samedi 31 décembre 2011

Bilan 2011

Reprenant la formule souple et concise de Geneviève, je vous présente donc les faits saillants de mon année 2011.

Ainsi va la vie

La mort de mon père
Un état dépressif qui s'est étiré toute l'année
Un blogue laissé presque à l'abandon
Les trois moins bons livres que j'ai lus sont québécois (on s'en reparle)
Une montagne de livres à lire en expansion exponentielle
La perte de trois chats et un cheval

Yop la vie

Pénitence dans Alibis, commentaires peu nombreux mais sympathiques
Un fabuleux spectacle : Cavalia 2
Une montagne de livres à lire en expansion contrôlée
Je sors régulièrement de mon antre pour des événements mondains
La redécouverte de la bande dessinée (on s'en reparle)
Deux des meilleurs livres lus sont québécois (on s'en reparle)

Voilà, voilà, ça résume assez bien mon année.

Je crois que je n'ai pas terminé une seule nouvelle cette année. Quelques faux départs, de la révision, puis de l'eau de boudin au bout du compte. Je suis un anti-Midas : tous les textes que j'ai touchés cette année se sont transformés en caca. J'espère que ça ira mieux en 2012.

Là-dessus, à demain pour les vœux et les résolutions.

lundi 26 décembre 2011

Tartines de neige


Quelques photos du temps des Fêtes jusqu'à ce point :
 

Le 24, souper canadien à la maison, pendant que sa mère se réjouit, ce pauvre enfant n'a qu'une tartine de margarine à se mettre sous la dent !

Le 25, souper de Noël chez ma nièce Alexandrine à Saint-Trailoin (merci Senécal), les enfants reçoivent des montagnes de cadeaux pendant que les grands trinquent...

Ma nièce Catherine avec son iPhone et Benjamin, captivé par ma soeur Michelle faisant son imitation de Sherlock Holmes

Poncho et Tuffy, les Laurel et Hardy de la gent équine

Chez nous, vue sur le dévalage

Fier guerrier posant avec armes et bestiau

 
Guerrier faisant le guignol


C'est joli, mais vivement mars !



samedi 24 décembre 2011

24 décembre, 23 heures

Je suis entouré d'êtres qui dorment sur leurs deux oreilles, Suzanne et Benjamin à l'étage; au rez-de-chaussée, deux chiens et deux chats.

Les cadeaux sont tous emballés et disposés au pied de l'arbre. Demain matin, Benjamin aura hâte de descendre. Suzanne et moi, aussi.

À l'intérieur, il fait chaud, c'est la presque obscurité, il n'y a d'allumés qu'une petite lampe de lecture et l'écran de l'ordi.. Dehors, c'est froid et parfaitement noir.

Reste que demain ça va être un beau Noël blanc.

Joyeux Noël à tout le monde !

vendredi 16 décembre 2011

Un après-midi au musée

Le mardi  13 décembre en fin d'après-midi, un intrépide trio d'aventuriers a entrepris l'exploration du mystérieux monde de la finance historique en compagnie de Luc, un guide du cru.

Créé en 1817, la banque de Montréal a été la première banque au Canada. Nous avons fait la visite du micro-musée situé au 129 Notre-Dame Ouest, ouvert à tous et gratuit, plutôt craquant ce petit musée, comme quoi y a pas que son plancher qui le soit (craquant, vous comprendrez sur les lieux).

Grâce à notre guide, qui est archiviste à la BMO, nous avons eu accès à quelques salles généralement réservées aux VIP (ce que nous n 'étions visiblement pas), dont l'antique salle du conseil d'administration, un coffre-fort à deux étages et une des voutes désormais consacrée aux archives.

Une visite de deux heures et demie, montre en main. Merci à mes camarades d'exploration, Geneviève Blouin et Jonathan Reynolds, un très gros merci à Luc Dagenais, un guide disert, passionné, passionnant, allumé, qui nous a même montré quelques moves de disco qui ont dû briser bien des cœurs dans sa jeunesse pas si lointaine.

On a tellement aimé notre visite que le groupe compte bien remettre ça et visiter d'autres expos ou musées en élargissant le nombre d'explorateurs.

À suivre..


Spectaculaire horloge appartenant à l'origine à la banque Molson et rapatriée par la banque de Montréal lors du rachat de la première par la seconde

Auteur passé date sur le non moins antique trône du pdg d'où il lançait :
Off with his head !

