2
Nombre d'oeufs que notre dinde (Gloue) a pondu cette semaine. Ce sont ses premiers. Wou hou ! Une dinde pond une douzaine d'oeufs par année, semble-t-il. Nous sommes très fiers.
3
On est confinés à la maison comme tout le monde. Suzanne, Benjamin et moi.
20
Date de l'arrivée du printemps et de mon anniversaire.
65
Officiellement je suis dans l'Âge d'or depuis le 20.
369
Montant que m'a rapporté mon texte Maternité noire depuis le prix Solaris en 1991, soit 300 $ pour le prix, 44 $ en droit d'auteur à l'époque et 25 $ en cachet pour la reprise qu'on peut lire ici.
Merci à Alain Ducharme et son équipe.
L'ermite de Rigaud
Un blogue qui parle de lectures et d'écriture, sans oublier Benjamin, Suzanne et moi
samedi 28 mars 2020
mardi 4 février 2020
Un conseil vieux de presque deux millénaires... et toujours actuel !
Je viens de lire ça dans La chaleur des mammifères de Biz (dont je reparlerai bientôt) et c'est fou comme c'est encore d'actualité :
Une phrase trop chargée d'adjectifs est comme une armée où chaque soldat serait accompagné de son valet de chambre.
Quintillien, 1er siècle apr. J.-C.
Il parlait de l'art oratoire, mais ça s'applique à nous tous, wannabe writers.
Une phrase trop chargée d'adjectifs est comme une armée où chaque soldat serait accompagné de son valet de chambre.
Quintillien, 1er siècle apr. J.-C.
Il parlait de l'art oratoire, mais ça s'applique à nous tous, wannabe writers.
mercredi 22 janvier 2020
Mon retour d'entre les morts
Ce titre est une exagération poétique ou, comme on dit maintenant, un clickbait.
En mai dernier j'ai subi une angioplastie coronarienne pour débloquer une artère obstruée. Opération relativement banale qui s'est déroulée sans anicroche. Pour être honnête, c'est presque le fun, faut dire que j'étais sur le fentanyl durant l'intervention, ça aide à déstresser l'animal. On m'a installé deux endoprothèses, aka stents (peut-être même trois, je ne me rappelle pas bien).
Par après, j'ai décidé de tenter de remettre ma vieille carcasse en forme, ne serait-ce que pour rentabiliser cette opération, soit me rendre disons à la soixante-dizaine, un objectif maintenant atteignable ; je suis prudent, à 64 ans, je ne vise pas plus loin pour l'instant.
Or donc, en ce début d'année, me voilà participant chaque semaine à deux cours de Mise-en-forme 50ans+, un cours d'aquaforme et une séance de piscine. Le plus possible, j'essaie de marcher et de faire plein de petites choses insignifiantes qui ajoutés l'une à l'autre finissent par créer un minuscule fardeau supplémentaire.
Ma parole, je n'ai pas été aussi actif depuis des années. À moins de faire un Goscinny de moi-même, ça ne peut apporter que du bon.
En mai dernier j'ai subi une angioplastie coronarienne pour débloquer une artère obstruée. Opération relativement banale qui s'est déroulée sans anicroche. Pour être honnête, c'est presque le fun, faut dire que j'étais sur le fentanyl durant l'intervention, ça aide à déstresser l'animal. On m'a installé deux endoprothèses, aka stents (peut-être même trois, je ne me rappelle pas bien).
Un stent ça a l'air d'un abri Tempo
Par après, j'ai décidé de tenter de remettre ma vieille carcasse en forme, ne serait-ce que pour rentabiliser cette opération, soit me rendre disons à la soixante-dizaine, un objectif maintenant atteignable ; je suis prudent, à 64 ans, je ne vise pas plus loin pour l'instant.
Or donc, en ce début d'année, me voilà participant chaque semaine à deux cours de Mise-en-forme 50ans+, un cours d'aquaforme et une séance de piscine. Le plus possible, j'essaie de marcher et de faire plein de petites choses insignifiantes qui ajoutés l'une à l'autre finissent par créer un minuscule fardeau supplémentaire.
Ma parole, je n'ai pas été aussi actif depuis des années. À moins de faire un Goscinny de moi-même, ça ne peut apporter que du bon.
mercredi 1 janvier 2020
2020
(On tente de repartir ça comme si c'était sous une nouvelle administration, mais avec encore le même vieux gérant brouillon et pas trop fûté. Maquillage, maquillage... Maskirovka, dirait Vatoutine -- je me comprend.)
Une année de 366 jours faut la débuter sur le bon pied, sinon elle sera juste plus longue pour rien.
Alors je vous en souhaite une très bonne, avec tout ce que vous souhaitez pour votre bonheur et celui des vôtres.
Pis de la santé en masse.
Une année de 366 jours faut la débuter sur le bon pied, sinon elle sera juste plus longue pour rien.
Alors je vous en souhaite une très bonne, avec tout ce que vous souhaitez pour votre bonheur et celui des vôtres.
Pis de la santé en masse.
dimanche 31 décembre 2017
2017
Juste un mot pour ne pas passer 2017 sans au moins un billet de blogue. Ne vous inquiétez pas, I'll be back sooon...
samedi 19 novembre 2016
Long roulement de tambour : la première place
Voici le texte gagnant de la sixième édition des Mille mots. C'est une nouvelle qui raconte une simple anecdote du quotidien d'une fillette dans ce qui semble être un monde post-apocalyptique. La fillette attend son père, elle a peur qu'il ne revienne pas; quand il revient, c'est avec une pomme qu'il lui offre, elle est soulagée et heureuse. La beauté de la chose est là, le lecteur est laissé dans l'ignorance de la nature de cette apocalypse. L'auteur n'en dit rien, sinon peut-être une remarque au détour d'un geste banal. C'est au lecteur de reconstituer le monde avec une poignée d'informations.
