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mardi 7 juin 2011

Bagage, bagage

En début d'après-midi je pars de la maison avec ceci dans mon bardas :

  • mon mini pour écrire chez Pat
  • mon cell
  • mon iPod touch pour la zizique dans la bagnole
  • mon Kindle parce que j'ai un texte à lire (ne désespère pas Benoît)
  • le Xoom de fiston (et de son géniteur aussi) que je suis en train de configurer

Technologiquement, j'étais paré à tout.

jeudi 9 juillet 2009

Nirvana culinaire

Ça fait longtemps que je souhaitais avoir une mijoteuse. Dans l'idée que je me fais de la cuisine idéale, cet objet avait atteint un statut quasiment mythique.

Or, lundi, profitant d'un passage chez Wal-Mart, j'ai finalement cédé à la tentation. J'ai acheté le modèle le moins cher (20 $), un livre de recettes, et ce soir j'ai étrenné tout ça. Pour l'occasion, j'ai choisi un classique : le boeuf Strogonoff !

Benjamin et moi, nous avons préparé le plat, c'est-à-dire qu'on a sorti le consommé de bœuf et la pâte de tomates auxquels on a mélangé la sauce Worcestershire et la moutarde de Dijon. On a haché un gros oignon et je suis sûr que si on avait eu des champignons, on les aurait coupé en gros morceaux. Benjamin a bien ri quand le bloc encore congelé de cubes de bœuf a fait plouf dans la préparation ! Une giclée de sauce forte aux piments. Du poivre.

Puis on a mis ça à feu doux à 10 heures le matin et à 18 heures, c'était prêt. Vers la fin, j'ai ajouté des pommes de terre bouillies et des rottini. J'avais pas de paprika et j'ai oublié de mettre la crème à la fin.

Miam miam...

jeudi 25 juin 2009

Abandonné par ma femme et mon fils

Depuis dimanche, Suzanne et Benjamin me quittent lorsque le jour tombe. Ils vont sur le patio arrière, s'installent dans la tente et passent la nuit sous les étoiles.

Et laissez-moi vous dire qu'à Rigaud, dans la montagne, loin de la ville, on en voit des étoiles.

Généralement, Benjamin ferme les yeux pour de bon un peu après que Mars se soit montré le bout du nez rouge.

Moi ? Je ne suis pas à plaindre. J'ai maintenant le lit king à moi tout seul.

samedi 21 mars 2009

Assis au soleil, une demi-fesse sur le bord de la boîte à déchets

Little darling, it's been a long cold lonely winter
Little darling, it feels like years since it's been here
Here comes the sun, here comes the sun
and I say it's all right


Après avoir fini le train vendredi matin, Benjamin et moi sommes descendus sur le bord de la route chercher le journal. Il y a un bon bout à faire, plus d'une centaine de mètres, et Benjamin descend toujours avec son gros camion benne jaune et une petite pelle de plastique qui lui sert à remplir de neige la benne. Descendre pour lui, c'est courir comme un fou en poussant son camion et en criant des Haaa haaa haaaa comme si cette pente était le plus grand manège au monde. Il ne manque pas d'enthousiasme, mon garçon.

Sur le bord du chemin, nous disposons d'une grosse boîte de bois peinte en vert dans laquelle nous laissons nos sacs de rebuts en attendant le prochain passage des éboueurs. Chaque hiver, c'est pareil, elle est totalement recouverte de neige et un des premiers signes du printemps, c'est le fait qu'elle commence à réapparaître sous le monticule.

Aujourd'hui, il y avait un espace dégagé sur lequel j'ai pu poser une fesse, à vrai dire une demi-fesse seulement parce que cet espace totalisait à peine quelques pouces carrés. Il y avait un soleil splendide dans le ciel tout bleu (quelques nuages, dont un en forme de dinosaure comme me l'avait fait remarqué Benjamin), pas de vent, pas de bruit, et une bonne chaleur au soleil malgré la température.

