Sous le thème obscurité, la revue nous présente six fictions.Le Père Noël d'Arthur Z. Balogh. Des extraterrestres répondent à l'appel d'une petite fille qui croit encore au Père Noël. Ce court texte tout à fait charmant est écrit dans un drôle de français qui lui donne un charme certain. 9 / 10
La nuit tombe sur Sherwood d'Olivier Boile. À la fin de ses jours, Robin des Bois se remémore sa vie, les idéaux, les enjeux et la réalité n'est pas celle du mythe. Un déboulonnage longuet et sans intérêt. Je n'ai pas embarqué. 4 / 10
Par-delà le sang de Cyril Carau. Pour exorciser son frère du vampirisme qui le mine, Gabriel l'emmène en Afrique noire y subir un rituel terrible. Ensemble ils affronteront des hordes de vampires. Très gothique, surchargée de détails, cette nouvelle ne m'a pas plu, mais alors pas du tout. L'atmosphère est prenante, mais il y a quelque chose dans le style de Carau qui me semble artificiel. J'ai au moins appris un mot nouveau : smaragdine. 3,5 / 10
Hypermarché de Nicolas Chapperon. Amédée aime bien faire ses courses au centre commercial Univers. Une courte nouvelle sur le commerce et la capacité de rêver encore. Je me suis bien amusé et j'ai ri à quelques reprises. Bravo Chapperon. Chapeau aussi pour la notice biographique, l'auteur y fait de l'ironie sur ces auteurs qui ont fait 36 métiers. 10 / 10
L'apprentie d'Aurélie Ligier. La Grande Faucheuse doit entraîner sa remplaçante, Lucie, qui elle doit apprendre ce que c'est que la douleur de la mort. Un beau texte, d'une écriture très aboutie. Jeune auteure à suivre. 9 / 10
Ondulations dans l'obscurité d'Aleksandar Ziljak. Le thème de la première rencontre entre races, mais du point de vue des extraterrestres. C'est prenant et très réussi. 8 / 10
Moins fort que les précédents numéros. Les deux nouvelles les moins intéressantes sont les plus longues. 6,5 / 10
4 commentaires:
Je serais même plus critique que toi encore avec ce troisième numéro. "Très" ordinaire, voire saboté par les deux principales nouvelles. ("Saboté" créera-t-il une autre polémique ?)
Hypermarché de N. Chapperon — dans mon livre à moé ! — ne mérite pas une note parfaite, mais se démarque tout de même du lot. Ondulation dans l'obscurité d'A. Ziljak est plutôt réussie également… Oui, plus j'y repense, et plus je l'aime. Le Père Noël d'A. Z. Balogh… Un gros bof ! Et un rebof ! Pour le reste, même L'apprenti d'A. Ligier, ça ne m'a trop pas impressionné.
J'espère que le trois ne fera pas le mois comme on dit, mais que c'était plutôt un pas en arrière pour mieux rebondir ??? Ou quelque dans le genre.
J'avoue que je terminais à peine de lire le Brins d'éternité 24, et la comparaison m'est apparu très flagrante : deux fanzines (je déteste ce mot !), certes, mais une de pro et l'autre d'amateur !
El Kèb E. Coi
Cher El Kèb, les deux longues nouvelles sont le point faible de ce numéro. Mais les courtes sont pas mal et préviennent le naufrage.
Tu as des opinions bien tranchées, j'aime ça. Tu devrais te partir un blogue !
Nota : Y a pas eu de polémique. J'ai présenté mes excuses à Guillaume parce que c'était la chose à faire. Guillaume n'a rien demandé.
Je sais bien, c'était une tentative d'humour.
El Kèb E. Coi
J'ne connaissais pas cette revue, et je viens de lire les trois premier numéro d'un coup. Dans l'ensemble, c'est de qualité, je trouve. C'est vrai toutefois que le trois (que j'ai lu en premier…) est plus faible. Mais j'ai aimé.
JC
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