lundi 19 mars 2012

Bourque, Gomez, Boréal et une tortue

Un samedi soir aux poches

Je veux bien croire qu'à cheval donné, on ne regarde pas la bride, mais saperlipopette que le match de samedi a été ennuyant au-delà de toute expression, billets gratis ou pas. Une partie de poches entre la Villa des Tilleuls et les maisons Soleil aurait suscité plus d'intérêt, ma foi du bonyieu.

Quelques remarques s'imposent :
 - René Bourque et Scott Gomez, même combat : invisibles dans l'adversité
 - 13,85 $ pour 2 hot-dogs et une petite liqueur et 5 $ pour une bouteille d'eau, c'est du banditisme
 - même pas tout à fait remis en forme, Markov domine largement toute l'équipe par son talent
 - Benjamin a aimé l'ambiance et le match - heureuse innocence de l'enfance !

Un moment intense du match, tout le monde cherche la rondelle. 


Un nouvel ami

Une petite récompense parce que Benjamin en rêvait depuis longtemps. La tortue a été joliment baptisée Tortue ! C'est la grande passion. À côté, l'amour d'Armand Duval pour Marguerite Gautier c'est de la bluette sans saveur.

On dira ce qu'on veut, une tortue comme animal de compagnie, c'est à peine plus intéressant à observer que la croissance d'un pied de céleri.



Deux items du menu

Depuis le début de l'année, François Bélisle a eu la gentillesse (d'autres diront l'aveuglement) de mettre sur son blogue deux petites nouvelles signées par moi. C'est est un saint homme, il n'y a pas d'autre mot, que le ciel le bénisse !

Souvenirs de balle
Carré rouge, plus quelques bleus

Le délicatessen tenu par Fernande est une œuvre ouverte à laquelle tous et toutes peuvent participer. L'invitation est lancée.



Moins d'un mois

Le concours de nouvelles arrive dans son dernier droit. Il reste 30 jours. Top chrono.
 

Boréal

Je monte à Québec dans ma torpédo japonaise vendredi le 4 mai. Départ de Montréal vers midi. J'ai deux places à offrir, la place du mort étant occupé par Pat Isabelle. Seuls frais exigés : les frais de la conversation. Si ça vous intéresse, faites-en moi part ici même ou par courriel privé. Priorité donné à toute Norvégienne de 21 ans.

vendredi 9 mars 2012

Les Mille mots VIII

Un onzième texte a été ajouté aujourd'hui :
  • L’inquiétante tranquillité de l’être
 N'oubliez pas, l'échéance est le 18 avril. Encore 40 jours !

lundi 5 mars 2012

Les Mille mots VII

On a reçu un dixième texte pour le concours :
  • La cabane
Encore quarante-quatre jours avant que le couperet tombe !

mardi 28 février 2012

188. Quand les grands jouaient à la guerre - Ilona Flutsztejn-Gruda

Lorsque la Pologne est envahie par les Nazis en 39, Ilona a neuf ans. Après quelques discussions familiales, certains membres de la famille étendue choisissent de rester au pays, tandis que le père et la mère d'Ilona décident de fuir la Pologne et se réfugient à Vilnus en Lettonie où ils vont tenter de refaire leur vie. Cette accalmie sera relativement brève, puisque en 41, les Allemands envahissent l'URSS et les pays baltes. La famille d'Ilona se réfugie alors en URSS où elle est prise en charge par les autorités et dirigée dans un village perdu du fond de l'Ouzbékistan. Vont suivre quatre années difficiles faites de déménagements continuels pour tenter de se rapprocher des grandes villes, là où la vie est quand même un rien plus facile, les emplois meilleurs, et où il se trouve souvent des communautés juives ou polonaises organisées.

Ce n'est qu'en 44 que les choses prendront enfin un tour pour le mieux alors que le père parvient à les installer à Moscou. Père et mère se trouvent des emplois intéressants et Ilona étudie dans un établissement de qualité. Et quand bien même la guerre se nourrit de centaines de milliers d'hommes au front, la vie à l'arrière retrouve un air de normalité. Ilona fréquente le théâtre, le ballet, le cinéma...

La guerre terminée, la famille retourne en Pologne. Les nouvelles qu'ils glanent sur leurs proches sont désastreuses, beaucoup ont péri dans les ghettos ou les camps; plus chanceux, quelques-uns ont pu trouver refuge hors de l'Europe. Quand ils reviennent à la maison, finalement, ils y trouvent une famille qui s'y installée depuis longtemps et qui n'a pas l'intention de la rendre.

En 68, l'auteure émigre au Québec. Ilona Flutsztejn-Gruda est la mère de la journaliste Agnès Gruda.

Un très joli livre, bien senti, toujours juste. L'auteure a neuf ans au début de la guerre et quinze quand elle se termine. Tout au long des pérégrinations de sa famille, elle a les préoccupations d'une fillette de son âge : les amies, les études, plus tard les garçons. La guerre ne la concerne pas beaucoup. Sa famille et elle sont loin du front, ils subissent surtout le rationnement, les obligations de travail en usine ou au kolkhoze pour le père, les nouvelles confuses de la guerre, la difficulté de communiquer avec les leurs...

L'auteure nous montre un aspect inédit de cette terrible guerre, le « front du travail » loin derrière les lignes. La vie quotidienne, c'est-à-dire, l'école, les examens, le marché, le tissu qu'on sauve, le petits bois ramassé pour le poêle, les bouses et les crottins recherchés pour alimenter le feu, la savon rare, mais les fruits et les légumes parfois abondants parce que toutes les familles font du moindre centimètre carré disponible un potager, et la phénoménale richesse que peut représenter une poule ou, mieux encore, une truie.

Cote : 7 / 10

Quand les grands jouaient à la guerre
Ilona Flutsztejn-Gruda
Actes Sud, 1999
222 pages

lundi 27 février 2012

187. Noir azur - Dave Côté

Un homme se réveille dans un monde qu'il ne reconnait pas. Il n'a aucun souvenir. Pire il ne sait qui il est, mais tout le monde autour semble le connaître et attendre quelque chose de lui. Mais son éveil est intermittent, il apprend qui il est par bribes, notamment qu'il s'appelle Ryle.