Fiston emplissait sa benne en jasant de tout et de rien. Il aime donner son avis, Benjamin. Puis soudain il est revenu vers moi, m'a demandé de le prendre. Je l'ai assis sur ma cuisse et il s'est collé contre moi, très fort. Il a dit : Bébé a froid, papa... Je l'ai serré dans mes bras, nous sommes restés comme ça pendant cinq ou dix minutes, sans parler, sa tête contre ma poitrine, dans notre petite bulle de chaleur à tous les deux.

Je crois que le monde s'est vraiment arrêté pendant ces quelques minutes-là. Rien n'est venu troubler notre sérénité. Pas une voiture, pas un avion, pas un jappement de chiens. Que la sainte paix, le silence total, le soleil dans le ciel et un nuage en forme de dinosaure.

Puis, réchauffé, Benjamin s'est désengagé, a repris sa pelle et s'est appliqué à mettre de la neige dans sa benne. Lentement, on a repris le chemin de la maison.

C'était mon anniversaire de naissance
– qui coïncidait avec l'arrivée du printemps et la fonte des neiges.

Little darling, I feel that ice is slowly melting
L
ittle darling, it seems like years since it's been clear
Here comes the sun, here comes the sun
and I say it's all right

dimanche 15 mars 2009

Nathan en chair et en os

Aujourd'hui, Suzanne, Benjamin et moi avons été rendre visite à Alexandrine et Stéphane, heureux parents de Nathan. C'était la première fois que nous le voyions, Nathan est vieux de quatre jours. C'est fou, mais je l'imaginais plus gros et ça m'a déconcerté. À neuf livres trois onces, il fait plus du double du poids de Benjamin à la naissance, mais c'est une différence si mince qu'elle n'existe plus pour ainsi dire.

Il est très beau, mon petit neveu, avec une belle bette ronde et rubiconde et sa capine bien fournie de cheveux noirs. Il a dormi comme une bûche durant toute notre visite, ne s'éveillant vers la fin que pour honorer notre présence d'un beau caca et d'une bouteille de lait. Ma mère et Suzanne ont changé la couche tandis que Suzanne lui a donné le biberon.


Benjamin était extrêmement intimidé. On l'a mis en contact avec Nathan mais sans exagérer.

Un Benjamin qui force sa joie fait la rencontre d'un Nathan pas tellement heureux d'être manipulé comme ça.

Dans les bras de son arrière-grand-mère, Nathan dort paisiblement.

Mère une fois, mère toujours... et qui sait peut-être mère à nouveau dans pas grand temps, on se le souhaite !

lundi 9 mars 2009

Benjamin, la grosse ville et quelques papillons

Suzanne et Benjamin ont profité de ce beau dimanche, hier, pour aller voir les papillons au Jardin botanique de Montréal. Tant qu'à être dans le coin, ils ont sauté dans le funiculaire et monté au sommet du mât du Stade du parc olympique.

Benjamin et la grosse ville à ses pieds.

Moi qui n'aime pas les hauteurs, j'ai les bijoux de famille qui se ratatinent juste en regardant ça.

On distingue le centre-ville dans le lointain.

C'est quand même beau une ville vue de haut. Au loin, on voit, dans l'ordre : le mont St-Hilaire, le mont St-Bruno et le mont Rougemont, trois des cousins montérégiens du mont Royal.

Cherchez le papillon.

Cette photo-là, quand même...

lundi 2 mars 2009

Ce que Benjamin et moi écoutons à la télé

C'est maintenant devenu un rituel : l'après-midi, Benjamin et moi, nous nous étendons l'un contre l'autre sur le divan du salon, une petite couverture remontée jusqu'au cou, et on écoute ensemble notre émission de télé préférée : Bunnytown.

SuperBunny

Bunnytown ? Je vous entend dire que ce n'est pas très sérieux, c't'affaire-là. Vous avez raison. Comme son nom l'indique, Bunnytown est un petit village peuplé de lapins. Les personnages sont absolument craquants. Ce que j'aime, moi, c'est que cette émission n'a d'autre prétention que de divertir. C'est pas lourdement pédagogique comme Little Einsteins ou sucré à la guimauve comme Handy Manny. Les raisons pour lesquelles Benjamin aime cette émission sont bien entendu différentes des miennes, mais elles tiennent, tout comme les miennes, dans le fait que nous l'écoutons collés l'un à l'autre, au chaud, et dans les rires que nous partageons. La série se veut drôle, et elle l'est, même pour un adulte (encore que de l'écouter avec un bambin de 3½ ans au rire facile, ça aide à stimuler le grand zygomatique).


