jeudi 30 octobre 2008

Le premier qui dit que c'est féérique, je le mords

Aujourd'hui, chez nous, à Rigaud, à 40 km à peine de l'île de Montréal, sur le plus haut sommet du Suroît. Et elle est là pour rester! En octobre!






































































mardi 28 octobre 2008

25. Solaris n° 168

L'évasion d'Alexandre Babeanu. Une nouvelle atmosphérique et évocatrice... Pas facile de faire passer autant d'informations sans rendre le texte indigeste. Et malgré quelques petites longueurs où l'auteur aurait pu resserrer son propos, on ne s'ennuie pas une seconde. Les subtilités de l'univers imaginé par Babeanu apparaissent par dévoilement successifs et l'intérêt est maintenu jusqu'à la fin. Joli réussite. 7,5 / 10

Sa vie au bout du pinceau de Philippe-Aubert Côté. C'est cute, mais malheureusement anodin. Une nouvelle écrite en une heure (je crois) dans le cadre d'un concours d'écriture. J'imagine que le texte a dû être remanié quelque peu entretemps, mais les contraintes du concours affaiblissent une idée qui a pourtant du mérite. 3 / 10

Le premier de sa lignée de Philippe-Aubert Côté. Si on lui donne la place pour s'exprimer, Côté sait y faire. Une très, très bonne nouvelle de sf apprêtée à la sauce polar noir. La construction est sans reproche, le rythme haletant, en dépit d'une psychologie plutôt conventionnelle. Le talent de l'auteur est indéniable. Un léger bémol, qu'on peut mettre sur le compte de l'inexpérience : manifestement l'auteur est fasciné par le monde qu'il a créé (on parle d'une série de textes à venir) mais c'est comme s'il tentait de tout dire au lecteur, de tout lui montrer. À mon avis, ça aurait gagné à être resserré un tout petit peu. Très bon, on a hâte aux prochains textes de la série. 7 / 10

Voici l'âge de glace de Claude Lalumière. Ici, l'écriture est carrée, raboteuse, sèche, elle donne des coups; à la limite, elle est déplaisante; en tous cas, elle n'a pas plu à ce lecteur-ci. Ce mélange de sf et de fantastique avec la fin qui relève du mythe ou du rêve, on repassera. 3 / 10

La fin du conte de Pascale Raud. Moi qui ne raffole pas du fantastique, j'ai été happé par ce texte. Cette histoire d'écrivain et d'inspiration surnaturelle, on l'a lu des dizaines de fois et la fin ne surprendra pas le lecteur le moindrement aguerri. Pourtant, ça fonctionne : la magie, c'est l'écriture, très achevée, et le rythme et l'atmosphère qu'elle parvient à créer. 7 / 10

Zeitnot d'Ariane Gélinas. La meilleure nouvelle du numéro. Un texte lent, atmosphérique et, en même temps, froid et sans émotions. Un monde détaché, où les gens rêvent à leurs petites passions en privé, mais sont inexorablement broyés s'ils sont surpris à tenter de les vivre. J'ai aimé énormément. 8 / 10

L'affaire de la pension astronomique d'André-François Ruaud. Dans un premier temps, la nouvelle part dans une direction, très sf (qui n'est pas sans rappeler Mercuriale de K.S. Robinson), extrêmement attrayante, pour bifurquer abruptement et donner sa pleine mesure dans une veine plus fantastique et aussi plus, hum, ordinaire. Ce changement de cap est bien fait, mais, pour moi, la première partie était vraiment si bonne que j'aurais préféré que l'auteur y bâtisse toute son intrigue. Sans tout révéler ni trop appuyer, l'auteur esquisse en arrière-plan de sa nouvelle un intéressant portrait géopolitique du monde
et je ne demande pas mieux que de lire d'autres textes situés dans cet univers. 6 / 10

Une nouvelle tête... ou un nouveau corps ? de Sylvie Bérard. Ce n'est pas une nouvelle, c'est un spin-off sur la publicité. Et si c'est complètement réussi dans le genre parodique, je dois admettre n'en avoir saisi ni l'intérêt ni la raison. Ça ressemble à un extrait de roman, à la manière de ceux que John Brunner écrivait dans le temps, Tous à Zanzibar, par exemple. Une réussite, mais qui ne convainc pas : 4 / 10

Dans l'ensemble, un excellent numéro qui nous fait connaître une pléthore de jeunes auteurs. Les textes souffrent un peu de cette jeunesse, mais on ne va pas se plaindre.