Peu à peu la lumière commence à se faire : il a été un joueur de hockey renommé qui a abandonné un sport malade de violence, c'est la raison pour laquelle on l'adule ici dans ce village. Il porte aussi en lui un secret : il sait où se trouve le ciel bleu. Il l'a vu. Cette connaissance lui confère un statut si important au sein de la communauté qu'on lui pardonne ses « excès ».

Mais Ryle se rend compte d'une autre chose, aux conséquences terrible, le corps qu'il habite, il le partage en alternance avec un autre esprit qui a des vues diamétralement opposées sur comment vivre. Chantage et tordage de bras psychologiques sont au programme !

Le monde dans lequel se réveille Ryle représente pour lui une nouvelle vie, une renaissance dans un monde poqué. Ce qui est peut-être mieux que rien considérant qu'il ne sait même pas d'où il vient. Sa quête personnelle sera interrompue par ses confrontations avec l'autre Ryle, et elle se métamorphosera en une quête plus vaste, qui confronte toute la société, avec poursuites et rebondissements, vers un Éden inaccessible dont il fait croire à tous qu'il possède la clé.

Si j'ai bien compris, ce roman est un texte écrit depuis quelques années, accepté aux Six Brumes après un long délai, retravaillé et publié quelque temps après que la carrière de l'auteur se soit amorcé avec quelques publications remarquées chez Brins d'éternité, Solaris et ici-même aux Mille mots (autopromotion, autopromotion, comme caquetait naguère une diva de ma connaissance). C'est donc le roman de jeunesse d'un jeune auteur. Ce qu'il faut garder à l'esprit.

Noir Azur est un roman touffu et... malheureusement confus. Ce qui frappe au premier chef c'est l'absence de direction claire et bien définie dans l'arc romanesque principal. L'intrigue semble improvisée et se trouve par le fait même déconcertante. Je pense à l'élément « hockey », prometteur, mais abandonné abruptement. Pourquoi alors l'y avoir mis ?

Le roman souffre aussi d'une maniérisme stylitisque agaçant, celui de la répétition de mots ou d'expressions, exemple :
Rester.
Rester.
Rester.
Rester.
Rester.
Rester.
Rester.
Ça crée un  effet, certes. Encore faut-il ne pas en abuser, tentation à laquelle l'auteur ne résiste pas. Trop c'est comme pas assez.

Du côté réussite, il faut noter les jolies trouvailles que sont les prénoms commercialisés, la topographie mouvante, les lacs qui pleuvent, la toile sur le ciel... Tout ça crée des éclairs surréalistes et un climat fortement onirique par moments.

Je mets aussi dans la colonne réussite le fait que le personnage principal soit antipathique sans rémission : c'est un salaud, un manipulateur, un type prêt à tout pour se défaire de l'autre Ryle...C'est une idée intéressante, bien rendue.

Noir Azur n'est pas un roman entièrement satisfaisant. On peut penser qu'une direction littéraire plus efficace aurait permis à l'auteur de mieux centrer son roman et d'en resserrer les éléments. Mais, bien sûr, cela relève de l'hypothèse.

On ne peut pas dire que le roman soit raté, même s'il souffre des faiblesses évoquées plus haut, dont la plus sérieuse est l'absence d'une direction bien définie de l'arc dramatique. On pourrait tout aussi bien soutenir que les capacités cognitives du vieux croûton qui écrit ce commentaire ne sont plus tout à fait ce qu'elles étaient. Il n'est pas exclu que je n'aie rien compris à Noir Azur, ce ne serait pas la première fois.

Insatisfaisant ou pas, chacun aura son idée là-dessus. Ce qui est indéniable cependant, c'est qu'on trouve dans ce roman des traces du véritable écrivain que Côté devient petit à petit.

Cote 4,5 / 10

Noir azur
Dave Côté
Six Brumes, 2011
176 pages
13 $

dimanche 26 février 2012

Toupie et Binou

Vendredi soir, en pleine tempête de neige, nous sommes allés voir le spectacle pour enfants Toupie et Binou chantent sur la lune au théâtre Saint-Denis. Il y avait du péquenot en quantité, parterre et balcon débordaient de bambins tout émoustillés.

À vue d'oeil, les garçons semblaient en majorité. Peut-être Toupie et Binou sont-ils des créatures plus intéressantes pour les gars que pour les filles... mais c'était peut-être aussi un effet du hasard, ou de mon œil déficient.

En lui-même, le spectacle est totalement charmant. Composé presque totalement de chansons amusantes dans une variété surprenante de style. Ça prône l'amitié, la curiosité, l'imagination... Benjamin a beaucoup aimé et en a reparlé abondamment par après.

Ça dure une heure et vingt, avec l'entracte (l'équivalent de deux épisodes entrecoupés par une pause de vingt minutes). C'est juste assez long pour ne pas ennuyer le public cible.

Un bon point : les bidules que l'on vend au kiosque sont parfaitement abordables : 20 $ le t-shirt, 10 $ la baguette d'étoiles, et, hum, 35 $ les poupées Toupie, Binou et Monsieur Mou. Disons que nous sommes un peu loin des arnaques dysneysiennes dont nous avons souffert les assauts précédemment.

La salle était bondée. Gros succès. En comparaison, les deux spectacles de Disney et celui de Thomas la locomotive auxquels nous avons assisté jouaient devant des salles remplies à demi ou aux deux-tiers à tout cassé, et sans balcon.

Bref, ce fut une bonne soirée que nous avons terminé au St-Hubert juste en face du théâtre, à manger du poulet, discuter du spectacle et écouter sur écran géant l'équipe favorite de Benjamin se faire crémer solide par Washington. Pas fou, mon garçon, il aime le Canadien mais prend toujours pour l'autre équipe !

La salle est pleine, parterre et balcon.

Le rideau va bientôt se lever...

Suzanne, émue aux larmes, et Benjamin, subjugué...

Garçonnet ayant  bu un verre de vinaigre.

Individu mal léché et mal rasé ayant retrouvé son âme d'enfant et arborant un sourire idiot

Le même individu, marqué aux fers bleu, vert et rouge par un démoniaque garçonnet.