Bunnytown Hop

Quand je sens le petit c
orps (38 pouces, 33 livres) de mon fils tressauter de rire parce que les oreilles de Super Bunny se redressent en vol alors qu'il détecte la présence de Little Bad Bunny, son pire ennemi, je me dis que je suis le plus heureux des hommes.



Le show est toujours divisé de la même manière. L'introduction chantée, puis une série de sketchs en forme de running gag qui reviendront généralement trois ou quatre fois dans l'épisode, un sketch avec Red and Fred (humour à la Laurel et Hardy), une chanson (souvent le Bunnytown Hop, absolument entraînante), running gag, sketch avec la sémillante Pinky Pinkerton et ses Super Silly Sports, conclusion du running gag, suivi de la chanson du générique.
Il y a de nombreux personnages récurrents : King Fluffy IV, Lester the Jester, Captain Dan et ses deux sbires (amateurs de disco), Super Bunny et Little Bad Bunny, Surprising Harold, un magicien particulièrement peu doué mais toujours surprenant (c'est mon personnage préféré), Space Bunny, qui s'ennuie dans l'espace parce que, quand on y pense, l'espace contient plus de vide que de matière...

Les créateurs ont souhaité faire un show de variétés pour les enfants d'âge préscolaires (et leurs papas !), soit des sketchs et des chansons en s'inspirant, dans le désordre, du Rowan & Martin Hour, Monty Python, Sesame Street... Mélange hétéroclite, mais réussite totale.

dimanche 15 février 2009

Du Feydeau, avec des portes qui claquent et quelques chats

Dramatis personae
Moi
, le « maître » de maison
Un chien : Pogo
Sept chats :
Joséphine, Margo, Cricri, Chinook, B-3, Krusty et Chanel, un mâle non-castré arrivé de nulle part et enfermé dans le solarium car il pisse partout

La scène
la salle à manger à aire ouverte de la maison, une porte à droite vers la cave, une porte devant vers le solarium, une porte-fenêtre à gauche pour l'extérieur

Il est presque 22 heures, Benjamin et Suzanne se sont finalement endormis au premier et je suis redescendu dans la maison silencieuse pour faire mes petites affaires à l'ordinateur, blogue, événementaire et écriture. Ce sont mes petites heures à moi. Pas pour longtemps décident mes félins et mon chien qui ont leur agenda personnel.

Je m'assois devant mon portable. Miaou, miaou, font impérieusement Joséphine, Krusty et Margo. Je me lève et leur sers leur petite gâterie habituelle de fin de soirée. Je me rassois. Miaou, fait Chinook qui veut aller dehors. Je me lève, sors le chat, je reviens m'asseoir. Clic clic clic clac, font les griffes de Pogo sur le plancher de bois. Il frétille, il veut sortir. Je me relève en soupirant, sors le chien, me rassoit. Miaou, Krusty veut descendre à la cave. Je me lève, gros soupir, ouvre la porte, reviens me rassoir. Miaou, Chinook veut rentrer. Je me lève, rentre le criss de chat, reviens m'assoir.

Miaou, B-3 veut aller dans le solarium piquer une jasette à Chanel. Je me lève, ouvre la porte, reviens m'assoir. Miaou, c'est Krusty qui remonte de la cave. Je me lève, ouvre la porte, reviens m'assoir. Ouaf ouaf, fait Pogo dehors qui jappe après les chevaux. Je dis à voix haute, limite pour ne pas réveiller mes ouailles : Fârme ta yeule, calvaire, Pogo ! Il arrête trois secondes, puis Ouaf ! Ouaf ! Là, il veut rentrer. Ouaf ! Ouaf ! Ouaf ! Je me lève, rentre le chien, me rassois. Miaou. Chinook veut aller à la cave lui aussi. Je me lève, ouvre la porte, Joséphine en profite pour descendre elle aussi. D'une pierre deux coups, excellent.