Faste et somptueuse, la salle des pas perdus vue de la mezzanine

L'ancienne salle de réunion du conseil d'administration de la banque : boiseries dans lesquelles on peut se mirer, cachet victorien en diable, style club privé british, on imagine de ventripotents messieurs satisfaits d'eux-mêmes, fumant de gros cigares et sirotant du porto...

La plus haute distinction civile du pays remise pour services rendus à une éminence de la banque après la seconde Guerre; ce qui est fascinant c'est qu'elle est enchâssé dans un petit bloc de la parqueterie du bunker d'Adolf Hitler (il y aurait là une histoire très intéressante à écrire)

Document original de la première cession du terrain sur lequel la banque va finir par s'implanter vers 1800, daté de 1648 et signé par Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve. C'est un coup d'histoire en pleine face, ça.


Sur leur départ, les aventuriers Jonathan Reynolds et Geneviève Blouin entourent le guide indigène Luc Dagenais.

dimanche 27 novembre 2011

Future disciple de Candeloro ou de Chara ?

Parce qu'il s'ennuyait un peu lors du Salon du livre, Suzanne a emmené Benjamin faire du patin à la patinoire du 1000 de la Gauchetière, juste à côté de la Place Bonaventure. C'était la première fois qu'il mettait des patins à une lame et il a adoré l'expérience.


Profitant de ce fait, et avec son consentement, nous l'avons inscrit à une école de patinage, le club Patinage Plus de Vaudreuil. Ce matin, c'était sa première leçon. Il a encore une fois aimé ça comme un fou.  On le voit en vidéo alors qu'il est maintenant capable de se relever debout après une chute, ce qui n'est pas rien.


Maintenant il m'incite à m'acheter des patins pour m'apprendre à patiner... et je me dis, ben, pourquoi pas ? À suivre...

mercredi 23 novembre 2011

Mon quinze minutes !

Samedi le 19 novembre, au SLM, de 20h à 21h, c'était mon quinze minutes. En effet, en compagnie de Geviève Blouin et Sébastien Aubry, j'ai signé des autographes au stand Àlire à la plus grande joie d'une foule en liesse transportée par mon charisme et mon sens de la répartie ! Ah, les fans ! Ah, les groupies ! Ah, les paparazzis !

Nerveux, moi ?

J'ai surtout parlé avec Daniel Sernine, Ariane Gélinas, Michèle Laframboise, Isabelle Lauzon et Luc Dagenais et j'ai bafouillé un mot sur trois. Dieu du ciel que ça fait dur un ermite. D'un autre côté, j'ai quand même initié la conversation avec Josée Lepire, je me suis surpris moi même. Fichtre.

Les tomates

Au moins quatre personnes m'ont fait remarquer qu'elles n'avaient pas amené de tomates. Je ne sais pas jusqu'à quel point cet oubli de leur part était volontaire, ou si elles n'exprimaient pas du regret en me le rappelant...

À cinq j'arrête de compter

Je m'étais dit qu'après la cinquième dédicace, j'arrêterais de les compter. Finalement, pas besoin. J'en ai signé six au total. Excellent !

De quelques mégavedettes entrevues

Denis Vaugeois (très vieux), Éric-Emmanuel Schmitt (très gros), Stéphane Dompierre (très petit), Michèle Richard (très bling bling), Dany Leferrière (très occupé)...

Mes achats

Un SLM sous le signe de la raison ? C'est relatif dans la mesure où mes achats m'ont tout de même couté presque 100 $. Juste les miens, pas ceux de Benjamin ou de Suzanne... Pour moi :
  • Treize nouvelles vaudou, de Gary Victor
  • La fraude, d'Éric McComber
  • Delizia ! une histoire culinaire de l'Italie, de John  Dickie
  • L'incroyable histoire de la sauce soya, une BD de Fumio Obata
  • Le Grand jeu, 1. Ultima Thulé, une BD de Pécau, Pilipovic et Thorn

Photos, photos
Fixant à distance l'objectif, Isabelle Lauzon, Ariane Gélinas Julie Martel, Daniel Sernine et, cachée par Daniel, Alice Leblanc
Josée Lepire, très sérieuse, avec, à l'arrière, une foule attirée par le vin gratis ;-)
Derrière les 100 000 watts de Sébastien Aubry, Yves Meynard démontre sa figure de yoga préférée                         
On pourrait croire que je prenais en photo Dominic Bellavance et Michel Lévesque, mais non, c'est la belle fille au centre que je... oupse, aïe, chérie, c't'une jôôôke...
L'énigmatique Pascale Raud, approvisionnant les auteurs en Alibis et Solaris à signer...