Les meilleures textes de l'auteur sont d'une singularité saisissante (Cinéphiles, Tous les échos, Le contraste de l'éternité) et Les pieds dans le vide s'inscrivent dans cette lignée. Gros coup de cœur pour cette nouvelle.
Les meilleures textes de l'auteur sont d'une singularité saisissante (Cinéphiles, Tous les échos, Le contraste de l'éternité) et Les pieds dans le vide s'inscrivent dans cette lignée. Gros coup de cœur pour cette nouvelle.
Les pieds dans le vide
Guillaume Voisine
La maison craque, travaillée par son propre poids. Je ferme les yeux un
instant, imagine que les grincements sont causés par de gigantesques roues
dentelées. Les gémissements de la charpente se font de plus en plus lancinants,
depuis quelques mois. Papa dit que c’est parce que le bâtiment n’a pas été
construit pour supporter toute cette charge, pas de cette manière. Il dit aussi
que bientôt, nous devrons peut-être aller vivre au sous-sol. J’espère qu’on
n’en arrivera pas là : il fait si sombre, dans la cave... Je préfère le
rez-de-chaussée, qui baigne dans la lumière du jour.
Papa est parti chercher de la nourriture. J’aimerais l’accompagner, mais
je sais que je ne suis pas encore assez forte. Je comprends, je suis assez
grande pour accepter ça. Mais j’ai toujours un pincement au cœur en le voyant
partir seul, peur de voir le vide le happer. Comme maman.
En attendant qu’il revienne, je m’occupe comme je peux. Il n’y a pas
grand-chose à faire dans la maison. J’ai lu la plupart des bouquins qui
pourraient m’intéresser, et mes jouets ne sont plus de mon âge. Parfois, papa
revient avec une babiole, juste pour me faire plaisir. Mais pas toujours.
D’abord parce qu’il ramasse ce qu’il peut, mais surtout parce qu’il se
concentre surtout à trouver de la nourriture. Même si nos vivres sont assez
limités, je mange toujours à ma faim. Lui, non. Je suis assez grande pour le
réaliser.
Je considère le dessin sur lequel je me suis appliqué depuis le départ de
papa. Un ciel bleu, quelques nuages et, au centre, mon père et moi, munis de
magnifiques ailes multicolores, comme celles des papillons que j’ai vus dans un
livre. Bien plus jolies que celles des oiseaux qu’on aperçoit encore, de temps
à autre. J’aimerais pouvoir voler, moi aussi. Tout serait tellement plus
simple. J’ajoute quelques traits sans conviction, puis repose le crayon. Je
terminerai plus tard, quand papa sera revenu.
Je quitte le salon, en prenant bien soin d’éviter les pales du
ventilateur, au centre de la pièce, puis me dirige vers la cuisine. Je passe
devant la salle de bain, qui sent encore un peu le moisi, même à travers la
porte close, depuis que des torrents d’eau se sont déversés de la cuvette.
C’était au début. Maintenant, l’eau est une denrée rare. Papa dit qu’avant, il
pleuvait, que l’eau tombait du ciel. Littéralement. J’ai beau essayer, je
n’arrive pas à m’imaginer ce à quoi ça pouvait ressembler.
La porte-fenêtre de la cuisine, par où papa est sorti, est encore grande
ouverte. Je m’assois sur le seuil, assez large pour que je puisse m’installer
en sécurité, mes pieds ballottant dans le vide d’un bleu immaculé. Une légère
brise caresse mon visage, fait bruisser les feuilles de l’arbre qui pousse
péniblement au milieu de la cour, ses racines ancrées dans la terre aride afin
d’en extraire les dernières parcelles d’humidité. Ici et là, quelques brins
d’herbe jaunis hérissent le sol, érigés à la verticale.
On peut voir d’autres maisons, d’ici. Toutes abandonnées. Papa les a déjà
fouillées de fond en comble. Chaque jour, il doit aller un peu plus loin pour
trouver de la nourriture. Et si, cette fois-ci, il ne revenait pas...?
Non. Je préfère ne pas y penser. Papa est fort, il va rentrer à la
maison, une fois de plus.
Comme pour me donner raison, j’entends ses halètements. Bien vite, je l’aperçois,
le visage rougi par l’effort. Les bras tendus au-dessus de sa tête, ses mains
bien cramponnées aux crochets installés à même le sol, il avance
méthodiquement, jouant du bassin pour conserver son élan entre chaque prise. Je
suis toujours impressionnée par sa force. Je ne sais pas si je serai capable de
me déplacer comme lui, un jour. Je me relève et recule de quelques pas, pour
lui laisser toute la place.
À bout de souffle, papa atteint le dernier crochet, puis se laisse
lourdement tomber dans la cuisine. Il se défait prestement de son sac à dos en
poussant un soupir de soulagement. Après quelques profondes respirations, il se
redresse.
— J’ai trouvé quelque chose pour toi, princesse, fait-il en
fouillant dans son sac.
Il en extirpe un fruit rougeâtre de la grosseur de son poing. Il me le
tend. Je l’examine un moment, le hume. Ça sent bon.
— Qu’est-ce que c’est?
— C’est une pomme. Ça pousse dans les arbres. J’ai pu la cueillir
avant qu’elle tombe. Tu es chanceuse.
Je tourne et retourne le fruit entre mes mains.
— Ça se mange?
— Bien sûr. Vas-y, goûte.
Il s’assoit, adossé contre le mur, et m’invite à prendre place à côté de
lui. Je croque dans la chair tendre et juteuse. C’est divin.
— Tu sais, il y a une histoire derrière ce fruit. Un monsieur était
assis au pied d’un arbre, et il a vu une pomme tomber sur le sol.
Je lui lance un regard perplexe, la bouche pleine. Il comprend mon
étonnement.
— C’était avant. Le monsieur, il s’appelait Newton, et la chute de
la pomme lui a inspiré la loi de la gravitation.