Le calme s'installe. Trois minutes chrono en main. Miaou ! Pfff ! La jasette entre B-3 et Chanel prend une vilaine tournure. Fallait s'y attendre. Miaou ! C'est Joséphine qui remonte ! Je me lève, m'enfarge dans Pogo qui était couché à mes pieds, ouvre la porte à Joséphine, la referme sur le museau de Chinook, va ouvrir la porte du solarium, fait sortir B-3 en empêchant Chanel de rentrer dans la maison. Ouf ! Un peu de paix. Miaou... Chinook est à la porte. Miaou ! Cricri veut retourner à sa place réservée dans le solarium. Miaou, c'est Margo qui a un petit creux encore une fois. Miaou miaou miaou !!!

Ce ballet digne des Keystone Kops dure parfois une trentaine de minutes, durant lesquels si je ne me lève pas 30 ou 40 fois, je ne me lève pas du tout. Ça me rend fou. Sois ferme, me dit Suzanne, tu es trop faible. Moi je dis que ce n'est pas de la faiblesse, mais de la bonté altruiste, dont certains animaux abusent sans vergogne.

(Même si la photo a été prise l'été dernier et en après-midi plutôt qu'en soirée, on peut y reconnaître certains de mes persécuteurs. Dans l'ordre : Cricri, B-3, Joséphine, et à l'arrière, Pogo)


dimanche 8 février 2009

Soirée au resto avec photos des chiottes

Pour célébrer le 30e anniversaire du chum de ma nièce Alexandrine, nous sommes allés samedi soir souper au restaurant L'Académie à Anjou. C'est un restaurant à succursales qui se donne des airs semi-chics.

La nourriture y est bonne, encore que la salade d'artichauts soit trop vinaigrée, mais les portions de pâtes et de moules étaient plus que correctes. Le service est gentil et cordial. Mais le décor, ouache, le décor est une horreur quétaine rétro lounge : teintes de brun, d'orange, de vert pâle, panneaux de verre plombé, belle fenestration donnant sur le parking du Rona juste à côté, sièges capitonnés usés à la corde...

Enfin, bon. J'ai amené Benjamin aux toilettes et il a pris deux photos. Allez savoir pourquoi la cuvette et le séchoir ont capté son œil, mais c'est comme ça. Il est pas banal, mon garçon.

lundi 2 février 2009

Maman aura 75 ans demain

Samedi soir, nous avons fêté avec quelques jours d'avance les 75 ans de maman au restaurant Miss Italia de Saint-Hubert. C'est la première fois que nous organisions une fête pour elle, autrement que les sorties ou repas en famille restreinte. Là, il y avait 49 personnes bien comptées, dont 48 adorent totalement ma chère vieille maman. Qui est la 49e ? Ha ha. Un coco en chocolat pour 'çui ou celle qui devine.

On reste toujours un peu sidéré par l'amour, la générosité et la bonté des gens. Maman est une chouette personne, que tout le monde aime parce qu'elle est, elle même, aimante, bonne et généreuse de son temps, de son affection et de ses rires. Comme chantent les Beatles : And in the end, the love you take is equal to the love you make. Elle a distribué beaucoup d'amour dans sa vie, samedi les gens étaient là pour le lui faire savoir.
Elle a beaucoup aimé être fêtée, revoir des gens qu'elle voit moins souvent maintenant. Il y avait beaucoup de jeunes personnes entre 3 et 18 ans. Un peu stupéfaite, elle m'a confié qu'elle les avait tous gardé à un moment ou à un autre de sa vie. De Simon et Olivier jusqu'à Benjamin, maman les a tous serré dans ses bras et leur a fait un câlin dans leur vie. Elle a eu un impact positif.

Mais je crois que ce qui l'a le plus émue, c'est que mon frère vienne à la réception. Claude est agoraphobe, je crois. Les foules et les rassemblements, c'est vraiment pas sa tasse de thé; il a même quitter un emploi qu'il adorait à cause de ça. Ça lui a pris du courage pour venir. Mais il était là, et maman était fière comme seule une mère peut être fière de ses enfants. Merci Claude.