Démoniaque garçonnet en pleine crise. Vite un exorciste !



dimanche 19 février 2012

Les Mille mots VI

Trois nouveaux textes ont été soumis :
  • À la recherche de mon identité
  • Alerte au dromadaire volant
  • Le tour de danse du clown missionnaire

En plus, la cagnotte a pris du poids, rien que dans la soirée d'hier (dont on reparlera demain) :

Daniel Sernine nous offre des copies de
  • Chronoreg
  • Boulevard des étoiles (l'édition française, avec en supplément une interview de l'auteur)
  • Concerto pour six voix

et Jonathan Reynolds offre aux gagnants des exemplaires de
  • La nuit du tueur
  • Mes parents, des monstres ?
  • Épitaphes
Merci à Daniel et à Jonathan.

Saperlipopette, ça commence à faire lourd !

Je rappelle qu'il reste moins de deux mois pour participer. Voir les modalités et tout ça dans la partie supérieure de la colonne de droite.

mercredi 15 février 2012

Macédoine

Primo
Un appel à textes intéressant de la Maison des viscères qui cherche des micro-nouvelles de moins de 300 mots ! On voit ça à cet endroit. Comme la première anthologie de cette maison d'éditions était plus que sympathique (Agonies), alors pourquoi ne pas tenter le coup ? En tous cas, je vais être sur les rangs !

Secundo
Fini l'orthophoniste pour Benjamin. Après 18 mois de séances hebdomadaires, puis bimensuelles, le voilà à niveau avec les jeunes de son âge. Ses difficultés d'élocution sont choses du passé. Tout le monde respire un peu mieux, sauf Benjamin qui aimait bien Amanda.

 
Benjamin avec Amanda, l'orthophoniste avec laquelle il a fait les meilleurs progrès. La thérapie par le jeu, pour un bambin de six ans, ça fonctionne.

Tertio
Il reste 63 jours pour les Mille mots !

samedi 11 février 2012

186. Maxwell's Silver Hammer - The Beatles

 

Lennon qualifiait cette toune de McCartney de chanson de matante (granny song). Il la méprisait tant qu'il n'a participé à son enregistrement pour l'album Abbey Road, encore qu'on le voit la jouer en répétition dans le film Let It Be. (Sur le sujet de sa non participation à l'enregistrement de MSH, il y a des désaccords historiques entre les témoins, mais j'adopte la version de Geoff Emerick qui était l'ingénieur de son pour nombre d'albums des Beatles, y compris Abbey Road.)

Pourtant, il faut reconnaître à cette chanson le mérite de raconter une solide histoire de bout en bout, et une histoire policière qui plus est. Une toune polar, donc.

Premier couplet : Présentation de la victime, Joan, qui étudie la pataphysique à la maison (déjà on admettra qu'elles sont rares les chansons où l'auteur réussit à y glisser le mot « pataphysical », je ne vois que Neil Peart de Rush qui pourrait y prétendre -- si ce n'est déjà fait).

Deuxième couplet : On nous présente le meurtrier, un étudiant de médecine nommé Maxwell Edison. Il passe un coup de fil à Joan pour l'inviter au cinéma. Quand elle va répondre à la porte, la soirée se termine abruptement pour elle. Maxwell est là avec son marteau d'argent. Bang bang !

Troisième couplet : Comme si de rien n'était, Maxwell est de retour en classe où il fait le guignol au plus grand déplaisir de sa professeure. Elle le met en retenue. Erreur. Au moment où elle lui tourne le dos, Maxwell récidive. Le temps d'un couplet, Maxwell est devenu un meurtrier en série.

Quatrième couplet : Avec un sens de l'ellipse remarquable, on retrouve Maxwell au banc des accusés. Un policier (PC 31) le déclare dangereux, tandis que Rose et Valerie, folles de lui, craquent et réclament en hurlant sa libération. Pas de ça, rétorque le juge. Ce seront ses dernières paroles...

En romancier compositeur judicieux, McCartney ne nous dit pas ce qu'il advient de Maxwell. On peut craindre pour lui, parce qu'assassiner un juge en pleine cour, ça risque de lui coûter cher...

Au final, Maxwell's Silver Hammer est un sing-along simple et guilleret sur un sujet haut-le-coeur. Le couplet final est absolument remarquable; en quelques lignes, l'auteur prête voix à la police, aux groupies du meurtrier, au juge, et remet le couvert pour Maxwell.

À propos de l'orchestration, on notera surtout la présence de la batterie de Ringo, accordée très basse et avec peu de cymbales, typique de sa manière. C'est elle qui impose le rythme et crée, avec le martèlement de l'enclume, le côté irrésistible de cette toune de matantes !

(Dans un prochain billet, je me mouillerai solide et pointerai du doigt les deux pires chansons des Beatles, ainsi que la plus sous-estimée. Pour les pires, il y en a une qui vient immédiatement à l'esprit de tous les fans, quant à l'autre, je  vous laisse deviner.)

vendredi 10 février 2012

185. Alibis n° 41

Alibis n° 41 nous offre sept nouvelles. Six québécoises, dont une en traduction, et une française. Allons-y voir, comme disait l'éléphant.

La colère d'Hämmerli de Richard Ste-Marie. Monsieur Hämmerli est un tueur occupé à trucider à contrat diplomate et petits truands, jusqu'à ce qu'un cas nouveau vienne bouleverser ses habitudes... Ce texte est une vraie bénédiction du ciel. Qu'est-ce c'est bon ! L'histoire est excellente et les intrigues secondaires aussi. M. Hämmerli est un personnage qu'on pourrait trouver répugnant s'il ne maniait pas avec autant de brio l'ironie et la désinvolture. On en redemande, et vite ! 8 / 10

Le choix de la direction de Denis Dallaire. Après le suicide d'un des directeurs de l'Entreprise, Christian est promu à son poste. Bientôt, les choses prennent une tournure glauque... Malheureusement cette nouvelle, autrement correcte, et même un peu kafkaïenne au début, ne se remet pas d'un style qui manque de coulant et d'une fin télégraphiée dès les premières lignes. 5 / 10

Les parents préfèrent leurs enfants vivants de François Leblanc. L'interrogatoire de police d'un jeune excité de la route suite à un cas funeste de road rage montre une vie de mensonges, de rage et d'irresponsabilité... Un très court texte, entièrement dialogué, qui ratisse large côté psychologique (mensonge, irresponsabilité, culpabilité, solidarité, amitié...) mais qui manque de punch, en raison surtout de ce verbiage intensif et incessant. 4,5 / 10