L''oreille et les cheveux d'une auteure avantageusement connu pour son amour du Japon

 Martine Latulipe et Luc Dagenais, l'épaule et les cheveux autrement disposés de l'auteure précédente

Michèle Laframboise ne pouvait cacher sa joie, que dis-je, son extase, d'avoir reçu une dédicace d'un certain ermite...

    mardi 22 novembre 2011

    L'analyse du match

    Le hockey s'apprécie 100 mieux à l'aréna qu'à la télévision; c'est là qu'on voit à quel point c'est un sport rapide, gracieux et aléatoire.

    Le toc toc de la poque sur les palettes, divin !

    Surprise ! Les billets qu'on nous a refilés incluaient aussi l'accès gratuit aux restaurants de l'étage. On a donc pu manger chacun un hot-dog du Temple (ils portent bien leur nom, ils sont durs comme la pierre).

    Surpris ! Le gars sur lequel j'ai échappé le jus d'orange de Benjamin et ma bouteille d'eau. Il a pris ça avec philosophie ! Heureusement ! Il a refusé quand je lui proposé de payer pour le nettoyage de sa veste et de son pantalon ! (J'écoule un surplus de points d'exclamation !)

    On dira ce qu'on voudra mais Chara, quel joueur : un mélange de Bobby Orr et de boeuf musqué (une seule de ces affirmations est vraie)...

    Thomas est vraiment un très bon gardien.

    À deux reprises on a pu voir à quel point Gomez a déjà été un joueur formidable. Le reste du temps, on a eu droit au Gomez ordinaire...

    Des partisans, ni de Boston ni de Montréal, mais surtout de la grosse broue qui lève les inhibitions se sont cognés à qui mieux mieux un peu avant la fin du match. Parmi eux, il y avait un pauvre minable tout fier d'exhiber ses tatous qui lui donnaient, semble-t-il, le courage, comme Samson ses cheveux, de tapocher son voisin -- preuve vivante que le facteur moron [m] est équivalent à la surface occupée par les tatouages sur l'épiderme [e] multipliée par la consommation de bière [c] au carré, selon la célèbre équation m=ec2 d'Albert Heinneken. Comment expliquer pareille bêtise à un enfant de six ans ?

    Nonobstant le précédent incident (qui l'a simplement intrigué), Benjamin a adoré son expérience, le jeu, les lumières, le bruit, le « ballon » (dixit lui-même pour la rondelle), le Centre Bell, et même l'interminable attente -- 40 minutes complètement immobilisé -- pour sortir du parking souterrain. Tout ça très agréable.

    En passant 26 $ pour stationner là, c'est de l'escroquerie pure et simple ! Si on nous collectait, masqué, un revolver à la main, ce serait plus approprié.

    Je croyais que Benjamin trépignait sur son siège à cause du match. Ah-ha, pas à ce moment-là ! Avec moins de six minutes à faire à la première période, je l'ai amené aux toilettes. Nous sommes revenus avec quatre minutes à jouer. Du coup, on a raté le seul but du match :-(

    Je porte malchance aux Canadiens. Le seul autre match auquel j'ai assisté, c'était en 1972. Une grosse année avec dix défaites seulement dont à peine quatre au Forum. Le 18 novembre j'étais dans les estrades pour voir les Black Hawks gagner 5-3. Yvan Cournoyer avait marqué son 250e en carrière. C'est la vie !

    lundi 21 novembre 2011

    À soir cherchez-nous pas

    Moi et Benjamin on s'en va au Centre Bell voir les Bruins. Ah-ha ! Father & son bonding !

    En plus, on va manger un hot-dog du Temple, un seul, j'ai pas le budget pour deux !

    Go Habs Go

    vendredi 18 novembre 2011

    Je suis le Scott Gomez des commentateurs de livre


    Samedi je serai en signature au stand des éditions Àlire de 20 h à 21 h en compagnie de Sébastien Aubry et Geneviève Blouin. Auparavant je vagabonderai dans les allées du Salon avec Suzanne et Benjamin, et j'en profiterai peut-être pour augmenter ma déjà colossale pile de livres à lire.

