lundi 30 janvier 2012

Le premier ou la première

J'ai un exemplaire du numéro 181 de Solaris à donner, totalement gratis, y compris l'affranchissement postal. C'est ma copie d'auteur parce que j'ai un commentaire dedans. Comme je suis abonné, ça me fait une copie en surnombre.

Le premier ou la première qui fait part de son intérêt (via les commentaires ou par mon adresse électronique personnelle) le recevra par la poste !

jeudi 26 janvier 2012

Après la danse du sabre de Katchaturian...



...voici la danse du tue-mouches de Benjamin !

Mille mots V - Des livres et des nouvelles !

Anne-Michèle Lévesque ajoute à la cagnotte gagnante les deux romans jeunesse suivants :
  • Le lac qui chantait la nuit
  • Gabrielle et la visiteuse de l’au-delà

Merci beaucoup Anne-Michèle !

* * *
Aussi, de nouveaux arrivages portent à six le total de textes soumis :
  • Enquête épicurienne
  • La guerre des mots
  • Noyade interdite

Il reste encore 83 jours pour participer !

dimanche 22 janvier 2012

Mille mots IV : la binette du gagnant !

Patrick Lemay offre cette année encore un photoshoot au gagnant du concours. La séance photo inclut cinq photos gratuites au choix, les suivantes étant facturées à 10 $ chacune.

Photographe professionnel, Patrick a tiré la binette des auteurs les plus en vue du Québec : India Desjardins, Geneviève Blouin, François Bélisle, Patrice Cazeault, Steve Proulx, Stéphane Dompierre... Pensez que vous pourriez ajouter votre nom à cette liste qui en jette, juste en participant (facultativement, en gagnant aussi) !

Pour un coup d’œil au travail de Patrick, cliquez ici.

Un grand merci à Patrick !

samedi 21 janvier 2012

Mille mots III - ça grossit !

Caroline Lacroix nous fait un gros plaisir en offrant un exemplaire de son petit roman Flyona, qui a été un de mes coups de coeur de l'année dernière.

Et tant qu'à y être, je mets dans la cagnotte un exemplaire du numéro 40 d'Alibis qui contient ma petite nouvelle Pénitence.

Ça continue. Ariane Gélinas offre un exemplaire de l'Enfant sans visage, paru l'an dernier chez XYZ. 

Merci et bisous (j'en profite) à Caroline et Ariane, des étoiles montantes de la jeune littérature québécoise. Et pourquoi pas merci à moi-même, ce vieux croûton pas sortable.

vendredi 20 janvier 2012

Mille mots : addition et additions

Dites donc, ça déboule cette affaire-là.


La cagnotte s'alourdit avec l'ajout d'une copie dédicacée du roman de Patrice Cazeault,
  • Averia, tome 1 - Seki à paraître en février, offert par un donateur anonyme !

De plus, trois textes ont été soumis. On aura donc un gagnant assuré, ainsi qu'une deuxième et une troisième place.
  • Soirs de vidange
  • Je suis une bombe sexuelle
  • Gypsie

Si vous envoyer un texte pour le concours (ermite2012@hotmail.ca) et qu'après deux ou trois jours il n'apparaît pas dans la page Textes reçus Mille mots 2012, colonne à droite, près de l'entête du blogue, svp entrez en contact avec moi.

jeudi 19 janvier 2012

Les modalités des Mille mots

Les modalités complètes et irréversibles des Mille mots, version 2012, ainsi que la cagnotte, apparaissent maintenant dans la colonne de droite en haut. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à communiquer avec moi à :

Les Mille mots II + MAJ

La Maison des viscères offre une copie papier de l'anthologie Agonies au gagnant du concours et des copies numériques au 2e et 3e meilleurs textes. Un gros merci à Alamo et Frédéric pour leur générosité.

Je ne saurais trop dire à quel point la générosité des donateurs est au coeur de ce concours.