Il se tait, l’air songeur, avant d’ajouter :
— Je me demande ce qu’il en penserait, maintenant.
Je me contente d’opiner en mastiquant. Papa n’a jamais été très doué pour
raconter des histoires. Je l’aime quand même
Une fois la pomme dévorée, je pose ma tête contre l’épaule de papa et me
laisse porter par le rythme de sa respiration, profonde et puissante, ponctuée
par les grincements de la maison.
© Guillaume Voisine
jeudi 17 novembre 2016
Roulement de tambour un peu plus long : la 2e place
Règle générale, l'humour et l'horreur ne se mélangent pas très bien. Le rire et la terreur sont des éléments distincts et opposés. Mais Frédéric Raymond réussit là où bien d'autres se plantent en forçant la note. Tout est dans le personnage, qui nous offre une pinte de bon sang...
© Frédéric Raymond
Pogné sous l’évier
de Frédéric Raymond
Le menton sur les genoux, je tremble à m’en fêler les os. Ma
respiration, assourdissante, m’empêche d’entendre ce qui se passe à l’extérieur
du cabinet sous l’évier. Parce que c’est là que je me suis caché, dans le
rangement sous le lavabo de la cafette. Avec mes six pieds deux, je me demande
encore comment j’ai fait pour rentrer là. Et comment je vais faire pour en
sortir sans me péter la tête, et sans me faire remarquer aussi.
Ça a commencé cet après-midi, et c’est 100% de ma faute. Il
y a longtemps que je travaillais sur mon clonage. Pas un clonage humain ou de
chèvre ou même de mouche, mais le clonage d’un gène dans une bactérie. Ça
faisait six putains de mois que je gossais là-dessus. Sans succès. Mes colonies
de E. coli ne poussaient pas. Quand
elles poussaient, il n’y avait aucune bande sur le gel d’agarose.
Mais aujourd’hui, ça a marché. Il y avait une belle bande,
juste de la longueur du gène que je voulais : une protéine humaine à la
fonction inconnue (comme la moitié des gènes dans le fond) que je voulais
étudier pour mon doc.
J’étais tellement excité que ça marche que j’ai décidé de
poursuivre l’expérience tout de suite. J’ai pipetté les cellules qui
serviraient à exprimer le gène. J’ai ajouté un peu de plasmide. Pis j’ai électrocuté
le tout. La méthode s’appelle une électroporation, mais ça reste au final
l’électrocution de bactéries pour faire des trous dans leurs parois et ainsi
permettre à l’ADN de rentrer dedans.
Bref, j’étais vraiment excité. Tellement excité que quand
j’ai voulu transférer les bactéries dans le milieu de culture, pour en faire
pousser plus afin de poursuivre mes expériences, j’ai échappé mon tube et il a
volé directement dans la face de Marie-Jade, la stagiaire d’été.
Elle a plaqué ses mains dans son visage. Elle avait reçu le
liquide carrément dans les yeux.
J’étais furieux après mon moi-même et encore plus après la
stagiaire qui avait mis son joli minois devant mes précieuses cellules. J’avais
juste hâte de refaire ma transfection, mais j’ai aidé M.-J. à marcher jusqu’au
lave-yeux. Je me suis excusé tout le temps qu’elle faisait couler l’eau sur ses
globes oculaires
« C’est pas dangereux. C’est juste du K12. Ça peut pas
t’infecter. »
J’espérais que j’avais raison, mais je ne voulais pas
qu’elle panique trop. Ça aurait empiré la situation. Quand elle s’est relevée
vers moi, M.-J. avait l’œil rouge vif. Elle a dû remarquer que quelque chose
clochait dans mon expression, car elle m’a demandé ce qui n’allait pas. Je lui
ai dit que c’était correct, qu’on allait descendre à l’urgence de l’hôpital
pour qu’ils lui donnent des antibiotiques en prévention.
On marchait dans le corridor menant à l’ascenseur quand elle
a stoppé net. Elle s’est mise à crier. Pendant que j’essayais de la calmer, des
étudiants et des chercheurs ont accouru pour voir ce qui se passait. Un petit
groupe s’est attroupé devant nous. J’ai tenté de leur expliquer ce qui s’était
passé, mais M.-J. criait si fort que personne ne comprenait ce que je disais.
Et là, sa face a explosé. Bon, pas exactement son visage,
mais plutôt ses yeux. Ses yeux ont éclaté, projetant un liquide rouge vif sur
l’attroupement de gens qui se massait devant nous. Je n’aurais jamais cru que
des yeux pouvaient contenir autant de liquide.
Marie-Jade est tombée sur le plancher.
Tout le monde criait.
L’hystérie se propageait comme l'ébola (mais en accéléré).
Puis là, d’un bond, la stagiaire s’est relevée et elle s’est
jetée sur un vieux prof qui s’était approché pour l’aider. Elle l’a attrapé par
les épaules, puis elle a enfoncé ses doigts dans ses yeux.
J’ai entendu un pop discret à travers l’explosion de chair.
J’ai reculé d’un pas, puis j’ai regardé mes collègues.
Plusieurs d’entre eux avaient aussi les yeux rouges. Une vieille technicienne
se tenait la tête à deux mains, comme si elle allait exploser.
Ce fut la deuxième victime de mon clonage.
Ses yeux à elle aussi ont éclaté, puis elle a pivoté d’un
demi-tour pour se mettre à courir dans le corridor en hurlant. Je voulais
quitter le labo, mais le chemin vers l’ascenseur était barré par le groupe qui
semblait de plus en plus infecté par le fruit de mes expériences.
Câlisse.
Il faudrait que je fasse le tour par l’autre côté.
J’ai donc reculé un peu avant de me mettre à courir moi
aussi. Silencieusement, si on exclut ma respiration saccadée. En tournant le
coin, j’ai foncé en plein dans la technicienne infectée. Elle avait fait le
tour de l’ilot en courant. Elle a essayé de m’arracher les yeux, mais je me
suis défendu. Heureusement, elle n’était pas bien grosse. Je l’ai fait basculer
sur le côté et j’ai pu m’enfuir.
