jeudi 28 janvier 2010

121. Solaris n° 172

La vie des douze Jésus de Luc Dagenais. Après la multiplication des pains, la multiplication des Jésus. Une bonne idée, un excellent traitement, vif et sarcastique, et pourtant la nouvelle m'a laissé plutôt indifférent. Peut-être parce qu'elle fait appel à un monde, la religion, qui a été évacué de mon univers intellectuel. Aussi, bémol, il y a de légers décrochages dans la narration quand le guide devient très familier avec ses ouailles. 7 / 10

Comme Sasha de Gaël-Pierre Covell. Une puissante créature malfaisante hante le Marais alors que la France est à feu et à sang durant la guerre de Succession d'Autriche. Un texte touffu, lourdaud à de nombreux moments, que j'ai pourtant beaucoup apprécié. 7 / 10

Le masque du clown rouge de Tyler Keevil. On ne fait pas facilement des affaires dans ce Cuba ensorcelé. Une nouvelle banale et sans attrait, un exotisme de pacotille, des personnages incolores, bref, à part une finale assez enlevée, médiocre. 4 / 10

Cold storage de Raymond Dumoulin. Zombies et heavy metal forment ici un très heureux mélange. Le style de Dumoulin me plait énormément. Il a une manière incomparable de créer des ambiances et de mettre ses personnages en scène. Cela dit, je dois avouer que la longue scène de poursuite à la fin était justement ça, longue, voire interminable. La chute est amusante. 8 / 10

La visite du vendredi de Claude Bolduc. Vous avez une petite verrue sur la main ? Ne lisez pas cette excellente nouvelle. Bolduc est un maître. Un texte drôle, une fin grinçante... Vive impression sur ce lecteur-ci. 10 / 10

L'appel de la pluie de Claude Bolduc. Un texte plus atmosphérique (si j'ose dire, compte tenu du titre), de nature plus poétique, auquel je n'ai pas vraiment adhéré. 5 / 10

De l'amour dans l'air de Claude Bolduc.On ne rigole pas avec les philtres d'amour. Mais le lecteur, lui, il rigole bien des mésaventures de Robert, un sceptique de la sorcellerie. Très bonne histoire qui perd un tout petit peu de son rythme à la fin. 9 / 10

Le patient de l'interne Freud de Philippe-Aubert Côté. Dans cette nouvelle, presque tout est bon, bien fait. L'écriture coule, le lecteur est captivé, l'histoire est fascinante et le décor superbement mis en place. Il y a un certain name-dropping auquel l'auteur cède, mais il faut dire que la Salpêtrière, à cette époque-là, était riche en personnalités qui ont fait leur marque par la suite, c'était donc relativement inévitable. Le problème que suscite le name-dropping, c'est que l'esprit du lecteur prend la tangente et se met à vagabonder pendant quelques secondes à chaque fois qu'une personnalité connu fait son apparition, le temps de se rappeler si ses références concordent avec ce que l'auteur nous présente, c'est-à-dire juste assez de temps pour s'extirper du récit un tout petit peu. Rien de rédhibitoire en soi, mais ça aurait gagné à être resserré un peu, là, à mon avis. Ça se gâte seulement à la fin avec une chute intello-littéraire que j'ai trouvé peu convaincante. Pourtant le reste, c'est du bonbon. 7,5 / 10

Deux points pour conclure.

Les derniers mots du commentaire d'Élisabeth Vonarburg sur Suprématie de Laurent McAllister m'ont fait bondir (et dieu sait qu'au poids que j'ai, ça en prend pour me propulser dans les airs). « J'espère, écrit-elle en substance, qu'ayant démontré leur capacité à bien faire du space opera, les auteurs sauront explorer dans leurs prochains romans d'autres concepts, d'autres décors, d'autres problèmes philosophiques et éthiques ». Venant de la part d'une auteure qui depuis longtemps ne fait que de la fantasy (à peu de choses près), on avouera que ça ne manque pas de piquant. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais... Miséricorde ! J'aime mieux lire une bonne histoire de space opera qu'une sempiternelle mouture de fantasy, aussi originale tente-t-on de nous faire croire qu'elle soit (ou qu'elle fut, je ne sais pas trop bien)...