Cote : 7 / 10

Ça n'a rien à voir, mais ce billet est le 100e que j'affiche sur mon blogue. Permettez que je me fasse une petite accolade, j'aurais jamais cru me rendre là. Merci à tous ceux et celles qui viennent faire un tour de temps en temps. Vos commentaires sont toujours appréciés.

samedi 25 octobre 2008

Ça recommence

Je me sentais fatigué sans bon sens depuis deux jours au point de chercher à dormir n'importe où et à toute heure du jour. Anormalement fatigué. Inquiétant, quand il n'y a pas d'autres symptômes.

Mais il y avait une raison, je l'ai su en me levant ce matin. J'ai le rhume ! Faut-il que ce soit tout un rhume pour que j'ose m'en ouvrir ici. Un rhume extrême, pour utiliser une épithète à la mode. On sait mon extraordinaire résistance à la douleur dont j'ai déjà parler dans ce billet. (Tiens, je me prends pour Jean-Louis Trudel maintenant, voilà que je m'autoréférence...) Si ce rhume n'était pas une si sérieuse affaire, je ne l'évoquerais même pas.

Ça me permet de lire en tous cas, j'ai presque terminé Solaris 168, qui est bon mais inégal. On s'en recause bientôt. Ce sera l'objet du 100e billet de ce blogue.

Je vais me moucher...

jeudi 23 octobre 2008

Une épiphanie

Une fois c't'un gars qui se rend chez Chapters renouveler sa carte de fidélité. Appelons le Richard, pour protéger sa réputation. Il y va en se disant : Je rentre, je vais à la caisse, je paie mon abonnement et je sors. Aussi simple que ça.

Richard entre donc dans la succursale de Chapters, près du centre Fairview à Pointe-Claire. Il trouve l'endroit magique à toutes les visites. Une librairie à deux étages, viarge de viarge. Y a de quoi capoter.

De ce fait, il capote. Il erre dans les allées, tourne autour des tables de soldes, va dans ses rayons préférés : fiction générale, sf, polars, histoire, géographie, biographies, livres français et anglais mélangés, de plus, depuis trois ans, avec l'arrivée de fiston, il court les allées de littérature pour enfants, un plaisir qu'il ne connaissait pas avant.

Résultat, au bout de presque 90 minutes, Richard (toujours un nom fictif) se retrouve avec six livres en main et s'il n'en a pas pris plus, c'est que le concept du chariot de magasinage est inconnu chez Chapters. Ils y perdent, si on veut son avis.

Puis, Richard connait son chemin de Damas. Son pauvre cerveau malade est tétanisé par une épiphanie en plein magasin, juste au moment où il allait mettre le dernier Michael Palin dans le petit espace resté libre entre son coude et son biceps. Cette épiphanie a pour visage sa tendre et douce qui lui dit, non sotto voce : Hey, Chose, ça suffit comme ça, les livres. T'en as à peu près deux cent à lire. Contrôle-toi pour l'amour de ta carte de débit !

Presque en pleurs, Richard (j'aurais dû le prénommer autrement, je sens que ça crée de la confusion) remet un à un les livres sur les rayonnages. Il en garde un : The War of the World de Niall Ferguson, parce qu'à 9,99$ c'est tout un bargain, wow.

Cette histoire est presque de la science-fiction. Pourtant...

24. Boomsday - Christopher Buckley

Grosso modo : Cassandra Devine est conseillère en communication à Washington et bloggeuse avec une proposition. Pour assurer la solvabilité du régime de pension national, elle demande qu'une aide gouvernementale soit apportée aux baby-boomers afin qu'ils mettent fin à leurs jours à l'âge de 75 ans. Cette idée enflamme l'imagination de millions de personnes, y compris un candidat à l'élection présidentielle. L'opposition s'organise autour du Président, d'un évangéliste pro-vie et d'un milliardaire qui a bien des choses à se reprocher.

