jeudi 13 août 2015

192. Bizarro - Frédéric Raymond (anthologiste)

Dans le prochain Brins d'éternité, il y aura un petit commentaire signé par moi-même sur le dernier
projet de la Maison des viscères : Bizarro. Avant-goût.

Mais d'abord, qu'est-ce que le bizarro ? Qu'est-ce que ce nouveau genre littéraire mange en hiver ? Dans sa préface à l'anthologie, Frédéric Raymond reste évasif. Le lecteur n'est pas plus avancé après l'avoir lu. Moi, j'aime bien cette définition d'un auteur américain dont j’oublie le nom, et que je n'hésite pas à paraphraser : Le bizarro c'est une littérature sans métaphore.

On en déduit que si un auteur raconte l'histoire d'un gars qui se rentre un butt-plug à l'effigie de Jésus dans le cul, il n'y a pas de méta-texte. C'est à prendre au premier degré. Point. Je mets donc ça dans ma besace.

La première nouvelle est de Dave Côté.  Ummgrang. Une super cool idée qui mêle démonologie et horticulture. La partie des démons est excellente, la partie terrestre est triviale et franchement ratée. Note : 5 / 10

La nouvelle d'Éric Gauthier, Fine Stay Inn, est animée par une prose coulante, pleine de sourires en coin. Du pur bizarro, si une telle chose existe. Seule la fin n'a pas obtenu mon adhésion à cause du revirement assez inattendu du personnage principal. Quand même : 7,5 / 10

Un long texte de Guillaume Voisine clôt le livre. Le contraste de l'éternité. Gros coup de cœur pour cette nouvelle complexe, riche de son arrière-plan et de ses personnages, tout ça parfaitement maîtrisé. Voisine écrit vraiment trop peu. Bémol : ce texte appartient à la sf. Mis à part une bonne dose de gore, ce n'est pas du bizarro. Note : 8,5 / 10


Bizarro
Frédéric Raymond, anthologiste
Maison des viscères, 2015
284 pages


lundi 10 août 2015

Ce week-end

Samedi

Suzanne a couru sa troisième course à obstacles de la saison, sans montagne cette fois; en plein champ et en forêt. Elle a eu chaud, elle s'est salie et a eu bien du plaisir.

Ce jour-là le supporteur numéro un de l'athlète aurait souhaité être resté à la maison...

 Quel photographe hors du commun je suis ! La personne que je souhaite prendre en photo est derrière un petit groupe de coureurs à gauche ! Si peu de monde !

Le silence des hameaux ! Après le départ des coureurs, disparus au bas de la butte, la langueur du pré, la plainte des grillons, l'odeur des hots-dogs...





Dimanche

C'était le dixième anniversaire de mon garçon. Dix ans ! Le tempus y fugit en sacramouille. Avec, dans le collimateur, la cinquième année du primaire dans quelques semaines et la fin du primaire l'an prochain.

Pour l'occasion Suzanne avait soufflé 144 ballounes pendant que j'occupais Benjamin. Dimanche, quand il s'est levé, il y avait un tsunami multicolore dans le salon. Il a beaucoup aimé ça, le chien et les chats, pas du tout !

Puis pour souper on est allé au St-Hubert à Longueuil pour une réunion de famille.


 Cent quarante-quatre ballounes, un chat, un jeune gars.

 Qui dit jeune garçon dit automatiquement T-Rex !

Vue d'ensemble sur notre groupe au pied de la colonne.

Ma nièce et son chum, hélas atteint...

 Ma mère et un inconnu qui ne lui ressemble presque pas.

 Jacynthe, la blonde de mon filleul, et ma soeur Michèle.

 Suzanne et son frère Luc.

 Bonne fête, bonne fêêête..

 Poudding chômeur !

C'est moi le BOSS !

Je suis chanceux sans bon sens. J'ai une famille drôle et merveilleuse, une femme extraordinaire et un fils complètement fou !

vendredi 31 juillet 2015

C'est gentil, mais, euh, non merci...

Ce matin, au pied de la porte fenêtre, cadeau d'un de mes félins.





C'est gentil d'avoir pensé à nous, mais, là, faut mettre un terme aux civilités, mes minous !

mardi 28 juillet 2015

La famille va grandir

Vers la fin du mois d'août, Spoutnik (ou Geoffroy, selon qui, de Suzanne et Benjamin ou de moi, va l'emporter) viendra se greffer à la famille.

C'est un border collie bleu merle à mufle rose. Trop mignon...








vendredi 26 juin 2015

Pendant ce temps, il écrit

Dans les six dernières semaines du calendrier scolaire, Benjamin s'est découvert une nouvelle passion : l'écriture.