Maman aura 75 ans demain, le 3 février.

1. Un gros merci à Alexandrine qui a mis énormément de temps et d'énergie dans l'organisation. Alex, c'est une jeune femme décidée, charmante et drôle; c'est ma nièce favorite (c'est la seule, mais elle ne le serait pas que ce serait ma préférée quand même). Elle transporte avec elle un petit passager clandestin. Merci à Michelle qui a trouvé le temps de faire plein de choses, sans elle la fête n'aurait pas été telle qu'elle fût. Michelle, c'est ma soeur unique, la maman d'Alexandrine.

2. Hélas, je suis un très mauvais photographe. Je fais des photos sur le fly, trop gêné de demander aux gens de prendre la pose deux secondes pour la caméra (tous les autres le font pourtant). J'ai pris une trentaine de photos, à peu près toutes ratées. Zut et flûte. J'en mets quelques-unes tout de même, pour l'ambiance.
Maman faisant son entrée dans la salle du restaurant : photo floue et sombre avec sujet très éloigné, mes talents de photographe se dévoilent...

Ma soeur Michelle se terrant derrière la queue d'un écureuil, maman, Antoine, fils de Michelle.

Y avait du monde à droite... (Claude, c'est le grand gars debout au fond de la salle)

...pis du monde à gauche !

La jubilaire, dont la vue de la salle était obstruée par des ballounes.

Le talent de photographe coule dans les veines de mon fils aussi : ici, mon cousin Jacques et Suzanne dans presque toute leur splendeur (photo prise par Benjamin).

Alexandrine et son petit passager clandestin (Nathan)

Moi et maman, lors d'une autre occasion, juste pour montrer qu'on peut être charmant tous les deux... (Photo prise par Benjamin, hé oui !)

mercredi 14 janvier 2009

Le grand bond en avant

De 9 heures à midi, chaque lundi et mercredi, Benjamin va à l'Atelier la boîte à surprises à Rigaud, pour apprendre à établir des contacts avec des enfants de son âge. Comme c'est un enfant timide, le processus est long. Mais aujourd'hui, il s'est dévergondé comme ça ne lui était jamais arrivé encore. Il a parlé, parlé, Ann, son animatrice préférée, lui a fait parler de ses camions et Benjamin a rompu les digues. À la maison, il parle beaucoup, il jase, raconte des histoires, en invente, explique comment ses camions transportent du ciment ou des cornets aux pinottes, comment Shinook attaque tous les autres chats, comment Pogo est "mon petit amour", etc. Il a la parole facile et la verve d'un bon conteur.

Mais à la "garderie", pas de ça. Généralement, il est silencieux et sur son quant-à-soi. Pas aujourd'hui cependant, il a parlé d'abondance devant ses amis, et il a joué avec les autres à courir autour des tables pour un jeu qui s'appelle "Lumière rouge, lumière jaune, lumière verte".

Ça me rend très fier. Je mets donc une série de photos qui n'ont pas rapport, sauf que Benjamin y apparaît, et qu'elles rappellent que l'été s'en vient. (NB Il est quand même beau mon petit garçon.)









mercredi 24 décembre 2008

90 minutes avant Noël

Une heure et demie avant Noël. Le cadeau de Benjamin est finalement emballé. La maison est chaude et tranquille, j'entends seulement le bruit de la pluie contre la porte-fenêtre arrière et le sifflement du vent qui se lève par intermittence. Si je fermais les lumières de la cuisine, je ne verrais que le noir de la forêt tout autour.

Benjamin et Suzanne dorment en haut. Que font les félins ? Joséphine est couchée au pied du comptoir de cuisine, B-3 et Margo sont affalés sur le canapé, Krusty est en boule sur le fauteuil. Cricri fait un brin de toilette sur son banc de bois préféré. Chinook est dans la cave, peut-être dort-il ou chasse-t-il un petit rongeur ?  Pogo est lui aussi en haut, couché au pied du lit des maîtres, privilège du chien.