La fiancée de Ted Bundy de Caroline Rouleau. Alors qu'un tueur en série sévit dans la région, une femme prend conscience du lien qui les relie l'un à l'autre... Une très forte nouvelle, où se mêlent angoisse et trouble. C'est tout en finesse et en intériorité. Parfaitement maîtrisée.7,5 / 10

Saint-Valentin de Jean-Pierre Favard. Un gars qui a du talent pour la cuisine prépare un repas gastronomique la Saint-Valentin... Si la partie gastronomique m'a intéressé, la chute m'a laissé pantois. Tout ça pour ça ? Une nouvelle de fanzinat qui n'a pas sa place ici. 3,5 / 10

Un enlèvement de pros de Jean-Pier Boisvert. Ed et Harry sont des kidnappeurs professionnels plutôt idiots et malhabiles, bien que l'opinion qu'ils aient d'eux-même soit impeccable. Leur nouvelle aventure sera semée de difficultés imprévues... Ce texte, c'est un peu John Dortmunder refaisant Fargo. C'est réussi et rigolo. On ne s'en plaindra pas, les occasions de rire étant plutôt rares. 6,5 / 10

Ted et sa collection de Claude Lalumière. Initié à la taxidermie par son voisin, le jeu Ted commencera une collection très particulière qui donnera un sens à sa vie... Ça commence super bien. Avec la création en quelques paragraphes d'un climat trouble et limite bizarre. Mais, avec la disparition du voisin, le texte prend une tournure très ordinaire. Ordinaire et long, un cocktail soporifique. 3,5 / 10

Le numéro se termine sur une rencontre avec Patrick Senécal, sympathique et riche de renseignements divers sur le métier d'écrivain. Il est suivi par le compte-rendu de Pascale Raud sur le Festival QuébeCrime 2011. Ce n'est pas inintéressant, mais les photos sont si microscopiques que, pour bien faire, il aurait fallu mettre la chose sur le site internet de la revue, pas dans ses pages.

Un fort bon numéro, divertissant à souhait, avec les textes de Ste-Marie, Rouleau et Boisvert qui se démarquent. 6,5 / 10

lundi 30 janvier 2012

Le premier ou la première

J'ai un exemplaire du numéro 181 de Solaris à donner, totalement gratis, y compris l'affranchissement postal. C'est ma copie d'auteur parce que j'ai un commentaire dedans. Comme je suis abonné, ça me fait une copie en surnombre.

Le premier ou la première qui fait part de son intérêt (via les commentaires ou par mon adresse électronique personnelle) le recevra par la poste !

jeudi 26 janvier 2012

Après la danse du sabre de Katchaturian...



...voici la danse du tue-mouches de Benjamin !

Mille mots V - Des livres et des nouvelles !

Anne-Michèle Lévesque ajoute à la cagnotte gagnante les deux romans jeunesse suivants :
  • Le lac qui chantait la nuit
  • Gabrielle et la visiteuse de l’au-delà

Merci beaucoup Anne-Michèle !

* * *
Aussi, de nouveaux arrivages portent à six le total de textes soumis :
  • Enquête épicurienne
  • La guerre des mots
  • Noyade interdite

Il reste encore 83 jours pour participer !

dimanche 22 janvier 2012

Mille mots IV : la binette du gagnant !

Patrick Lemay offre cette année encore un photoshoot au gagnant du concours. La séance photo inclut cinq photos gratuites au choix, les suivantes étant facturées à 10 $ chacune.

Photographe professionnel, Patrick a tiré la binette des auteurs les plus en vue du Québec : India Desjardins, Geneviève Blouin, François Bélisle, Patrice Cazeault, Steve Proulx, Stéphane Dompierre... Pensez que vous pourriez ajouter votre nom à cette liste qui en jette, juste en participant (facultativement, en gagnant aussi) !

Pour un coup d’œil au travail de Patrick, cliquez ici.

Un grand merci à Patrick !

samedi 21 janvier 2012

Mille mots III - ça grossit !

Caroline Lacroix nous fait un gros plaisir en offrant un exemplaire de son petit roman Flyona, qui a été un de mes coups de coeur de l'année dernière.

Et tant qu'à y être, je mets dans la cagnotte un exemplaire du numéro 40 d'Alibis qui contient ma petite nouvelle Pénitence.

Ça continue. Ariane Gélinas offre un exemplaire de l'Enfant sans visage, paru l'an dernier chez XYZ. 

Merci et bisous (j'en profite) à Caroline et Ariane, des étoiles montantes de la jeune littérature québécoise. Et pourquoi pas merci à moi-même, ce vieux croûton pas sortable.

vendredi 20 janvier 2012

Mille mots : addition et additions

Dites donc, ça déboule cette affaire-là.


La cagnotte s'alourdit avec l'ajout d'une copie dédicacée du roman de Patrice Cazeault,
  • Averia, tome 1 - Seki à paraître en février, offert par un donateur anonyme !

De plus, trois textes ont été soumis. On aura donc un gagnant assuré, ainsi qu'une deuxième et une troisième place.
  • Soirs de vidange
  • Je suis une bombe sexuelle
  • Gypsie

Si vous envoyer un texte pour le concours (ermite2012@hotmail.ca) et qu'après deux ou trois jours il n'apparaît pas dans la page Textes reçus Mille mots 2012, colonne à droite, près de l'entête du blogue, svp entrez en contact avec moi.

jeudi 19 janvier 2012

Les modalités des Mille mots

Les modalités complètes et irréversibles des Mille mots, version 2012, ainsi que la cagnotte, apparaissent maintenant dans la colonne de droite en haut. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à communiquer avec moi à :

Les Mille mots II + MAJ

La Maison des viscères offre une copie papier de l'anthologie Agonies au gagnant du concours et des copies numériques au 2e et 3e meilleurs textes. Un gros merci à Alamo et Frédéric pour leur générosité.

Je ne saurais trop dire à quel point la générosité des donateurs est au coeur de ce concours.