    Comme je sors très peu, ce sera le temps pour vous de venir me faire savoir ce que vous pensez vraiment du commentaire que j'ai fait de votre oeuvre. Ben bon pour moi. Amenez vos tomates flétries, je ne me défendrai pas. 

    Par contre, assurez-vous de bien viser parce que Sébastien est un costaud et Geneviève une adepte des arts martiaux

    D'autre part, si vous me lancez des tomates farcies au basmati et gorgonzola, alors là, je me ferai un plaisir de les attraper et de les manger sur place !

    mardi 1 novembre 2011

    Fidèle compagnon


    Sunny
    1984- 1er novembre 2011

    mardi 11 octobre 2011

    Une anecdote



    Parlant du numéro 4 d'Autobus 64 Nord, mon ami Pat Isabelle va en être lui aussi. C'est une belle coïncidence, mais seulement jusqu'à un certain point.

    En effet, nos deux textes ont été écrits comme une sorte d'exercice de création qu'on se donne parfois dans le cadre de nos cuisines d'écriture. Genre : On pige deux mots dans un roman quelconque et on prend dix minutes pour écrire une histoire.

    Ce jour-là, on avait pigé mémoire et véhicule (?) dans un roman de Daniel Sernine, l'homme dont l'ombre guide nos pas. On a pondu ça en dix minutes chrono. Le texte de Pat est meilleur que le mien et il a décidé de l'envoyer à Autobus. J'ai hésité plus longtemps avant de me décider à la dernière seconde.

    Résultat : des textes écrits au même moment au même endroit seront publiés au même moment au même endroit. Fin de l'anecdote.

    lundi 10 octobre 2011

    Ce vieux bougre de moi-même

    La revue Autobus 64 Nord a retenu le texte que je lui ai envoyé pour son prochain numéro, le quatre. Ah ben, après Alibis, c'est mon année chanceuse.

    Là, pour le moment, c'est direction littéraire et retravail. On s'en recause.

    Moyenne au bâton : trois nouvelles proposées, deux acceptées. Je vous présente mes excuses pour mon manque d'humidité, pardon d'humilité, mais ce soir je flotte sur un nuage...

    mercredi 5 octobre 2011

    Pour les amateurs de jeux de table

    La Fiesta ludique Filofilo est de retour. Nous y sommes allés pour la première fois l'année dernière, moi, l'ermitaine et l'ermiton et nous allons y retournés cette année pour sûr. C'est vraiment cool. Une grande foire où on peut tester - et jouer à - tous les jeux distribués par Filofilo.

    Les trois espaces de jeux sont bien démarqués et il est possible de passer d'un espace à l'autre, d'amorcer une partie ou de se joindre à une autre qui est en cours. On peut même jouer en famille, juste entre nous, en ouvrant une des boîtes mises à la disposition du public; ce dont Suzanne, Benjamin et moi ne nous sommes pas privés. Tout ça est foncièrement ludique et extrêmement convivial.

    L'entrée est gratuite, mais le stationnement du Cegep ne l'est pas. C'est cinq dollars si je me rappelle, encore qu'il y a pas mal de stationnement sur rue à proximité.

    Je vous laisse sur la (verbeuse) invitation :


    Bonjour à tous,
     
    Les 12 et 13 novembre prochain, au Collège Ahuntsic de Montréal, Filosofia tiendra la 4e édition de la Fiesta ludique, le plus gros festival de jeux de société au Québec.

    L’évènement est gratuit pour toute la famille. Novice ou expert, on y vient pour découvrir des jeux et s’amuser. Il y en a pour tous les gouts : jeux géants, jeux de stratégie, jeux de party, jeux pour enfants et bien plus!

    Les animateurs sauront vous initier aux différents jeux proposés, des plus récentes nouveautés aux grands classiques.

    Cette année, nous avons l'immense plaisir d'accueillir Zev Shlasinger et son fidèle bras droit, Paul Gerardi, qui viendront nous présenter la collection des jeux Z-Man Games.

     Comme chaque année, notre équipe d'experts ludiques sera là pour vous présenter les jeux, vous conseiller et partager avec vous leur plaisir de jouer!
     