Petites précisions :
  1. il s'agit d'un concours de nouvelles où tous les genres sont admissibles : polar, sf, littéraire, tous, sauf la poésie
  2. le processus est le plus hermétique possible et les soumissions sont rendues anonymes par un tiers qui réceptionne les nouvelles avant de me les acheminer

Encerclez le 18 avril sur votre calendrier. C'est la date limite

Mise-à-jour

Mathieu Fortin offre un exemplaire de son recueil Enracinés à paraître en 2012 aux Six Brumes. Merci Mathieu.

mercredi 18 janvier 2012

La troisième édition des Mille mots, c'est parti ! +MAJ


Je rappelle brièvement les modalités.
  • mille mots maximum
  • trois textes maximum par participant
  • envoyez vos textes en p.j. à ermite2012@hotmail.ca
 À gagner :
  1. 100 $ au texte primé
  2. un  abonnement d'un an à la revue Brins d'éternité, offert par la direction
  3. un exemplaire de Hanaken de Geneviève Blouin, offert par l'auteure
  4. MAJ Dominic Bellavance offre un exemplaire de Toi et moi, it's complicated et de Roman-réalité, ses deux romans Coups de tête
  5. MAJ la Maison des viscères offre une copie papier de l'anthologie Agonies au gagnant et une copie numérique aux 2e et 3e places
  6. MAJ Enracinés, le recueil de nouvelles de Mathieu Fortin à paraître en 2012, offert par l'auteur

Merci à l'équipe de Brins, à Geneviève et à Dominic ! Ainsi qu'à Frédéric, Alamo et Mathieu !

    La cagnotte augmentera sans doute. Je commence à travailler là-dessus. Si vous souhaitez participer au concours en tant que donateur (ce qui ne vous empêche pas de participer en tant qu'auteur), faites-moi en part en privé à mon adresse privée dans la colonne de droite. J'accepte les livres, les tronçonneuses et les premiers de famille.

    Le concours se termine le 18 avril à minuit.

    À vos claviers, vos plumes ou vos ciseaux à granit !

    mercredi 11 janvier 2012

    184. Reset - Le voile de lumière - Joël Champetier

    Un homme s’éveille. Il a perdu la mémoire. Il ne se rappelle de rien. Il regarde autour de lui, tout est nouveau à ses yeux. L’amnésie est en profondeur. Bientôt Jean-Pierre (car c’est ainsi qu’il se prénomme) rencontre d’autres survivants du grand Voile de lumière qui a oblitéré le passé de tous et chacun. Ils seront pris en charge par des êtres venus d’une autre planète qui les guideront sur la voie du salut.

    La première partie de ce roman est plutôt bien faite. Elle raconte le retour à la conscience de Jean-Pierre et des autres habitants de la région de Saint-Tite qui retrouvent peu à peu quelques effets de souvenirs éthérés, souvent liés au corps, au mouvement… Cette mise en place de la mémoire physique est traitée avec intelligence, même si elle est forcément répétitive.

    Pourtant, aidés en cela par des extra-terrestres dont on ne sait s’ils ont eux-mêmes à l’origine du cataclysme ou s’ils viennent en aide par altruisme aux victimes, les gens doivent reformés des familles qui ne sont pas les leurs, habités des maisons qui ne leur appartiennent pas, vivre une vie selon un  rythme et des cadences qui leur sont étrangères ; ce sont des réfugiés amnésiques que leurs bienfaiteurs tentent de rediriger vers une vie dite normale.

    La seconde partie, la plus longue, marque le retour à la domesticité et pousse un peu plus en profondeur le processus d’apprentissage de la vie commune et communautaire, ainsi que la ré-acquisition personnelle des souvenirs – Jean-Pierre se rappelle par bribes avoir eu une relation tumultueuse avec une femme dans sa  « vie d’avant », le Voile de lumière n’a donc pas tout ravagé. Les extra-terrestres sont extrêmement présents dans cette nouvelle vie, ils contrôlent tout et font peu confiance aux indigènes. Leur aide semble procédée d’un mystérieux projet relevant de quelque chose de plus vaste que la simple mansuétude. Assez vite, une sourde méfiance s’installe entre les villageois et leurs guides.