De façon générale, j'aime assez Christopher Buckley pour acheter ses romans sur publication en trade paperback. Pourtant, d'un autre côté, rarement un auteur m'a-t-il aussi peu contenté, voire presque toujours un peu déçu. C'est sans doute dû au fait que Buckley est un satiriste, et que la satire est un genre littéraire qui demande beaucoup d'esprit (l'auteur en a à revendre) mais aussi un certain sens de la mesure pour ne pas faire basculer l'ouvrage dans le grotesque ou l'insignifiance, et c'est ici que le bât blesse.

L'histoire est à peu près inexistante. Elle est un prétexte à mettre dans la bouche des personnages des échanges de craques plus ou moins amusantes. Soyons honnête, je ne vais quand même pas renier mon plaisir totalement : on rit beaucoup dans Boomsday, car Buckley sait être inventif et mitonner des situations pas piqués des vers pour embarrasser ses personnages, mais il y a aussi de très longs passages à vide, où ça cause, ça cause, ça ironise sur tout et sur rien, sans rien apporter d'autre qu'un bon punch si le lecteur est chanceux.

Buckley est devenu prisonnier de son propre style, il vend des livres à la tonne maintenant. Il ne se formalise plus de bâtir des intrigues ou d'inventer des personnages plus épais que du masonite 1/4. Boomsday, en dépit de quelques moments heureux, est généralement médiocre.

Si on veut lire du vrai bon Buckley, je suggère Thank You For Smoking, The White House Mess et Little Green Men.

Cote 4 / 10

Boomsday
Christopher Buckley
318 pages

mardi 21 octobre 2008

C'est quoi ça dans le ciel ???


On sait ou on ignore que j'aime les dirigeables. J'ai même commencé une nouvelle là-dessus, mais comme elle n'est pas encore complétée, on ne s'enlisera pas...

Voilà sans doute le premier film de fiction qui en met un en vedette, il date de 1909. Un ancêtre des films de peur. On n'a rien inventé depuis, la manière s'est juste raffinée. Ça dure 6 minutes et quelques. Il est connu sous une variété de titres, voir IMdB. Ici, c'est le titre allemand qui apparaît.

vendredi 17 octobre 2008

Ce que je lis



Boomsday
Christopher Buckley

Bleu : histoire d'une couleur
Michel Pastoureau

Le Polikarpov I-16
Michel Cony, et al.

Solaris n° 168

jeudi 16 octobre 2008

23. Red Storm Rising - Tom Clancy

De la merde dans un bas de soie, ça reste de la merde. Servez-la dans un enrobage hard tech, ça devient de la merde en inox, ou encore un thriller qui se vend à 12 milliards d'exemplaires. J'ai lu 326 pages de ce roman, mon record d'endurance avec cet auteur. Après de multiples tentatives sur différents romans, je jette l'éponge, je ne suis pas capable, je suis vici par Clancy.

Pour pallier une sérieuse pénurie de pétrole, les Soviétiques attaquent l'Europe, déclenchant la 3e guerre mondiale. Leur élan guerrier sera enrayé par l'ingéniosité et la persévérance des troupes américaines (cherchez pas les Européens dans cette guerre européenne, ils sont en vacances) qui triompheront au bout du compte. Un résumé parfait et je n'en pas lu la moitié ! Quelle perspicacité !

Je n'ai pas grand chose à dire de ce roman à part que c'est long, fastidieux, un véritable pensum et une colossale perte de temps. Par contre, c'est riche de détails techniques qui, au final, se révèlent assez creux et inintéressants. En ce sens, ça me rappelle beaucoup la sf dite franche, souvent fascinée par la bébelle et ce qui brille... De plus, pour un thriller, c'est aussi trépidant qu'un éléphant mâchouillant des cacahuètes. Ça s'étire. Bon, j'arrête là.