Petites précisions :
  1. il s'agit d'un concours de nouvelles où tous les genres sont admissibles : polar, sf, littéraire, tous, sauf la poésie
  2. le processus est le plus hermétique possible et les soumissions sont rendues anonymes par un tiers qui réceptionne les nouvelles avant de me les acheminer

Encerclez le 18 avril sur votre calendrier. C'est la date limite

Mise-à-jour

Mathieu Fortin offre un exemplaire de son recueil Enracinés à paraître en 2012 aux Six Brumes. Merci Mathieu.

mercredi 18 janvier 2012

La troisième édition des Mille mots, c'est parti ! +MAJ


Je rappelle brièvement les modalités.
  • mille mots maximum
  • trois textes maximum par participant
  • envoyez vos textes en p.j. à ermite2012@hotmail.ca
 À gagner :
  1. 100 $ au texte primé
  2. un  abonnement d'un an à la revue Brins d'éternité, offert par la direction
  3. un exemplaire de Hanaken de Geneviève Blouin, offert par l'auteure
  4. MAJ Dominic Bellavance offre un exemplaire de Toi et moi, it's complicated et de Roman-réalité, ses deux romans Coups de tête
  5. MAJ la Maison des viscères offre une copie papier de l'anthologie Agonies au gagnant et une copie numérique aux 2e et 3e places
  6. MAJ Enracinés, le recueil de nouvelles de Mathieu Fortin à paraître en 2012, offert par l'auteur

Merci à l'équipe de Brins, à Geneviève et à Dominic ! Ainsi qu'à Frédéric, Alamo et Mathieu !

    La cagnotte augmentera sans doute. Je commence à travailler là-dessus. Si vous souhaitez participer au concours en tant que donateur (ce qui ne vous empêche pas de participer en tant qu'auteur), faites-moi en part en privé à mon adresse privée dans la colonne de droite. J'accepte les livres, les tronçonneuses et les premiers de famille.

    Le concours se termine le 18 avril à minuit.

    À vos claviers, vos plumes ou vos ciseaux à granit !

    mercredi 11 janvier 2012

    184. Reset - Le voile de lumière - Joël Champetier

    Un homme s’éveille. Il a perdu la mémoire. Il ne se rappelle de rien. Il regarde autour de lui, tout est nouveau à ses yeux. L’amnésie est en profondeur. Bientôt Jean-Pierre (car c’est ainsi qu’il se prénomme) rencontre d’autres survivants du grand Voile de lumière qui a oblitéré le passé de tous et chacun. Ils seront pris en charge par des êtres venus d’une autre planète qui les guideront sur la voie du salut.

    La première partie de ce roman est plutôt bien faite. Elle raconte le retour à la conscience de Jean-Pierre et des autres habitants de la région de Saint-Tite qui retrouvent peu à peu quelques effets de souvenirs éthérés, souvent liés au corps, au mouvement… Cette mise en place de la mémoire physique est traitée avec intelligence, même si elle est forcément répétitive.

    Pourtant, aidés en cela par des extra-terrestres dont on ne sait s’ils ont eux-mêmes à l’origine du cataclysme ou s’ils viennent en aide par altruisme aux victimes, les gens doivent reformés des familles qui ne sont pas les leurs, habités des maisons qui ne leur appartiennent pas, vivre une vie selon un  rythme et des cadences qui leur sont étrangères ; ce sont des réfugiés amnésiques que leurs bienfaiteurs tentent de rediriger vers une vie dite normale.

    La seconde partie, la plus longue, marque le retour à la domesticité et pousse un peu plus en profondeur le processus d’apprentissage de la vie commune et communautaire, ainsi que la ré-acquisition personnelle des souvenirs – Jean-Pierre se rappelle par bribes avoir eu une relation tumultueuse avec une femme dans sa  « vie d’avant », le Voile de lumière n’a donc pas tout ravagé. Les extra-terrestres sont extrêmement présents dans cette nouvelle vie, ils contrôlent tout et font peu confiance aux indigènes. Leur aide semble procédée d’un mystérieux projet relevant de quelque chose de plus vaste que la simple mansuétude. Assez vite, une sourde méfiance s’installe entre les villageois et leurs guides.

    Malheureusement, cette seconde partie s’étire longuement. Elle devient même ennuyeuse à force de répétitions, du moins jusqu’à ce qu’apparaisse un groupe d’individus qui ont gardé toute leur mémoire. Ce sont des rescapés qui ont échappé au Voile de lumière parce qu’ils travaillaient dans les mines et n’ont pas été affecté par le reset général.  Ils proposent le renversement des forces extra-terrestres. Ce sont alors les meilleurs moments du roman que cette analyse politique des jeux de pouvoirs entre les rebelles et les rescapés qu’ils tentent d’aider. Il y a quelque chose qui rappelle immanquablement le formidable roman de Robert Merle, Malevil, qui traitait aussi de la vie post-cataclysmique et de la politique appliquée aux petits groupes de survivants. Champetier se révèle un romancier particulièrement doué dans ce passage qui aurait pu être aride ou maladroit. Les divers liens de confiance ou de méfiance se nouent et se défont avec intelligence et clarté.

    Si la première partie est plutôt introspective, et la deuxième domestique et politique, la troisième est entièrement tournée vers l’action. La rébellion débute. Les insurgés contre les extra-terrestres. Je n’en dis pas plus, ce sera au lecteur de voir comment les choses se jouent.

    Cependant, le dénouement est décevant : mené tambour battant, il m’a quand même semblé précipité et la réaction des extra-terrestres m’est apparue vraiment peu crédible. Pour des gens qui ont traversé la galaxie, le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils manquent de ténacité.

    En bref, Reset un roman correctement fait à partir d’un canevas qui ne s’élève que rarement au-delà de l’anodin et du banal. Décevante parce que convenue et sans surprise, la fin tue le roman et le ramène à un honnête épisode d’une télé-série comme V ou Eureka, par exemple. Et, comme ces séries, tout ça demeure à la fin assez facilement oubliable.

    Cote 6 / 10


    Reset – Le voile de lumière
    Joël Champetier
    Àlire 2010
    306 pages
    14,95 $


    Ce commentaire est initialement paru dans le 29e numéro de Brins d'éternité. J'ajouterais ceci : de mémoire, il me semble qu'il y a dans ce roman un nombre déconcertant de noms et de prénoms qui renvoient à des personnalités connues de la sffq ? Suis-je fou ?

    lundi 9 janvier 2012

    Au menu ce soir

    Tiens, histoire de passer le temps, vu qu'il n'y a pas de hockey ce soir, allez faire une visite au Delicatessen à Fernande, juste là

    On y parle de balles. Pire, des secrets de paroisse sont révélés ! Vous apprendrez pourquoi la police aime pas les Focus.

