dimanche 20 juillet 2014

La blogosphère et moi

C'est par les Américains que je me suis d'abord intéressé aux blogues d'auteurs. C'était vers 2004-2005, je crois. Celui de John Scalzi, que je ne connaissais pas comme auteur (d'ailleurs je n'ai toujours rien lu de lui, shame o shame) m'est vite apparu le plus passionnant. Il parlait d'écriture, abondamment, mais aussi de sa femme et de sa fille qu'il appelait par leur nom, pas par un surnom sucré et niaiseux (manie que j'haguis encore avec vigueur, même si j'ai parfois succombé à affubler Suzanne et Benjamin de surnoms comme l'ermitaine et de l'ermiton). Scalzi parlait de ceux qu'il aimait en les traitant comme de vraies personnes, pas des personnages de bd.


((Là je vais digresser en ta, mais quand je lis des billets où on cherche à m'intéresser à des personnes qui s'appellent Petit-Homme, Fifille Deux, Chéri(e), Gros Doux, Grosse Torche, l'Insignifiant et autres, je fais babaille de la main et je quitte les lieux. Je mets les voiles sur d'autres quais de la blogosphère. Il y a pas mal de blogues sur mon blogroll où je ne vais quasiment plus pour cette raison. Pour moi cette dépersonnalisation relève du mépris ; et si l'auteur a du mépris pour les gens qu'il côtoie chaque jour, qu'est-ce que ça doit être pour ses lecteurs. Ouf. Ça fait du bien, ça soulage. C'était une montée de lait.))

Je n'ai fréquenté que les anglophones pendant un certain temps. Jusqu'à ce qu'une étincelle éclaire ma pauvre cervelle flétrie : Mautadite ! me suis-je dit (j'étais alors en mode « matante » -- de mautadite, je suis passé à saperlipopette, nettement plus viril, avouons-le), il doit bien y avoir des blogues québécois en quelque part !? Une petite recherche et j'ai découvert les blogues de Jean-Louis Trudel et de Mathieu Fortin et leurs blogrolls du tonnerre (que Mathieu a abandonné). C'était une époque bénie. Les gens étaient humbles, on rigolait et on se refilait entre-nous les meilleures adresses internet.

C'est pas mal moins le cas en 2014.

Pris du goût de communiquer moi aussi, j'ai ouvert mon blogue en juin 2006. Le bébé a huit ans maintenant. Grâce aux blogues, j'ai noué des amitiés virtuelles, dont une solide avec Pat Isabelle avec qui je me suis remis à écrire régulièrement. C'est sur la table de cuisine chez lui que j'ai écrit une huitaine de nouvelles en trois ans, dont certaines ont été publiés ici et là : Autobus 64 Nord, Exodes, Alibis. Pat a contribué à remettre ma carrière sur pied et je lui en serai éternellement reconnaissant, même si l'amitié n'est plus là. C'est la vie.

Via mon blogue où je faisais des commentaires de livres à la chaîne, j'ai eu la chance de faire des critiques littéraires pour Brins d'éternité à la demande de Carmélie Jacob et de Guillaume Voisine à l'époque. Ensuite, j'ai pris mon courage à deux mains et j'en ai proposé une poignée à la direction de Solaris, qui a accepté. Plus tard, Edouard Bond et Stéphane Larue m'ont proposé de collaborer au blogue Terreur ! Terreur !

Je fais partie d'un groupe dont je suis le seul membre. En effet, lorsque j'ai participé au Boréal en 2009, on m'a identifié au groupe des blogueurs, ce qui n'est pas faux. Mais je suis aussi un vieux de la vieille. Boréal, c'est un retour pour moi, ayant participé à deux Boréal (deux Boréaux ?) au tournant des années 80. J'ai aussi participé à l’atelier d'écriture d'Élisabeth Vonarburg en 85, en compagnie de Francine Pelletier, Daniel Jetté, Charles Montpetit et Philippe Gauthier : j'étais le deux de pique du groupe d'ateliériste.

Comme je suis un gars gêné-timide-réservé, probablement limite TSA (ça explique tellement de choses !!), j'ai noué très peu de relations avec les gens de la sffq au fil des années. Ni avec d'autres auteurs, ni avec de potentiels éditeurs.

Mais je me sens super privilégié de connaître, même de loin, un tas de gens sympathiques. Voilà.

mercredi 2 juillet 2014

Les Mille mots : petit changement

Compte tenu d'un développement récent, je dois retirer le premier prix du concours des Mille mots. Il n'y aura pas de distribution d'argent cette année, à moins d'un retournement important.

Mais le concours continue, vous avez encore 61 jours pour envoyer vos textes à
ermite2014@outlook.com.


mardi 1 juillet 2014

Mois de cul

Bilan de juin :

un chat perdu

une tortue perdue

une job perdue.


Juillet est là, enfin.