Sur le site même, je suis tombé en pays de connaissance. Je reconnais sans problème des gens qui me sont familiers alors que je les vois pour la toute première fois en chair et en os : Ariane, Claude, Carmélie, Guillaume, Émilie, Jonathan, Caroline, Isabelle, Chantal (dite Chula) et spécialement Pierre...
Ça crée une étrange dynamique, on est dans une sorte d'intimité immédiate. On se connaît. Se voir en personne, c'est comme renouer.
Je fais aussi la rencontre d'auteurs de la première équipe de Requiem/Solaris : Daniel Sernine, René Beaulieu, Guy Sirois, des gens de ma génération, des vieux avec des cheveux gris en quantité non-négligeable sur la noisette.
J'ai assisté à trois panels : SFF et mainstream, l'illustration de l'imaginaire, uchronies et univers tordus, qui me font dire qu'il ne faut jamais mêler des universitaires avec des écrivains. Donner une tribune à un universitaire, aussi bien intentionné fut-il, c'est comme donner un os à un chien affamé... après on n'est plus capable de le reprendre.
Je m'étais fait beau, selon les préceptes de Guillaume Houle, espérant rencontrer justement Guillaume pour lui parler d'un petit projet que j'ai à propos de zombies. Il était occupé et la seule occasion que j'ai eu de lui parler, c'est quand je suis parti et encore là il était occupé. Bon. Enfin. La prochaine fois.
C'est fou le web. Un exemple : Parmi les participants, j'ai reconnu Éric Gauthier, l'auteur d'Une fêlure dans le flanc du monde qui est dans ma pile de livres à lire. Ma foi du bon dieu qu'elle n'a pas été ma surprise quand c'est lui qui est venu me voir en me demandant si j'étais bien l'ermite de Rigaud. Wow. Ça m'a souffé comme une bougie. On a jasé quelques secondes à peine parce que tout ce que j'arrivais à articuler, c'était euh euh euh... comme un imbécile.
J'ai pis un tout petit nombre de photos, ce que je regrette. Félicitations à l'équipe qui a organisé le congrès. C'était très réussi à mon avis.
18 commentaires:
Il y a quand même pas mal de monde.
J'ai été très content de te voir.C'est de valeur qu'on n'ai pu aller souper ensemble. J'ai fouiné mais tu n'étais plus là. Il y aura certainement d'autres ocaasions.Je le souhaite fortement. C'était "feeling" de rencontrer tous ces gens que l'on connait virtuellement et aussi d'en rencontrer de nouveaux. Alors on se dit à la prochaine. Sans aucun doute!C'est plus facile de s'exprimer de visu qu'avec cette boîte de commentaire de Blogger ;)
@Pat, il y avait un peu plus de 50 personnes semble-t-il.
@Pierre, à Québec on ne se manquera pas. Et si tu viens à l'atelier d'Élisabeth, ça nous fera une chance de plus.
Bonjour Richard! Je vous ai croisé mais comme j'étais avec ma copine, je n'ai pu la délaissé cruellement dans un congrès de SF (ce serait vraiment chiant de ma part de faire ça, elle qui n'aime pas la SF...)
Mais j'étais bien content de vous y voir et par le fais même que vous assistiez à ma table-ronde et je vous le concède... Mêlé un universitaire lors de ma première expérience, c'étais trop... La prochaine fois je réclamerai de Guillaume qu'on me laisse choisir des panélistes "écrivains" seulement... ;)
J'espère cependant que vous avez tout de même eux du plaisir à y assister et que j'aurai la chance de vous croiser à Boréal 2010!
Au plaisir,
Alamo
Mon commentaire ne s'adressait pas à l'endroit des modérateurs, mais bien au fait que les docteurs et doctorants sur deux des panels auxquels j'ai assisté ont une science et une préparation innées pour ce genre de débat, qu'ils ont l'habitude de couper les cheveux en quatre et que couper les cheveux en quatre, ben, ça prend du temps et du temps et du temps...
Le panel que tu as animé était vraiment bien. La preuve, je suis resté intéressé jusqu'à la fin, même si j'avais le goût de me lever et de dire à Gaudreault de laisser un peu de place aux autres. C'était un expert trèes connaissant et intéressant dans ce qu'il avait à dire. Mais il prenait un peu de place, disons.
L'expérience de Boréal a été extraordinaire et j'espère bien qu'on se reverra à Québec.
Je tutoie spontanément les gens sur mon blogue, j'espère que tu n'y vois pas d'inconvénient.
Je suis tout à fait d'accord avec toi, disons qu'étant à ma première expérience à vie de table-ronde (en plus j'animais!) je n'osais pas trop couper Marc... Mais j'aurais dûs et avoir à répéter l'expérience, je n'hésiterais pas à le faire! :)
" Donner une tribune à un universitaire, aussi bien intentionné fut-il, c'est comme donner un os à un chien affamé... après on n'est plus capable de le reprendre." ^-^ Je la note.