J’ai couru vers la porte qui menait à l’ascenseur. Fuck.
J’avais laissé ma carte magnétique sur mon bureau. Que me restait-il comme
option ? Me cacher, bien sûr.
C’est pour ça que je suis là, dans ce rangement exigu, avec
une bouteille de savon à vaisselle qui me rentre dans le… J’attends le bon
moment pour sortir, ou bien la venue des secours, mais surtout je me triture
l’esprit à repenser à ma maudite gaffe de marde.
Pour une fois que mes clonages fonctionnent, il faut que je
contamine tout le labo. C’est clair que je pourrais faire un Nature avec cette protéine. Mais pour
ça, il faut que je sorte d’ici vivant, que je ne succombe pas à ce phénotype
meurtrier.
© Frédéric Raymond
mercredi 16 novembre 2016
Roulement de tambour : la 3e place
Il y a deux types de chutes pour une nouvelle. L'imprévue, qui vous sort de vos bobettes, fais cogner votre mâchoire contre la table et qui vous laisse pantois (ou pantoise, c'est selon); et l'inéluctable, la chute vers laquelle tout le texte tend, qui ne vous jette pas par terre mais qui laisse un goût terreux dans la bouche parce qu'elle était inévitable. Toi et moi, la courte nouvelle ci-après, appartient à la seconde catégorie, elle ne vous surprendra pas, mais elle vous laissera avec un malaise certain.
Enfin coupé, tu te relèves. Prends ton temps, tu es étourdi. Les nœuds à tes chevilles cèdent facilement. Tu balances tes jambes au bord du lit. Le plancher est froid, un frisson te parcourt le corps. Tu essaies de reprendre le contrôle de ton rythme cardiaque, tu ressens chaque battement dans tes lèvres tuméfiées.
Dans tes derniers moments de lucidité, tu as réalisé que tu jouais le rôle d’une petite fille possédée dans un remake d’un vieux film d’horreur.
Toi et Moi
de Martin Mercure
Tu te réveilles enfin, en panique. Tu souffres.
Tu tentes d’ouvrir la bouche parce qu’il y a quelque chose à l’intérieur, mais
la douleur s’accentue, et elle reste résolument close. L’objet est dur et long,
il te meurtrit le palais à chaque fois que tu avales. Tu veux le retirer avec
tes doigts, mais tu réalises que tes bras, et tes jambes, sont attachés.
Tu es étendu en croix sur un lit, nu, dans une
pièce sale. Tu tournes la tête en tout sens; il n'y a personne d'autre et rien
ne t’est familier. Un hurlement naît dans ta gorge, mais meurt contre tes
lèvres scellées dans une apothéose de douleur. Ton cœur bat fort, tu respires
avec difficulté par tes narines obstruées de sécrétions. Tu as pleuré et tu
pleureras encore, mon gars.
Tu te débats, tu veux te libérer de tes liens.
En soulevant ton bassin, tu remarques que le drap colle à ta peau. Il est
humide, souillé par ta sueur et, tu distingues l’odeur âcre, par ton urine.
Enfin, ta main gauche semble vouloir passer dans la boucle. Tu forces, encore
et encore, à t’en arracher le pouce. Difficile de faire autant d’effort sans
remuer les lèvres, hein?
Et voilà, c’est fait! Tu peux palper
délicatement tes lèvres. Tu sens des fils. Tu as peine à y croire, mais ta
bouche est cousue comme dans une de ces histoires d’épouvante. Des larmes
coulent aux coins de tes yeux? Mais tu n’es pas faible. Tu te reprends et tu
cherches à défaire le nœud qui enserre ton autre poignet, sans succès. Cette
main-là ne passera pas, elle est peut-être plus grosse que l’autre. Tu es
droitier, n’est-ce pas?
Voilà que tu aperçois le petit miroir posé sur
la table de nuit. En t’étirant, tu réussis à t’en saisir et tu te regardes,
pétrifié d’horreur. Tu déglutis difficilement. Tes lèvres gonflées, rouges
d’infection, sont ficelées comme tu l’avais imaginé. La peau de ton visage
n’est pas en bien meilleur état avec ces brûlures et ces craquelures, un
malheureux mélange de beige, de rouge et de noir.
De rage, tu fracasses le miroir contre le
montant du lit. De nouvelles larmes s’échappent. Tu trembles? De colère ou de
peur? Je sais, les deux. C’est une situation stressante, je te le concède.
Un éclat de verre a atterri sur ta poitrine. Tu
t’en saisis et t’appliques à scier la corde. Quelle importance que tes doigts
saignent? Et à ce stade, te déchirer un peu la peau du poignet avec la pointe
du morceau de miroir n’est pas bien grave. Elle n’est pas très habile cette
main gauche.
Enfin coupé, tu te relèves. Prends ton temps, tu es étourdi. Les nœuds à tes chevilles cèdent facilement. Tu balances tes jambes au bord du lit. Le plancher est froid, un frisson te parcourt le corps. Tu essaies de reprendre le contrôle de ton rythme cardiaque, tu ressens chaque battement dans tes lèvres tuméfiées.
Fait attention, tes jambes sont faibles. Tu fais
quelques pas chancelants jusqu’à une table couverte de poussière. On y a laissé
une bobine de fil, une aiguille ternie et une paire de ciseaux à couture. Tu
t’en empares puis retournes t’asseoir sur le lit avec un bout de miroir. Ta
main tremble quand tu coupes les fils qui relient tes lèvres. Tu les ouvres
prudemment et retires l’objet qui encombrait ta bouche.
C’est un petit crucifix! Mais pourquoi?
