On peut jeter un œil à ma prose hallucinante de vérité sur le blogue de mon ami François qui me fait le plaisir d'accueillir ma nouvelle parodique : Au menu à soir : de l'endive farcie.
C'est juste ici.
Un blogue qui parle de lectures et d'écriture, sans oublier Benjamin, Suzanne et moi
mardi 19 octobre 2010
lundi 18 octobre 2010
La deuxième édition du concours de nouvelles Les Mille mots de l'ermite est lancée
Concours de nouvelles
Les Mille mots de l’Ermite
2e édition
Les Mille mots de l’Ermite
2e édition
BUT
- Promouvoir la nouvelle francophone sur la blogosphère. La nouvelle se définit ainsi : un instantané qui relate l'histoire d'un seul événement important comprenant peu de personnages.
MODALITÉS
- Dans les limites de la définition précédente, il n’y a pas de restriction de genre, de style ou de thème, mais pas de poésie.
- D’un maximum de 1000 mots (titre compris), le texte soumis est inédit et rédigé en français.
- Le concours est ouvert aux auteurs de la francophonie. À l'exception du prix en argent, les prix ne seront expédiés qu'à l'intérieur des frontières du Canada.
- Chaque auteur peut soumettre un maximum de trois textes.
- Les pseudonymes ne sont pas acceptés, à moins qu’il ne s’agisse du pseudonyme habituel de l’auteur
- Le texte est soumis en version électronique seulement, lisible par le logiciel Word. Le nombre de mots sera évalué par le mode Statistiques du logiciel Word 2007.
- Tout texte ne respectant pas ces exigences sera rejeté.
DATE LIMITE
- La date limite pour participer est le 18 avril 2011 à 23h 59.
- Les textes sont envoyés à l’adresse électronique suivante : ermite2011@hotmail.ca
- Les textes soumis sont envoyés en pièce jointe.
- L’auteur donne ses coordonnées sur le courriel accompagnant le texte, c-à-d son nom, son adresse courriel et le titre du texte qu'il soumet.
- Le texte gagnant sera annoncé au plus tard 10 jours après l’échéance du concours
JURY
- L'ermite de Rigaud.
- Selon la qualité des textes reçus, le jury peut décider de ne pas accorder de prix.
ADMISSIBILITÉ
- Tout le monde est invité à participer, y compris les commanditaires du concours ainsi que les lauréats de la première édition.
PREMIER PRIX
- Un chèque de 100 $
PRIX SUBSIDIAIRES
(attribués selon la dotation finale, actuellement en construction, le premier prix sera renforcé)
- Boulevard des étoiles - Daniel Sernine
- Boulevard des étoiles 2 : À la recherche de Monsieur Goodtheim - Daniel Sernine
- Nuits blêmes - Daniel Sernine
- Un abonnement d'un an à la revue Brins d'éternité
- Terre sans mal - Martin Lessard (ce roman sera accompagné d'une bouteille de vin Ménage à trois de la maison californienne Folie à deux Winery)
- Filles de Lune, tome 1 : Naïla de Brume (édition exclusive à la France) - Élisabeth Tremblay
- Petits papiers meurtris - Romano Vlad Janulewicz
- L'Incident - Pierre H. Charron
NB En raison des frais de livraison postale, ces prix ne seront pas expédiés à l'extérieur du territoire canadien.
DROITS
Le texte primé sera mis en ligne pendant dix jours sur le blogue de l’Ermite de Rigaud suite à l’annonce du gagnant. Les auteurs gardent tous les droits sur leurs textes.
* * * * *
PSSi vous souhaitez faire partie des commanditaires du concours et y ajoutez un livre, un abonnement ou une scie à onglets , n'hésitez pas à me contacter à richard.suzanne@gmail.com.
N'oubliez pas que le concours est ouvert à tous les genres littéraires, sauf à la poésie. Donc les prix peuvent être en conséquence : roman jeunesse, littérature classique, espionnage, romance, c'est à vous d'y voir...
NB Les commanditaires peuvent aussi participer au concours !
vendredi 15 octobre 2010
Solaris : besoin de vos lumières numériques
Je songe à renouveler mes abonnements à Solaris et Alibis, mais en numérique cette fois-ci. J'ai un kindle et les livres que j'ai acheté apparaissent sous l'un des deux formats ci-dessous:
Ma question : Solaris numérique apparait-il dans le format du haut (malléable) ou dans le format du bas (microscopique) ?
1. Celui-ci, parfaitement lisible et dont on peut grossir le caractère.
2. Et celui-là, une page de livre égalant une page kindle, qu'on ne peut grossir qu'avec la loupe et par secteur uniquement, ce qui me fait suer colossalement.
Ma question : Solaris numérique apparait-il dans le format du haut (malléable) ou dans le format du bas (microscopique) ?
jeudi 14 octobre 2010
161. Académie des chasseurs de primes. Tome 1 : La Rentrée
C'est par ce billet, publié il y a 18 mois bien sonnés, que P-A Côté m'a donné le goût de lire cette bande dessinée. 18 mois ! Ce qui prouve bien que je suis un être d'une lenteur désespérante et que les livres s'empilent un peu partout dans la maison.
Bref. L'Académie des chasseurs de prime bat de l'aile, elle en est réduite à accepter le petit-lait des candidat (par opposition à la crème) . Cette année, ils sont dix; et ils ne seront plus que neuf après peu de temps, l'un des candidats pétant dé-fi-ni-ti-ve-ment une coche. On va suivre les neufs autres à travers leurs petite querelles intestines, leurs fautes et qualités de caractères, l'apprentissage de la chasse à la prime, etc.
Je me suis bien amusé à lire les aventures de nos neufs candidats. Ils sont bien typés, faciles à reconnaître et l'histoire qu'ils vivent est bien menée, encore qu'elle soit construite de manière épisodique, les épisodes s'enchaînant les uns aux autres de manière un peu arbitraire ce qui réduit un peu la cohésion de l'histoire en général. Une vétille. Les cadrages sont souvent électrisants (et proches de l'esbroufe aussi) et ça frise par moment l'exercice de style, mais rien pour nuire au plaisir du lecteur. Nous sommes dans une bd légère et amusante et ça roule comme sur des chapeaux de roues. J'ai adoré les petits détails, comme cette nanocivilisation, une arme absolument terrible, une trouvaille géniale, qui m'a énormément fait rigoler.
Deux bémols cependant, ayant tous deux trait au format même de l'album. Par rapport à la grandeur habituelle des albums de bd, on pourrait parler ici d'album de format 3/4 tellement ses dimensions sont réduites. Ce qui nuit à la bonne lecture des planches qui fourmillent de détails.
Aussi, la reliure est très dure, et il est impossible de mettre l'album à plat sans lui casser le dos. Difficile dans ces circonstances d'apprécier à sa juste mesure la beauté des planches, d'autant que les marges qui ceignent lesdites planches sont minuscules et qu'il faut vraiment y mettre du sien pour gouter le dessin.
Le deuxième tome, Princesses, vient de sortir semble-t-il. Encore des dépenses... dans 18 mois !
Recommandé, pour l'ado en soi.
Cote 7 / 10
L'académie des chasseurs de primes
Tome 1 . La rentrée
Textes :Yanick Champoux, Michel Lacombe et Benoit Godbout
Ill. : Benoît Champoux
400 coups, 2009
64 pages
17,95 $
vendredi 8 octobre 2010
À moi seul je vais faire s'écrouler le financement du système de santé du Québec
Je dois :
- voir un urologue, j'ai la prostate hyperactive et mal bouché, si j'ose dire
- voir mon spécialiste des triglycérides
- voir mon spécialiste des troubles du sommeil, question de recalibrer mon cpap, ce qui signifie une nuit au Royal Vic
- faire des radios de mon genou droit, et des épaules droite et gauche, avec échographie et injection de cortisone pour la droite
- mon médecin soupçonne une inflammation importante du ménisque dans le genou
- une vraie bonne tendinite à l'épaule droite
- un début de tendinite à la gauche
- prendre des antiobiotiques pour que mon rhume/sinusite ne déboule pas jusqu'aux bronches (je suis asthmatique)
Autrement je vais bien. Saperlipopette la table est pleine pour les prochaines semaines. Ouatchez-vous, mes garnements, vos impôts vont exploser !
Bientôt bientôt
Dans les prochains quinze jours (enfin, j'espère) vont apparaître sur ce blogue des commentaires sur les livres suivants. Sans compter les modalités des Mille mots de l'ermite 2011, et une première liste de 100 livres à donner.
- Sur la scène des siècles de Daniel Sernine, 9,5 / 10
- Kinderesser de Marie Laporte, 5,5 / 10
- Ti-Boutte de Janette Bertrand, 5 / 10
- Solaris no 175, 5 / 10
- Académie des chasseurs de primes. Tome 1. La rentrée de Yanick Champoux, Michel Lacombe et Benoit Godbout 7 / 10
- Kursk - Tourmente d'acier de Dimitri, 8,5 / 10
- Entre les bras des amants réunis de Claude Bolduc 8 / 10
- Dans sa bulle de Suzanne Myre 7 / 10
- Ces messagers venus d'ailleurs de Stéphane Vallée (anthologiste), 5,5 /10
Tout ça, c'est lu. Reste à faire l'écriture. Le temps de me secouer de ma torpeur et je vous reviens.
Hier après-midi
Pour la deuxième fois de ma vie, j'ai laissé un homme me mettre un doigt dans le cul, hier. Durant cette phase exploratoire, j'ai failli dire à mon médecin (puisque c'était encore lui) qui me tâtait la prostate :
- On vit une belle intimité, han ?
jeudi 30 septembre 2010
160. Brins d'éternité n° 27
Le 27e numéro de Brins d'éternité s'ouvre sous une superbe illustration à l'italienne (avec la reliure allemande et l'équipe québécoise, c'est l'ONU) que j'ai maladroitement tenté de reproduire au complet ci-haut. Une œuvre de Marc Pageau. Du vrai bonbon pour les yeux, si on me permet ce calque de l'anglais.
