Creuser des trous dans la neige à l'aide des pépines de Benjamin et y cacher des cacahuètes pour les écureuils fut notre dernière activité extérieure de 2008.
On se retrouve en 2009 pour les souhaits de bonne année.
Un blogue qui parle de lectures et d'écriture, sans oublier Benjamin, Suzanne et moi
Papa,
Encore une fois, tu as invité Claude et Michelle pour un souper chez toi, et tu as oublié de me lancer une invitation. C'est la quatrième fois cette année, et pour Noël qui plus est. Ça me déçoit un peu et tu comprendras que j'en conçoive un peu d'amertume; d'autant plus que, pour être honnête, cette situation dure depuis pas mal d'années, on ne se le cachera pas...
Mais, après une intense séance solo de remue-méninges, j'en suis venu à la conclusion qu'il ne peut y avoir que deux raisons pour lesquelles tu ne nous as pas invité (moi, Suzanne, ainsi que Benjamin, seul héritier des Tremblay pour le moment) à un souper réunissant tous tes enfants :
a) tu ne veux pas me voir,
b) tu n'as pas mon numéro de téléphone.
Voilà, ô mon papa, la situation est dorénavant corrigée. N'oublie pas de faire le « 1 » avant, c'est un interurbain. Au plaisir de.
Ton aîné,
richard
En page 11 du Journal de Montréal aujourd'hui, un article sur l'opération chirurgicale que vient de subir Rose Côté, six ans, pour la guérir de sa scoliose grave. Il y aura d'autres opérations, semble-t-il, mais au moins ça lui permettra de vivre mieux et plus longtemps. Rose est la fille de Jacques Côté, l'auteur de romans policiers. On peut d'ailleurs le voir sur la photo, en compagnie de sa conjointe et de leurs deux très mignonnes fillettes.
Jacques Côté est le meilleur auteur de polars au Québec. Ce qui me rappelle que je n'ai pas encore lu son dernier.
Pour l'instant je lis Si l'oiseau meurt de Francine Pelletier, un roman dont je ne pense pas que du bien.
Plusieurs textes ont été amorcés ou augmentés au point où je suis en mesure de croire que certains vont être complétés en 2009 : Armer le chien, Le divertissement du roi, La montée, L'oeuf du chat, William, Treblinka Dancing, Prokorovkha, Le Zeppelin, Nos maîtres, Que c'est beau, c'est beau la vie !, La ville immortelle, L'Assassin des chats, Ahmadinejad et la bombe, Le prisonnier et l'Inspecteur Gronnk.
12 minutes, 28 secondes de Frédéric Hardel. La nouvelle gagnante du prix Alibis 2008. Fort bonne. À l'exception de la fin qui est télégraphiée très, très tôt dans le texte, c'est une nouvelle intéressante avec une protagoniste narcissique et antipathique. Cote 7,5 / 10
Un peu comme le Dr Jekyll et Mr Hyde, Benjamin a deux personnalités quand il s'assit devant le portable de son papa. Le bon fils obéissant qui manipule la souris avec une dextérité ahurissante (il n'a que trois ans et trois mois quand même), qui reconnaît les touches de lettres (il connaît son alphabet jusqu'à M), les chiffres, Enter, Caps Lock... Il adore pitonner et insiste pour que nous le faisions ensemble.
En fin d'avant-midi, Benjamin, Suzanne et moi sommes partis voir Madagascar Back 2 Africa. Nous sommes arrivés à Kirkland avec un retard de 15 minutes pour la représentation de midi trente. On se disait qu'au pire on aurait raté les bandes annonces... Ben non. Lorsque nous sommes entrés pour prendre nos places, l'écran était noir et la salle éclairée. Il y avait de l'agitation dans la salle de projection, on y voyait des gens dérouler mystérieusement des bandes de film. Ah bon. Après une dizaine de minutes d'attente, le film commence.
Avec d'Ormesson, tout est dans la manière. Son style est gracieux, frais, léger, souvent marqué par de brusques chutes tragiques, brèves et sans conséquences. L'auteur est doué pour le bonheur. Par ailleurs, ses romans ne sont que prétextes à pérégrinations historiques et autres souvenirs insouciants dont il est généralement l'acteur principal. De l'auto-fiction avant la lettre pourrait-on dire, mais faite avec talent, ce qui est rarissime.
J'avais lu avec enthousiasme Les plus belles filles lisent du Asimov de Simon Charles. C'est ce qui m'a poussé à acheter Plusieurs excuses, me disant que les éditions de Ta Mère ne publiait que du bon. Que de naïveté ! Ah, me suis-je bien fourrer le doigt dans l'œil, et profondément par-dessus le marché... On m'y reprendra.
Les vacances de Maigret de Simenon.Dans ma pauvre tête ignare, le commissaire Maigret c'est Jean Gabin (chiant, sinistre et emphysémateux) ou encore Jean Richard (prolo et convivial). Trop de télé, manifestement.
Mettons que ça commence mal. Cette bourde en couverture, Ariane Voisine, puis en liminaire Élizabeth plutôt qu'Élisabeth Vonarburg. On sent la négligence dès le départ. Cette première impression va se concrétiser à la lecture des nouvelles.
L'évasion d'Alexandre Babeanu. Une nouvelle atmosphérique et évocatrice... Pas facile de faire passer autant d'informations sans rendre le texte indigeste. Et malgré quelques petites longueurs où l'auteur aurait pu resserrer son propos, on ne s'ennuie pas une seconde. Les subtilités de l'univers imaginé par Babeanu apparaissent par dévoilement successifs et l'intérêt est maintenu jusqu'à la fin. Joli réussite. 7,5 / 10