Cote 2 / 10

Red Storm Rising
Tom Clancy
725 pages

mercredi 15 octobre 2008

Petites fictions

Fractale Framboise invite tout le monde à écrire une histoire de peur en 31 mots très exactement. Il n'y a qu'à se rendre sur le site, y publier son chef-d'œuvre ou lire ceux des auteurs participants. Quant à moi, j'y ai mis deux (trois, maintenant) histoires que je reproduis ici pour la "postérité".

.1.
Ding dong! Quatre petits elfes à la porte. Joyeuse Halloween, dit le monsieur en donnant des bonbons. Sale pédophile ! hurlent les elfes en lui enfonçant les ciseaux dans le ventre.

.2.
«On va prendre une douche, Samuel, mon garçon. Après on sera propre. Viens avec papa et maman. Ça va prendre deux minutes.»
«Erreur, pense le SS. Ça va prendre 20 minutes.»

.3.

Shangaï, la grande ville chinoise brûle. Le chef sapeur Li Po baisse sa culotte et lâche un vent. Le feu s’éteint.
Moralité : Sapeur Li Po pète, la ville est sauvée.

(Cette 3e histoire a été ajoutée le 16 octobre.)

Ischémie

Le vendredi 26 août, j'ai passé un petscan à l'institut de cardiologie d'Ottawa. Compte tenu de mon mode de vie, sédentaire au point de commencer à me minéraliser, je m'attendais au pire, genre artères bloquées et quintuples pontages coronariens en urgence.

Mon médecin généraliste m'a donné les résultats cet après-midi. Tout est bon, si ce n'est une petite ischémie située assez loin sur une artère. Rien de grave, selon son opinion. Pour le commun des mortels, une ischémie est un blocage. C'est mon cardiologue qui rendra le diagnostic final avec la méthode de résolution appropriée, qui est triple : médication pour dilater l'artère, angioplastie ou chirurgie vasculaire. On verra.

J'imaginais le pire, car j'imagine toujours le pire. Je suis ainsi fait. Mais, là, je pousse un petit soupir de soulagement.

Beverly Hills Chihuahua

Ce film est le gros hit de la fin de l'été et, comme c'est un film familial, on a été le voir avec Benjamin (pour lui en fait), en se disant qu'un film avec des chiens, ça ne peut être qu'amusant. Erreur et naïveté!

En un mot : Bof ! C'est moron pas à peu près. Chloé, la tite chienne pomponnée d'une madame qui vit à Beverly Hills se retrouve au Mexique suite à quelques quiproquos sans intérêts, elle se perd et est forcée de faire équipe avec Delgado, un gros berger allemand (ex-officier de police) ayant perdu le sens de l'odorat, pour retrouver le chemin de la maison. Les deux doivent se défendre contre un gang de crapules qui enlève des chiens pour des combats d'animaux et qui a eu vent que la tite chienne appartient à une personne super-riche et qu'on peut espérer en tirer une grosse rançon. On assiste donc à une narration en parallèle entre les efforts de Chloé et de Delgado pour échapper à leurs poursuivants, et à ceux de la police pour retrouver la tite chienne.

Du convenu. Peu d'humour. Une histoire plutôt sombre, vaguement raciste, avec un portrait vraiment moche et biaisé du Mexique : truculent, coloré,mais fourbe, dangereux, peu fréquentable, à fuir à tout prix...

Deux bons points. Jamie Lee Curtis dans un rôle insignifiant mais elle reste lumineuse et la scène de l'empire des Chihuahuas, vraiment à point, ironique et qui amène enfin un élément de drôlerie.

En conclusion, c'est trop inepte pour un public adulte et pas assez amusant pour de jeunes enfants. Peut-être le public cible de ce film est-il les jeunes ados, je ne sais pas.

Cote 2,5 / 10

dimanche 12 octobre 2008

La femme est le meilleur homme

Au fédéral, j'ai toujours voté NPD. Je n'ai jamais failli à mes convictions. Et j'ai droit de vote depuis 1973, ça nous fait un certain nombre d'élections, ça. Toutes perdantes. Mais bon, on ne peut pas avoir des convictions et être du côté des gagnants ;-)

Là, en 2008, je vais voter pour la représentante du Bloc, l'actuelle députée Meilie Faille. Cherchez pas son nom, elle est presque invisible à la Chambre de communes; elle est membre d'un comité sur l'immigration, je crois, c'est à peu près tout.