Cendrillon et les sept petits lits de Jonathan Reynolds. Quand le destin d'un adepte de Cendrillon croise celui d'un adepte de Blanche-Neige, ça n'a rien d'un conte de fées... Une histoire tordue qui avance bien sur ses rails, mais dont les dialogues souvent maladroits et empruntés viennent gâcher l'impact. 6,5 \ 10
Une dernière enjambée de Pierre-Luc Lafrance. Cet homme qui passe devant chez vous chaque matin à heure fixe, il vous vient l'envie de le suivre un jour... Bien menée, bien observée, mais sans surprise, une histoire qu'on a l'impression d'avoir lu cent fois. 7 / 10
L'enrouleur de temps de Geneviève Blouin. Après avoir commis un vol, un homme tente d'échapper à la police... Voilà un exercice de style joliment ambiguë, en effet, son appartenance à la sf ou non relève de ce que le narrateur trouvera lorsqu'il ouvrira la dernière porte, s'il s'agit de l'enrouleur de temps, nous sommes dans la sf, sinon nous sommes dans le délire. À vous de juger. 8 / 10
La main dans la naine de Marius Mars. Une histoire qu'on ne peut résumer qui mêle avec jubilation : nanisme, marionnettes, phagocytage, possession... Vulgaire, mais pas banal. (Je répète mon offre : deux bières à qui me livre la tête de l'auteur.) 7,5 / 10
Le fils prodigue de Hans Delrue. Valentin est un hédoniste qui entend bien profiter de la fortune de son papa sur Atanas, la planète du jet-set de l'Empire, où le temps s'écoule 80 fois plus lentement qu'ailleurs... D'ordinaire, j'aime bien Delrue, entre autre parce que c'est un auteur qui sait faire les choses, bien présenter les situations, créer des personnages crédibles et qui a un excellent sens du dialogue. Ici, ça ne fonctionne tout simplement pas. La pâte n'a pas levée pour ce lecteur-ci. 5,5 / 10
Le plan de Michel Gingras. Appelés à démolir un mur, des ouvriers ouvrent une brèche dans un tuyau. Une petite fumée verdâtre s'en dégage. C'est de mauvais augure... Pas très original, comme c'est le premier texte d'un jeune auteur, on lui pardonne. Par contre, le traitement est ordinaire et la fin précipitée. 5,5 / 10
Huit minutes trente-deux secondes de Martin Dubois.La première machine temporelle suscite bien des convoitises dans un laboratoire... Sur ce thème éculée, Dubois propose une courte variation intéressante, à la limite du policier. 7,5 / 10
Sang d'elfe d'Alexandre Lemieux. Raguis tente d'utiliser le pouvoir de guérison d'un elfe pour sauver sa mère mourante. Mais les elfes sont des créatures méprisées et difficiles... J'ai aimé ça et c'est de la fantasy ! Lemieux a ficelé une fort bonne histoire, noire à souhait, atmosphérique en diable, qu'il rend d'une manière prenante. Comme quoi on n'a pas besoin de renouveler le genre pour le rendre intéressant. 8,5 / 10
Bref, un numéro sans éclat qui ne passera pas à l'histoire, sauf pour sa très jolie couverture, mais qui compense par huit nouvelles variées et divertissantes.
Cote 7,5 /10
samedi 25 septembre 2010
159. Yupster - Sylvain Raymond
Le blogueur de pointe et expert en communications, Sylvain Raymond doit préparer le party de la compagnie Puma Canada. Il court après un DJ, tente d'organiser la chose tout en étant pris dans un écheveau de relations amoureuses qui ont tendance à rebondir à l'improviste et qui relève plus du fantasme que de la réalité.
En dépit de toutes les faiblesses (elles sont nombreuses et répétitives, l'auteur aurait vraiment eu besoin que quelqu'un relise son texte pour en retirer une masse de scories), j'ai lu ce petit roman en le savourant. C'est comme lire La semaine, les petits potins des vedettes, c'est-à-dire l'illustration d'une pensée égocentrique et superficielle, où le fantasme de la représentation constitue l'essentiel du statut des personnes, un monde où le contenant remplace le contenu.
En dépit de toutes les faiblesses (elles sont nombreuses et répétitives, l'auteur aurait vraiment eu besoin que quelqu'un relise son texte pour en retirer une masse de scories), j'ai lu ce petit roman en le savourant. C'est comme lire La semaine, les petits potins des vedettes, c'est-à-dire l'illustration d'une pensée égocentrique et superficielle, où le fantasme de la représentation constitue l'essentiel du statut des personnes, un monde où le contenant remplace le contenu.
Les moins bons aspects
C'est vraiment écrit n'importe comment.
La grammaire est boiteuse et le vocabulaire est mal utilisé, pas tout le temps, mind you, mais trop souvent pour mon gout.
Beaucoup de phrases mal construites qui sont à la limite de l'incompréhensible.
C'est d'un égocentrisme démesuré.
Les moins pires aspects
Quelques bonheurs d'expression disséminés comme des fleurs dans le fumier.
C'est vraiment écrit n'importe comment.
La grammaire est boiteuse et le vocabulaire est mal utilisé, pas tout le temps, mind you, mais trop souvent pour mon gout.
Beaucoup de phrases mal construites qui sont à la limite de l'incompréhensible.
C'est d'un égocentrisme démesuré.
Les moins pires aspects
Quelques bonheurs d'expression disséminés comme des fleurs dans le fumier.
Mélange parfois décapant (pas toujours) de cynisme et d'ironie.
Quelques scènes franchement hilarantes, y a de l'humour !
J'aime assez ces parenthèses ironiques ou mensongères qui forment un contrepoint au texte. Pas toujours réussies, parfois obscures, mais fascinantes.
Description d'un milieu hautement superficiel, l'auteur lance des flèches corrosives qui atteignent (parfois) leur cible.
Quelques scènes franchement hilarantes, y a de l'humour !
J'aime assez ces parenthèses ironiques ou mensongères qui forment un contrepoint au texte. Pas toujours réussies, parfois obscures, mais fascinantes.
Description d'un milieu hautement superficiel, l'auteur lance des flèches corrosives qui atteignent (parfois) leur cible.
En bref :
Misère de ma mère, l'auto-édition dans toute sa gloire et son pathétisme, la cour des miracles de la littérature qui n'a pas trouvé preneur ailleurs.
Faut pas se leurrer, c'est du sous Glamorama (avoué), du Brett Easton Ellis sans talent, avec un égo aussi immense (je sais de quoi je parle, je viens de regarder une interview de lui chez Charlie Rose). Il faut lire le premier chapitre de Glamorama vite vite ça urge, ça a l'air tellement facile à faire, tellement facile à imiter... Sylvain Raymond a tenté sa chance, c'est plus raté que réussi.
Faut pas se leurrer, c'est du sous Glamorama (avoué), du Brett Easton Ellis sans talent, avec un égo aussi immense (je sais de quoi je parle, je viens de regarder une interview de lui chez Charlie Rose). Il faut lire le premier chapitre de Glamorama vite vite ça urge, ça a l'air tellement facile à faire, tellement facile à imiter... Sylvain Raymond a tenté sa chance, c'est plus raté que réussi.
Cote 3,5 / 10
Yupster
Sylvain Raymond
À compte d'auteur, 2010
168 pages
(à commander ici : 15 $ édition papier; à votre bon cœur, édition électronique, j'ai donné 5 $ que je ne regrette pas tout compte fait.)
mercredi 22 septembre 2010
Les Mille mots prennent du poids 4
Romano Vlad Janulewicz qui nous avait bien fait rigoler l'an dernier avec son Ver gastronomique dans le Top 10 des Mille mots offre son premier recueil de nouvelles « Petits papiers meurtris » pour la dotation du concours.
En passant, la date de départ va être donnée très bientôt, pourquoi attendre janvier après tout ? Le temps d'ouvrir un compte de messagerie pour la réception des nouvelles.
La fin est fixée au 18 avril à 23h59.
Restez à l'affût.
Ça commence bancal
Vatoutine ne fut jamais maréchal, simplement général. C'est un point mineur dans l'histoire, il pourrait être capitaine ou politruk, aucune différence, mais ça me fait suer d'avoir rater ça.
Une uchronie peut-être dans laquelle V. aurait reçu ce grade ?
Une uchronie peut-être dans laquelle V. aurait reçu ce grade ?
mardi 21 septembre 2010
Portrait du bestiau tel qu'en lui-même il n'a pas fini de croître
Fin avril, elle était grosse comme ça, et mignonne... Elle tenait sur la largeur de trois lattes de plancher.
Elle a maintenant six mois, fin prête pour les labours... (Notez, je vous prie, le plancher refait.)
D'Amour, dans toute sa splendeur de Mastiff
lundi 20 septembre 2010
Les Mille mots prennent du poids 3
Élisabeth Tremblay offre aux Mille mots le premier tome « français » de sa série Filles de lune : Naïla de Brume, interdit de vente au Canada. Un livre de collection en plus. Merci beaucoup. Les Tremblay sont du bien bon monde.
dimanche 19 septembre 2010
Pas encore annoncée, mais déjà dotée - 2 +AJOUT
L'équipe de Brins d'éternité offre un abonnement d'un an à la revue. Merci à elle.
Il y a maintenant une « page » dans la colonne de droite qui donne quelques précisions sur la deuxième édition (2011) du concours de nouvelles Les Mille mots de l'ermite. Tous les détails y seront affichés au fur et à mesure; pour l'instant il y a la dotation du concours.
Si vous souhaitez ajouter en privé quelque chose au concours, un abonnement, un livre, une perceuse à percussion, un premier-né, n'hésitez pas à me contacter à richard.suzanne@gmail.com.
N'oubliez pas que le concours est ouvert à tous les genres littéraires, sauf à la poésie. Donc les prix peuvent être en conséquence : roman jeunesse, littérature classique, espionnage, romance, c'est à vous d'y voir...
More to come...
PLUS : Martin Lessard offre un exemplaire dédicacé de son roman de science-fiction Terre sans mal à paraître en janvier chez Denoël. Je laisse Martin s'exprimer « J'ajoute à ma dot une bouteille de mon coup de cœur de l'an passé : Ménage à trois de la Maison californienne Folie à deux Winery. Au cas où mon roman ne serait pas à la hauteur ! "Pour faire avaler la pilule" comme dit la devise. Tchin ! »
Du vino pis la littérature : On ne rit plus !!!
jeudi 16 septembre 2010
Ce qu'ils sont timides les écrivains
C'est quand même assez rare pour qu'on le signale : un écrivain des littératures de l'imaginaire qui fait la une d'une revue, et qui plus est d'une revue non-littéraire ! En effet, Frédérick Durand est en couverture du magazine Energia des anciens de l'UQTR.
L'article est fichtrement intéressant, à la fois rétrospective de certains titres de l'auteur, analyse de sa démarche artistique et des multiples intérêts qui la fonde.
Frédérick est un ami des Mille mots de l'ermite et un auteur prolifique et remarquable.
Ne la cherchez pas, la revue n'est pas en kiosque. On peut s'abonner gratuitement ici.
L'article est fichtrement intéressant, à la fois rétrospective de certains titres de l'auteur, analyse de sa démarche artistique et des multiples intérêts qui la fonde.
Frédérick est un ami des Mille mots de l'ermite et un auteur prolifique et remarquable.
Ne la cherchez pas, la revue n'est pas en kiosque. On peut s'abonner gratuitement ici.
mercredi 15 septembre 2010
Pas encore annoncée, mais déjà dotée
En effet, la deuxième édition des Mille mots de l'ermite n'est pas encore annoncée qu'elle est déjà dotée.
Daniel Sernine offre trois de ses recueils de nouvelles :
Le concours va se tenir de janvier à avril 2011. On s'en reparle.
Daniel Sernine offre trois de ses recueils de nouvelles :
- Boulevard des étoiles (Publications Ianus, 1991)
- Boulevard des étoiles 2 : À la recherche de Monsieur Goodtheim (Publications Ianus, 1991)
- Nuits blêmes (XYZ éditeur, 1990)
Le concours va se tenir de janvier à avril 2011. On s'en reparle.
mardi 14 septembre 2010
Clavier en feu
C'est peut-être à cause de ce que je mange depuis deux mois, mais il y a bien longtemps que je n'ai été aussi productif côté écriture. Depuis 1991 en fait. Les premiers jets s'accumulent dans mon hangar, avec une autre addition aujourd'hui.
La moustache, une courte histoire de 1800 mots est une nouvelle laconique sur la puissance du rêve. On verra plus tard à la révision ce que ça donnera, si ça mérite de vivre ou s'il faut l'abattre pour abréger ses souffrances, mais bon pour le moment, la bête est là...