Une bonne note à Joël Champetier pour ce spécial-qui-n'en-est-pas-un-100 %-fiction. J'aime bien la chronique de Mario Tessier, Les Carnets du futurible, érudite et amusante, mais voilà le genre de truc qui pourrait être remisé sans problème dans la version internet de la revue. Moi, je veux des fictions. Beaucoup de fictions. Et, de ce point de vue là, ce numéro 100 % fiction m'a procuré une bien grande satisfaction...

Note 8,5 / 10


30 commentaires:

Elisabeth a dit…

Chaque fois que je lis l'un de tes commentaires sur la fantasy, je tremble à l'idée que tu t'attaques un jour à ce que je fais... ;) Faut avouer que, quand un lecteur part avec l'idée de base qu'il n'aime pas le genre, je crains que ça ne prenne quelque chose de plus solide qu'une première série d'une jeune auteure pour le faire changer d'avis. Mais sait-on jamais...

Gen a dit…

@Richard : lol! Moi aussi le commentaire de la grande dame m'avait fait tiquer.

Pour Cold Storage par contre, je ne comprends pas : je n'ai pas tellement aimé (interminable la poursuite), mais mon chum, comme toi, a trouvé que c'était une des meilleures de la revue. Truc de gars je suppose...

@Elisabeth : Ben... J'aime la fantasy, mais "original" et "fantasy" dans la même phrase, c'est souvent redondant. Du moment où le personnage central est jeune, où il y a une prophétie, où il y a de la magie et/ou des mondes parrallèles, c'est du déjà vu. Ça ne veut pas dire que ce sera désagréable à lire par contre pour quelqu'un qui aime le genre ;)

M a dit…

Remarquez que chaque genre présente ses archétypes et que ça plait quand même à l'amateur du genre.

Aussi, pour Reine de Mémoire, d'E.V., c'est de l'uchronie, et si oui, c'est de la fantasy, c'est très "scientifique" en même temps. Disons que c'est presque de la SF.

Elisabeth a dit…

Je ferai remarquer, sans vouloir vexer personne, que c'est le même principe qu'un polar où il y a des policiers ou un enquêteur, un meurtre, des suspects, etc... C'est du déjà vu là aussi, non ?Y'a des bases à respecter pour chaque genre et je me demande bien ce que vous aimeriez avoir de plus... L'originalité, elle se retrouve ailleurs dans le récit, par les créatures différentes de celles que l'on a déjà vu par exemple... Croyez bien que je ne me sens pas attaqué ici, j'ai un très bon public, mais j'essaie de comprendre pourquoi on reproche toujours à la fantasy de supposément manquer d'originalité alors que la chick litt et le polar par exemple n'en ont que rarement eux aussi! Serait-ce parce que vous en espérez trop d'une genre qui a ses limites, comme tous les autres?

Alamo a dit…

Le problème avec la Fantasy, c'est qu'il y a trop d'auteurs qui tombent malheureusement dans la facilité...

Il y a des oeuvres qui ont mis la barre tellement haute que certains auteurs n'ose même pas tenter de les dépasser (ils n'en seraient simplement pas capable).

Ce qui charme, comme vous le dites Geneviève, ce sont l'approche différente qu'un auteur a de son monde. J'avais d'ailleurs eu la même discussion à Anticipation avec Héloïse Côté.

Certes, ne vous en faites pas, il y aura toujours un lecteur pour ce qu'on écrit, marginal ou pas. ;)


Sur ce je conclus ce commentaire en remerciant Richard pour sa critique habituelle, je dois tellement rattraper mes lectures de Brins et de Solaris...