    Malheureusement, cette seconde partie s’étire longuement. Elle devient même ennuyeuse à force de répétitions, du moins jusqu’à ce qu’apparaisse un groupe d’individus qui ont gardé toute leur mémoire. Ce sont des rescapés qui ont échappé au Voile de lumière parce qu’ils travaillaient dans les mines et n’ont pas été affecté par le reset général.  Ils proposent le renversement des forces extra-terrestres. Ce sont alors les meilleurs moments du roman que cette analyse politique des jeux de pouvoirs entre les rebelles et les rescapés qu’ils tentent d’aider. Il y a quelque chose qui rappelle immanquablement le formidable roman de Robert Merle, Malevil, qui traitait aussi de la vie post-cataclysmique et de la politique appliquée aux petits groupes de survivants. Champetier se révèle un romancier particulièrement doué dans ce passage qui aurait pu être aride ou maladroit. Les divers liens de confiance ou de méfiance se nouent et se défont avec intelligence et clarté.

    Si la première partie est plutôt introspective, et la deuxième domestique et politique, la troisième est entièrement tournée vers l’action. La rébellion débute. Les insurgés contre les extra-terrestres. Je n’en dis pas plus, ce sera au lecteur de voir comment les choses se jouent.

    Cependant, le dénouement est décevant : mené tambour battant, il m’a quand même semblé précipité et la réaction des extra-terrestres m’est apparue vraiment peu crédible. Pour des gens qui ont traversé la galaxie, le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils manquent de ténacité.

    En bref, Reset un roman correctement fait à partir d’un canevas qui ne s’élève que rarement au-delà de l’anodin et du banal. Décevante parce que convenue et sans surprise, la fin tue le roman et le ramène à un honnête épisode d’une télé-série comme V ou Eureka, par exemple. Et, comme ces séries, tout ça demeure à la fin assez facilement oubliable.

    Cote 6 / 10


    Reset – Le voile de lumière
    Joël Champetier
    Àlire 2010
    306 pages
    14,95 $


    Ce commentaire est initialement paru dans le 29e numéro de Brins d'éternité. J'ajouterais ceci : de mémoire, il me semble qu'il y a dans ce roman un nombre déconcertant de noms et de prénoms qui renvoient à des personnalités connues de la sffq ? Suis-je fou ?

    lundi 9 janvier 2012

    Au menu ce soir

    Tiens, histoire de passer le temps, vu qu'il n'y a pas de hockey ce soir, allez faire une visite au Delicatessen à Fernande, juste là. 

    On y parle de balles. Pire, des secrets de paroisse sont révélés ! Vous apprendrez pourquoi la police aime pas les Focus.

    Merci François !

    lundi 2 janvier 2012

    2012

    Puisque nous avons les deux pieds dedans. je vous souhaite une excellente année 2012 et qu'au moins un de vos vœux se réalise (on garde les autres pour le futur).

    Mes résolutions sont :
    • perdre du poids (20 gr pour l'année, rien de moins)
    • me remettre en forme (en forme de quoi, ha ha ha)
    • meilleure assiduité à l'écriture (autre que ma liste d'épicerie)
    • être moins idiot.
    Gros programme. À +

    dimanche 1 janvier 2012

    183. Agonies - J. Reynolds, A. Gélinas, P.-L. Lafrance

    La Maison des viscères est une nouvelle maison d'éditions dédiée à l'horreur extrême. Agonies, un recueil de trois nouvelles originales, est le premier livre qu'elle publie.

    Sam de Jonathan Reynolds. Samantha est toujours possédée par Robert qui fait d’elle une tueuse en série récalcitrante. Elle en a assez de cette vie, mais il semble qu’elle doive encore sévir, cette fois contre ses propres parents... Cette nouvelle est la suite -- pour un public averti, cette fois -- du roman jeunesse La Nuit du tueur paru aux éditions Z’Ailées. C’est un slasher pur et simple, une série B qu’il faut prendre au premier degré, sans plus. Après avoir offert au lecteur un prétexte au massacre (Samantha est possédée), vroum, c’est un départ ! L’histoire est négligeable, le style correct sans plus, mais on sent le tout le plaisir qu’a eu l’auteur à reprendre à son compte les tics les plus éculés de ce genre de littérature. Hélas, en raison de cette superficialité, la nouvelle ne parvient pas à être autre chose qu’un divertissement anodin. S’il y a dans des passages à l’écriture plus achevée, il faut garder à l’esprit que Reynolds n’est pas un styliste, c’est d’abord et avant tout un conteur. Cependant, avec la parution de La Mort de Vanessa Paradis, Jungleries et maintenant Sam, la prose de l’auteur a fait un sacré bond en avant, et il semble qu’il soit enfin prêt à se coltiner à des œuvres ayant plus de coffre. 5,5 / 10
                                                                                                                          
