Le blogue du fanzine se trouve »»» ici.Cinéphiles de Guillaume Voisine. Une race d'êtres incorporels s'intéresse aux émotions humaines. Qu'arivera-t-il quand elle s'en lassera : cessera-t-elle d'exister ? L'auteur a écrit une nouvelle qui m'a laissé une très forte impression. L'écriture est parfaitement maitrisé et le ton, imperturbable. 10 / 10
Noir festin d'Ariane Gélinas.Une jeune femme tente de se libérer de l'influence néfaste que sa mère et l'amant de celle-ci ont sur elle. Sur son thème favori de l'enfermement, Ariane Gélinas livre une nouvelle puissante et fortement intériorisée. Du fantastique centré sur les personnages. Angoisse au rendez-vous. 10 / 10
Mevinder de Vincent Filion. Je n'ai rien compris à cette histoire cryptique. Pourtant j'ai adoré cette courte déambulation dans un imaginaire étrange. 8 / 10
Le numéro est complété par deux poésies (je n'en parle pas, la poésie et moi, c'est comme des poux sur la tête d'un chauve), un cadavre exquis (exercice d'un intérêt limité) et un essai intéressant mais pointu sur Antonin Artaud.
Il y a un flottement quant au positionnement de ce fanzine : sf ou avant-garde. David Berthiaume-Lachance choisit l'attaque sur les deux fronts. Je ne suis pas sûr que ce soit une super bonne idée, mais enfin, affligé par un long passé d'erreurs de jugement, je risque donc me tromper encore une fois. Je pense simplement que les amateurs de sf ou d'avant-garde risquent fort de disconvenir (1) et de ne plus savoir sur quel pied danser. Qui vivra verrat, comme disait la truie.
À mon avis, Ariane Gélinas et Guillaume Voisine sont les deux plus talentueux auteurs de cette nouvelle génération d'écrivains de l'imaginaire qui compte aussi Mathieu Fortin, Jonathan Reynolds, Pascale Raud, Caroline Lacroix, Pierre-Luc Lafrance, Philippe-Aubert Côté, Dave Côté et quelques autres...
Le style d'Ariane Gélinas est reconnaissable et ses nouvelles abordent souvent les mêmes thèmes : l'enfermement, l'exclusion, le désir de partir ou de fuir, l'insoumission... Tout ça est maitrisé, bien qu'avec une légère tendance au détail qui fait surcharge et à l'emploi inutile de termes surannés. Quand on lit un texte de cette auteure, on retrouve immédiatement sa petite voix; on sait que c'est elle. C'est la marque d'un véritable écrivain.
Quant à Guillaume Voisine, sa manière est plus éclectique et protéiforme. Mais encore là, on a affaire à un jeune auteur extrêmement doué.
Départ canon pour Asile. 8 / 10
(1) Ce verbe là ou un autre, hein, du moment qu'on se comprenne.
8 commentaires:
Peu importe le front, tant que la danse y est.
Vas-tu commenter bientôt le dernier Brins d'éternité ?
CL
J'ai lu ce numéré de Asile et je te rejoins sur ton appréciation. C'est un excellent numéro avec d'excellents auteurs et j'adore ce Fanzine , j'aime ce genre littéraire.
CL : BdÉ est dans ma slush pile avec Solaris, Horrifique, Station Fiction, Alibis...
Pierre : Si je me rappelle bien tu en as dis du bien dans ton blogue. Alors oui on se rejoint là-dessus.
Que de fleurs!
J'imagine que je vais devoir songer à augmenter le montant de mes pots-de-vin, si je veux que les bonnes critiques continuent ;)
Je vais ouvrir un compte Paypal ;-)
Par ici la bonne soupe.
Je vous seconde, Pierre et Richard. Moi aussi, j'ai adoré Asile no. 1. Particulièrement la nouvelle d'Ariane Gélinas, qui me hante encore.
Un bémol par contre au niveau des poésies, qui me rejoignent moins. Je carbure plutôt aux nouvelles, mais c'est une opinion très personnelle.
Je reviens tout juste de vacances et je viens seulement de prendre connaissance de tes très sympathiques commentaires sur ma nouvelle et mon écriture...
Sincèrement, merci (et à Isabelle et Pierre aussi).
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