Là, je me lance sur un projet plus lourd, une des trois idées que j'ai en tête depuis longtemps pour de longs textes, genre 10 à 20 000 mots. À Prokhorovka, avec le maréchal Vatoutine est une idée qui m'est venue en cogitant sur À Prokhorovka, avec la 331e section antichar. Sauf le lieu, l'époque et un certain cadre, les deux nouvelles n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Vatoutine est une histoire de vampires assez traditionnelle, mais qui se passe durant la Deuxième.
La moustache, une courte histoire de 1800 mots est une nouvelle laconique sur la puissance du rêve. On verra plus tard à la révision ce que ça donnera, si ça mérite de vivre ou s'il faut l'abattre pour abréger ses souffrances, mais bon pour le moment, la bête est là...
Là, je me lance sur un projet plus lourd, une des trois idées que j'ai en tête depuis longtemps pour de longs textes, genre 10 à 20 000 mots. À Prokhorovka, avec le maréchal Vatoutine est une idée qui m'est venue en cogitant sur À Prokhorovka, avec la 331e section antichar. Sauf le lieu, l'époque et un certain cadre, les deux nouvelles n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Vatoutine est une histoire de vampires assez traditionnelle, mais qui se passe durant la Deuxième.
lundi 13 septembre 2010
158. Asile n° 3
Cinq nouvelles au sommaire :
Mot de bienvenue d'Étienne Groleau. La Confédération Internationale de la Planète Terre vous envoie un message : la réalité n'est pas ce que vous croyez... Ce texte est manifestement hors de portée de ma pauvre intelligence, mes neurones ont surchauffés. 4 / 10
Mortis Angelus de Shamane. Clara revient chez elle en autobus mais il s'y passe des choses bizarres. Qui est cette petite fille qui l'interpelle ? Et cette présence effrayante qui la suit constamment ?... Un texte oppressant qui ne laisse pas de répit au lecteur. Très solide, j'ai beaucoup aimé. Une jeune auteure à suivre attentivement. 8 / 10
L'heure bleue d'Ariane Gélinas. Entre le châtelain et Céleste, il y a une relation compliquée. C'est pourquoi il préfère la garder dans son musée personnel... Une histoire d'horreur à l'ancienne : avec château, savant brillant mais un peu fou, et écrite dans un style idoine. Le rythme est très lent. Atmosphérique à l'excès. 7 / 10
Le petit Jésus de Pat Isabelle. Ou la la, difficile de classer ce texte hallucinatoire, délirant et full jubilation. C'est, en tous cas, mystérieux, allusif, drôle (ah la manière de l'auteur) et parfaitement réussi. Je ne noterai pas ce texte parce que Pat est un bon ami à moi, et que de lui donner un 9 ça aurait l'air louche pour certains.
Je me souviens de Martin Lessard. Le messire Lemaurice du Québec attend les dignitaires du Jeu après sa victoire sur le messire Lariviere d'Ottawa. Lemaurice a de l'ambition mais le peuple du Québec en a autant pour lui... Même si cette histoire se lit comme le résumé d'un roman, je dois lever mon chapeau à l'auteur. C'est brillant et captivant. Une uchronie richement texturée qui m'a beaucoup, mais beaucoup plu. 9 / 10
Un excellent numéro. Les textes sont variés et se rattachent à tous les genres hébergés par le fanzine, sf, fantastique, avant-garde. Il faut aussi signaler la qualité de la mise en page. En fait, il n'y a que la monochromie de la couverture qui déçoive, mais bon, ça viendra avec le temps et l'argent... Le blogue de cette excellente revue est ici, on nous promet un cadavre exquis à chaque numéro.
N'hésitez pas à vous abonner.
Cote 8,5 / 10
Mot de bienvenue d'Étienne Groleau. La Confédération Internationale de la Planète Terre vous envoie un message : la réalité n'est pas ce que vous croyez... Ce texte est manifestement hors de portée de ma pauvre intelligence, mes neurones ont surchauffés. 4 / 10
Mortis Angelus de Shamane. Clara revient chez elle en autobus mais il s'y passe des choses bizarres. Qui est cette petite fille qui l'interpelle ? Et cette présence effrayante qui la suit constamment ?... Un texte oppressant qui ne laisse pas de répit au lecteur. Très solide, j'ai beaucoup aimé. Une jeune auteure à suivre attentivement. 8 / 10
L'heure bleue d'Ariane Gélinas. Entre le châtelain et Céleste, il y a une relation compliquée. C'est pourquoi il préfère la garder dans son musée personnel... Une histoire d'horreur à l'ancienne : avec château, savant brillant mais un peu fou, et écrite dans un style idoine. Le rythme est très lent. Atmosphérique à l'excès. 7 / 10
Le petit Jésus de Pat Isabelle. Ou la la, difficile de classer ce texte hallucinatoire, délirant et full jubilation. C'est, en tous cas, mystérieux, allusif, drôle (ah la manière de l'auteur) et parfaitement réussi. Je ne noterai pas ce texte parce que Pat est un bon ami à moi, et que de lui donner un 9 ça aurait l'air louche pour certains.
Je me souviens de Martin Lessard. Le messire Lemaurice du Québec attend les dignitaires du Jeu après sa victoire sur le messire Lariviere d'Ottawa. Lemaurice a de l'ambition mais le peuple du Québec en a autant pour lui... Même si cette histoire se lit comme le résumé d'un roman, je dois lever mon chapeau à l'auteur. C'est brillant et captivant. Une uchronie richement texturée qui m'a beaucoup, mais beaucoup plu. 9 / 10
Un excellent numéro. Les textes sont variés et se rattachent à tous les genres hébergés par le fanzine, sf, fantastique, avant-garde. Il faut aussi signaler la qualité de la mise en page. En fait, il n'y a que la monochromie de la couverture qui déçoive, mais bon, ça viendra avec le temps et l'argent... Le blogue de cette excellente revue est ici, on nous promet un cadavre exquis à chaque numéro.
N'hésitez pas à vous abonner.
Cote 8,5 / 10
dimanche 12 septembre 2010
157. L'orignal qui avait la frousse - Nicholas Oldland
L'Orignal a peur de tout. Il regarde ses amis, Castor et Ours, s'amuser comme des fous et il a l'impression de manquer quelque chose.
Grâce à son ami Tortue il va devenir un peu plus téméraire, moins peureux, et se mettre à apprécier la vie dans toute sa plénitude.
Une toute petite histoire illustrée par l'auteur lui-même. Le dessin est splendide, laconique et rigolo à la fois, avec un petit air à la Jean-Paul Lemieux là où les personnages se perdent dans des décors trop grands pour eux.
Cet album est une célébration de la vie. C'est chouette comme tout, et touchant.
Benjamin a beaucoup aimé ce livre qu'il a choisi tout seul.
Cote 10 / 10
Grâce à son ami Tortue il va devenir un peu plus téméraire, moins peureux, et se mettre à apprécier la vie dans toute sa plénitude.
Une toute petite histoire illustrée par l'auteur lui-même. Le dessin est splendide, laconique et rigolo à la fois, avec un petit air à la Jean-Paul Lemieux là où les personnages se perdent dans des décors trop grands pour eux.
Cet album est une célébration de la vie. C'est chouette comme tout, et touchant.
Benjamin a beaucoup aimé ce livre qu'il a choisi tout seul.
Cote 10 / 10
L'orignal qui avait la frousse
(Making the Moose Out of Life)
(Making the Moose Out of Life)
Nicolas Oldland
Scholastic, 2010
9,99 $
pour les 3 à 7 ans
vendredi 10 septembre 2010
156. Toi et moi, it's complicated - Dominic Bellavance
Daniel trompe Véronique mais ne veux pas que ça se sache. Aussi quand des vidéos compromettantes apparaissent sur le profil Facebook d'une amie qu'il ne connait ni d'Ève ni d'Adam, les choses prennent une tournure inattendue et les événements se précipitent.
(Comme ça se passe essentiellement sur et à cause de Facebook, les néophytes risquent de s'y perdre, je le crains.)
Parce que mon petit commentaire va dissoner dans le concert unanime de louanges que ce roman s'attire depuis sa parution, je risque bien d'avoir l'air d'une trace de brake dans le cul de la robe de la mariée. Mais tel est mon destin, et je l'assume.
Première constatation, Toi et moi, it's complicated appartient à la chick lit. De la chick lit écrite par un gars, plus crue, plus génitale et directe, mais reste que Bellavance reprend à son compte certains des grands thèmes de ce genre littéraire, à plat, sans les sublimer : l'obnubilation du dating, les rencontres fortuites, le commérage, etc. Mais peut-être est-ce dû tout simplement au fait qu'à mon avis Facebook m'apparait être une extension naturelle de la chick lit, c-à-d une littérature faite de papotage et de jérémiades, de positivisme bon aloi, d'impressions fugaces et de réflexions sans portée. Dans ce cas, on pourrait dire que l'auteur a tenu son pari de représenter le réel avec beaucoup de... réalisme !
Comprenez que je ne reproche pas à Bellavance d'avoir écrit de la chick lit. C'est un jeune gars qui sait ce qu'il fait. Son écriture est allègre et le style est fluide. Pas de faux pas dans ce roman. Ça coule et ce lecteur-ci a apprécié la beauté graphique de la mise en page, qui est très appropriée et l'humour même s'il est parfois forcée et burlesque. J'ai lu ce roman sans déplaisir et sans ennui.
Une poignée de bémols, cependant. J'ai vraiment eu de la difficulté à m'attacher à Daniel, le narrateur. C'est un faux jeton. Il est fourbe, (mauvais) calculateur, incapable de s'assumer et de prendre ses responsabilités. Antihéros antipathique. Il est manipulé et il tente de manipuler. Il porte en lui quelque chose d'odieux, bien que je doive avouer que ses partenaires de romans ne valent guère mieux : les filles ne donnent pas leur place. Bellavance nous présente le portrait de facto d'une jeunesse particulièrement retorse, qui calcule et manipule et est manipulée. Dans un autre contexte, et en plus étoffé, ce petit livre aurait pu devenir un roman d'espionnage.
Aussi, il est de bon ton dans la littérature québécoise bcbg de donner aux personnages les plus vils une langue parlée grossière qui beurre épais dans le vernaculaire. À ce chapitre, Toi et moi, it's complicated n'évite pas ce cliché, comme en témoigne le personnage d'Anne-Sophie. On aurait souhaiter, je ne sais pas, autre chose...
D'une curieuse façon, même si elle est en porte à faux avec le ton badin du roman, la fin est l'élément le plus détonnant du roman. Elle est étonnante et détonante, mais insatisfaisante.
À propos de ce roman, j'adhère à ce que Frédéric Raymond en dit sur son blogue: « Lisez-le dès maintenant, parce que plusieurs des références culturelles pourraient sembler datées dans quelques années. » On ne saurait mieux dire.
Pour un plaisir évanescent. Recommandé avec une petite réserve.
Cote 6 / 10
(Comme ça se passe essentiellement sur et à cause de Facebook, les néophytes risquent de s'y perdre, je le crains.)
Parce que mon petit commentaire va dissoner dans le concert unanime de louanges que ce roman s'attire depuis sa parution, je risque bien d'avoir l'air d'une trace de brake dans le cul de la robe de la mariée. Mais tel est mon destin, et je l'assume.