Joyeux Noël à tous ceux et celles qui viennent de temps en temps jeter un coup d'oeil sur mes petites inepties.

mardi 16 décembre 2008

Maudite cochonnerie à marde

L'an dernier, l'abri utilitaire que nous avions acheté s'est lui aussi effondré, mais faut dire qu'il y avait à peu près 3 pieds de neige par-dessus. On peut comprendre. Il nous avait duré quand même quatre ans, ce qui n'est pas rien.

Pour le remplacer, nous avons acheté et installé cette splendide cochonnerie, en solde chez Canadian Tire à 299 $. L'abri ShelterLogic n'aura même pas fait deux mois sur le terrain, terrassé par moins de six pouces de neige. La toile est déchirée et les montants sont cassées. On va nous revoir chez Canadian Tire pour un remboursement - ça c'est certain.

En attendant nous allons devoir trouver un endroit pour entreposer la rippe de l'écurie et les quelques bidules qui y étaient entreposés.

Déjà des emmerdements et l'hiver est même pas commencé. Osti de cochonnerie à marde...
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lundi 1 décembre 2008

Mon système de santé est meilleur que le tien...

Le système de santé est malade au Québec. On attend des heures, des heures et des heures aux urgences qui sont bondées. Ben, moi, môssieu, j'ai été voir ailleurs, oui, môssieu. J'ai été hier soir à l'urgence de l'hôpital de Hawkesbury, qui se trouve en Ontario, en pays quasiment étranger, au point que je me demande toujours s'ils vont accepter mes devises canadiennes là-bas (c'est idiot mais j'ai tou-jours cette petite pensées insidieuse qui me trotte dans le cerveau dès que j'entre en Ontaria-ria-rioooo).

Oui, môssieu, j'ai été dans une urgence en Ontario. J'ai attendu sept heures, môssieu, sept heures, je dis, sept, et je le répète. Sept. Et l'urgence était même pas bondée. On était quatre pélerins au départ. C'est déplorable. It is franchement dégueulasse. Partout, ça craque, partout, ça s'écroule...

Sept heures d'attente pour voir un médecin qui m'a prescrit en cinq minutes un gargarisme (!!!!!) pour ce que je croyais être une maladie mortelle mais qui s'est révélé être une infection virale qui s'amusait à pasticher la gastro-entérite, l'otite, la sinusite et la toux bronchitique.

En sortant de là, à deux heures et demie du matin, il tombait une merde verglaçante à pleins tombereaux et l'entrée de l'autoroute 40 était barrée. Pour revenir, il m'a fallu manoeuvrer dans un arrière-pays plat sur des chemins de campagne longs, droits et ennuyeux comme des Anglais. Il a neigé-plu-grêlé-chiassé comme ça de Hawkesbury jusqu'à la frontière du Québec où ça s'est transformé en crachin. Authentique. Je vous le dis, l'Ontario, c'est pas accueillant.

Bon, là, ça va mieux. La 'tite montée de lait est passée. Ouf, on respire par le nez.

lundi 24 novembre 2008

Benjamin Hyde et Benjamin Jekyll

Un peu comme le Dr Jekyll et Mr Hyde, Benjamin a deux personnalités quand il s'assit devant le portable de son papa. Le bon fils obéissant qui manipule la souris avec une dextérité ahurissante (il n'a que trois ans et trois mois quand même), qui reconnaît les touches de lettres (il connaît son alphabet jusqu'à M), les chiffres, Enter, Caps Lock...  Il adore pitonner et insiste pour que nous le faisions ensemble.

Il y a aussi l'autre Benjamin, l'explorateur des mondes nouveaux, l'aventurier du clavier, qui lui aime pitonner sur toutes les touches, spécialement quand je dis Non. Ce fils-là a fait quelque chose de mystérieux et d'improbable samedi soir en fermant l'appareil; il a réussi à bousiller le fureteur Firefox.

Faut quand même le faire, bousiller Firefox. Plus capable de l'ouvrir. L'écran gèle à tous les coups. Je l'ai désinstallé et réinstallé à plusieurs reprises, l'écran gèle toujours. J'ai restaurer, restaurer, restaurer jusqu'à plus-faim (jeu de mots sophistiqué ici, ha ha ha) pour un résultat toujours aussi merdouilleux. Saperlipopette de gamin !!!