    Merci François !

    lundi 2 janvier 2012

    2012

    Puisque nous avons les deux pieds dedans. je vous souhaite une excellente année 2012 et qu'au moins un de vos vœux se réalise (on garde les autres pour le futur).

    Mes résolutions sont :
    • perdre du poids (20 gr pour l'année, rien de moins)
    • me remettre en forme (en forme de quoi, ha ha ha)
    • meilleure assiduité à l'écriture (autre que ma liste d'épicerie)
    • être moins idiot.
    Gros programme. À +

    dimanche 1 janvier 2012

    183. Agonies - J. Reynolds, A. Gélinas, P.-L. Lafrance

    La Maison des viscères est une nouvelle maison d'éditions dédiée à l'horreur extrême. Agonies, un recueil de trois nouvelles originales, est le premier livre qu'elle publie.

    Sam de Jonathan Reynolds. Samantha est toujours possédée par Robert qui fait d’elle une tueuse en série récalcitrante. Elle en a assez de cette vie, mais il semble qu’elle doive encore sévir, cette fois contre ses propres parents... Cette nouvelle est la suite -- pour un public averti, cette fois -- du roman jeunesse La Nuit du tueur paru aux éditions Z’Ailées. C’est un slasher pur et simple, une série B qu’il faut prendre au premier degré, sans plus. Après avoir offert au lecteur un prétexte au massacre (Samantha est possédée), vroum, c’est un départ ! L’histoire est négligeable, le style correct sans plus, mais on sent le tout le plaisir qu’a eu l’auteur à reprendre à son compte les tics les plus éculés de ce genre de littérature. Hélas, en raison de cette superficialité, la nouvelle ne parvient pas à être autre chose qu’un divertissement anodin. S’il y a dans des passages à l’écriture plus achevée, il faut garder à l’esprit que Reynolds n’est pas un styliste, c’est d’abord et avant tout un conteur. Cependant, avec la parution de La Mort de Vanessa Paradis, Jungleries et maintenant Sam, la prose de l’auteur a fait un sacré bond en avant, et il semble qu’il soit enfin prêt à se coltiner à des œuvres ayant plus de coffre. 5,5 / 10
                                                                                                                          
    L’Amarante d’Ariane Gélinas. Charles ne se remet pas du suicide de sa fiancée. Un soir d’ivresse, il est invité à monter à bord de l’Amarante, un navire qui traverse le Charon et sur lequel il fait la rencontre de la troublante Lysane… Les premières pages d’Amarante sont parmi les plus réussies que j’aie lues de l’auteure : on retrouve ici le territoire feutré et atmosphérique où elle excelle. Après ce départ tout en finesse qui mène le lecteur, dans un climat empoisonné et lourd de mystères, de la détresse initiale du personnage principal jusqu’à l’embarquement de celui-ci sur le navire-enfer, la nouvelle devient plus statique.
    À partir de ce point, le texte cesse de jouer sur nos attentes et devient plus ouvertement explicite. Il se transforme en une exposition par tableaux des turpitudes humaines, un musée de l’horreur dans lequel les personnages déambulent sans s’impliquer, fascinés par les visions dont ils sont les spectateurs… Le lecteur est alors promené au fil d’une fantaisie sexuelle franche (et comment, mes aïeux) aux accents sadomasochistes à la limite de ce qui est tolérable et grotesque – quoique tout ça reste assez conventionnel dans la représentation graphique et imaginative. Au final, la nouvelle ne convainc pas. Peut-être en raison des nombreuses références romanesques/mythiques/historiques qui renvoient le lecteur sur un très grand nombre de pistes et viennent embrouiller la lecture, ou à cause de la relative banalité des relations sadomasochistes entre l’artiste et l’Art. Tout ça a un parfum un peu victorien, en tous cas désuet. Malgré d’indéniables qualités d’écriture, Amarante est une nouvelle à laquelle ce lecteur-ci a eu peine à adhérer entièrement. 6,5 / 10

    Baptême de sang de Pierre-Luc Lafrance. L’inspecteur Frédéric Boisclair enquête sur des meurtres horribles commis dans la ville de Québec. Le principal suspect est un agresseur bien connu, André Durand, aussitôt interrogé. Ça dégénère et l’enquête mène Boisclair aux portes de l’horreur et de la folie… Changement de registre complet avec cette histoire policière proche des enquêtes de la défunte série X-Files. C’est rondement mené, avec des personnages qui sont des archétypes de la littérature de genre sans en être des clichés. Cette nouvelle, la plus longue du recueil, est irréprochable. Ici, le gore est plus évoqué que montré, une esthétique différente des deux nouvelles précédentes où l’explicite prenait le pas. Par son économie de moyens, son style sans fioritures, son sens de l’action et son intérêt pour le développement des personnages, la prose de Lafrance rappelle l’écriture de Champetier. C’est, je l’ai dit, un texte efficace et irréprochable, et j’en aurais bien pris une seconde portion. 8 / 10

    La Maison des viscères nous a fait un joli cadeau. Un petit livre, éclectique dans son essence, qui prouve que le gore est moins un genre littéraire qu’un regard posé sur l’horreur qui habite le monde. Trois textes différents qui illustrent un petit éventail de ses possibilités.

    La démarche des deux éditeurs est super sympathique. D’autant que Frédéric Raymond et Alamo St-Jean, tous deux auteurs publiés, ont fait le choix de ne pas apparaître dans le premier ouvrage publié par la maison qu’ils ont fondée ensemble. Laisser la parole aux autres, c’est faire preuve de modestie. À une époque où le je-me-moi règne sans partage, c’est exemplaire… et c’est à souligner.

    Cote 7 / 10

    Lors du lancement d’Agonies à Montréal, Jonathan Reynolds a lu un extrait de Sam. L’auteur a un sens affirmé de la jubilation et il faudrait que chaque exemplaire d’Agonies vienne avec une copie de l’auteur pour en faire la lecture.