Ça y est, les souvenirs te reviennent : Ces
idées noires qui envahissaient ton esprit sans raisons, ces désirs morbides,
ces fantasmes macabres et surtout, ces voix qui te susurraient à l’oreille des
choses horribles. Tu avais parfois conscience que tu n’étais plus entièrement
toi-même, mais tu n’as pas beaucoup résisté. Ta petite vie était tellement
ennuyeuse. Célibataire, un emploi merdique dans une ville qui n’était pas la
tienne. Quelques amis de circonstances et des parents retraités à qui tu
téléphonais deux fois par année.
Les gens autour de toi se sont inquiétés de ta
pâleur, de tes yeux rougis. Ton caractère exacerbé t’a fait perdre ton travail.
Tu errais dans les rues la nuit, tu effrayais les femmes seules. Les voisins se
plaignaient de t’entendre hurler chez toi des mots incompréhensibles. Bien
entendu, tes soi-disant amis ont disparu. C’est ta propriétaire qui a appelé
tes parents. Elle a parlé de dépression, de psychose et de schizophrénie. Elle
a parlé d’avertir la police.
Papa et maman sont venus. Tu as été violent,
puis confus et tu as pleuré. Ils t’ont ramené à la maison, t’ont fait examiner
par un médecin, ami de la famille, puis par ton oncle, le prêtre. Ces deux
spécialistes ont vus les marques sur ton corps, ils ont observés les
changements radicaux de ta personnalité, ils ont été témoins de phénomènes
inexplicables. L’homme de Dieu en a référé à ses supérieurs, et même si l’homme
de science n’approuvait pas, il n’a pas fait d’opposition.
Dans tes derniers moments de lucidité, tu as réalisé que tu jouais le rôle d’une petite fille possédée dans un remake d’un vieux film d’horreur.
Et te voici maintenant dans cette pièce
inconnue. Tu as marché jusqu’à l’entrée de la chambre pendant ton petit
flash-back. Tu es encore nu, tu grelottes, mais c’est le moindre de tes soucis.
Tu ouvres la porte et tes tremblements s’intensifient, mais pas à cause du froid.
Tes doigts se relâchent, le crucifix tombe et disparaît avant de toucher le
sol. Devant toi s’étendent les décombres d’une ville. Des flammes s’élèvent çà
et là et des cris de souffrance te parviennent. La scène te fait penser au
conflit en Syrie. Mais ce n’est pas la guerre, ni même l’apocalypse, quoique…
Tu es mort et je t’ai entraîné ici avec moi.
Désolé, mais l’exorcisme n’a pas fonctionné.
Alors on t’a mis cette croix dans la bouche pour te protéger dans l’au-delà.
Inutile de te dire que ça n’a pas marché non plus. On va être ensemble pendant
très longtemps. Toi et Moi.
© Martin Mercure
© Martin Mercure
lundi 14 novembre 2016
Mille mots : La liste courte
Mes aminches, ça a été un choix déchirant (comme si il y avait des choix rapiéçant), mais enfin. Forte année en qualité, 2016. Ça a été une livraison extrêmement satisfaisant. Merci aux participants de m'avoir permis de lire 16 histoires et environ 15 000 mots de pur bonheur -- et gratuitement par-dessus le marché.
Voici donc la liste des cinq textes finalistes, en ordre alphabétique si je ne fais pas d'erreur :
Voici donc la liste des cinq textes finalistes, en ordre alphabétique si je ne fais pas d'erreur :
- Le passeur
- Les pieds dans le vide
- Mercadol et Decapryn
- Pogné sous l'évier
- Toi et moi
lundi 7 novembre 2016
Lecture et délibérations
Avec l'ajout d'une toute dernière nouvelle
se termine la phase de réception des textes pour les Mille mots.
Là, le jury (composé de moi-même) va débuter la lecture des textes. D'ici cinq à dix jours, ce sera la liste courte, puis quelques jours après, le dévoilement des trois premières places.
À+, comme on dit.
- Premier jour
se termine la phase de réception des textes pour les Mille mots.
Là, le jury (composé de moi-même) va débuter la lecture des textes. D'ici cinq à dix jours, ce sera la liste courte, puis quelques jours après, le dévoilement des trois premières places.
À+, comme on dit.
samedi 5 novembre 2016
Demain, c'est la der des der
Eh oui, demain, dimanche à minuit, se terminera la partie « réception » de la sixième édition du concours de nouvelles des Mille mots. Après ça, le jury lira les textes et les prendra en délibéré.
L'extension n'aura pas été vaine, puisque un texte s'est ajouté aujourd'hui.
L'extension n'aura pas été vaine, puisque un texte s'est ajouté aujourd'hui.
- Déni de justice
Alors à demain !
mercredi 2 novembre 2016
Les Mille mots : le poids de la tradition
Quatre nouveaux textes sont entrés hier, un peu avant minuit. Ce sont :
Juste avec les titres on a l'impression que ça part dans toutes les directions, et c'est bien tant mieux. J'en suis bien content.
Mais les Mille mots ont aussi une tradition, depuis la deuxième édition il me semble, c'est d'accorder une prolongation d'échéance. Une seule. Or donc, avec toute l'autorité dictatoriale que ce concours me laisse, je décrète la nouvelle et ultime échéance : dimanche 6 novembre à minuit.
Héhé.
Les retardataires peuvent donc s'y remettre et les auteurs et auteures qui ont déjà soumis leurs textes peuvent les polir davantage s'ils ou elles le souhaitent ou en écrire d'autres, la limite étant trois textes par auteur.
- Mercodol et Decapryn
- Le passeur
- Tant qu'il y aura des femmes, je prendrai le temps qu'il faut
- Pogné sous l'évier
Juste avec les titres on a l'impression que ça part dans toutes les directions, et c'est bien tant mieux. J'en suis bien content.
Mais les Mille mots ont aussi une tradition, depuis la deuxième édition il me semble, c'est d'accorder une prolongation d'échéance. Une seule. Or donc, avec toute l'autorité dictatoriale que ce concours me laisse, je décrète la nouvelle et ultime échéance : dimanche 6 novembre à minuit.