Première constatation, Toi et moi, it's complicated appartient à la chick lit. De la chick lit écrite par un gars, plus crue, plus génitale et directe, mais reste que Bellavance reprend à son compte certains des grands thèmes de ce genre littéraire, à plat, sans les sublimer : l'obnubilation du dating, les rencontres fortuites, le commérage, etc. Mais peut-être est-ce dû tout simplement au fait qu'à mon avis Facebook m'apparait être une extension naturelle de la chick lit, c-à-d une littérature faite de papotage et de jérémiades, de positivisme bon aloi, d'impressions fugaces et de réflexions sans portée. Dans ce cas, on pourrait dire que l'auteur a tenu son pari de représenter le réel avec beaucoup de... réalisme !
Comprenez que je ne reproche pas à Bellavance d'avoir écrit de la chick lit. C'est un jeune gars qui sait ce qu'il fait. Son écriture est allègre et le style est fluide. Pas de faux pas dans ce roman. Ça coule et ce lecteur-ci a apprécié la beauté graphique de la mise en page, qui est très appropriée et l'humour même s'il est parfois forcée et burlesque. J'ai lu ce roman sans déplaisir et sans ennui.
Une poignée de bémols, cependant. J'ai vraiment eu de la difficulté à m'attacher à Daniel, le narrateur. C'est un faux jeton. Il est fourbe, (mauvais) calculateur, incapable de s'assumer et de prendre ses responsabilités. Antihéros antipathique. Il est manipulé et il tente de manipuler. Il porte en lui quelque chose d'odieux, bien que je doive avouer que ses partenaires de romans ne valent guère mieux : les filles ne donnent pas leur place. Bellavance nous présente le portrait de facto d'une jeunesse particulièrement retorse, qui calcule et manipule et est manipulée. Dans un autre contexte, et en plus étoffé, ce petit livre aurait pu devenir un roman d'espionnage.
Aussi, il est de bon ton dans la littérature québécoise bcbg de donner aux personnages les plus vils une langue parlée grossière qui beurre épais dans le vernaculaire. À ce chapitre, Toi et moi, it's complicated n'évite pas ce cliché, comme en témoigne le personnage d'Anne-Sophie. On aurait souhaiter, je ne sais pas, autre chose...
D'une curieuse façon, même si elle est en porte à faux avec le ton badin du roman, la fin est l'élément le plus détonnant du roman. Elle est étonnante et détonante, mais insatisfaisante.
À propos de ce roman, j'adhère à ce que Frédéric Raymond en dit sur son blogue: « Lisez-le dès maintenant, parce que plusieurs des références culturelles pourraient sembler datées dans quelques années. » On ne saurait mieux dire.
Pour un plaisir évanescent. Recommandé avec une petite réserve.
Cote 6 / 10
Toi et moi, it's complicated
Dominic Bellavance
Coups de tête, 2010
126 pages
14,95 $
155. Vent printanier - Hubert Haddad
Vent printanier est le nom de code de l'opération de rassemblement des Juifs français en juillet 42, la Rafle du Vel' d'Hiv', certainement une des heures les plus ignobles de la France.
En deux jours, plus de 13000 Juifs, dont 4115 enfants, ont été arrêtés et rassemblés au Vélodrome d'Hiver de Paris avec l'aide de la police française avant d'être déportés et tués à Auschwitz.
Hubert Haddad a écrit un très court recueil réunissant quatre nouvelles autour du souvenir de cette opération.
Meranda, ou le devoir de mémoire. Adèle cherche son chat dans la ville. Partout elle voit les trains qui lui rappelle sa petite amie juive, Meranda, disparue quelques jours plus tôt dans une rafle. Elle rencontre un vieil homme éploré qui croit qu'elle est Meranda... Une nouvelle sur l'identité et la perte. Très fine nouvelle, et qui mériterait relecture si ce n'était pour le style le l'auteur, surécrit et haché, qui gâche la sauce. 6 / 10
Vent printanier. Son violon sous le bras, Michaï se dirige vers une cérémonie commémorative de la rafle. Il est assailli de souvenirs. Il a perdu sa famille et a assisté à leur embarquement sans pouvoir réagir. Un jeune Rom en cavale l'accompagne sur le chemin vers la gare... La meilleure nouvelle du recueil. La douleur de ce vieil homme qui a tout perdu est palpable, et l'allusion contemporaine aux Roms invite à une réflexion sur l'actualité. Mais encore une fois l'écriture, grr... 7 / 10
La nuit du fou, ou les sonneurs de l'ancien monde.Un vieux photographe qui collectionne les photos des camps fait une rencontre inattendue avec un gamin qui vient de loin... Encore là, une nouvelle qui pourrait être totalement réussie si l'auteur n'avait pas tant chercher les effets de style. 4 / 10
Chasse aux lièvres dans la région des Moulins. Un vieil homme, revendeur de modèles réduits de trains, va rencontrer un collectionneur qui pourrait bien être le soldat allemand qui lui a sauvé la vie en 44...Mon commentaire sur les autres textes vaut pour celui-ci aussi. Malheureusement : 6 / 10
En dépit d'une thématique de premier ordre qui m'auraient normalement interpellé, je n'ai pas été captivé par ce livre. L'écriture est nettement en cause. L'auteur cherche à créer des images fortes, qui finissent par créer une impression de plaquées à force d'être trop étirées.
Pas recommandé. De bonnes histoires, par un auteur qui n'a pas su s'effacer. Grr...
Cote 6 / 10
En deux jours, plus de 13000 Juifs, dont 4115 enfants, ont été arrêtés et rassemblés au Vélodrome d'Hiver de Paris avec l'aide de la police française avant d'être déportés et tués à Auschwitz.
Hubert Haddad a écrit un très court recueil réunissant quatre nouvelles autour du souvenir de cette opération.
Meranda, ou le devoir de mémoire. Adèle cherche son chat dans la ville. Partout elle voit les trains qui lui rappelle sa petite amie juive, Meranda, disparue quelques jours plus tôt dans une rafle. Elle rencontre un vieil homme éploré qui croit qu'elle est Meranda... Une nouvelle sur l'identité et la perte. Très fine nouvelle, et qui mériterait relecture si ce n'était pour le style le l'auteur, surécrit et haché, qui gâche la sauce. 6 / 10
Vent printanier. Son violon sous le bras, Michaï se dirige vers une cérémonie commémorative de la rafle. Il est assailli de souvenirs. Il a perdu sa famille et a assisté à leur embarquement sans pouvoir réagir. Un jeune Rom en cavale l'accompagne sur le chemin vers la gare... La meilleure nouvelle du recueil. La douleur de ce vieil homme qui a tout perdu est palpable, et l'allusion contemporaine aux Roms invite à une réflexion sur l'actualité. Mais encore une fois l'écriture, grr... 7 / 10
La nuit du fou, ou les sonneurs de l'ancien monde.Un vieux photographe qui collectionne les photos des camps fait une rencontre inattendue avec un gamin qui vient de loin... Encore là, une nouvelle qui pourrait être totalement réussie si l'auteur n'avait pas tant chercher les effets de style. 4 / 10
Chasse aux lièvres dans la région des Moulins. Un vieil homme, revendeur de modèles réduits de trains, va rencontrer un collectionneur qui pourrait bien être le soldat allemand qui lui a sauvé la vie en 44...Mon commentaire sur les autres textes vaut pour celui-ci aussi. Malheureusement : 6 / 10
En dépit d'une thématique de premier ordre qui m'auraient normalement interpellé, je n'ai pas été captivé par ce livre. L'écriture est nettement en cause. L'auteur cherche à créer des images fortes, qui finissent par créer une impression de plaquées à force d'être trop étirées.
Pas recommandé. De bonnes histoires, par un auteur qui n'a pas su s'effacer. Grr...
Cote 6 / 10
Vent printanier
Hubert Haddad
Zulma, 2010
62 pages
7,95 $
jeudi 9 septembre 2010
Bientôt sur ce blogue
Avec les rénovations de cet été, je me suis rendu compte que j'avais des tonnes et des tonnes de livres qui encombrait la maison. Je me suis fixé l'objectif de me départir d'une bonne partie de cette collection, au moins 1000 livres, peut-être même 2000. Et il m'en restera autant !
Les livres sont tous en bonne ou excellente condition, avec généralement mon nom et la date d'achat en ex-libris. Je signalerai tout espèce d'anicroches, style surlignement. Une liste apparaîtra bientôt sur le blogue. Les intéressés n'auront qu'à me signaler ce qui les, euh, intéresse.
Beaucoup de romans, d'essais, de documents. De vieux livres, des neufs aussi. Des inconnus et quelques Senécal, tiens. De la sf, des polars, des études sur le marxisme (ah ma folle jeunesse), mais aussi de la littérature générale.
Je vais les donner. Les preneurs n'auront qu'à payer les frais de poste, ou s'arranger avec moi pour un point de chute à déterminer. Je suis à Rigaud, mais aussi parfois à Longueuil. Je vais à Boréal, etc. Je suis retraité et je peux me déplacer un peu. Y a toujours moyen de moyenner. À plus.
Les livres sont tous en bonne ou excellente condition, avec généralement mon nom et la date d'achat en ex-libris. Je signalerai tout espèce d'anicroches, style surlignement. Une liste apparaîtra bientôt sur le blogue. Les intéressés n'auront qu'à me signaler ce qui les, euh, intéresse.
Beaucoup de romans, d'essais, de documents. De vieux livres, des neufs aussi. Des inconnus et quelques Senécal, tiens. De la sf, des polars, des études sur le marxisme (ah ma folle jeunesse), mais aussi de la littérature générale.
Je vais les donner. Les preneurs n'auront qu'à payer les frais de poste, ou s'arranger avec moi pour un point de chute à déterminer. Je suis à Rigaud, mais aussi parfois à Longueuil. Je vais à Boréal, etc. Je suis retraité et je peux me déplacer un peu. Y a toujours moyen de moyenner. À plus.
lundi 6 septembre 2010
État des travaux II+
Tout à l'heure, au Salon d'écriture de Valleyfield, j'ai mis un terme au premier jet de À Prokhorovka, avec la 331e section antichar. Là, je fais comme pour un porto : en fût pour 20 ans !
J'avais trois projets de nouvelles il y a quelques semaines, les premiers jets (propulsé par des P&W d'origine) sont terminés pour deux d'entre elles. La troisième a commencé à circuler chez les éditeurs.
Un énorme merci à P., N. et K. de me supporter dans leur nid !
PS
Tiens, un premier refus pour Blaise et Benjamin, mon petit roman jeunesse. C'est un choc et je ne comprends pas. Quel enfant de 0 à 5 ans ne serait pas intéressé par un échange philosophique sur le destin de l'homme et l'avenir des sciences via des cordes quantiques entre Blaise Pascal et Benjamin Franklin ? Je vous le demande... ;-)
J'avais trois projets de nouvelles il y a quelques semaines, les premiers jets (propulsé par des P&W d'origine) sont terminés pour deux d'entre elles. La troisième a commencé à circuler chez les éditeurs.
Un énorme merci à P., N. et K. de me supporter dans leur nid !