Le pire, c'est qu'on connaît bien Marc, et qu'il est ultra simple. Mais, c'est le problème avec les passionnés, dès qu'on les confronte à leur champs de recherche, ils partent dans un autre monde... Tout à fait en lien avec les univers parallèles, quoi! Bref, Marc fait un tabac dans les colloques littéraires, mais Boréal n'était peut-être pas sa place. Dommage que tu n'aies pas assisté au pannel suivant, sur la mort et le rêve, parce qu'il y avait là un autre doctorant uqamien, Pierre-Alexandre Bonin, qui a séduit tout le monde avec son explication (compréhensible) de l'oeuvre de Stephen King.
Tes photos sont superbes, au fait!
À mon premier Boréal, si je n'avais pas été accompagné (par le sieur Sirois d'ailleurs), je pense que je n'aurais jamais osé entrer.
Mon commentaire interpellait aussi JL Trudel, qui a comme éteint le débat de son panel par un long historique très intéressant mais inapproprié à ce moment-là. Mathieu et Émilie ont été soufflés, et je crois que Claude se demandait ce qu'il faisait bien là.
Tu as raison, ce sont des gens passionnés, articulés, drôles même (Gaudrault et Trudel ont fait rigoler l'assistance tous les deux avec des remarques amusantes). Ce sont tous les deux des pros de la prise de parole. Trudel enseigne en plus, c'est un super pro.
Mais - je le répète - ils ont été tous deux, et les deux panels aussi, très intéressants.
Pour les photos, j'étais dans un jour de grâce.
Je me sens vraiment privilégiée d'avoir pu y assister, et surtout je me réjouis d'y être allée accompagnée. Je te trouve très courageux d'y être allé seul, ce n'est pas évident.
Au plaisir de se voir à Québec!
C'est Suzanne qui m'a motivé à y aller. Mon réflexe, vendredi soir, c'était de tout annuler et de rester dans ma tanière. Elle a trouvé les mots qu'il fallait pour que je parte, genre : Envoèye, diguidine...
Je rigole, mais sans elle, je n'y serais pas allé.
Avoir su que tu étais nerveux à l'idée d'y aller seul, je t'aurais accompagné :)
Ça m'aurait aidé c'est sûr.
Désolé de n'avoir pas eu le temps de te dire bonjour, Richard, mais j'ai à peine cessé de courir de toute la semaine.
Tiens, tout d'un coup, j'essaie de me souvenir de ma première participation à une table ronde dans un congrès --- et je n'arrive pas, aïe! C'est sans doute vrai que je suis un pro.
Cela dit, je me sentais un peu nerveux (moi aussi!) en arrivant à Boréal in medias res et faire l'historique d'un sujet peut devenir une façon de gérer la nervosité quand on se retrouve sur un panel et qu'on doit répondre à une question à l'improviste.
Je suis conscient que la discussion n'a pas décollé par la suite, mais je ne suis pas entièrement convaincu que c'était uniquement de ma faute. Je suis aussi écrivain; quelque part, il fallait m'interpeller comme écrivain, pas comme universitaire.
Toutefois, notons bien que les organisateurs de Boréal 2009 ont obtenu des subventions de l'UQAM pour tenir quelque chose de plus ou moins universitaire. Alors, il fallait bien que les tables rondes le reflètent au moins un peu...
Bien entendu, mon point de vue est strictement personnel. Il y avait un déséquilibre dans les panels.
Et puis il n'y a pas que toi qui enseigne, Mathieu aussi est un enseignant (inactif pour le moment.)
J'aurais aussi aimé te dire bonjour mais ce sera à Québec en mai. J'ai zyeuté ton horaire anticipatif, c'est encore miraculeux que tu aies survécu !
Juste une petit merci pour les photos. Ça m'a permis de revoir des visages connus (dont Guy Sirois et René Beaulieu).
Bonjour!
j'ai aussi été contente de vous rencontrer en vrai ;) Mettre un visage sur une personne, c'est toujours agréable! Surtout quand on participe pour la première fois à un événement de la sorte (comme c'était aussi mon cas) et qu'on a peur de n'y connaître personne, et qu'on a la surprise de reconnaître des gens connus avec qui on discute sur Internet ;)
note qui pourrait vous intéresser : pour votre photo avec Daniel Sernine, Guy Sirois et Benoît Simard, le gars en arrière est Pierre-Alexandre Bonin... il fait des critiques de livres, entre autres sur Stephen King... c intéressant, pas universitaire et bien rédiger... son blogue : http://lireetrelire.canalblog.com
Au plaisir,
peut-être à Boréal l'an prochain?
Marie :D
Ça a été aussi un plaisir de te rencontrer, même brièvement. Merci pour le lien vers le blogue de Pierre-Alexandre Bonin que j'ai ajouté à mes liens et que j'ai identifié sur la photo.
Carmélie et Ariane m'avaient dit aussi beaucoup de bien de ce jeune gars.
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