Dire que ça m'a étonné est un euphémisme. En partant, mon garçon n'est pas fou de la lecture et, jusqu'ici, chaque fois qu'il avait à faire une production écrite pour l'école, c'était la croix et la bannière.

Pourtant, c'était peut-être un signe avant-coureur, lors du concours des 1000 mots à l'automne 2014, il m'avait « aidé » à sélectionner le texte gagnant. À sa demande, je lui avais fait lire les trois meilleurs textes et il me les avait commenté en conversant. Il a un goût très sûr, puisqu'il avait aussi choisi la nouvelle de Caroline Lacroix.

Depuis, il m'a beaucoup parlé des 1000 mots, mais sans donner suite à quoi que ce soit.

Surprise ! Il y a quelques semaines, Benjamin m'annonce qu'il a commencé à écrire une histoire de son cru sur son ordi dans ses périodes d'étude. Il grappillait quelques minutes ici et là et jetait des mots dans son histoire. La première fois il m'avait annoncé fièrement avoir atteint 106 mots.

Wow ! J'étais déjà impressionné. Je me suis dit que ça n'allait pas durer. Je me mettais le doigt dans l’œil, pas à peu près, mon ami.

Il a persévéré et continué à écrire dans ses temps libres à l'école (mais uniquement à l'école,jamais à la maison, c'était son jardin secret). Son texte grossissait à chacune de nos conversations : 200 mots, 320, 410, 440... Benjamin était terriblement fier. On causait d'écriture, de mouvements, de rebondissements, de personnages, en fin connaisseurs comme les auteurs que nous sommes.

À six cents et quelques mots, il a mis fin à son histoire...  Puis il en a commencé une deuxième !... And so on, and so forth, comme écrit Vonnegut.

Maintenant, l'école est fini et son projet terminé. Il a écrit six histoires et un grand total de plus 2000 mots. Deux milles mots de fiction  !  Calvinsse, c'est plus que son père en un an.

Toutefois je n'ai pas le droit de les lire tout de suite, il les dévoilera à la famille à la St-Valentin de l'an prochain. Pourquoi la St-Valentin, c'est obscur mais ce n'est pas négociable.

S'il ne me permet pas de lire ses histoires, j'ai la primeur des titres, que voici :
  • À la boule de plasma
  • Le monde des carottes stupides
  • La tortue créative
  • Au bascettebal (1)
  • La vie d'une tortue
  • La partie

Je ne sais rien d'autre de ses textes. Par contre, j'ai le goût de repartir les 1000 mots cette année juste pour lui permettre de participer. Ha !

Elle, elle court; lui, il écrit. Et moi, et moi, et moi ?



(1) Orthographe fantaisiste de basketball, je crois.

mercredi 24 juin 2015

Elle aime vraiment la bouette

Dimanche au mont St-Bruno. Midi. Suzanne s'élance en queue de peloton. Ils sont cinquante-six sur la ligne de départ.

MudHero est une course plus conviviale que la BootCamp précédente : mieux aménagée et plus accessible pour les coureurs moins top shape. Il y a aussi un petit parcours juste pour les enfants. Tout cela est bien encadré, avec des moniteurs à chacun des obstacles, deux postes de ravitaillement au long du parcours. C'est full populo, avec plus de 6200 participants pour l'ensemble de la fin de semaine, sans compter les amis, les bébés en poussette et les sympathisants.

Un splendide après-midi ! Un temps idéal : chaud, nuageux, un rien venteux.

Suzanne a terminé en première position de son groupe de cinquante-six coureurs avec un temps de 50 minutes et 47 secondes pour les six kilomètres et les seize obstacles du parcours en montagne. Hé hé. Elle n'a jamais couru si rapidement, normalement elle fait six kilomètres en une heure quatre en montagne. Là, propulsée par l'adrénaline et la compétition, elle a passé tout le monde. Malgré la boue, elle resplendissait, ma belle quinquagénaire !


Pendant que le fan n° 1 se bourre la face, l'athlète est détendue.

Ah-ha, l'athlète est moins détendue, là !

 Elle marche sur des chars !!!

Non, Suzanne ne porte pas de collants noirs.


La preuve par quatre.



À la fin, les participants se font arroser pour les débarbouiller un peu...

Deux autres courses en août, dont une à Rigaud !

jeudi 18 juin 2015

Ce sur quoi je ne travaille pas

Trop de projets virevoltent dans ma pauvre petite caboche de vieillard incontinent. Et contrairement à ma vessie, quand il y a trop de pression là-haut, ça bloque.

