Comme dans tout bon roman qui se respecte, un homme – un seul – a compris le danger et se donne la mission, avec l’aide de quelques amis qui ont à cœur la défense des intérêts de l’homme, d’être l’agent 007 du yogourt et de démasquer les méchants fermenteurs. Si le rythme s’accélère et devient définitivement plus intéressant en deuxième partie, la première section du roman est plus répétitive et quelquefois ennuyeuse. Entendre des scientifiques, et j’en suis une, remâcher entre eux des concepts scientifiques laisse deviner que l’auteur veut s’assurer que tous les lecteurs ont bien compris ses idées (et elles se tiennent, il faut bien l’avouer).
La deuxième section est nettement plus dynamique bien que le côté scientifique y soit assez développé pour que le lecteur s’y retrouve sans avoir lu la première partie.
La fin est riche en rebondissements qui nous tiennent en haleine. J’ai un petit bémol quant à l’explication finale. La vraie raison d’être de ces fermenteurs menteurs est un peu tirée par les cheveux. C’est d’une ampleur qui ne cadre pas avec le rythme et l’emphase du roman.
Et que les obèses se rassurent : vous pouvez perdre du poids en mangeant du yogourt sans crever puisque celui du roman a été retiré du marché, et ce grâce à notre agent nutritionniste vigilant. En passant, si vous aimez ce roman, l’auteur s’assure de mettre en référence de bas de page plusieurs de ses romans. Comme ça, si vous développez une dépendance (comme au yogourt), vous n’avez plus qu’à aller les acheter…
Ainsi s’exprime l’ermitaine.
Régime mortel
Éric Nataf
Odile Jacob Thriller, 2009
édition originale 2008
559 pages
17,50 $

3 commentaires:
Bonne premier critique, ermitaine ;) Contente de te lire! :)
(Cela dit, le roman a l'air mauvais... 300 pages pour exposer une situation dans un thriller, ça tue mon intérêt...)
Bienvenue chez vous!
Ah bin, merci l'Ermitaine, et enchanté :). Oui comme le dit Gen, 300 pages me semblent beaucoup pour parler de science dans un roman. Enfin, le tout a l'air quand-même intrigant... Après tout, ce n'est pas comme si, dans la réalité, les grands groupes agro-alimentaires ne faisaient pas tout pour vendre...
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