PS
Tiens, un premier refus pour Blaise et Benjamin, mon petit roman jeunesse. C'est un choc et je ne comprends pas. Quel enfant de 0 à 5 ans ne serait pas intéressé par un échange philosophique sur le destin de l'homme et l'avenir des sciences via des cordes quantiques entre Blaise Pascal et Benjamin Franklin ? Je vous le demande... ;-)
dimanche 5 septembre 2010
Mon petit kindle...
J'ai mon kindle en main depuis une douzaine de jours maintenant. Le temps est venu de faire un premier bilan.
Il est à peine plus large qu'un Folio. Il st si simple à opérer qu'on peut se mettre à télécharger des livres (et autres textes) dès que la pile est chargée (trois ou quatre heures) et se mettre en mode lecture en quelques minutes. Il est relativement léger, pensez les Bienveillantes en Folio, mais moins que ce que j'aurais cru.
Autrement, il fait ce que toute lisette (j'aime mieux que liseuse) doit faire. Je ne vous referai pas le coup de la publicité. Très utile pour lire des briques de 1000 pages en grand format, ces livres qui vous épuisent les bras et laissent une empreinte dans votre ventre si vous aimez lire sur le dos. D'un autre côté, je dis toujours qu'un gros livre, grand format ou hardcover, est une formidable arme défensive si vous êtes victime d'une attaque; pour voir, essayez de vous défendre avec une lisette, ha ha, c'est ridicule...
Les moins bons points, ou ce pourquoi y a rien pour battre un bon livre en papier :
Son apparente fragilité. Je n'ai pas tenté l'expérience, mais je ne suis pas sûr que cet engin est capable de résister à une chute de quelques pieds. Le bakélite, ça a ses limites. Par contre, hein, lâchez votre livre de poche, il n'y a qu'à le ramasser. Aussi, mon chien a mâchouillé un livre l'autre jour, le livre est encore lisible. Eût-il attaqué la lisette...
Y a rien comme de faire flipper les pages d'un livre pour voir où sont les illustrations, ici, oubliez ça...
Le kindle ne sent pas l'encre.
Le clavier est non accentué. Speak white, me houspille mon petit kindle.
Si la pile lâche, you're out, my friend (oupse, c'est l'influence du kindle). Pas de piles de rechange, faut recharger à l'usb ou sur une prise ordinaire. Tu pars le matin pensant lire dans l'autobus, paf, la pile s'éteint à l'arrêt, ben, t'es pogné pour regarder les côtés d'autobus jusqu'au centre-ville... En passant, l'icone de charge de la pile sur le kindle est pas claire du tout, en fait, elle est illisible.
Dans les publicités, on voit le monde lisant avec leur lisette, au soleil, dans un hamac, un mojitos à la main. Très joli, très vendeur. Maintenant imaginez que vous allez prendre l'autobus par -20 et que vous attendez trente minutes à l'arrêt avant de monter à bord, votre lisette dans la poche de votre parka ou dans votre malette. Je parie que la pile ne tiendra pas le coup, qu'elle se déchargera au froid... mais, là, c'est juste mon opinion...
J'ai l'air négatif, mais je n'ai pas la chanson. J'aime bien mon petit kindle, déjà j'ai fait plein de chargements de livres gratuits ou à très bas prix. J'ai même télécharger les cinq petites nouvelles que les éditions Alto ont publié pour célébrer leur cinquième anniversaire de fondation. J'ai lu La légende de McNeil et J'irai me crosser sur vos tombes. Je commence L'Ancienne famille et Le chevalier de Mornac.
C'est vraiment très bien fait, bien que pas si convivial qu'on prétend.
Il est à peine plus large qu'un Folio. Il st si simple à opérer qu'on peut se mettre à télécharger des livres (et autres textes) dès que la pile est chargée (trois ou quatre heures) et se mettre en mode lecture en quelques minutes. Il est relativement léger, pensez les Bienveillantes en Folio, mais moins que ce que j'aurais cru.
Autrement, il fait ce que toute lisette (j'aime mieux que liseuse) doit faire. Je ne vous referai pas le coup de la publicité. Très utile pour lire des briques de 1000 pages en grand format, ces livres qui vous épuisent les bras et laissent une empreinte dans votre ventre si vous aimez lire sur le dos. D'un autre côté, je dis toujours qu'un gros livre, grand format ou hardcover, est une formidable arme défensive si vous êtes victime d'une attaque; pour voir, essayez de vous défendre avec une lisette, ha ha, c'est ridicule...
Les moins bons points, ou ce pourquoi y a rien pour battre un bon livre en papier :
Son apparente fragilité. Je n'ai pas tenté l'expérience, mais je ne suis pas sûr que cet engin est capable de résister à une chute de quelques pieds. Le bakélite, ça a ses limites. Par contre, hein, lâchez votre livre de poche, il n'y a qu'à le ramasser. Aussi, mon chien a mâchouillé un livre l'autre jour, le livre est encore lisible. Eût-il attaqué la lisette...
Y a rien comme de faire flipper les pages d'un livre pour voir où sont les illustrations, ici, oubliez ça...
Le kindle ne sent pas l'encre.
Le clavier est non accentué. Speak white, me houspille mon petit kindle.
Si la pile lâche, you're out, my friend (oupse, c'est l'influence du kindle). Pas de piles de rechange, faut recharger à l'usb ou sur une prise ordinaire. Tu pars le matin pensant lire dans l'autobus, paf, la pile s'éteint à l'arrêt, ben, t'es pogné pour regarder les côtés d'autobus jusqu'au centre-ville... En passant, l'icone de charge de la pile sur le kindle est pas claire du tout, en fait, elle est illisible.
Dans les publicités, on voit le monde lisant avec leur lisette, au soleil, dans un hamac, un mojitos à la main. Très joli, très vendeur. Maintenant imaginez que vous allez prendre l'autobus par -20 et que vous attendez trente minutes à l'arrêt avant de monter à bord, votre lisette dans la poche de votre parka ou dans votre malette. Je parie que la pile ne tiendra pas le coup, qu'elle se déchargera au froid... mais, là, c'est juste mon opinion...
J'ai l'air négatif, mais je n'ai pas la chanson. J'aime bien mon petit kindle, déjà j'ai fait plein de chargements de livres gratuits ou à très bas prix. J'ai même télécharger les cinq petites nouvelles que les éditions Alto ont publié pour célébrer leur cinquième anniversaire de fondation. J'ai lu La légende de McNeil et J'irai me crosser sur vos tombes. Je commence L'Ancienne famille et Le chevalier de Mornac.
C'est vraiment très bien fait, bien que pas si convivial qu'on prétend.
samedi 4 septembre 2010
154. J'irai me crosser sur vos tombes - Édouard H. Bond
Engagé par le gros Robillard pour réaliser une trilogie porno avec un budget de 4000 $, François Martineau fait appel à Ed Hardcore pour lui pondre un scénario sur mesure. Hardcore écrit J'irai me crosser sur vos tombes. On se prépare à tourner, la vedette des films, la wannabe pornstar Marissa Cherry nous est présentée dans un chapitre écrit par Mélodie Nelson (une jeune auteure qui n'a pas la langue dans sa poche, mes amis, croyez-moi).
À la veille du tournage, Martineau flaube tout l'argent sur un party de « sachets » avec sa sœur. Apprenant ça, Robillard décide de donner une leçon à Martineau et lui fait câlisser une volée monumentale par ses hommes de main. La pauvre soeurette est sérieusement amochée. L'irresponsable réalisateur perd un œil dans la bagarre, mais retrouve un semblant de dignité.
En effet, toute sa vie, Martineau a fuit, mais là, devant le mal fait à sa sœur, il décide de prendre sa revanche. Il emprunte le gun à Ed Hardcore et s'en va au bureau de Robillard. Il tire et tue à qui mieux mieux, et finalement réussit à pogner Robillard pour un showdown final dans la salle du cinéma où l'on joue justement un de ses films... Je n'en dis pas plus, sinon que le duel final devant un écran de cinéma porno ne déplairait pas à Quentin Tarantino.
En passant, pour ceux à qui ça échapperait, le titre de ce roman est un hommage à J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian.
J'irai me crosser sur vos tombes marque une évolution par rapport aux deux autres romans de l'auteur. (J'espère qu'ils ont été écrits dans l'ordre où ils ont été publiés, sinon je vais encore avoir l'air d'un moron). Ici, au-delà du sordide et de la drôlerie (les deux sont en quantité considérable dans le roman), l'accent est mis sur la psychologie des personnages, qui sont moins caricaturaux que dans Prison de poupées et Maudits. Bond a donné suffisamment de chair à Martineau pour que le lecteur parvienne à s'identifier à lui.
Par certains côtés, ce n'est pas le meilleur des romans de l'auteur (quant à moi, c'est Maudits). J'y ai senti une certaine précipitation dans l'action, avec une tension dramatique moins forte, moins prenante; mais la psychologie vient enrichir considérablement le roman. L'auteur passe à un autre niveau, tout en habitant le même univers. Le lecteur familier de l'œuvre retrouvera St-Jean-de-Matha, son infâme prison des femmes et l'alter ego de l'auteur, Ed Hardcore. Dans un moment absolument décapant, on apprend que Ed souffre de dysfonction érectile !
Et pis, ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval un auteur capable de décrire un personnage ainsi :
Fortement recommandé. Le blogue à trois têtes de l'auteur est ici.
Note 8 / 10
À la veille du tournage, Martineau flaube tout l'argent sur un party de « sachets » avec sa sœur. Apprenant ça, Robillard décide de donner une leçon à Martineau et lui fait câlisser une volée monumentale par ses hommes de main. La pauvre soeurette est sérieusement amochée. L'irresponsable réalisateur perd un œil dans la bagarre, mais retrouve un semblant de dignité.
En effet, toute sa vie, Martineau a fuit, mais là, devant le mal fait à sa sœur, il décide de prendre sa revanche. Il emprunte le gun à Ed Hardcore et s'en va au bureau de Robillard. Il tire et tue à qui mieux mieux, et finalement réussit à pogner Robillard pour un showdown final dans la salle du cinéma où l'on joue justement un de ses films... Je n'en dis pas plus, sinon que le duel final devant un écran de cinéma porno ne déplairait pas à Quentin Tarantino.
En passant, pour ceux à qui ça échapperait, le titre de ce roman est un hommage à J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian.
J'irai me crosser sur vos tombes marque une évolution par rapport aux deux autres romans de l'auteur. (J'espère qu'ils ont été écrits dans l'ordre où ils ont été publiés, sinon je vais encore avoir l'air d'un moron). Ici, au-delà du sordide et de la drôlerie (les deux sont en quantité considérable dans le roman), l'accent est mis sur la psychologie des personnages, qui sont moins caricaturaux que dans Prison de poupées et Maudits. Bond a donné suffisamment de chair à Martineau pour que le lecteur parvienne à s'identifier à lui.
Par certains côtés, ce n'est pas le meilleur des romans de l'auteur (quant à moi, c'est Maudits). J'y ai senti une certaine précipitation dans l'action, avec une tension dramatique moins forte, moins prenante; mais la psychologie vient enrichir considérablement le roman. L'auteur passe à un autre niveau, tout en habitant le même univers. Le lecteur familier de l'œuvre retrouvera St-Jean-de-Matha, son infâme prison des femmes et l'alter ego de l'auteur, Ed Hardcore. Dans un moment absolument décapant, on apprend que Ed souffre de dysfonction érectile !