    Au menu, il y aura des exclusivités fraichement arrivées d'Essen (le plus gros salon de jeux en Europe), les dernières nouveautés et les plus grands classiques.

    Vous profiterez de trois espaces de jeux : Famille, Party et Stratégie. Qu'on y vienne en famille ou entre amis, chacun pourra y trouver son compte!

    De plus, nous avons ajouté plusieurs jeux géants à notre collection. Vous pourrez ainsi jouer à Catane, Carcassonne, Bug's n Co et Timeline sur des versions surdimensionnées.

    La programmation complète sera dévoilée prochainement.

    lundi 3 octobre 2011

    Ça a l'air que c'est vrai

    Bon, je suis sur la couverture du prochain Alibis. Il n'y a plus de recul possible. Vous voyez d'ici le line-up, vous autres : Gélinas, Durand, Pelletier, Houde, Spehner...


    Ceci menant à cela, il semble que je serai au SLM pour signer des copies samedi 19 novembre, vers 19 ou 20 heures. Je shake déjà comme une feuille.

    vendredi 30 septembre 2011

    Menoum menoum

    Pour la rentrée littéraire quelques titres ont capté mon attention. Mon portefeuille est très
    cool par rapport à ça.
    • Noir Azur - Dave Côté
    • Agonies - Ariane Gélinas, Pierre-Luc Lafrance et Jonathan Reynolds
    • Partir de rien - Maude Nepveu-Villeneuve
    • À deux pas de chez elle - François Gravel
    • Stigmates et BBQ - Stéphane Dompierre
    • L'Homme de la Saskatchewan - Jacques Poulin
    • La Tendresse attendra - Matthieu Simard
    • L'Infortune des bien nantis - Maxime Houde
    ✓ = commandé ou déjà acheté !

    Le pire, c'est que j'en oublie peut-être. Reste à me souhaiter un automne frisquet pour lire bien au chaud à la maison.

    jeudi 29 septembre 2011

    182. Brins d'éternité n° 30

    Pour son trentième numéro, Brins d'éternité offre cinq fictions, dont une reprise.

    Le masque de Daniel Sernine. Dernière de sa tribu, Agathe est une jeune Amérindienne qui a épousé un Blanc. Un chêne séculaire aux propriétés mystérieuses croit sur le lot convoité où ils habitent... Voilà une nouvelle typique de la première époque de l'auteur : vocabulaire précis, voire précieux, rythme lent, très forte création d'atmosphère, enracinement dans l'ici et l'autrefois... Ça reste quand même un peu longuet. Il faut applaudir l'effort de la direction de Brins de ressusciter un texte que les lecteurs de la nouvelle génération ne peuvent pas avoir connu. Ça pourrait devenir l'amorce d'une tradition, tiens, pourquoi pas. 6,5 / 10

    Escale à Kama de Meddy Ligner. L'équipage de la mission d'exploration sur Korolev VII rencontre un peuple un peu déconcertant et doit faire face à une rage de dents inexplicable... Ouin, c'est correctement écrit, avec de multiples points de vue, mais l'incessante passion érotique d'un humain pour une phorcybde est une couleuvre que ce lecteur-ci a été incapable d'avaler; et comme il s'agit du ressort primordial de ce texte, il y a déception à l'arrivée. 4 / 10

    Le chat de Tchernobyl de Jean-Pierre Laigle. En visite à Tchernobyl, un auteur de sf se prend de pitié pour un chat vivant dans cet enfer radioactif et le ramène à la « civilisation » dans une ville voisine. De retour dans son pays, l'auteur est assailli par des rêves où il s'inquiète du destin de ce chat... Si ce n'était de la toute dernière phrase - trop explicative et moralisante - de cette nouvelle, le Chat de Tchernobyl serait une nouvelle extraordinaire. J'ai tout aimé : le ton laconique, les descriptions, ce chat mystérieux, la gravité du propos, tout, tout, tout, ou presque. Mais j'avoue un préjugé favorable dès le départ : la Russie et les chats sont deux de mes passions. 7,5 / 10