Allez, au plaisir! :)

Luc Dagenais a dit…

Merci pour les commentaires Richard! =8o)

@Gen: Ouain, ça doit être un truc de gars, moi aussi j'ai beaucoup aimé Cold Storage: Du métal, d'la bière pis des Zombies. Hâstie, on a beau chercher, on a rien trouvé de mieux...

Gen a dit…

@Elisabeth : Chaque genre a ses bases, oui, mais avec du policier et de la chick lit, on essaie pas aussi souvent de faire croire que c'est original. De plus, techniquement, la fantasy pourrait s'en permettre plus que ces deux genres, car elle n'est pas limitée par les logiques de notre monde.

Cela dit, je précise que je joue à l'avocat du diable ici : j'aime beaucoup la fantasy! :)

@Luc : D'accord je note : pour écrire un truc de gars, mettre bière, heavy metal, zombie. Il manquait les pitounes par contre, non? ;p

Elisabeth a dit…

@Genieviève: J'ai mieux compris ce que tu voulais dire quand tu as parlé de «faire croire à l'originalité», ce qui crée alors des attentes qui seront déçues chez le lecteur. Comme je n'ai jamais crié sur les toits que j'écrivais le summum de l'originalité, j'ai peut-être une chance qu'on ne me fustige pas trop ??? ;)

richard tremblay a dit…

@Élisabeth: C'est à cause de la magie que je n'aime pas la fantasy. J'adore les romans historiques, et l'époque médiévale est bien servie par de nombreux auteurs. J'aime donc le décor, mais pas l'aspect magique. cela dit, j'ai adoré les Belgariades il y a de ça très longtemps... et depuis, ce que j'ai lu dans le genre m'a laissé indifférent ou exaspéré (selon la qualité de l'oeuvre). J'ai donc tendance à ne plus rechercher les livres associés à ce genre.

@Luc et Gen : Pas de pitounes, c'est pour ça qu'il n'a pas eu la note parfaite ;-)

Luc Dagenais a dit…

@Gen: J'ai rien contre, au contraire, mais comme je ne suis pas tellement macho, je n'insiste pas la-dessus! ;-b

Gen a dit…

@Richard : Si c'est la magie qui te dérange (et je te comprends totalement là-dessus), je te suggère vraiment extrêmement fortement (c'tu clair que c'est bon?) le cycle de R.R. Martin "A Game of Throne" (en anglais pour pas t'arracher les cheveux devant la traduction par contre). La magie est peu présente et très difficile mettre en oeuvre.

Et en fait de monde médiéval bien représenté, l'historienne a dû s'incliner bien bien bas en lisant ça!

Gen a dit…

@Elisabeth : Oui, c'est le "faire croire" le problème. Et on t'a pas fustigué que je sache, non? ;)

Personnellement, j'ai récemment lu les cinquante première page de ton tome un, debout dans une librairie (je fais toujours ça avant de m'embarquer dans une série). J'ai bien aimé ton style d'écriture, mais je n'avais pas envie de ce genre d'histoire de fantasy là à ce moment là. (Je peux même avouer pourquoi : les personnages de jeune-femme-timide-mais-forte, j'en fait une overdose pour le moment).

richard tremblay a dit…

@Gen : J'achète la série de Martin au fur et à mesure que les tomes sortent en poche. J'aime Martin. Mais j'attends qu'il ait terminé sa saga (s'il vit jusque là) avant de commencer à la lire.

@Élisabeth : Ton roman commence à me faire les beaux yeux, là, sur ma petite table de salon. Je crois que je vais me laisser tenter... Suzanne m'en a dit beaucoup de bien.

Gen a dit…

@Richard : Hé que t'es sage! Attendre la fin de la série... j'aurais dû faire ça! ;)

Guillaume Voisine a dit…

"J'aime la fantasy, mais "original" et "fantasy" dans la même phrase, c'est souvent redondant.", disait Gen (j'imagine que tu voulais dire contradictoire et non redondant).

Esssaye La Horde du Contrevent, d'Alain Damasio. C'est flabergastant. De la fantasy sémiotique (genre). Je vais en parler sur mon blogue dans quelques semaines.