Son travail à elle s'exerce sur le terrain. Elle est une formidable rassembleuse de ressources et est capable de faire bouger les choses pour l'amélioration de la vie dans le comté. Elle est de Rigaud, et elle connaît la région.

samedi 11 octobre 2008

Vous qui savez

Ô vous qui savez
saviez vous que la faim fait briller les yeux
et que la soif les ternit

Ô vous qui savez
saviez vous qu'on peut voir sa mère morte
et rester sans larmes

Ô vous qui savez
saviez vous que le matin on veut mourir
et que le soir on a peur

Ô vous qui savez
saviez vous qu'un jour est plus qu'une année
une minute plus qu'une vie

Ô vous qui savez
saviez vous que les jambes sont plus vulnérables que les yeux
les nerfs plus durs que les os
le cœur plus solide que l'acier

Saviez vous que les pierres du chemin ne pleurent pas
qu'il n'y a qu'un mot pour l'épouvante
qu'un mot pour l'angoisse

Saviez que la souffrance n'a pas de limite
l'horreur pas de frontières

Le saviez vous
Vous qui savez

Tiré de Aucun de nous ne reviendra.
Charlotte Delbo (1913-1985) est une survivante des camps d'Auschwitz et de Ravensbrück.

Je ne suis pas poésie du tout. Elle est incompréhensible, ou elle est mirliton tonton tontaine. Mais ce poème-là m'a touché. Voilà.

jeudi 9 octobre 2008

Coïncidence ? Récurrence ?



Après Solaris et Alibis, j'ai reçu le numéro 15 de la revue Zinc, consacré à la sf et au fantastique.

Ce qui frappe d'emblée, c'est la parenté entre les couvertures des revues. Spécialement Solaris et Alibis qui sont vraiment, vraiment similaires. C'est moins évident avec Zinc, mais l'illustration s'intitule La pharmacienne... alors donc.

Reste à savoir les autres revues et fanzines que je vais recevoir navigueront dans les eaux de la même thématique.

mardi 7 octobre 2008

Le facteur m'aime

Reçu Solaris 168 et Alibis 28 aujourd'hui. Je les lis et on s'en reparle. Sans compter que j'attends ma copie de Zinc 15 commandée à la boutique en ligne d'Alexandre Lemieux. Yé !

lundi 6 octobre 2008

Ô mon papa

Une chanson qu'il faut prendre ici avec réserve et ironie et que je destine bien évidemment à mon géniteur qui se mitonne des repas en famille sans inviter son plus vieux et c'est pas la première fois.

Bravo papa et merci !

NB La vidéo a pas rapport pantoute.

dimanche 5 octobre 2008

Ce que je lis











Miserere
Jean-Christophe Grangé













L'aire du muguet
Michel Tournier

C'est plate

Dans la seconde partie de mon billet sur nos animaux domestiques, je comptais présenter nos six chats, notre chien et la dernière de nos poules, Germaine.

Malheureusement, cette nuit risque bien d'être la dernière de Germaine. Nous l'avons trouvé presque totalement inerte cet après-midi. On ne peut pas faire grand-chose dans ces cas-là, sinon donner à l'animal un coin confortable et chaud pour ses dernières heures. L'année 2008 aura été une véritable hécatombe pour nos poules, avec neuf décès, cinq de maladie et quatre perdues à un renard.

Nous avions Germaine depuis trois ans, ce qui en faisait notre doyenne historique. Elle avait un sacré caractère, n'hésitant jamais à se frotter à Chinook (notre siamois) ou à Pogo (notre Shetland) pour des questions de territoire ou de bouffe.

Elle s'appelait Germaine pour les raisons que l'on sait.

samedi 4 octobre 2008

Le Musée pour enfants de Laval

Jeudi, Suzanne, Benjamin et moi sommes allés au Musée pour enfants à Laval. J'y allais avec des réserves, ça avait l'air d'une gammick cheap (bravo le pléonasme, mon coco), d'un assemblage de cochonneries pour attirer les parents gagas à Laval. Laval, ciboulette, tu parles d'un éteignoir.