    Agonies
    Jonathan Reynolds, Ariane Gélinas, Pierre-Luc Lafrance
    Maison des viscères, 2011
    194 pages
    18 $
    ...aussi disponible en version électronique à 8 $

    samedi 31 décembre 2011

    Bilan 2011

    Reprenant la formule souple et concise de Geneviève, je vous présente donc les faits saillants de mon année 2011.

    Ainsi va la vie

    La mort de mon père
    Un état dépressif qui s'est étiré toute l'année
    Un blogue laissé presque à l'abandon
    Les trois moins bons livres que j'ai lus sont québécois (on s'en reparle)
    Une montagne de livres à lire en expansion exponentielle
    La perte de trois chats et un cheval

    Yop la vie

    Pénitence dans Alibis, commentaires peu nombreux mais sympathiques
    Un fabuleux spectacle : Cavalia 2
    Une montagne de livres à lire en expansion contrôlée
    Je sors régulièrement de mon antre pour des événements mondains
    La redécouverte de la bande dessinée (on s'en reparle)
    Deux des meilleurs livres lus sont québécois (on s'en reparle)

    Voilà, voilà, ça résume assez bien mon année.

    Je crois que je n'ai pas terminé une seule nouvelle cette année. Quelques faux départs, de la révision, puis de l'eau de boudin au bout du compte. Je suis un anti-Midas : tous les textes que j'ai touchés cette année se sont transformés en caca. J'espère que ça ira mieux en 2012.

    Là-dessus, à demain pour les vœux et les résolutions.

    lundi 26 décembre 2011

    Tartines de neige


    Quelques photos du temps des Fêtes jusqu'à ce point :
     

    Le 24, souper canadien à la maison, pendant que sa mère se réjouit, ce pauvre enfant n'a qu'une tartine de margarine à se mettre sous la dent !

    Le 25, souper de Noël chez ma nièce Alexandrine à Saint-Trailoin (merci Senécal), les enfants reçoivent des montagnes de cadeaux pendant que les grands trinquent...

    Ma nièce Catherine avec son iPhone et Benjamin, captivé par ma soeur Michelle faisant son imitation de Sherlock Holmes

    Poncho et Tuffy, les Laurel et Hardy de la gent équine

    Chez nous, vue sur le dévalage

    Fier guerrier posant avec armes et bestiau

     
    Guerrier faisant le guignol


    C'est joli, mais vivement mars !



    samedi 24 décembre 2011

    24 décembre, 23 heures

    Je suis entouré d'êtres qui dorment sur leurs deux oreilles, Suzanne et Benjamin à l'étage; au rez-de-chaussée, deux chiens et deux chats.

    Les cadeaux sont tous emballés et disposés au pied de l'arbre. Demain matin, Benjamin aura hâte de descendre. Suzanne et moi, aussi.

    À l'intérieur, il fait chaud, c'est la presque obscurité, il n'y a d'allumés qu'une petite lampe de lecture et l'écran de l'ordi.. Dehors, c'est froid et parfaitement noir.

    Reste que demain ça va être un beau Noël blanc.

    Joyeux Noël à tout le monde !

    vendredi 16 décembre 2011

    Un après-midi au musée

    Le mardi  13 décembre en fin d'après-midi, un intrépide trio d'aventuriers a entrepris l'exploration du mystérieux monde de la finance historique en compagnie de Luc, un guide du cru.

    Créé en 1817, la banque de Montréal a été la première banque au Canada. Nous avons fait la visite du micro-musée situé au 129 Notre-Dame Ouest, ouvert à tous et gratuit, plutôt craquant ce petit musée, comme quoi y a pas que son plancher qui le soit (craquant, vous comprendrez sur les lieux).

    Grâce à notre guide, qui est archiviste à la BMO, nous avons eu accès à quelques salles généralement réservées aux VIP (ce que nous n 'étions visiblement pas), dont l'antique salle du conseil d'administration, un coffre-fort à deux étages et une des voutes désormais consacrée aux archives.

    Une visite de deux heures et demie, montre en main. Merci à mes camarades d'exploration, Geneviève Blouin et Jonathan Reynolds, un très gros merci à Luc Dagenais, un guide disert, passionné, passionnant, allumé, qui nous a même montré quelques moves de disco qui ont dû briser bien des cœurs dans sa jeunesse pas si lointaine.

    On a tellement aimé notre visite que le groupe compte bien remettre ça et visiter d'autres expos ou musées en élargissant le nombre d'explorateurs.

    À suivre..


    Spectaculaire horloge appartenant à l'origine à la banque Molson et rapatriée par la banque de Montréal lors du rachat de la première par la seconde

    Auteur passé date sur le non moins antique trône du pdg d'où il lançait :
    Off with his head !

    Faste et somptueuse, la salle des pas perdus vue de la mezzanine

    L'ancienne salle de réunion du conseil d'administration de la banque : boiseries dans lesquelles on peut se mirer, cachet victorien en diable, style club privé british, on imagine de ventripotents messieurs satisfaits d'eux-mêmes, fumant de gros cigares et sirotant du porto...

    La plus haute distinction civile du pays remise pour services rendus à une éminence de la banque après la seconde Guerre; ce qui est fascinant c'est qu'elle est enchâssé dans un petit bloc de la parqueterie du bunker d'Adolf Hitler (il y aurait là une histoire très intéressante à écrire)

    Document original de la première cession du terrain sur lequel la banque va finir par s'implanter vers 1800, daté de 1648 et signé par Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve. C'est un coup d'histoire en pleine face, ça.


    Sur leur départ, les aventuriers Jonathan Reynolds et Geneviève Blouin entourent le guide indigène Luc Dagenais.

    dimanche 27 novembre 2011

    Future disciple de Candeloro ou de Chara ?

    Parce qu'il s'ennuyait un peu lors du Salon du livre, Suzanne a emmené Benjamin faire du patin à la patinoire du 1000 de la Gauchetière, juste à côté de la Place Bonaventure. C'était la première fois qu'il mettait des patins à une lame et il a adoré l'expérience.


    Profitant de ce fait, et avec son consentement, nous l'avons inscrit à une école de patinage, le club Patinage Plus de Vaudreuil. Ce matin, c'était sa première leçon. Il a encore une fois aimé ça comme un fou.  On le voit en vidéo alors qu'il est maintenant capable de se relever debout après une chute, ce qui n'est pas rien.

    video

    Maintenant il m'incite à m'acheter des patins pour m'apprendre à patiner... et je me dis, ben, pourquoi pas ? À suivre...

    mercredi 23 novembre 2011

    Mon quinze minutes !