J'ai donc éliminé Firefox. Me voici avec Chrome. Pour le moment, Mr Hyde dort, j'en profite pour faire mes trucs.

samedi 1 novembre 2008

L'Halloween avec Benjamin

À trois ans, c'était le premier vrai Halloween pour Benjamin. L'an dernier, on l'avait déguisé dans le même costume que cette année et on avait fait deux maisons. Ça avait été plus ou moins agréable car il était fatigué, on était parti trop tard.

Cette année, Suzanne est revenue tôt du travail et nous avons déguisé Benjamin en souris. Hop dans l'auto, direction le village de Rigaud via la rue Bourget où il y a cette formidable maison décorée aux stéroïdes. Chaque année, les Nadeau distribuent 300 à 400 sacs de gourmandises (dont du chocolat maison, fort bon) aux petits monstres qui viennent sonner à la porte. On vient de loin pour y goûter, j'ai vu hier deux plaques ontariennes (et la frontière est à une vingtaine de kilomètres).

On a couru l'Halloween environ deux heures. Benjamin a trouvé ça fabuleux, pas tant pour les bonbons, que pour les citrouilles qu'il décoiffait systématiquement pour regarder l'ampoule ou la chandelle à l'intérieur.

jeudi 23 octobre 2008

Une épiphanie

Une fois c't'un gars qui se rend chez Chapters renouveler sa carte de fidélité. Appelons le Richard, pour protéger sa réputation. Il y va en se disant : Je rentre, je vais à la caisse, je paie mon abonnement et je sors. Aussi simple que ça.

Richard entre donc dans la succursale de Chapters, près du centre Fairview à Pointe-Claire. Il trouve l'endroit magique à toutes les visites. Une librairie à deux étages, viarge de viarge. Y a de quoi capoter.

De ce fait, il capote. Il erre dans les allées, tourne autour des tables de soldes, va dans ses rayons préférés : fiction générale, sf, polars, histoire, géographie, biographies, livres français et anglais mélangés, de plus, depuis trois ans, avec l'arrivée de fiston, il court les allées de littérature pour enfants, un plaisir qu'il ne connaissait pas avant.

Résultat, au bout de presque 90 minutes, Richard (toujours un nom fictif) se retrouve avec six livres en main et s'il n'en a pas pris plus, c'est que le concept du chariot de magasinage est inconnu chez Chapters. Ils y perdent, si on veut son avis.

Puis, Richard connait son chemin de Damas. Son pauvre cerveau malade est tétanisé par une épiphanie en plein magasin, juste au moment où il allait mettre le dernier Michael Palin dans le petit espace resté libre entre son coude et son biceps. Cette épiphanie a pour visage sa tendre et douce qui lui dit, non sotto voce : Hey, Chose, ça suffit comme ça, les livres. T'en as à peu près deux cent à lire. Contrôle-toi pour l'amour de ta carte de débit !

Presque en pleurs, Richard (j'aurais dû le prénommer autrement, je sens que ça crée de la confusion) remet un à un les livres sur les rayonnages. Il en garde un : The War of the World de Niall Ferguson, parce qu'à 9,99$ c'est tout un bargain, wow.

Cette histoire est presque de la science-fiction. Pourtant...

jeudi 2 octobre 2008

Nos grosses bêtes

Voici nos bestiaux, ce sont des amis de longue date que nous gardons pour le plaisir de leur compagnie.

Sunny, un vieux cheval de 24 ans, ancien chef de notre trio, maintenant affaibli par l'âge. Il est aveugle de l'œil gauche
et souffre de rhumatismes aux postérieurs. Signe de vieillissement, son dos est largement arqué et ses hanches sont saillantes. 24 ans pour un cheval, c'est vieux. Dans de bonnes conditions d'hébergement, d'alimentation et de soins, beaucoup vivent jusqu'au-delà de 30 ans, le record étant je crois de 50 ans.

La 2e photo montre Sunny sous un autre angle.
C'est un appaloosa à la robe grise et blanche qui prend une teinte un peu rose quand on le regarde de loin.