Ce fut une surprise.

C'est pour les enfants, oui, mais ça n'a rien d'un musée. Il s'agit plutôt d'une exposition où les enfants peuvent s'amuser avec les éléments du décor. Et, dans ce sens, c'est une belle réussite. La quinzaine de modules du « musée » s'étale sur deux étages : service de pompiers, ambulanciers, policiers, astronautique, garage automobile, école, cafétéria, clinique vétérinaire, épicerie, exploration de grotte, théâtre, site de construction, ferme, plus quelques autres... Les enfants peuvent revêtir des costumes, prendre place dans de vrais véhicules et manipuler de vrais objets ou des fac-similés en plastique.

Benjamin a adoré piloter le bateau de pêche (larguez les amarres, moussaillons, chantait le père; mais non, papa, c'est pas un vrai bateau, répliquait le fiston capitaine), faire l'épicerie (avec un scanner en bon état de marche) et, évidemment, la pelle mécanique géante qu'il a pu manoeuvrer à sa guise.

C'est un peu cher quand même (30 $ pour un enfant et deux adultes). À noter pour ceux qui prendraient cet emplacement pour une garderie, qu'il n'y a rien pour les parents. Pas de télé, pas d'activités spéciales, pas de cantine, même pas un banc pour s'assoir et contempler son bambin de loin. Vous n'avez pas d'autre choix que de vous occuper de votre enfant. Quand nous allons à Zig Zag Zoo, on voit souvent des parents littéralement abandonner leurs bambins sur le terrain de jeu pendant qu'ils prennent un café en lisant le Journal de Montréal. Pas ici.

Des images :


Benjamin sur la super pépine mécanisée


La plus vieille candidate de Star Académie, sera-t-elle sauvée par le public ?


Et le plus jeune...


La pêche miraculeuse


Benjamin Tremblay, chargé de cours...


I'm a poor lonesome cowboy...


Maman et Benjamin à l'épicerie


Habillé, à la ville comme dans l'espace, par Yves St-Laurent


jeudi 2 octobre 2008

Nos grosses bêtes

Voici nos bestiaux, ce sont des amis de longue date que nous gardons pour le plaisir de leur compagnie.

Sunny, un vieux cheval de 24 ans, ancien chef de notre trio, maintenant affaibli par l'âge. Il est aveugle de l'œil gauche
et souffre de rhumatismes aux postérieurs. Signe de vieillissement, son dos est largement arqué et ses hanches sont saillantes. 24 ans pour un cheval, c'est vieux. Dans de bonnes conditions d'hébergement, d'alimentation et de soins, beaucoup vivent jusqu'au-delà de 30 ans, le record étant je crois de 50 ans.

La 2e photo montre Sunny sous un autre angle.
C'est un appaloosa à la robe grise et blanche qui prend une teinte un peu rose quand on le regarde de loin.

Les trois chevaux partagent un grand box de 25 pieds sur 20, ouvert pour leur donner accès à l'extérieur.

Derrière le VTT de la 3e photo, on voit nos deux autres chevaux. Celui de gauche, c'est Tuffy, un quarter-horse d'une dizaine d'années, gentil et sociable... Dans la hiérarchie du trio, il a toujours été celui qui était dans le milieu, plutôt soumis que dominé et surtout pas dominant.

Sunny et Tuffy sont des hongres, des chevaux castrés, communément appelés guildings (de l'anglais geldings); ce ne sont plus des étalons.

Poncho est un poney appaloosa à la robe brun et blanc, âgé d'une dizaine d'années. Lui, c'est un mâle non castré, un étalon. Longtemps il a été dominé par Sunny, maintenant c'est l'heure de la revanche. Un vrai ti-bosse des bécosses, faut se méfier, même nous les humains.




On voit Réglisse, notre cochon vietnamien. Il a 6 ans. C'est vieux. L'année dernière il a perdu son compagnon Benji à la maladie. Réglisse est en liberté totale sur le terrain, sauf la nuit et les mois d'hiver où nous l'enfermons dans un petit box chauffé à l'écurie.


Et voilà, bientôt, les félins, le chien et la poule Germaine !