    L’Amarante d’Ariane Gélinas. Charles ne se remet pas du suicide de sa fiancée. Un soir d’ivresse, il est invité à monter à bord de l’Amarante, un navire qui traverse le Charon et sur lequel il fait la rencontre de la troublante Lysane… Les premières pages d’Amarante sont parmi les plus réussies que j’aie lues de l’auteure : on retrouve ici le territoire feutré et atmosphérique où elle excelle. Après ce départ tout en finesse qui mène le lecteur, dans un climat empoisonné et lourd de mystères, de la détresse initiale du personnage principal jusqu’à l’embarquement de celui-ci sur le navire-enfer, la nouvelle devient plus statique.
    À partir de ce point, le texte cesse de jouer sur nos attentes et devient plus ouvertement explicite. Il se transforme en une exposition par tableaux des turpitudes humaines, un musée de l’horreur dans lequel les personnages déambulent sans s’impliquer, fascinés par les visions dont ils sont les spectateurs… Le lecteur est alors promené au fil d’une fantaisie sexuelle franche (et comment, mes aïeux) aux accents sadomasochistes à la limite de ce qui est tolérable et grotesque – quoique tout ça reste assez conventionnel dans la représentation graphique et imaginative. Au final, la nouvelle ne convainc pas. Peut-être en raison des nombreuses références romanesques/mythiques/historiques qui renvoient le lecteur sur un très grand nombre de pistes et viennent embrouiller la lecture, ou à cause de la relative banalité des relations sadomasochistes entre l’artiste et l’Art. Tout ça a un parfum un peu victorien, en tous cas désuet. Malgré d’indéniables qualités d’écriture, Amarante est une nouvelle à laquelle ce lecteur-ci a eu peine à adhérer entièrement. 6,5 / 10

    Baptême de sang de Pierre-Luc Lafrance. L’inspecteur Frédéric Boisclair enquête sur des meurtres horribles commis dans la ville de Québec. Le principal suspect est un agresseur bien connu, André Durand, aussitôt interrogé. Ça dégénère et l’enquête mène Boisclair aux portes de l’horreur et de la folie… Changement de registre complet avec cette histoire policière proche des enquêtes de la défunte série X-Files. C’est rondement mené, avec des personnages qui sont des archétypes de la littérature de genre sans en être des clichés. Cette nouvelle, la plus longue du recueil, est irréprochable. Ici, le gore est plus évoqué que montré, une esthétique différente des deux nouvelles précédentes où l’explicite prenait le pas. Par son économie de moyens, son style sans fioritures, son sens de l’action et son intérêt pour le développement des personnages, la prose de Lafrance rappelle l’écriture de Champetier. C’est, je l’ai dit, un texte efficace et irréprochable, et j’en aurais bien pris une seconde portion. 8 / 10

    La Maison des viscères nous a fait un joli cadeau. Un petit livre, éclectique dans son essence, qui prouve que le gore est moins un genre littéraire qu’un regard posé sur l’horreur qui habite le monde. Trois textes différents qui illustrent un petit éventail de ses possibilités.

    La démarche des deux éditeurs est super sympathique. D’autant que Frédéric Raymond et Alamo St-Jean, tous deux auteurs publiés, ont fait le choix de ne pas apparaître dans le premier ouvrage publié par la maison qu’ils ont fondée ensemble. Laisser la parole aux autres, c’est faire preuve de modestie. À une époque où le je-me-moi règne sans partage, c’est exemplaire… et c’est à souligner.

    Cote 7 / 10

    Lors du lancement d’Agonies à Montréal, Jonathan Reynolds a lu un extrait de Sam. L’auteur a un sens affirmé de la jubilation et il faudrait que chaque exemplaire d’Agonies vienne avec une copie de l’auteur pour en faire la lecture.


    Agonies
    Jonathan Reynolds, Ariane Gélinas, Pierre-Luc Lafrance
    Maison des viscères, 2011
    194 pages
    18 $
    ...aussi disponible en version électronique à 8 $