Et pis, ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval un auteur capable de décrire un personnage ainsi :
Julie, simplement vêtue d'une camisole sale pis d'une culotte slaque, avait le regard creux d'un cadavre, les traits tirés d'un vieillard pis la joie de vivre d'un cochon à l'abattoir.En terminant : Bond aime les points d'exclamation. Treize à la douzaine ! Normalement, ce n'est pas ma tasse de thé, mais je dois avouer qu'il y a un tout petit paquet d'auteurs qui en maîtrise le placement, alors, ici, j'aime bien !
Fortement recommandé. Le blogue à trois têtes de l'auteur est ici.
Note 8 / 10
J'irai me crosser sur vos tombes
Édouard H. Bond
Robert ne veut pas lire, 2009
122 pages
(format électronique seulement)
4 $
vendredi 3 septembre 2010
Parlant de plagiat
Il n'y a pas que les auteures médiocres (ici et la suite) qui empruntent allègrement à Wkipedia, les moins pires aussi le font.
Pas besoin d'en ajouter.
Pas besoin d'en ajouter.
jeudi 2 septembre 2010
153. Péchés mignons - Claude Bolduc
Succion. Le vampire Vlad va chez le dentiste soigner sa carie. Il se découvre une nouvelle vocation... Qui a dit que l'épouvante se mariait mal à l'humour ? Bolduc maîtrise parfaitement l'art du dialogue et du détail. Ça porte. 10 / 10
Les grands préparatifs. Louis va mourir demain, son réfrigérateur est encore plein, lui qui n'aime pas gaspiller de la nourriture... Péché de gourmandise ! Un texte honnête qui ne m'a pas vraiment harponné. 6,5 / 10
Privilèges. Sam n'est pas prêt à tout sacrifier pour satisfaire les caprices de sa fille, déjà qu'il a déjà beaucoup donné; mais sa femme et sa fille ne l'entendent pas ainsi... HaaaAAaa ! Grand cri extatique et jubilatoire de ce lecteur-ci. Qu'est-ce que c'est bon ce petit texte-là. Huit pages seulement et pas un mot gaspillé. Il faut vite élever une statuette pour sacrifier (des petits fruits) au culte de Bolduc, culte que je suis disposé à officialiser (moyennant royalties, bien sûr). 10 / 10
À tout péché. Jean essaie de terminer d'écrire sa nouvelle mais il est constamment dérangé par une espèce de vendeur auquel rien ne résiste... Cette nouvelle est longuette, et la chute est prévisible. Une coche moins réussie que les autres. 5,5 / 10
In vino mendacium... Matt entend des voix dans sa tête. Faut dire qu'il a un problème de boisson. On devine bien que c'est pas de bon augure... Alors que les autres textes font dans l'humour, celui-ci est d'un autre registre. Plus sérieux, plus soutenu. Solidement fait, même si la chute est attendue. 6,5 / 10
Menus travaux chez la famille Brodeur. Gérard fait des rénovations dans un logement occupé par une famille de BS qui ne le cède en rien aux Bougon. Il en a pour son argent... Et le lecteur aussi en a pour son argent ! C'est truculent, vulgaire, et j'ai rarement autant rigolé de ma vie. Jubilatoire ! Merci et bravo, M. Bolduc ! 10 / 10
Le grand tripoteur. Gaston meurt en se rendant travailler. Là, il va rencontrer son Créateur... L'après-vie comme délice gastronomique. Ironique, sans doute, mais, aux yeux de ce lecteur-ci, plutôt moyen. 6 / 10
Chasse à l'âme. Robert Giguère se déguise en prêtre pour échapper aux policiers qui sont à ses trousses. Mais voilà qu'il doit donner l'extrême-onction à un mourant dont l'âme, mal bénie par ce faux prêtre, aura quelque difficulté à entrer dans l'au-delà... Un texte impeccable, avec un retournement très fin. 8 / 10
Ce recueil s'inscrit dans une collection qui cible expressément les ados de 14 ans et plus. Ne vous y trompez pas, un adulte y trouvera son compte également, foi de moi-même.
Cote 8 / 10
Les grands préparatifs. Louis va mourir demain, son réfrigérateur est encore plein, lui qui n'aime pas gaspiller de la nourriture... Péché de gourmandise ! Un texte honnête qui ne m'a pas vraiment harponné. 6,5 / 10
Privilèges. Sam n'est pas prêt à tout sacrifier pour satisfaire les caprices de sa fille, déjà qu'il a déjà beaucoup donné; mais sa femme et sa fille ne l'entendent pas ainsi... HaaaAAaa ! Grand cri extatique et jubilatoire de ce lecteur-ci. Qu'est-ce que c'est bon ce petit texte-là. Huit pages seulement et pas un mot gaspillé. Il faut vite élever une statuette pour sacrifier (des petits fruits) au culte de Bolduc, culte que je suis disposé à officialiser (moyennant royalties, bien sûr). 10 / 10
À tout péché. Jean essaie de terminer d'écrire sa nouvelle mais il est constamment dérangé par une espèce de vendeur auquel rien ne résiste... Cette nouvelle est longuette, et la chute est prévisible. Une coche moins réussie que les autres. 5,5 / 10
In vino mendacium... Matt entend des voix dans sa tête. Faut dire qu'il a un problème de boisson. On devine bien que c'est pas de bon augure... Alors que les autres textes font dans l'humour, celui-ci est d'un autre registre. Plus sérieux, plus soutenu. Solidement fait, même si la chute est attendue. 6,5 / 10
Menus travaux chez la famille Brodeur. Gérard fait des rénovations dans un logement occupé par une famille de BS qui ne le cède en rien aux Bougon. Il en a pour son argent... Et le lecteur aussi en a pour son argent ! C'est truculent, vulgaire, et j'ai rarement autant rigolé de ma vie. Jubilatoire ! Merci et bravo, M. Bolduc ! 10 / 10
Le grand tripoteur. Gaston meurt en se rendant travailler. Là, il va rencontrer son Créateur... L'après-vie comme délice gastronomique. Ironique, sans doute, mais, aux yeux de ce lecteur-ci, plutôt moyen. 6 / 10
Chasse à l'âme. Robert Giguère se déguise en prêtre pour échapper aux policiers qui sont à ses trousses. Mais voilà qu'il doit donner l'extrême-onction à un mourant dont l'âme, mal bénie par ce faux prêtre, aura quelque difficulté à entrer dans l'au-delà... Un texte impeccable, avec un retournement très fin. 8 / 10
Ce recueil s'inscrit dans une collection qui cible expressément les ados de 14 ans et plus. Ne vous y trompez pas, un adulte y trouvera son compte également, foi de moi-même.
Cote 8 / 10
Péchés mignons
Claude Bolduc
Vents d'ouest, 2000
135 pages
lundi 30 août 2010
En uniforme, pis deux par deux
Les portes du péni-i-i-i-tencier
Bientôt vont se refermer
Et c'est là que je finirai ma vi-i-i-ie
Comme d'autres gars l'ont finie...
Bientôt vont se refermer
Et c'est là que je finirai ma vi-i-i-ie
Comme d'autres gars l'ont finie...
Saperlipopette que mon sac à dos est lourd...
La gang de la maternelle, Benjamin est avec maman dans le fond.
La commission Bastarache, c'est par là ?
L'entrée à la maternelle s'est fort bien déroulée. Pas de larmes, pas de nostalgie, juste un tout petit peu d'appréhension. Première journée en forme d'avant-midi. Demain, un autre avant-midi. Mercredi, première journée complète.
Je l'aime mon p'tit gars.
mercredi 25 août 2010
mardi 24 août 2010
152. Le peignoir - Suzanne Myre
Mon seul credo dans la vie, c'est qu'il n'est jamais trop tard pour devenir moins niaiseux. Découvrir un nouvel auteur, même après que tout l'univers l'ait déjà fait, ça rend moins idiot. En raison du battage publicitaire autour de la sortie de Dans sa bulle, et parce qu'elle a un petit air effronté et rigolard sur ses photos, j'ai donc emprunté un recueil de nouvelles de Suzanne Myre à la bibliothèque de Rigaud.
Nom d'une Bobinette ! Dans les années 60, les petites Québécoises souffraient de Bobinomania et s'identifiaient à l'hilarante et contestataire Bobinette. En plus, elles tombaient souvent amoureuses de Bobino. Tiens, parlant de Bobinette, faudrait d'ailleurs l'inclure dans les précurseures du féminisme au Québec, mais là, je digresse. Une nouvelle drôle empreinte de nostalgie sur le désir, avec une fin douce-amère assez saisissante. 8 / 10
Gingembre salvateur. Infirmière, la narratrice possède un sens olfactif de qualité supérieure. Les odeurs l'agressent, les effluves la lassent. Le Man of Passion de son chum lui pue au nez. Rien de va plus. Jusqu'à ce qu'elle découvre Steve, humble vadrouilleur de l'hôpital, qui sent bon le gingembre. On retrouve dans ce texte deux préoccupations importantes de l'auteure : l'odorat et la stratification sociale. Ici, l'un permet de transgresser l'autre. Le texte le moins intéressant du lot, parce que verbeux en diable. 6,5 / 10
Le peignoir. La nouvelle qui donne son titre au recueil est la pierre angulaire du livre. C'est la plus longue, la plus complexe, la plus satisfaisante aussi pour ce lecteur-ci. Manon va chercher l'inspiration pour ses toiles dans un spa très au-dessus de ses moyens où sa kleptomanie se manifeste. Elle y est accompagnée par Christian, son conjoint souffre-douleur. Le peignoir est une novella de 85 pages au ton incisif. L'incomparable sens de la répartie de l'auteure accompagne une très fine analyse des couples, du vieillissement, du désir et du sens créatif, tout ça emmêlé d'une manière douce et prenante. 9,5 / 10
Le moustique erre. Vous recherchez le calme, le silence. Vous empruntez donc le chalet de votre amie Rachel pour le weekend pensant ainsi vous éloignez de la famille et des bruits de la ville. Ah-ha ! Clownesque, pittoresque, drôle, une nouvelle vraiment réussie qui met en vedette une narratrice, un chat, un moustique et une famille dont on ne se débarrasse pas facilement. Décapant. 8,5 / 10
Tendres tendons.La narratrice en utilisant l'exerciseur elliptique de son presque chum, ce qui donne l'occasion à l'auteure de décortiquer les petits travers de la vie quotidienne. Longuet, avec des dialogues qui tirent à la ligne. 7 / 10
La massothérapeute. La vie d'Hedwidge est fade et sans intérêt et, sous les conseils de son amie Martine, elle décide de remédier à la situation en se prenant une massothérapeute qui lui prescrit un régime militaire sans faille. Mais Hedwidge arrive à percer le mystère de sa masso, car mystère il y a. Un texte plein de finesse, où la drôlerie réside dans les actions de la protagoniste plutôt que dans son sens de la répartie qui tue. Un peu détonnant dans ce sens, mais j'ai beaucoup apprécié que l'auteure change de registre. 8 / 10
Ce recueil, qui parle sur un ton ironique de la solitude et du rapport avec les autres, des sens (ouïe, toucher et surtout odorat) et de la vie quotidienne est une totale réussite qui a donné à ce lecteur-ci le goût de lire les autres livres de l'auteure, question de rattraper son retard. Périple littéraire qui se poursuit en ce moment avec Dans sa bulle, dont on se reparle incessamment.
