Le numéro s'ouvre sur un texte intéressant de Stanley Péan qui parle de la genèse de son roman Zombi Blues. Et il se poursuit avec trois fictions backaback :Mille et une minutes de Dave Côté. Le narrateur, assailli dans son véhicule d'exploration par des zombies, tente de négocier un sauvetage avec son QG sur la base d'information qui sont entre ses mains. Pour lui, ça ne se passera pas comme ça. Une jolie réussite avec une chute qui m'est apparue un peu abrupte. 7,5 / 10
La peine de vie d'Alain Jetté. Un "mort-vivant" erre dans la ville en proie à l'angoisse de sa nouvelle condition. Beau texte sur l'angoisse et la mort, malheureusement déparé par une explication quasi-simili-technique très naïve et qui a laissé ce lecteur-ci en mode incrédule. 6 / 10
Les zombies dans nos campagnes de Guillaume Voisine. Par accident un gaz est délesté dans la campagne, transformant les habitants d'un village en zombies que Romero n'auraient pas reniés. Quelques personnages tentent de s'en sortir. Sur un canevas classique, Voisine raconte une bonne histoire, avec des personnages bien campés et des événements bien amenés. C'est du divertissement mais super bien fait. Par contre, un gros, très gros bémol, la fin est garrochée et incomplète, Elle ne m'a pas satisfait le moins du monde. J'ai eu comme l'impression que l'auteur en avait eu assez de ce texte, ou encore qu'il s'agissait de la première partie d'une nouvelle encore plus longue (si oui, la suite presto). Pourtant, jusque-là, ça baignait terriblement. 7,5 / 10
Les chroniques habituelles suivent. Notons la couverture très réussie, oeuvre de Valérie Bédard : un hommage zombie à Jean-Paul Lemieux.
Un bon numéro. 7 / 10
J'ajoute ce qui suit le lendemain de la publication de ce billet. Pour qualifier la fin du texte de Guillaume Voisine, j'ai utilisé une expression malheureuse, "garrochée", ce qui laisse entendre de la part de l'auteur une part d'insouciance et de négligence que je ne lui soupçonne pas. Les mots dépassent parfois la pensée, et je présente à Guillaume mes plus plates excuses.
14 commentaires:
Pour ma décharge, Richard, j'accuse l'éditeur, qui a coupé les deux dernière phrases de ma nouvelle! (Je dis ça à la blague, mais c'est totalement vrai, les deux phrases finales ont été chopées).
Bon, c'est pas trop grave, et ça nous est déjà arrivé chez Brins d'éternité, je comprends donc très bien. Disons que j'ai été chanceux que l'avant avant dernière phrase de ma nouvelle ferme de façon correcte le texte, même si ce n'est pas ce que j'avais prévu. (La véritable fin, d'ailleurs, ici, en primeur exclusive, en commençant avec la dernière phrase apparaissant dans la revue : "Malgré toute sa bonne volonté, il doutait que ce serait aussi simple que semblait le penser Stéphane. Cette nuit, il en avait la certitude, ne se terminerait jamais. Il ferma les yeux.")
Comme j'ai tenté à ma manière de l'exprimer dans cette fin coupée, c'est que je suis bien conscient que le texte ne se *termine* pas vraiment. J'étais rendu à 30 pages pour une nouvelle prévue pour un fanzine, et puis bon, je me suis: wô là! C'est une des rares fois où je n'arrivais pas à la fin d'une histoire. Dans ma tête, et probablement dans celle du lecteur aussi, ça continue, cette histoire là, c'est même loin d'être terminé.
Je serais tout à fait prêt à écrire une suite (probablement en focalisant la narration sur Lucie, par contre), éventuellement. J'ai déjà quelques idées de retournement. Je m'y mettrai dès la première neige, tient, question d'être dans l'ambiance :)
Hi, hi ! Dure, dure, recevoir la critique !
JC
Non, non : j'accepte la critique et la trouve juste (dans ce cas-ci); cependant, qu'on me parle de la fin qui ne fonctionne pas alors que je sais qu'elle a été amputée, même un tout petit peu... Muh, je devais en parler ;)
Si ça peut t'encourager, Guillaume, je trouve que ta réaction est parfaite. D'ailleurs, c'est gentil de donner aux lecteurs la fin dont ils ont été privés :)
... et là on a la preuve que l'ermite ne touche pas de dessous de table : après les fleurs, il t'a envoyé le pot ;)
Difficile de lui en vouloir : on sait qu'il veut juste qu'on s'améliore.
@Guillaume : Cette nuit, j'ai mal dormi car je trouvais que mon commentaire sur la fin de ton histoire était injuste, tout spécialement l'utilisation de l'épithète "garochée", ce qui implique une idée de je-m'en-foutisme de la part de l'auteur. Je me suis levé en me disant que j'allais rectifier le tir avant la cohue des lecteurs. Hélas. Tout le monde a déjà lu. Je suis désolé et je vais quand même tenter de corriger.
Les mots dépassent la pensée parfois.
Merci de nous révéler la fin de l'histoire, mis je persiste à penser que cette histoire n'a pas trouvé sa véritable résolution.
@ JC : oui, oui, la critique était dure, mais elle était surtout maladroite dans sa formulation et injuste pour l'auteur.
@ Gen : tu as raison, la réaction de Guillaume est parfaite de retenue.
@Richard : Garochée est pas si pire. Tu as pas dit "bâclée" quand même :P
Merci pour tes excuses, Richard, mais elle ne sont pas nécessaires. Il était question, après tout, de tes *impressions* sur mon texte, et ça t'appartient complètement. Vraiment pas de rancune, donc!
Cela dit, ça amène une discussion, et c'est toujours intéressant :)
J'adore ce genre de critique qui s'excuse.
Oui, c'est un genre que j'essaie de créer. Le critique qui présente ses excuses.
Commenter est un art qui s'apprend...
Tout omme signer ses ommentaires s'apprend aussi ;-)
As-tu remarqué comme la fin de la nouvelle à G. Voisine ressemble à ta propre nuit? Quand la fiction rejoint la vraie vie… Coudon, c’est-tu arrangé votre affaire?
El Kèb E. Coi ;)
Je suis désolé pour ce qui arrive... c'est de l'expérience et dans le futur Clair-obscur fera approuver les épreuves avant publication par les auteurs... j'essaie portant d'être le plus rigoureux possible avec les textes des auteurs... je suis confus...
Encore mes plates excuses à Guillaume!
Comme je disais dans mon message, F-B, ça nous est arrivé aussi, à Brins, et je sais que c'est plate, mais c'est pas la fin du monde, surtout si ça t'incite à améliorer encore la qualité de la production de ta revue !
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