mercredi 27 août 2014

Les Mille mots : le dernier droit !



Encore quelques jours pour participer.
Allumez vos écrans, piochez vos claviers.
Le 1er septembre s'en vient.

Machine à écrire Sholes

mercredi 20 août 2014

Les Mille mots : encore onze jours

Il reste encore onze jours avant la fin du concours de cette année. Le temps passe inexorablement et ne reviens pas, le paradis à la fin de nos jours, etc.

Une nouvelle géniale : grâce à trois généreux donateurs, il y aura un prix monétaire aux Mille mots cette année. C'est fou, non ? Un matin, tu crois tout perdu, puis, tels les rois mages à l'étable, arrivent trois excellentes personnes (une seule que je connais en personne, soit dit en passant), les bras chargés d'or, de myrrhe et d'encens, et voilà que le prix monétaire des Mille mots est non seulement rescapé, mais augmenté. Cette année le premier prix sera de 125 $.

Qui aurait cru ça ? Je suis tellement sidéré que je n'ai remercié correctement aucun d'entre eux. Qu'ils considèrent donc ces quelques mots comme l'expression de ma gratitude la plus sincère.

Comme je disais, encore onze jours !

mardi 12 août 2014

Transformer une faiblesse en avantage

Pour toutes sortes de raisons, et certains d'entre vous connaissez le fond de la vérité, Benjamin est un garçon réservé et timide, qui ne se mêle pas facilement aux autres.

Cet été, il a décider de se remettre au soccer. Il avait tenté l'expérience il y a trois ou quatre ans et, surchargé d'émotions inquiétantes et agressantes, avait abandonné après trois petites séances. Durant la dernière année scolaire, il a recommencé à jouer avec ses copains de troisième année, y a pris du plaisir, et, donc, puisqu'il le souhaitait, nous l'avons inscrit à un cours estival de ballon rond.

Les jeunes du groupe de fiston ont huit et neuf ans. Si quelques-uns ont vraiment du talent et le sens du jeu, d'autres en ont moins et certains quasiment pas. Par contre, talentueux ou non, ils sont tous obnubilés par la balle.

Le ballon se promène sur le terrain entouré d'une nuée de joueurs et de joueuses qui tentent avec enthousiasme et une belle énergie de le pousser vers les buts adverses.

Benjamin, lui, parce que c'est lui, avec ses idiosyncrasies, se tient généralement en retrait de la grappe de joueurs, et placé entre le ballon et ses buts.

Et quand le ballon est propulsé hors de la nuée, comme la navette spatiale de son pad de lancement, qui est-ce qui est là, fin prêt à mettre un terme à la menace adverse ? Benjamin !

C'est un pur défenseur défensif. Il faut pratiquement le fouetter pour lui faire traverser le milieu de terrain. Mais son jeu à la défense fait des flammèches, je vous le jure; c'est un père immodérément fier qui vous le dit. Dans le premier match, il a interrompu 12 attaques adverses alors que son équipe a été outrageusement dominé à l'offensive. Dans les deuxième et troisième, il a bloqué cinq et six attaques, ce qui est pas mal.

De temps en temps, j'entends des : « Wow ! Quel beau jeu ! » admiratifs chez des spectateurs que je connais pas et je suis tout heureux. Même que, lors du dernier match, il a réussi quelques autres beaux jeux défensifs qui lui ont valu des woup-woup de félicitations de son entraîneur et de l'arbitre aussi.

Lors du match de ce soir, un coéquipier de Benjamin, un jeune gars de neuf ans quand même, lui a dit à quel point il le trouvait bon en défense. Et à la fin du match, l'entraîneur-chef de la ligue m'a personnellement signalé que mon fils était un excellent défenseur. Ouf.

Personne ne peut imaginer à quel point c'est bon pour son moral, sans parler du mien !

Reportage-photo:

Haro sur le ballon !!!

Saperlipopette, ils ne viennent plus ?!

La langue sortie, l'Andréi Markov des Jaunes attend l'adversaire.

« Return to sender. »

« Another one bites the dust ! »

Il fallait bien un corner pour voir Benjamin si près du but adverse.

La grâce du mouvement, la déception de l'adversaire !

Et toc, une autre attaque qui ne va nulle part, et vite...

Benjamin au-delà de la ligne du centre, ça vaut bien une photo.

« Me, I'm just a lawnmower - you can tell me by the way I walk. »

 Dans ses yeux, la même flamme qui animait le regard du Rocket (je trouve en tous cas)

jeudi 7 août 2014

Le bout de la graine pris dans le zipper de la tragédie

Il s'en passe des choses moches par les temps qui courent. Rien de bien grave, le mot tragédie est ici une exagération poétique, mais il y a de la douleur.

Après un mois de juillet presque zen, en tous cas sans événements majeurs et déprimants, voici les niouzes pour le début d'août seulement :

- maladie à corps de Lewy, envisagée, quoique pas encore diagnostiquée formellement
- un chien perdu, très probablement mort, la région regorge de coyotes et de pékans

(Les ceux et celles qui ne me supportent pas vont être malheureux d’apprendre que la maladie à corps de Lewy ne s'applique pas à moi. Hélas pour eux ! Mes deux neurones fonctionnent parfaitement bien.)

Pour se mettre un peu de baume sur le cœur, nous avons décidé d'être famille d'accueil pour trois minuscules chatons abandonnés en pleine nuit au milieu d'un rang de la région. Trois jolis petits minous pas encore sevrés. Le rêve ! Des chatons, c'est du pur bonheur ! De la liesse garantie !

Ils sont arrivés à la maison mardi soir. Un gris et blanc, Bouboule, un noir et blanc, Chocolatine, et une mouchetée trois couleurs, Silili.

Vingt-quatre heures plus tard, Silili s'est faite piétinée sérieusement par Damour qui n'a pas aimé sa tentative de se nourrir dans le même plat qu'elle. Damour est une grosse bête pleine, justement, d'amour, mais là, pour défendre son bol, elle a juste mis une patte sur la chatte. Sa patte est large et lourde et Silili a eu la tête fracassée, une patte déboîtée et les poumons écrasés. Elle pissait le sang par la bouche. J'étais seul avec Benjamin à la maison. Méchant traumatisme !

Transportée à toute vitesse chez le vet, il a fallu la faire anesthésier pour cause de fractures crâniennes (elle n'avait même plus les yeux aux bons endroits) et hémorragie interne grave. Côlisse ! 24 h !

- un chat euthanasié

Après s'être comporté avec professionnalisme tout au long de cette crise, les vannes se sont brisées, et Benjamin et moi on a bien braillé, chez le vet et dans l'auto au retour.

Ça n'arrête pas, on dirait,une loop de petits malheurs. 2014, annus horribili.

Comme j'ai dit au début, c'est rien de bien grave au fond. On ne parle pas de cancer ou de truc qui bouleverse une vie. C'est juste comme de se pincer le gland dans le zipper de la tragédie, ça fait mal en ta