    Tronçonneuses et viscères d'Alamo St-Jean. Cherchant à trouver les meilleurs combattants
    pour renforcer leur armée de guerre, deux Hlululalou-Kmumpfs enlèvent des humains pour les mettre à l'essai dans une espèce de Survivor galactique assez sanglant... L'auteur propose un  texte plein de verve et de viscères. La langue est verte, l'hémoglobine rouge. J'ai rigolé lors de l'infortune finale des deux extraterrestres, bien amenée. Ça ne plaira pas à tout le monde, mais à moi, oui, ça a plu. 6,5 / 10

    Comme le vent qui s'écoule entre nos doigts de Pierre-Luc Lafrance. La dernière nuit du narrateur à Reykjavík se vit en compagnie d'individus, disons, particuliers. Une rencontre qui marquera sa vie... Lafrance est un génie du titre. Cette histoire qui commence par une fermeture et se termine par une ouverture est un modèle d'équilibre entre la tristesse de ce qui finit et la joie de ce qui débute. Un très, très gros coup de coeur.   8 / 10

    Le numéro est complétée par une revue de quelques films  projetés au festival Fantasia, et deux articles asssez pointus sur des auteurs fantastiques : Ann Radcliffe et Edgar Poe.

    En somme, un excellent numéro intergénérationnel (ha !). Félicitations à la direction de Brins.

    Cote 7 / 10

    Je ne sais pas qui a pondu la publicité au dos de couverture pour la Suite du temps de Sernine. Le gag est vraiment bien, félicitations à celui ou celle qui en a eu l'idée !

    samedi 10 septembre 2011

    De tout et de rien, en attendant...

    Raison du silence : la même que pour toutes mes périodes de silence habituelles. Mon 11-Septembre personnel (1), ma dépression à répétitions, que le Paxil contient de moins en moins bien. Mais c'est une chose qui devrait se régler entre mon médecin et moi.

    Quelques modifications à venir au blogue. Ne reculant devant aucune humiliation potentielle, je vais faire des commentaires musicaux. Ah-ha. Ça risque d'être pathétique, puisque je ne connais à peu près rien là-dedans. Ça sera pour partager le plaisir pris à certains trucs.

    C'est mer d'huile côté écriture. Dans les dernières semaines, deux idées se sont pointées timidement le museau dans ma cervelle (titres de travail : Le Prisonnier cathare et l'Enfant courbé). Le projet de nouvelle à quatre mains avec Pierre Charron avance, de mon bord, à très petits pas. Aussi, j'ai repris À Prokhorovka, avec la 331e section antichar, parce qu'après un an dans l'antre de mon ordi, il est temps de lui faire prendre l'air. À la relecture, c'est moins pire que le souvenir que j'en gardais.

    Tiens, parlant écriture. Mathilde Malouin est refusée chez Boomerang et chez Z'ailées. Ma nouvelle chez Brins a subi le même sort. Ça n'a rien à voir avec mon état puisque c'est arrivé après coup. Je devrais peut-être me recycler dans la betterave.

    Côté lecture, c'est mitigé. Dernièrement j'ai lu Hanaken de Geneviève Blouin, plutôt bon, Roman-réalité de Dominic Bellavance, plutôt mauvais, La plume japonaise de Michèle Laframboise, j'ai aimé, La réparation de Katia Gagnon, j'ai détesté, Je voudrais qu'on m'efface d'Anaïs Barbeau-Lavalette, un choc, The Baby Jesus Butt Plug de Carlton Mellick III, je ne suis pas sûr, Solaris 179, du très bon et du très mauvais à la fois, Le chat du rabbin de Joann Sfar, superbe premier tome, plutôt ordinaire par après... Il y aura des commentaires là-dessus dès que je m'y remettrai - ce qui est tautologique, je crois.

    Par ailleurs, Benjamin a raté sa première semaine d'école à cause d'un virus. Il a passé la semaine à la maison avec moi. On s'est bien amusé malgré tout.

    Là je prends du all-bran virtuel pour redevenir régulier.



    (1) Le taux de mortalité est plus faible, mais la chute est spectaculaire, je vous en passe un papier, parlez-en à vos amis dépressifs.


    jeudi 25 août 2011

    Les vacances sont finies

    Benjamin sur la 2e personne qu'il aime le plus au monde, Damour !  Son palmarès : 1° Maman, 2° Damour, 3° Pogo, 4° Chanel, 5° Chinook, 6° Tuffy, 7° Sunny, 8° Poncho, 9° Papa. Il me dit toujours ça avec un sourire irrésistible. Jusqu'à récemment j'étais dixième, mais c'était avant qu'on perde un chat. Tranquillement, aidé par l'attrition, je grimpe l'échelle de son amour ;-)

    Mon gamin avec ses bas sans dessus dessous et sa belle chienne d'amour qui gruge la carpette.