Gen a dit…

@Guillaume : lol! En fait, je voulais bien dire "contradictoire", mais "redondant" n'était pas faux non plus : la première chose qu'on nous dit à propos d'un truc de fantasy c'est "c'est tellement original". Ça vient long à la longue.

Je note ta suggestion... et j'attendrai ta critique avant de retourner bouquiner ;)

(Toute cette discussion sur la fantasy vient de me donner une bonne idée d'histoire de fantasy! lololol)

Gen a dit…

D'ailleurs, en fait de fantasy réinventée, Mieville (dont j'ai parlé cette semaine) était pas pire non plus. Ça manquait d'action, mais bon...

richard tremblay a dit…

J'espère qu'on aura compris que je ne méprise pas la fantasy. Elle a ses poncifs et ses archétypes, il y a des auteurs médiocres et sans doute de très bons. De bons romans et des poches, c'est juste que c'est c'est un genre qui ne m'attire pas.

Parlant de romans de fantasy : je m'en voudrais de ne pas signaler Rêve de fer de Norman Spinrad, une uchronie de fantasy qui raconte ce qu'aurait écrit Hitler s'il avait été un hacker de fantasy. Troublant et songé.

richard tremblay a dit…

@Gen : t'es encore à la réception ce matin ???

Gen a dit…

J'y étais entre 10h et 11h. Comment t'as deviné? ;p

Frédéric Raymond a dit…

Assez tentant le roman de Spinrad. Je note.

De mon côté, mes préjugés vont surtout du côté du polar plutôt que de la fantasy. Je suis quasiment incapable d'apprécier un polar, même s'il est écrit par un auteur que j'apprécie (par exemple David Morrell) ou que je connais (pas de name dropping). Chu juste pas capable.

Frédéric Raymond a dit…

J'oubliais, c'est vrai que zombie, métal et bière, c'est gagnant. Notez que les zombies peuvent être remplacés par du sang en quantité ou autres mutilations et que la bière peut être remplacé par des pitounes. Mais on ne remplace pas le métal. Faut que je me trouve une copie de ce Solaris au plus vite.

Elisabeth a dit…

@Geneviève: Je n'ai jamais dit que vous m'aviez fustigée ;) mais j'avoue craindre un peu de l'être. (moue dubitative). En fait, comme je l'ai mentionné, je cherche plutôt à comprendre ce qui motive vos espérances ou vos déceptions face au genre. Comme j'ai l'intention d'écrire encore de la fantasy, autant apprendre et faire mieux tout en répondant à certaines demandes si c'est possible. Si vos commentaires me permettent de me dépasser et de produire LE livre qui sort de l'ordinaire, je serais bien folle de jouer à la vierge apeurée en lisant vos critiques plutôt que de profiter des pistes de solutions que l'on me donne... Et je n'ai aucun problème avec le fait que tu remettes mon livre en tablette ou même que tu choisisses de ne jamais le lire. Je ne choisis pas les gens avec qui j'ai envie d'échanger par rapport à leur degré d'amour envers mes écrits mais plutôt pour ce qu'ils peuvent m'apporter en tant qu'individu ;) J'aime échanger avec mes «fans» mais ce n'est jamais aussi instructif qu'avec les blogueurs qui gravitent autour du métier...
@Richard: Si tu a l'intention de lire la série au complet malgré la magie, envoie-moi un courriel, j'ai quelque chose à te proposer... ;)

Gen a dit…

@Elisabeht : Je ne pense pas que ça va arriver. Justement parce que tu ne prétends pas avoir réinventé le genre, juste avoir écrit une bonne histoire :)

Si tu veux un aperçu des clichés de la fantasy qui tombent sur les nerfs des amateurs du genre, Vincent avait fait un excellent post à ce sujet sur mon blog, qui a été suivi d'une belle discussion. Je m'excuse auprès de l'Ermite de m'annoncer chez lui (désolée Richard!) et je te colle le lien : http://laplumeetlepoing.blogspot.com/2009/07/les-lieux-communs-du-fantastique.html

