarburg est notre mamie à tous, on lui doit beaucoup. Je le dis sans ironie. J'ai participé à un de ses ateliers d'écriture en 85 (ça ne nous rajeunit pas, ni l'un ni l'autre) dont je garde encore des bénéfices.
Par contre l'événement Souvenirs d'Élisabeth tenu dans la grande salle, avec Geneviève, Joël, Francine et un autre participant que j'oublie (Yves ? Pascale ?), avait un facteur de kioutitude singulièrement élevé. Tellement sucré que le taux de glycémie de la foule a dû grimper de 12 points. Attention aux diabétiques ! C'était léger, moelleux, attendrissant et sympathique (heureusement qu'Élisabeth était là pour faire contrepoint). La kioutitude, c'est comme la crème fouettée, trop ça rend nauséeux...
La question est : Qui donc sera honoré dans deux ans ? Daniel Sernine ? Esther Rochon ? Jacques Brossard, à titre posthume ? Tout ça, c'est cool. Encore que si on salue Sernine dans deux ans, ça ne lui fera jamais que 60 ans, ce qui est quand même un peu prématuré pour un prix qui ressemble à s'y méprendre à un lifetime award.
D'ici trois ou quatre remises, on risque de manquer de candidats sérieux. Mais bon, ne m'écoutez pas...Je suis un vieux grincheux.
Mascarade
Là, j'ai énormément de difficulté avec le fait que des adultes ressentent le besoin de se déguiser pour s'amuser. L'Halloween c'est pour les enfants, me semble, et, passé quatorze ans, j'en vois vraiment plus l'intérêt. C'est kioute ou c'est nouille, peut-être les deux en même temps. (Je parle en mon nom personnel de l'événement, pas des personnes, hein, rangez vos pistolasers tout de suite !)
La mascarade de Boréal, c'est un reliquat des congrès américains où les oreilles de Spock et les robots de carton recouvert d'alu abondent. Une foire simili-rigolotte où des adultes tournent en rond dans une salle en se faisant des Grrrouaou ! C'est à mon avis inutile, borderline grotesque, et ça t'infantilise en moins de deux un congrès de littérature. Il ne faut pas être toujours sérieux, je veux bien mais y a ben une sainte limite...
Les gens qui y participent ont manifestement beaucoup de plaisir, tandis que les autres quittent la salle avec empressement en esquissant des sourires embarrassés, ou font semblant de s'intéresser aux dessins du caricaturiste.
Mais bon, ne m'écoutez pas...Je suis un vieux grincheux (bis).
UN DERNIER POINT
Pat Isabelle
Plusieurs
personnes m'ont demandé des nouvelles de Pat. Pourquoi n'était-il pas à
Boréal ? Qu'arrive-t-il avec lui ? On ne le voit plus, on n'en entend
plus parler. Etc.
En deux mots : Chais pas.
Depuis qu'il a abruptement
mis fin à nos séances quasi-quotidiennes d'écriture et de papotage au
début de février (ça durait quand même depuis trois ans), je n'ai eu
aucune nouvelle de lui. Ça a l'air que mon ami Pat est devenu mon ex-ami
Pat. C'est son choix et c'est la vie, pour triste que ce soit...
Les discussions que j'ai eues avec
quelques-uns d'entre-vous sur ce sujet ne sont, je le répète, que spéculation de ma
part.
Le festival des photos flous
Louis-Philippe Hébert, Michèle Laframboise, Pascale Raud, Joël Champetier et Natasha Beaulieu cherchent dans leurs souvenirs des signes d'amnésie...
Ah le courroux qu'on peut lire dans le regard de Daniel Sernine, regard qu'évitent prudemment Frédérick Durand, Philippe Roy, Michèle Plomer et Bertrand Buisson sur le panel Savoir et fantastique, qui aurait tout aussi bien pu s'intituler Titanic et iceberg
Carmélie Jacob a animé le meilleur panel auquel j'ai assisté, l'Écrivain doit-il s'effacer dans son œuvre (ou quelque chose comme ça), avec Élisabeth Tremblay, Patrick Brisebois, Karoline Georges et Edouard Bond
Nimbés d'un flou artistique, les gagnants des trois premières éditions des Mille mots de l'Ermite : Dave Côté (2010), Martin Mercure (2012), Geneviève Blouin (2011)
Un barbu en flou, Éric Gauthier
Ben Roethlisberger est venu tâter le pouls de l'événement
Quentin Tarantino aussi
Philippe-Aubert Côté, Sylvie Bérard, Élisabeth Vonarburg, Martin Winkler et Claude Lalumière; dans la salle, on remarque un lot de têtes de plus en plus grises qui font sans trop paraître leur petite sieste de l'après-midi...
Hiiiii True Blood version chicoutimienne
Benetton World : une chemise rayée, une chemise à carreaux, une chemise unie...
Don't fuck with me, pal, un barbu à l'air assassin, Christian Sauvé
Martyne Pigeon et son passager clandestin
Un barbu au focus, tiens je m'améliore...
Deux barbus au focus, wow, Guillaume Marchand
Un barbu, deux barbus, des barbouzes... Hugues Morin
Luc Dagenais ne voulait pas me voir
Une table-ronde dont le propos s'est éparpillé, Carmélie Jacob, Jean-Pierre Laigle, Alain Ducharme, Éric Gauthier, Patrick Brisebois
Le sourire 100 000 watts de Caroline Lacroix, on branche Hydro là-dessus, on peut éclairer un pâté de maisons
Le dernier panel auquel j'ai assisté, Louis-Philippe Hébert, Jean-Louis Trudel, Bertrand Buisson, Sylvie Bérard et Martin Winckler, tous hors focus, bravo le photographe
On se revoit en 2014 ! Je serai peut-être moins congestionné des sinus et de la cervelle !