Héhé.
Les retardataires peuvent donc s'y remettre et les auteurs et auteures qui ont déjà soumis leurs textes peuvent les polir davantage s'ils ou elles le souhaitent ou en écrire d'autres, la limite étant trois textes par auteur.
mardi 1 novembre 2016
Avec quelques heures à faire...
Il reste encore quelques heures pour faire parvenir vos nouvelles de mille mots et moins à millemots2016@gmail.com. Minuit ce soir.
Entretemps, deux nouveaux textes se sont ajoutés à la liste :
Entretemps, deux nouveaux textes se sont ajoutés à la liste :
- Les fils qui cassent
- Toi et Moi
lundi 31 octobre 2016
Les Mille mots, la limite c'est demain !
Juste un moment pour vous rappeler que le concours de nouvelles des Mille mots se termine demain à minuit. Il vous reste en masse de temps pour finir, polir et peaufiner vos textes.
Parlant de texte, on en a reçu un nouveau. Il s'agit de :
(Et, non, ce n'est une histoire écrite par Mariloup Wolfe. Ha ha.)
Parlant de texte, on en a reçu un nouveau. Il s'agit de :
- Les pieds dans le vide
(Et, non, ce n'est une histoire écrite par Mariloup Wolfe. Ha ha.)
vendredi 28 octobre 2016
Mille mots
Concours de nouvelles : les Mille mots
Deux nouveaux textes s'ajoutent à la liste :
- Une photo vaut mille morts
- Les sirènes de Langelinie
La concurrence s'annonce féroce.
Continuez d'envoyer vos textes, il reste du temps. L'échéance est le 1er novembre à minuit. Le temps de digérer vos bonbons d'Halloween !
mardi 25 octobre 2016
Les Mille mots : deux autres textes
Deux autres nouvelles s'ajoutent au concours, signe que l'échéance approche !
- Le retour de Belphégor
- Les souliers bleus
dimanche 23 octobre 2016
Une précision sur les Mille mots
J'avais jamais encore statué sur ce point.
Le concours s'adresse aux pros de l'écriture comme aux débutants.
Concours littéraire des Mille mots. Envoyez vos textes à millemots@gmail.com avant le 1er novembre à minuit.
Le concours s'adresse aux pros de l'écriture comme aux débutants.
Concours littéraire des Mille mots. Envoyez vos textes à millemots@gmail.com avant le 1er novembre à minuit.
vendredi 21 octobre 2016
Les Mille mots
Un nouveau texte au titre intrigant s'ajoute à la compétition.
Nouvelle policière ? De science-fiction ? On verra dans quelques semaines !
En attendant, je vous appelle que le concours prend fin le 1er novembre à minuit.
Envoyez vos textes à millemots2016@gmail.com.
- Le portrait-robot
Nouvelle policière ? De science-fiction ? On verra dans quelques semaines !
En attendant, je vous appelle que le concours prend fin le 1er novembre à minuit.
Envoyez vos textes à millemots2016@gmail.com.
vendredi 30 septembre 2016
Les Mille mots 2016
Deux tiers de (mauvais) haiku
Le temps passe, le temps fraîchit.
C'est l'automne, c'est la vie.
La cagnotte des Mille mots
La cagnotte des Mille mots s'enrichit d'un exemplaire du roman jeunesse d'Isabelle Lauzon, qui paraîtra juste avant l'échéance du concours.
Zachary, sauveur de planète (éd. Porte-Bonheur)
Gros, gros merci à Isabelle.
Un 2e texte
Les Mille mots ont aussi reçu une deuxième nouvelle. Là, on a un concours pour vrai. !
Le cycle éternel
Ça finit le 1er novembre
Je le rappelle : le concours se termine le 1er novembre. Il vous reste donc 32 jours pour envoyer vos textes ! Avec 30 mots par jour, vous serez dans les temps.
mercredi 29 juin 2016
Mille mots 2016 - Un premier texte
Les Mille mots 2016 sont officiellement en marche avec la réception d'une première nouvelle !
La lumière de Viza
Dorénavant, on est assuré qu'il y aura un texte gagnant !
Envoyez vos textes (mille mots maximum) à millemots2016@gmail.com au plus tard le 1er novembre prochain.
jeudi 2 juin 2016
La maison à l'iris versicolore
Plus de crocus. Grosse tristesse, ce sont des fleurs absolument spectaculaires.
Là, on a un iris versicolore perdu contre le crépi de la maison. C'est beau, c'est patriotique en diable, mais ça manque un peu de couleur.
En attendant les hémérocalles dans quelques semaines.
Donc, si tu souhaites venir chez nous, informe-toi au village et demande le chemin pour la maison avec un iris versicolore, tu pourras pas te tromper.
Là, on a un iris versicolore perdu contre le crépi de la maison. C'est beau, c'est patriotique en diable, mais ça manque un peu de couleur.
En attendant les hémérocalles dans quelques semaines.
Donc, si tu souhaites venir chez nous, informe-toi au village et demande le chemin pour la maison avec un iris versicolore, tu pourras pas te tromper.
À vrai dire, il y en a peut-être deux, mais l'autre est tellement chétif qu'on va dire qu'il n'existe pas.
lundi 30 mai 2016
Un c'est bien, deux c'est mieux
C'est la grande confusion dans ma pauvre tête de linotte. Il y a un grand ciel orageux, et pourtant l'orage n'éclate pas. Heureusement sinon je deviendrais fou, je crois.
Ça fait (très) longtemps que je mène un osti de combat de marde contre la dépression et j'ai de moins en moins l'impression que je vais gagner cette bataille. Une impasse, un corps à corps quotidien contre un ennemi insaisissable... C'est Verdun tous les jours.
À tel point que mon médecin de famille a rajouté un antidépresseur à celui que je prends déjà. Hé !