Vivement recommandé pour une lecture ravigotante. On ne s'ennuie pas une seconde avec Suzanne Myre.
Cote 8,5 / 10
Nom d'une Bobinette ! Dans les années 60, les petites Québécoises souffraient de Bobinomania et s'identifiaient à l'hilarante et contestataire Bobinette. En plus, elles tombaient souvent amoureuses de Bobino. Tiens, parlant de Bobinette, faudrait d'ailleurs l'inclure dans les précurseures du féminisme au Québec, mais là, je digresse. Une nouvelle drôle empreinte de nostalgie sur le désir, avec une fin douce-amère assez saisissante. 8 / 10
Gingembre salvateur. Infirmière, la narratrice possède un sens olfactif de qualité supérieure. Les odeurs l'agressent, les effluves la lassent. Le Man of Passion de son chum lui pue au nez. Rien de va plus. Jusqu'à ce qu'elle découvre Steve, humble vadrouilleur de l'hôpital, qui sent bon le gingembre. On retrouve dans ce texte deux préoccupations importantes de l'auteure : l'odorat et la stratification sociale. Ici, l'un permet de transgresser l'autre. Le texte le moins intéressant du lot, parce que verbeux en diable. 6,5 / 10
Le peignoir. La nouvelle qui donne son titre au recueil est la pierre angulaire du livre. C'est la plus longue, la plus complexe, la plus satisfaisante aussi pour ce lecteur-ci. Manon va chercher l'inspiration pour ses toiles dans un spa très au-dessus de ses moyens où sa kleptomanie se manifeste. Elle y est accompagnée par Christian, son conjoint souffre-douleur. Le peignoir est une novella de 85 pages au ton incisif. L'incomparable sens de la répartie de l'auteure accompagne une très fine analyse des couples, du vieillissement, du désir et du sens créatif, tout ça emmêlé d'une manière douce et prenante. 9,5 / 10
Le moustique erre. Vous recherchez le calme, le silence. Vous empruntez donc le chalet de votre amie Rachel pour le weekend pensant ainsi vous éloignez de la famille et des bruits de la ville. Ah-ha ! Clownesque, pittoresque, drôle, une nouvelle vraiment réussie qui met en vedette une narratrice, un chat, un moustique et une famille dont on ne se débarrasse pas facilement. Décapant. 8,5 / 10
Tendres tendons.La narratrice en utilisant l'exerciseur elliptique de son presque chum, ce qui donne l'occasion à l'auteure de décortiquer les petits travers de la vie quotidienne. Longuet, avec des dialogues qui tirent à la ligne. 7 / 10
La massothérapeute. La vie d'Hedwidge est fade et sans intérêt et, sous les conseils de son amie Martine, elle décide de remédier à la situation en se prenant une massothérapeute qui lui prescrit un régime militaire sans faille. Mais Hedwidge arrive à percer le mystère de sa masso, car mystère il y a. Un texte plein de finesse, où la drôlerie réside dans les actions de la protagoniste plutôt que dans son sens de la répartie qui tue. Un peu détonnant dans ce sens, mais j'ai beaucoup apprécié que l'auteure change de registre. 8 / 10
Ce recueil, qui parle sur un ton ironique de la solitude et du rapport avec les autres, des sens (ouïe, toucher et surtout odorat) et de la vie quotidienne est une totale réussite qui a donné à ce lecteur-ci le goût de lire les autres livres de l'auteure, question de rattraper son retard. Périple littéraire qui se poursuit en ce moment avec Dans sa bulle, dont on se reparle incessamment.
Vivement recommandé pour une lecture ravigotante. On ne s'ennuie pas une seconde avec Suzanne Myre.
Cote 8,5 / 10
Le peignoir
Suzanne Myre
Marchand de feuilles, 2005
175 pages
mercredi 18 août 2010
151. Zakuro - Aki Shimakazi
Vingt-cinq ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Tsuyoshi Toda apprend d'un ami que son père qu'il croyait mort déporté en Sibérie après la guerre est toujours vivant, qu'il vit sous un nom d'emprunt dans une ville proche de a famille avec laquelle il n'a jamais plus établi de contact et qu'il se prépare à quitter le Japon pour Los Angeles. Pourquoi ce long mutisme, cette absence ? La question hante Toda et lorsque son père accepte de le rencontrer, ce sera pour lui remettre une lettre dans laquelle il explique ses actions et son silence en demandant pardon pour ses gestes. Dans une scène déchirante, il viendra brièvement au chevet de sa femme souffrant d'alzheimer et qui l'attend depuis tout ce temps sans jamais avoir perdu espoir de le revoir.
La mémoire est l'axe central de ce roman. La mémoire et l'histoire, qui sont au bout du compte la même chose. Ce père absent, rongé par la culpabilité d'un crime commis à la fin d'une guerre à laquelle il n'a pas participé, c'est le symbole de tout le peuple japonais, entraîné dans une guerre barbare dont le souvenir s'efface des mémoires, ou plutôt, dont la mémoire historique refuse de tenir compte.
Le désir de Toda de savoir ce qui a tourmenté son père, la mémoire que perd sa mère, le neveu qui cherche à comprendre le monde à travers ses devoirs scolaires, tous ces éléments constituent un voyage dans le secret des souvenirs et du passé qui finit toujours par nous rattraper. Zakuro est le mot japonais pour la grenade (le fruit). Au Japon, la grenade est le symbole de la sottise, dans le roman, le narrateur finira par y voir le symbole rouge qui apparaît au centre du hinomaru, le drapeau national.
Zakuro est un livre à l'écriture d'une beauté aride (je sais, là, c'est cliché, genre l'écriture qui ressemble à un jardin japonais, etc). Un livre fin et subtil, qu'il faudrait faire lire de force à tous les aspirants auteurs question de leur montrer ce que c'est que :
La structure de ce roman est complètement dépouillée, apparente comme un arbre dont on voit les branches en hiver. Le lecteur est à même de voir et de sentir la proximité de la mécanique fictionnelle. Il y a quelque chose d'exaltant à sentir le moteur de la fiction si près de soi, si proche d'être compris par ses pauvres petits neurones à soi. L'art de Shimazaki est de tout relier, de tout bien ficeler, les personnages, les événements personnels et historiques, les images, les objets... de les mettre en résonance les uns contre les autres, et de donner au lecteur un livre bouleversant dont la principale qualité esthétique est la limpidité.
Vivement recommandé par ce lecteur-ci, encore sous le charme et le choc.
Cote 9,5 / 10
La mémoire est l'axe central de ce roman. La mémoire et l'histoire, qui sont au bout du compte la même chose. Ce père absent, rongé par la culpabilité d'un crime commis à la fin d'une guerre à laquelle il n'a pas participé, c'est le symbole de tout le peuple japonais, entraîné dans une guerre barbare dont le souvenir s'efface des mémoires, ou plutôt, dont la mémoire historique refuse de tenir compte.
Le désir de Toda de savoir ce qui a tourmenté son père, la mémoire que perd sa mère, le neveu qui cherche à comprendre le monde à travers ses devoirs scolaires, tous ces éléments constituent un voyage dans le secret des souvenirs et du passé qui finit toujours par nous rattraper. Zakuro est le mot japonais pour la grenade (le fruit). Au Japon, la grenade est le symbole de la sottise, dans le roman, le narrateur finira par y voir le symbole rouge qui apparaît au centre du hinomaru, le drapeau national.
Zakuro est un livre à l'écriture d'une beauté aride (je sais, là, c'est cliché, genre l'écriture qui ressemble à un jardin japonais, etc). Un livre fin et subtil, qu'il faudrait faire lire de force à tous les aspirants auteurs question de leur montrer ce que c'est que :
- la simplicité,
- la reprise des thèmes,
- la mise en écho,
- la convergence thématique.
La structure de ce roman est complètement dépouillée, apparente comme un arbre dont on voit les branches en hiver. Le lecteur est à même de voir et de sentir la proximité de la mécanique fictionnelle. Il y a quelque chose d'exaltant à sentir le moteur de la fiction si près de soi, si proche d'être compris par ses pauvres petits neurones à soi. L'art de Shimazaki est de tout relier, de tout bien ficeler, les personnages, les événements personnels et historiques, les images, les objets... de les mettre en résonance les uns contre les autres, et de donner au lecteur un livre bouleversant dont la principale qualité esthétique est la limpidité.
Vivement recommandé par ce lecteur-ci, encore sous le charme et le choc.
Cote 9,5 / 10
Zakuro
Aki Shimakazi
Actes sud, 2008
151 pages
mardi 17 août 2010
Rien pour concurrencer Air Canada, mais j'ai un premier jet
Sous ce titre à l'humour hautement sophistiqué, bien que recyclé, se cache une double annonce. Une bonne et une moins bonne.
La bonne, j'ai terminé le premier jet d'une nouvelle. Allélouïa ! Yé pour moi ! Un peu plus de 2000 mots, va me falloir trimer les petits bouts qui dépassent, parce qu'il faut qu'elle fasse un max de 2000 mots pour répondre aux consignes de l'appel de textes. Je l'envoie pour commentaire à mon vigile et mentor dès demain, et à toute autre personne intéressée à passer un sale moment déprimant.
La moins bonne, j'ai terminé le premier jet d'une nouvelle. La littérature ne s'en portera pas mieux, hélas. Soyons honnête, Dostoïevski et moi on n'est pas sur le même barreau de l'échelle; nous ne sommes même pas sur la même échelle en fait. Je suis plutôt genre Maurice Limat de bas étage.
Comme je dis souvent : YOWZIE !
lundi 16 août 2010
Message in a bottle
F.,
Ton blogue est introuvable, ce matin, Francesco (si j'ose dire -- si je te connaissais en personne, c'est comme ça que je t'appellerais). Ça arrive à tout le monde de faire des niaiseries, ça vaut pas la peine de te retirer du circuit pour ça; d'autant que K n'en a pas pris ombrage. Une (mauvaise) plaisanterie suivie par une autre (mauvaise) plaisanterie, ça ne justifie pas de couper les ponts.
Je ne peux pas parler pour les autres, mais moi j'aime ta présence sur le web. Ton humour caustique, tes billets elliptiques en diable, ta manière d'écrire sans fioriture; tu fais partir du petit chemin que j'emprunte chaque matin. Un tour chez Gen, puis chez Pierre, chez toi et chez Pat. Dans cet ordre, immuablement depuis des mois. Sans oublier tous les autres : Karuna, Ed, Isa, etc. Ce matin, sur mon chemin, ta maison est vide et je ressens une petite tristesse. Il y a un ami qui manque.
En souhaitant que le Ciao accroché à ta porte soit temporaire, je te salue.
richard
Ton blogue est introuvable, ce matin, Francesco (si j'ose dire -- si je te connaissais en personne, c'est comme ça que je t'appellerais). Ça arrive à tout le monde de faire des niaiseries, ça vaut pas la peine de te retirer du circuit pour ça; d'autant que K n'en a pas pris ombrage. Une (mauvaise) plaisanterie suivie par une autre (mauvaise) plaisanterie, ça ne justifie pas de couper les ponts.