    Aujourd’hui, c'était le dernier jour des vacances. Ça me brise un peu le coeur.


    jeudi 18 août 2011

    Ridley en mode nostalgie

     Ridley Scott va réaliser semble-t-il une suite à Blade Runner.

    On en parle ici et .

    Point positif, c'est tout de même Ridley Scott dont on parle, pas Michael Bay ou Jeannot Swarc.

    mercredi 17 août 2011

    Envieux, moi ?

    Pour la parution de son roman, les collègues de Geneviève Blouin lui ont offert un magnifique stylo en bambou, trouvaille géniale puisque son roman se passe au Japon.

    Me consumant littéralement d'envie(1), je me suis fais un petit cadeau moi-même. Pour la parution prochaine de Pénitence dans la revue Alibis, je me suis offert un très joli stylo en bois d'olivier de Bethléem, un bois aux veines fortes et apparentes.

    La la lalère !




    (1) Ça ajoute à mon caractère, hein ?

    dimanche 14 août 2011

    Week-end à Ottawa


    Nous sommes partis samedi pour un 24 heures à Ottawa. Suzanne courait officiellement son premier 10 kilomètres aujourd'hui dimanche et nous avions décidé de dormir sur les lieux afin qu'elle ne soit pas trop fatiguée au départ de la course.

    Pendant que maman faisait son footing, moi et Benjamin sommes allés au Musée de la guerre, où fiston voulait voir des chars d'assaut, des vrais.

    Très beau musée dans lequel nous avons passé trois heures sans avoir le temps de tout voir. Disons que Benjamin a tellement été impressionné par les chars qu'il a refusé de s'en approcher de trop près. Il a beaucoup aimé sa visite, surtout l'hélicoptère qui l'a fasciné.

    Suzanne a fait son 10k en 1h40 et a fini dernière sur une vingtaine de concurrents. Bravo à elle ! Je suis très fier de ma conjointe.

    Le dossard 3235 et fiston

    Une des Mercedes protocolaire d'Adolf Hitler

    M4 Sherman, M3 Grant, Churchill AVRE poseur de ponts avec stupidement un camion par-dessus (as if), Churchill

    Filant au-dessus d'une poignée de véhicules blindés, un CF-101 Voodoo. Le plus bel avion à mon avis, pour la raison suivante : mes grands-parents habitaient à La Macaza et, du temps qu'il y avait une base militaire, des Voodoo venaient parfois s'y ravitailler et je ne rappelle très bien en avoir vu tourner près de la maison familiale. C'était un  avion prodigieux à suivre dans le ciel.

    lundi 8 août 2011

    S'il pleut à son lancement...

    S'il pleut vendredi prochain au lancement de Hannaken, voici le parapluie rêvé.

    Ça se porte comme ça :





    dimanche 7 août 2011

    La fausse fête de Benjamin

    Avec trois jours d'avance, on a fêté samedi le sixième anniversaire de Benjamin à la maison. Pour l'occasion, nous avions loué un module gonflable qui a eu un  succès mitigé à cause de la chaleur et des autres jouets, dont les fusils jouets et le VTT de Benjamin. Un reportage photo :


    Mon petit parking plein de chars

    Après dîner, on flâne à table en se rappelant les jours d'avant nos enfants !

    La structure gonflable maléfique : des runnings shoes, une casquette, un enfant en moins...

    Ethan et Matthew jouent à la guerre

    Un partie de chez nous, le parking est à droite

    C'est pas la jungle birmane, c'est mon potager de tomates

    Vincent, Tristan, Matthew, Stéphane, Nathan, Benjamin

    Nathan se lance dans la glissade !

    ...suivi de sa maman qui connait un parcours plus difficile ! Ma mère veille au grain.

    Matthew et Vincent, à la guerre comme à la guerre

    Une blonde solitaire qui m'a fait de l’œil.

    Le cri primal de fiston !

    Un gâteau « montréalais » : y avait de la construction dessus.

    Les chevaux, une attraction en soi.

    Déballage de cadeaux. Merci tout le monde !

    Il faisait chaud en diable pour Pogo !