Un médicament c'est bien, deux c'est mieux...
Mais je suis devenu impatient. Pourtant il faut donner le temps au Bupropion de faire effet. Une semaine encore, ou deux, ou trois. On verra bien le résultat.
Un des effets secondaires bénéfiques du Brupropion, c'est qu'il agit comme adjuvant à la concentration (il est donné pour les cas de TDAH), une faculté chez moi qui s'est ratatinée comme peau de chagrin depuis quelques années. Si je peux récupérer ça en même temps, ce sera l'apothéose.
Bon, en attendant, que ça se règle, ça met de la couleur dans ma pharmacie.
Ça fait (très) longtemps que je mène un osti de combat de marde contre la dépression et j'ai de moins en moins l'impression que je vais gagner cette bataille. Une impasse, un corps à corps quotidien contre un ennemi insaisissable... C'est Verdun tous les jours.
À tel point que mon médecin de famille a rajouté un antidépresseur à celui que je prends déjà. Hé !
Un médicament c'est bien, deux c'est mieux...
Mais je suis devenu impatient. Pourtant il faut donner le temps au Bupropion de faire effet. Une semaine encore, ou deux, ou trois. On verra bien le résultat.
Un des effets secondaires bénéfiques du Brupropion, c'est qu'il agit comme adjuvant à la concentration (il est donné pour les cas de TDAH), une faculté chez moi qui s'est ratatinée comme peau de chagrin depuis quelques années. Si je peux récupérer ça en même temps, ce sera l'apothéose.
Bon, en attendant, que ça se règle, ça met de la couleur dans ma pharmacie.
mercredi 25 mai 2016
La cagnotte des Mille mots 5
Elle prend encore du poids la cagnotte.
Geneviève Blouin, auteure émérite et récompensée à de multiples reprises (y compris ici même en 2011 pour De Dragonis Gesta) offre une lecture critique d'un texte de 6000 mots maximum.
Geneviève est lectrice pour plusieurs écrivains québécois de la relève, elle a fait de la direction littéraire pour les Six Brumes et elle est très fière de dire qu'Élisabeth Vonarburg l'a jugée digne de la remplacer pour donner son atelier littéraire annuel destiné aux débutants.
Un beau gros merci à Geneviève pour ce cadeau original (et comment !) et inattendu.
Tout ce que vous avez à faire pour gagner ce prix et beaucoup d'autres (voir l'onglet Les Mille mots de l'ermite 2016, en haut à droite), c'est d'envoyer une nouvelle de 1000 mots maximum à l'adresse suivante avant minuit le 1er novembre 2016 :
Geneviève Blouin, auteure émérite et récompensée à de multiples reprises (y compris ici même en 2011 pour De Dragonis Gesta) offre une lecture critique d'un texte de 6000 mots maximum.
Geneviève est lectrice pour plusieurs écrivains québécois de la relève, elle a fait de la direction littéraire pour les Six Brumes et elle est très fière de dire qu'Élisabeth Vonarburg l'a jugée digne de la remplacer pour donner son atelier littéraire annuel destiné aux débutants.
- une lecture critique d'un texte d'au plus 6000 mots.
Un beau gros merci à Geneviève pour ce cadeau original (et comment !) et inattendu.
Tout ce que vous avez à faire pour gagner ce prix et beaucoup d'autres (voir l'onglet Les Mille mots de l'ermite 2016, en haut à droite), c'est d'envoyer une nouvelle de 1000 mots maximum à l'adresse suivante avant minuit le 1er novembre 2016 :
jeudi 12 mai 2016
La maison aux crocus
Si tu viens chez nous, la maison est facile à trouver; il y a un crocus rouge et deux blancs.
On ne peut pas se tromper.
On ne peut pas se tromper.
mardi 10 mai 2016
La cagnotte des Mille mots 4
Elle a pris un tout petit peu de poids, la cagnotte. Presque rien, tant ce livre est léger. Caroline Lacroix nous offre un exemplaire de sa novella :
qui avait été un de mes coups de cœur littéraire lors de sa parution en 2011. Les bons livres ne perdent jamais en valeur.
Merci Caroline !
- Flyona
qui avait été un de mes coups de cœur littéraire lors de sa parution en 2011. Les bons livres ne perdent jamais en valeur.
Merci Caroline !
lundi 9 mai 2016
Mai 2010 - mai 2016
Elle est arrivée dans nos vies en mai 2010, pas plus grosse que ça.
Elle est partie aujourd'hui, en mai 2016. À six ans tout juste. après une maladie du foie qui lui a fait perdre le tiers de son poids en un mois et dont l'issue était indiscutable.
Bye ma belle Damour, jamais un chien n'a eu un nom plus approprié.
Sa première photo
Damour à six semaines. Je revenais de Boréal pour apprendre que
Suzanne et Benjamin s'était pris d'affection pour ce chien sans avenir.
Elle est partie aujourd'hui, en mai 2016. À six ans tout juste. après une maladie du foie qui lui a fait perdre le tiers de son poids en un mois et dont l'issue était indiscutable.
Bye ma belle Damour, jamais un chien n'a eu un nom plus approprié.
Son avant-dernière photo
Elle semble avoir repris son poids, mais c'est faux. Elle a l'abdomen rempli de liquide, une ascite provoquée par un foie qui ne produit plus de protéines. On lui a rasé le ventre, ce qui nous a fait un chien deux tons.
La dernière photo
C'était hier. La face amaigrie, l'air toujours plein d'affection.
mercredi 20 avril 2016
La cagnotte des Mille mots 3
Ben, dites donc, les aminches, le bonheur, comme les bancs de brume, vient par paquets.
Et, parlant de paquets, puisqu'il faudra bien expédier ces livres-là quand ils seront gagnés, la cagnotte prend du poids.