Elisabeth a dit…

@Merci pour le lien! Et au plaisir d'en rediscuter ensemble... ;)

Philippe-Aubert Côté a dit…

J’avoue ne pas saisir le sens de cette remarque sur le commentaire d’Élisabeth Vonarburg, ni en quoi celui-ci, pour plusieurs autres blogueurs ici présent, semble choquant. Quel est le lien avec la fantasy? Un petit éclairage de ma lanterne serait le bienvenu :-)

Elle écrivait, je cite avec la revue sur les genoux: « J’espère à présent que, après avoir démontré leur capacité à faire aussi bien que les Américains ou que les Anglais dans le domaine du space opera, ils [Meynard et Trudel] sauront explorer dans leurs prochains romans de science-fiction d’autres concepts, d’autres décors, d’autres problèmes philosophiques et éthiques. Ils en sont plus que capables. »

Je ne cite pas ce qui précède, mais au début de ce paragraphe, E.V. mentionne qu’elle a été intéressée par les ambiguïtés morales présentées par les personnages de Suprématie (le héros comme les méchants usant tous les deux de procédés douteux pour arriver à leur fin) mais que ces ambiguïtés étaient irrésolues — je ne sais pas si elle veut dire « laissées pour contre » ou « pas assez creusées ». Je crois y comprendre que le roman présentait des interrogations sur le plan éthique et moral qu’elle aurait voulu voir développées davantage — et sa conclusion affirme seulement que Trudel et Meynard ont tout ce qu’il faut pour y arriver et qu’elle aimerait les voir répéter l’expérience, en creusant davantage, cette fois-ci. Bref, je ne vois rien de choquant dans son commentaire. On pourrait même y voir qu’elle en redemande : « je veux voir d’autres décors, d’autres concepts, d’autres questions éthiques traitées par Trudel et Meynard, parce que ce sera sûrement très intéressant compte tenu de ce qu’ils nous ont montré dans leurs précédentes collaborations. » Ce avec quoi je serais d’accord, j’adore les travaux de leur duo.

Gen a dit…

Ah tiens... Ce n'est pas tout à fait comme ça que je l'avais perçu... Sur le coup, j'avais eu l'impression qu'elle espérait autre chose au lieu d'en vouloir plus dans la même veine...

Je vais aller relire le commentaire, PA :)

Anonyme a dit…

Personnellement, j'y vois un commentaire d'encouragement à aller plus loin, à faire différent. Un bon mot, certes, mais un bon mot drôlement paternaliste (ou "maternaliste" ?). Mais je me trompe peut-être aussi ? En tout cas, c'est assez ambigu pour provoquer une discussion ; ce qui n'est pas mauvais, loin de là. D'ailleurs, il y a toujours plus de réactions par rapport aux revues de nouvelles qu'aux livres que tu commentes, Richard. C'est intéressant comme phénomène, quand même !

El kèb E. Coi

claude b. a dit…

Merci de cette appréciation, Richard. Pour employer un cliché, je dirais que j'essaierai de faire mieux la prochaine fois!

Pour ce qui est des clichés dans les littératures qu'on aime, on peut s'en permettre si on s'adresse à un public moins expérimenté, moins aguerri. Mais plus on s'adresse à un public spécialisé, moins ils sont tolérés (et plus ils peuvent paraître ridicules), l'extrême étant une pensée du genre «pourquoi écrire une histoire s'il en existe déjà, ici et là, quelques dizaines à peu près pareilles?».

Chaque écrivain a sa place quelque part dans cette palette.

claude b. a dit…

Et pour rester assez proche de ce numéro 172, te voilà en mesure, Ermite aux mille mots, de voir dans quelle mesure une nouvelle comme «De l'amour dans l'air» a été vraiment recréée dans le récit graphique de la Machine du Bonhomme Sept-Heures. Pété, non?