C'est bête comme ça -- un moment il n'y a rien, la minute après, ça bourdonne en sacramouille.

Or donc, je ne travaille pas sur :

  • un billet de souvenirs perso sur Joël C.
  • un article sur les films de superhéros et l'isolationnisme américain
  • quelques commentaires de livres
  • une nouvelle noire
  • une nouvelle policière
  • un long billet sur la vie avec un enfant qui a un TSA
  •  
Pis là, en plus, vient s'ajouter aujourd'hui l’appel à textes de Martin Lessard. Moi qui suis venu à la sf par le space-opéra. Hé hé.
Là-dessus, je vous laisse, je vais me reposer !



jeudi 4 juin 2015

Sa première course BootCamp

Samedi dernier, à North Hatley, Suzanne a couru son premier BootCamp. C'est un nom qui sonne dur, entraînement militaire, etc., mais c'est relativement accessible. Accent sur relativement, les amis. Exigeant, sans être létal, encore que courir cinq kilomètres et franchir trente-cinq obstacles en grimpant et descendant les sinuosités d'une pente de ski, c'est pas donné à tout le monde.

Suzanne n'aime pas faire mauvaise figure. C'est dans son ADN. Alors elle s'était investie dans cette aventure depuis plusieurs semaines, avec un entraînement cardio et musculaire spécifique pour ce défi. Trois fois par semaine. Sans compter ses cours habituels qu'elle a continué de suivre (zumba : deux fois par semaine, fitness : trois fois par semaine, aquaforme (pour se reposer, dit-elle) : une fois par semaine).

Elle est en forme comme jamais. Mais c'est avec des papillons dans l'estomac qu'elle s'est présentée à la ligne de départ. Benjamin et moi formions l'équipe de soutien technique (mange un peu de pâtes, là)  et psychologique (go, maman, go).

Elle a pris le départ à 13 h 30. Exactement deux heures et deux secondes plus tard, elle franchissait le fil d'arrivée, le souffle un peu court, les runnings pleins de bouette, un grand sourire aux lèvres.

Le bilan : première femme sur sept dans sa catégorie d'âge, avec une avance de 30 minutes sur la seconde. Au total, elle a terminé deuxième sur quatorze si on additionne les sept participants masculins dans le même groupe d'âge. Et 67e sur 147 au grand total de tout le monde qui a couru les cinq kilomètres.

C'est mon idole absolue.

Photoroman :


L'athlète et son fan numéro 1 sur le point d'éternuer.

"Mon Dieu, qu'est-ce que je fais ici, moi ?"


 Départ moins 30 secondes : l'athlète se gratte une fesse.

Départ moins quinze secondes : le soleil dans les yeux.

 Si près de la ligne d'arrivée, avec son fan numéro un pour l’encourager.

  
 La dernière petite montée qui tue, trente mètres avant l'arrivée.

Sourire et bouette.
Pis on remet ça au mont St-Bruno le 21 juin !


Elle a tellement aimé ça qu'elle en refait un autre au mont St-Bruno le 21 juin !

lundi 25 mai 2015

Les Mille mots

Juste un mot pour dire que cette année les Mille mots de l'ermite prennent une pause. C'est remis à l'an prochain, mais même à ça, on verra en temps et lieux.

J'ai lu une tonne de livres, quelques rares bons là-dedans, et ça me démange d'en parler. Je reviens le plus tôt possible.

À +





mardi 17 février 2015

L'as des maths et le vieux croûton

L'as des maths, c'est lui :


Chuis bien certain que, lorsqu'il gagnait un concours,
Carl Gauss n'avait pas un aussi beau gâteau.

À force de travail et de détermination, j'insiste là-dessus parce qu'il a travaillé super fort pour arriver à ce résultat, Benjamin s'est qualifié pour le Championnat international des jeux mathématiques et de logique dont la demi-finale régionale aura lieu le 21 mars prochain à Pincourt.

S'il gagne cette étape, c'est la finale à Québec à la fin du printemps, et s'il devait encore gagner, la grande finale a lieu à Paris durant l'été.

(Pas de pression, fiston, mais papa a déjà réservé nos billets pour la tour Eiffel.)

Son pointage :





Le vieux croûton, c'est le camarade moi-même.

Tous les soirs je tente en vain de me booster les neurones.


Tu sais que tu es devenu un dinosaure quand, dans l'espace d'un seul mois :

a) tu signes ce document :





b) tu vis avec cet engin :


 Ce n'est PAS un Bluetooth.

Vieillir est un naufrage très lent.