Auteur connu et traduit, récipiendaire du prix Alibis 2016, Pierre-Luc Lafrance offre à la cagnotte un exemplaire des livres suivant :
Pierre H. Charron n'est pas en reste en ajoutant un exemplaire de son tout nouveau roman de la série des Clowns vengeurs :
Président-dictateur général (c'est pas vrai, mais j'aime dire ça), fondateur et éditeur à la Maison des Viscères, Frédéric Raymond offre un exemplaire de l'anthologie gore :
Je remercie Pierre-Luc, Pierre H.,et Frédéric, sans eux, le concours de nouvelles serait un peu moins intéressant.
Et, parlant de paquets, puisqu'il faudra bien expédier ces livres-là quand ils seront gagnés, la cagnotte prend du poids.
Auteur connu et traduit, récipiendaire du prix Alibis 2016, Pierre-Luc Lafrance offre à la cagnotte un exemplaire des livres suivant :
- L'Arracheur de rêves (nouvelle édition)
- Faits divers et autres curiosités
Pierre H. Charron n'est pas en reste en ajoutant un exemplaire de son tout nouveau roman de la série des Clowns vengeurs :
- Origines : La lignée centuri
Président-dictateur général (c'est pas vrai, mais j'aime dire ça), fondateur et éditeur à la Maison des Viscères, Frédéric Raymond offre un exemplaire de l'anthologie gore :
- Écorchés (textes de Jonathan Reynolds, Ariane Gélinas et, tiens tiens, Pierre-Luc Lafrance).
Je remercie Pierre-Luc, Pierre H.,et Frédéric, sans eux, le concours de nouvelles serait un peu moins intéressant.
vendredi 15 avril 2016
La cagnotte des Mille mots 2
Elle est comme moi, la cagnotte. Elle grossit !
Merci à Daniel Sernine qui nous offre un exemplaire de :
et merci à Dominic Bellavance qui donne un exemplaire papier du premier tome de sa nouvelle trilogie de fantasy, Le Fléau de Roc-du-Cap :
C'est grâce à des amis comme ça que ce petit concours de nouvelles des Mille mots parvient à survivre. En tous cas, c'est nous qui avons la cagnotte la plus diversifiée en ville, tra la la.
(1) Croyez-moi sur parole, mais ce recueil de nouvelles est un chef d’œuvre de la littérature du Québec.
Merci à Daniel Sernine qui nous offre un exemplaire de :
- Sur la scène des siècles (1)
- Petits démons
- Boulevard des étoiles
et merci à Dominic Bellavance qui donne un exemplaire papier du premier tome de sa nouvelle trilogie de fantasy, Le Fléau de Roc-du-Cap :
- La Nouvelle hantise
C'est grâce à des amis comme ça que ce petit concours de nouvelles des Mille mots parvient à survivre. En tous cas, c'est nous qui avons la cagnotte la plus diversifiée en ville, tra la la.
(1) Croyez-moi sur parole, mais ce recueil de nouvelles est un chef d’œuvre de la littérature du Québec.
lundi 11 avril 2016
La cagnotte des Mille mots
Les Mille mots ont pu compter chaque année à la fois sur de bons compagnons de route et sur la générosité d'amis qui ont offert abonnement et livres sans rien demander en retour, ce sont eux qui font la cagnotte de cet humble concours de nouvelles. Je les en remercie sincèrement.
Gros merci à toute l'équipe de rédaction de la revue Brins d'éternité qui nous offre :
Chaleureux merci à Isabelle Lauzon et Nadine Bertholet pour l’exemplaire de leur roman à quatre mains :
Gros merci à toute l'équipe de rédaction de la revue Brins d'éternité qui nous offre :
- un abonnement d'un an à la revue Brins d'éternité, et
- un exemplaire de l'anthologie rétrospective Dix ans d'éternité (Six Brumes)
Chaleureux merci à Isabelle Lauzon et Nadine Bertholet pour l’exemplaire de leur roman à quatre mains :
- Les Clowns vengeurs - Allégeances (Porte-bonheur)
Et si vous excusez mes babines gluantes,
grosses bises à tout le monde !
samedi 9 avril 2016
Les Mille mots - 6e édition
Sortez stylets, plumes, claviers. Le concours des Mille mots de l'ermite reprend vie.
Les paramètres sont simples. Envoyez jusqu'à trois nouvelles, chacune ne faisant pas plus de mille mots. Tous les genres sont bienvenus, y compris les textes de littérature blanche. Pas de poésie, svp.
Voir les détails du concours en cliquant sur le lien figurant en tête de liste dans la colonne de droite.
Envoyez vos textes à l'adresse suivante : millemots2016@gmail.com
La date limite est fixée au 1er novembre prochain à 23h59.
Pour l'instant il n'y a aucun prix à annoncer. Il y aura sans doute un petit montant symbolique et quelques livres si des commanditaires se signalent. Vous participez donc pour l'honneur.
Pensez-y, vous pourriez ajouter votre nom au glorieux quintette des gagnants précédents : Dave Côté, Geneviève Blouin, Martin Mercure, Patrice Cazault et Caroline Lacroix.
Les paramètres sont simples. Envoyez jusqu'à trois nouvelles, chacune ne faisant pas plus de mille mots. Tous les genres sont bienvenus, y compris les textes de littérature blanche. Pas de poésie, svp.
Voir les détails du concours en cliquant sur le lien figurant en tête de liste dans la colonne de droite.
Envoyez vos textes à l'adresse suivante : millemots2016@gmail.com
La date limite est fixée au 1er novembre prochain à 23h59.
Pour l'instant il n'y a aucun prix à annoncer. Il y aura sans doute un petit montant symbolique et quelques livres si des commanditaires se signalent. Vous participez donc pour l'honneur.
Pensez-y, vous pourriez ajouter votre nom au glorieux quintette des gagnants précédents : Dave Côté, Geneviève Blouin, Martin Mercure, Patrice Cazault et Caroline Lacroix.
Inscription à :
Articles (Atom)