Je ne peux pas parler pour les autres, mais moi j'aime ta présence sur le web. Ton humour caustique, tes billets elliptiques en diable, ta manière d'écrire sans fioriture; tu fais partir du petit chemin que j'emprunte chaque matin. Un tour chez Gen, puis chez Pierre, chez toi et chez Pat. Dans cet ordre, immuablement depuis des mois. Sans oublier tous les autres : Karuna, Ed, Isa, etc. Ce matin, sur mon chemin, ta maison est vide et je ressens une petite tristesse. Il y a un ami qui manque.
En souhaitant que le Ciao accroché à ta porte soit temporaire, je te salue.
richard
jeudi 12 août 2010
Hé hé
Hé hé, dit le gars content de lui.
900 mots aujourd'hui chez l'ermite de Valleyfield. Un sommet personnel depuis les années 90.
En quelques séances d'écriture en commun, notre Salon d'écriture, comme on dit Pat et moi, la nouvelle pour Katapulpe a vraiment été lancée sur ses rails, le texte sur Kursk avance et le court roman pour très jeunes lecteurs en est quasi à la moitié. On dirait que la machine débloque enfin !
Maudit que je suis fier de moi !
Tellement que je vais mettre l'état des travaux dans une boîte à la droite de cette page.
900 mots aujourd'hui chez l'ermite de Valleyfield. Un sommet personnel depuis les années 90.
En quelques séances d'écriture en commun, notre Salon d'écriture, comme on dit Pat et moi, la nouvelle pour Katapulpe a vraiment été lancée sur ses rails, le texte sur Kursk avance et le court roman pour très jeunes lecteurs en est quasi à la moitié. On dirait que la machine débloque enfin !
Maudit que je suis fier de moi !
Tellement que je vais mettre l'état des travaux dans une boîte à la droite de cette page.
mercredi 11 août 2010
Coming soon...
Commentaires sur :
Pour publication papier, je travaille sur
- Le peignoir - Suzanne Myre
- Zakuro - Azi Shimazaki
- Ces messagers venus d'ailleurs - collectif
- HHhH - Laurent Binet
- Ceci n'est pas une histoire de dragons - Mathieu Handfield
- Péchés mignons - Claude Bolduc
Pour publication papier, je travaille sur
- une nouvelle pour l'appel de textes courant de Katapulpe (thème : école)
- une plus longue nouvelle fantastique qui se déroule à Koursk en 43 lors de l'offensive allemande
- un court essai sur le thème de l'enfermement dans la fiction de Pat Isabelle
- un très court roman pour enfants qui met en scène des chameaux à Chibougamau
La kermesse héroïque
Dimanche a eu lieu à la maison le party d'anniversaire pour les cinq ans de Benjamin. Grosse affaire, puisqu'on avait invité beaucoup d'enfants. Onze au total. Après avoir mangé du spaghetti arrosé de la sauce mitonnée par Suzanne, les enfants ont joué dehors un bon bout de temps, la température s'y prêtant. Ils se sont amusés avec le VTT de Benjamin. Ils ont participé à une pêche de poissons en plastique dans la piscine. Ils ont fait de la trottinette et du vélo, en plus de donner trois douzaines de maïs aux chevaux (particulièrement coopératifs ce jour-là) et de courir gaiement après les chiens et les chats.
Il n'y a rien pour égaler la spontanéité du rire des enfants. Après le dessert, les enfants ont eu droit à un exercice de chimie amusante avec le professeur Dino, classe qui a provoqué d'immenses cris de joie. C'est fou ce qu'on faire avec de la glace sèche ! Les enfants ont tous beaucoup aimé. Puis le prof Dino a extirpé de ses boîtes quelques animaux exotiques que chacun a pu toucher et prendre dans ses bras à volonté. Colossal succès pour le chinchilla, le lézard, la tortue, le gecko et la couleuvre des blés.
J'ai pris quelques photos, mais l'appareil était déréglé côté luminosité (faudrait que Benjamin arrête de jouer avec), mais quand même. Puis, au moment où le prof Dino sortait ses bêtes, mes piles m'ont lâché pour de bon et j'en avais pas de rechange comme de raison.

La séance du prof Dino est sur le point de commencer. On voit le visage de parents tourmentés à l'idée que la chimie amusante se transforme inopinément en chimie catastrophique (Sarah et Ann). Les enfants sont attentifs : Turner, Benjamin, Kathleen (derrière la bouteille), Tristan (dans les bras de maman), Léanne et Keira.
Il n'y a rien pour égaler la spontanéité du rire des enfants. Après le dessert, les enfants ont eu droit à un exercice de chimie amusante avec le professeur Dino, classe qui a provoqué d'immenses cris de joie. C'est fou ce qu'on faire avec de la glace sèche ! Les enfants ont tous beaucoup aimé. Puis le prof Dino a extirpé de ses boîtes quelques animaux exotiques que chacun a pu toucher et prendre dans ses bras à volonté. Colossal succès pour le chinchilla, le lézard, la tortue, le gecko et la couleuvre des blés.
J'ai pris quelques photos, mais l'appareil était déréglé côté luminosité (faudrait que Benjamin arrête de jouer avec), mais quand même. Puis, au moment où le prof Dino sortait ses bêtes, mes piles m'ont lâché pour de bon et j'en avais pas de rechange comme de raison.
Heureusement que Benjamin ne fait pas d'asthme, il y avait de la bougie en quantité sur son gâteau !
La séance du prof Dino est sur le point de commencer. On voit le visage de parents tourmentés à l'idée que la chimie amusante se transforme inopinément en chimie catastrophique (Sarah et Ann). Les enfants sont attentifs : Turner, Benjamin, Kathleen (derrière la bouteille), Tristan (dans les bras de maman), Léanne et Keira.
Ah-ha ! De la glace sèche, ça fait de la boucane à la plus grande joie de tous. Pat est dans le coin. Isabelle prend des photos et Rick rigole, ces deux-là sont des chimistes, pour eux, la chimie est amusante.
La maudite couleuvre des blés, ici entre les mains de Benjamin. Elle a été touchée par tous et prise par plusieurs. Après deux Rickard blanches, j'ai trouvé le courage de lui toucher le ventre à cette bestiole. Et je n'ai pas perdu conscience ! On m'applaudit. Pis après ce cliché d'anthologie, plus de jus dans le kodak, flûte alors...
Un gros merci et de gros bisous à Kathleen, Vincent et Tristan, Turner et Taylor, Matthew et Ethan, Léannne et Marie-Jeanne, Nathan, et Keira. Et merci à tous les parents qui sont venus !
Et pis même Joséphine a eu du bon temps, c't'e vieille bougonneuse !
mardi 10 août 2010
Federer débarque à Rigaud
Pour l'été, nous avons inscrit Benjamin au tennis. L'été s'achève, le cours aussi. Encore deux séances, jeudi et mardi prochains. Benjamin aime plus ou moins, je crois qu'il s'attendait à frapper plus de balles alors qu'il s'agit plus d'une pratique à bien voir la balle, à l'attraper avec la main, etc. Un cours visant à coordonner les gestes plutôt que d'apprendre à frapper comme un dératé.
La foule attentive guette le jeu de l'athlète. Dans l'ordre : Suzie, Alec et Suzanne.
D'émotion, Federer Benjamin en échappe sa raquette.
On a beau être un champion mondial, il faut suivre les directives de son coach. Devant, Samuel et Alexandra, derrière, Benjamin et Marco.
lundi 9 août 2010
Aujourd'hui, Benjamin a eu cinq ans
Aujourd'hui, 9 août, Benjamin a eu cinq ans. C'est une grosse étape, sinon dans sa vie, du moins dans celle de ses parents. Il a eu droit à tout un party d'anniversaire hier. J'y reviendrai bientôt. Mais ce soir, on a décidé de prendre ça cool un peu. Après la frénésie d'hier, nous sommes allés chercher du poulet à la rôtisserie et on a été pique-niquer au parc municipal de Rigaud.
Là, Suzanne et moi lui avons donné son cadeau, l'objet de bien des prières de sa part - et depuis longtemps à part ça. Un avion téléguidé (le modèle débutant, bien sûr) à piles et en styromousse. Ça va durer le temps que ça va durer, mais nous nous sommes bien amusés au parc à le faire monter et descendre à bras, puisque le paternel (ce nono) avait oublié d'amener les piles !
L'air du douanier devant un colis suspect.
Pendant que j'essaie de comprendre les instructions, mon diablotin de fiston tente de m'éborgner avec l'antenne de la télécommande.
- Aimes-tu ton cadeau, Benjamin ?
- Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Piché peut atterrir sans essence ? Moi je décolle sans essence !
mardi 3 août 2010
150. Playing for Pizza - John Grisham
Dans le but de continuer à jouer au football, le quart de seconde zone Rick Dockery, récemment congédié par les Browns de Cleveland après une bourde monumentale, décide l’aller jouer avec les Panthers de Parme de la Ligue italienne de football américain. L’Italie va se révéler une expérience mémorable.
Ce livre est un roman atypique dans l’œuvre de Grisham. Une sorte de comédie romantique sur fond de football en Italie. Un drôle de mélange, mais qui a fort bien fonctionné pour ce lecteur-ci. C’est léger, chaleureux et s’y entrelacent le soleil, la bonne bouffe et les paysages superbes. Une excellente lecture d’été.
Dans la majorité des romans de Grisham, le héros est un incurable naïf, et, ici, Dockery ne brise pas ce moule. Comme je l’ai dit plus haut, ce roman est un drôle de mélange et je ne sais pas jusqu’à quel point il va plaire aux deux publics cibles. Les amateurs de romance sauront-ils gouter la partie football américain, et les amateurs de football américain seront –ils emballés par la comédie romantique ? La question se pose.
Quant à moi, amateur tout à la fois de Grisham et de football, j’ai beaucoup aimé. L’histoire est prévisible et ne réserve aucune surprise. Le plaisir réside dans la prose légère qui s'attarde aux charmes de l‘Italie et dans les personnages chaleureux et sympathiques qui peuplent cette histoire, et même dans ce vilain qui virera sa cuti à la fin, ou enfin presque.
Recommandé pour une lecture légère.
Cote 6,5 / 10
Ce livre est un roman atypique dans l’œuvre de Grisham. Une sorte de comédie romantique sur fond de football en Italie. Un drôle de mélange, mais qui a fort bien fonctionné pour ce lecteur-ci. C’est léger, chaleureux et s’y entrelacent le soleil, la bonne bouffe et les paysages superbes. Une excellente lecture d’été.
Dans la majorité des romans de Grisham, le héros est un incurable naïf, et, ici, Dockery ne brise pas ce moule. Comme je l’ai dit plus haut, ce roman est un drôle de mélange et je ne sais pas jusqu’à quel point il va plaire aux deux publics cibles. Les amateurs de romance sauront-ils gouter la partie football américain, et les amateurs de football américain seront –ils emballés par la comédie romantique ? La question se pose.
Quant à moi, amateur tout à la fois de Grisham et de football, j’ai beaucoup aimé. L’histoire est prévisible et ne réserve aucune surprise. Le plaisir réside dans la prose légère qui s'attarde aux charmes de l‘Italie et dans les personnages chaleureux et sympathiques qui peuplent cette histoire, et même dans ce vilain qui virera sa cuti à la fin, ou enfin presque.
Recommandé pour une lecture légère.
Cote 6,5 / 10
Playing for pizza
John Grisham
Doubleday, 2007
270 pages
Inscription à :
Articles (Atom)
