    Samedi le 19 novembre, au SLM, de 20h à 21h, c'était mon quinze minutes. En effet, en compagnie de Geviève Blouin et Sébastien Aubry, j'ai signé des autographes au stand Àlire à la plus grande joie d'une foule en liesse transportée par mon charisme et mon sens de la répartie ! Ah, les fans ! Ah, les groupies ! Ah, les paparazzis !

    Nerveux, moi ?

    J'ai surtout parlé avec Daniel Sernine, Ariane Gélinas, Michèle Laframboise, Isabelle Lauzon et Luc Dagenais et j'ai bafouillé un mot sur trois. Dieu du ciel que ça fait dur un ermite. D'un autre côté, j'ai quand même initié la conversation avec Josée Lepire, je me suis surpris moi même. Fichtre.

    Les tomates

    Au moins quatre personnes m'ont fait remarquer qu'elles n'avaient pas amené de tomates. Je ne sais pas jusqu'à quel point cet oubli de leur part était volontaire, ou si elles n'exprimaient pas du regret en me le rappelant...

    À cinq j'arrête de compter

    Je m'étais dit qu'après la cinquième dédicace, j'arrêterais de les compter. Finalement, pas besoin. J'en ai signé six au total. Excellent !

    De quelques mégavedettes entrevues

    Denis Vaugeois (très vieux), Éric-Emmanuel Schmitt (très gros), Stéphane Dompierre (très petit), Michèle Richard (très bling bling), Dany Leferrière (très occupé)...

    Mes achats

    Un SLM sous le signe de la raison ? C'est relatif dans la mesure où mes achats m'ont tout de même couté presque 100 $. Juste les miens, pas ceux de Benjamin ou de Suzanne... Pour moi :
    • Treize nouvelles vaudou, de Gary Victor
    • La fraude, d'Éric McComber
    • Delizia ! une histoire culinaire de l'Italie, de John  Dickie
    • L'incroyable histoire de la sauce soya, une BD de Fumio Obata
    • Le Grand jeu, 1. Ultima Thulé, une BD de Pécau, Pilipovic et Thorn

    Photos, photos
    Fixant à distance l'objectif, Isabelle Lauzon, Ariane Gélinas Julie Martel, Daniel Sernine et, cachée par Daniel, Alice Leblanc
    Josée Lepire, très sérieuse, avec, à l'arrière, une foule attirée par le vin gratis ;-)
    Derrière les 100 000 watts de Sébastien Aubry, Yves Meynard démontre sa figure de yoga préférée                         
    On pourrait croire que je prenais en photo Dominic Bellavance et Michel Lévesque, mais non, c'est la belle fille au centre que je... oupse, aïe, chérie, c't'une jôôôke...
    L'énigmatique Pascale Raud, approvisionnant les auteurs en Alibis et Solaris à signer...

    L''oreille et les cheveux d'une auteure avantageusement connu pour son amour du Japon

     Martine Latulipe et Luc Dagenais, l'épaule et les cheveux autrement disposés de l'auteure précédente

    Michèle Laframboise ne pouvait cacher sa joie, que dis-je, son extase, d'avoir reçu une dédicace d'un certain ermite...

      mardi 22 novembre 2011

      L'analyse du match

      Le hockey s'apprécie 100 mieux à l'aréna qu'à la télévision; c'est là qu'on voit à quel point c'est un sport rapide, gracieux et aléatoire.

      Le toc toc de la poque sur les palettes, divin !

      Surprise ! Les billets qu'on nous a refilés incluaient aussi l'accès gratuit aux restaurants de l'étage. On a donc pu manger chacun un hot-dog du Temple (ils portent bien leur nom, ils sont durs comme la pierre).

      Surpris ! Le gars sur lequel j'ai échappé le jus d'orange de Benjamin et ma bouteille d'eau. Il a pris ça avec philosophie ! Heureusement ! Il a refusé quand je lui proposé de payer pour le nettoyage de sa veste et de son pantalon ! (J'écoule un surplus de points d'exclamation !)

      On dira ce qu'on voudra mais Chara, quel joueur : un mélange de Bobby Orr et de boeuf musqué (une seule de ces affirmations est vraie)...

      Thomas est vraiment un très bon gardien.

      À deux reprises on a pu voir à quel point Gomez a déjà été un joueur formidable. Le reste du temps, on a eu droit au Gomez ordinaire...

      Des partisans, ni de Boston ni de Montréal, mais surtout de la grosse broue qui lève les inhibitions se sont cognés à qui mieux mieux un peu avant la fin du match. Parmi eux, il y avait un pauvre minable tout fier d'exhiber ses tatous qui lui donnaient, semble-t-il, le courage, comme Samson ses cheveux, de tapocher son voisin -- preuve vivante que le facteur moron [m] est équivalent à la surface occupée par les tatouages sur l'épiderme [e] multipliée par la consommation de bière [c] au carré, selon la célèbre équation m=ec2 d'Albert Heinneken. Comment expliquer pareille bêtise à un enfant de six ans ?

      Nonobstant le précédent incident (qui l'a simplement intrigué), Benjamin a adoré son expérience, le jeu, les lumières, le bruit, le « ballon » (dixit lui-même pour la rondelle), le Centre Bell, et même l'interminable attente -- 40 minutes complètement immobilisé -- pour sortir du parking souterrain. Tout ça très agréable.

      En passant 26 $ pour stationner là, c'est de l'escroquerie pure et simple ! Si on nous collectait, masqué, un revolver à la main, ce serait plus approprié.

      Je croyais que Benjamin trépignait sur son siège à cause du match. Ah-ha, pas à ce moment-là ! Avec moins de six minutes à faire à la première période, je l'ai amené aux toilettes. Nous sommes revenus avec quatre minutes à jouer. Du coup, on a raté le seul but du match :-(

      Je porte malchance aux Canadiens. Le seul autre match auquel j'ai assisté, c'était en 1972. Une grosse année avec dix défaites seulement dont à peine quatre au Forum. Le 18 novembre j'étais dans les estrades pour voir les Black Hawks gagner 5-3. Yvan Cournoyer avait marqué son 250e en carrière. C'est la vie !