Les trois chevaux partagent un grand box de 25 pieds sur 20, ouvert pour leur donner accès à l'extérieur.

Derrière le VTT de la 3e photo, on voit nos deux autres chevaux. Celui de gauche, c'est Tuffy, un quarter-horse d'une dizaine d'années, gentil et sociable... Dans la hiérarchie du trio, il a toujours été celui qui était dans le milieu, plutôt soumis que dominé et surtout pas dominant.

Sunny et Tuffy sont des hongres, des chevaux castrés, communément appelés guildings (de l'anglais geldings); ce ne sont plus des étalons.

Poncho est un poney appaloosa à la robe brun et blanc, âgé d'une dizaine d'années. Lui, c'est un mâle non castré, un étalon. Longtemps il a été dominé par Sunny, maintenant c'est l'heure de la revanche. Un vrai ti-bosse des bécosses, faut se méfier, même nous les humains.




On voit Réglisse, notre cochon vietnamien. Il a 6 ans. C'est vieux. L'année dernière il a perdu son compagnon Benji à la maladie. Réglisse est en liberté totale sur le terrain, sauf la nuit et les mois d'hiver où nous l'enfermons dans un petit box chauffé à l'écurie.


Et voilà, bientôt, les félins, le chien et la poule Germaine !

jeudi 11 septembre 2008

Le point de résistance de fiston

Aujourd'hui, comme hier, comme avant-hier, Benjamin a insisté pour se baigner. Je suis résigné depuis plusieurs semaine à ce que cette piscine soit mon calvaire personnel. En début d'après-midi, la température de l'eau atteignait à peine 48 degrés, et on parle de degrés Farenheit ici, pas Celsius. 48 Farenheit, c'est 9 Celsius, si on veut savoir, ça rappelle plus la Finlande que les îles Fidji.

Comme Benjamin insistait et que je me soumets à mon destin, j'ai mis le premier les pieds dans l'eau. J'ai beau n'en avoir que jusqu'aux mollets, quand même ça m'a glacé la jambe et soudé le service trois-pièces. Puis, ô miracle, fiston, d'habitude si entreprenant, avait à peine mis le pied dans l'eau qu'il décidait qu'elle était trop froide pour lui et qu'il ne se baignait plus. On peut donc dire que son point de résistance se situe à 9° C.

Puisque c'était quand même une belle journée ensoleillée, je nous ai installé des chaises de jardin directement au milieu de la piscine et chacun de notre côté nous avons passé une grosse demi-heure à contempler les nuages, à lire (moi) et à jouer avec le thermomètre (lui).

mercredi 27 août 2008

Grosses bêtes vues de près

Nous sommes allés au zoo à Hemmingford mardi après-midi, alors que Suzanne devait exceptionnellement pointer pour un quart de nuit. Il semble que cette destination vacance soit tendance cet été, après tout Pat Isabelle (Parc-Safari) et Caroline Lacroix (Granby) y sont allés eux aussi. Ça faisait un sacré bail que je n'avais pas mis les pieds dans un zoo, idem pour Suzanne (encore que pour la petite histoire nous ayons visité les trois principaux zoos du Québec). Pour Benjamin, c'était une première.

La particularité du Parc-Safari, c'est justement ce safari automobile qu'on peut prendre au milieu de quelques troupeaux d'herbivores plus ou moins connus de la planète. Les premiers qui nous ont abordés furent les zèbres. Très jolis, quoi que déconcertant pour qui est habitué aux robes habituelles des chevaux (je sais, le zèbre n'est pas un cheval, mais il en a l'air et la familiarité).

On ne va pas tous les énumérer ici, mais j'ai particulièrement aimé le très placide rhinocéros, insensible aux appels des visiteurs et qui avait franchement l'air de s'emmerder tout seul dans l'enclos, et les vaches des Highlands, sociables comme ces charmantes matantes de nos familles qui passent leur temps à offrir du sucre à la crème au salon et costaudes comme icelles.

On a manqué de temps, quatre heures ce n'est pas suffisant, surtout que nous voulions profiter des manèges et des jeux d'eau. On a été dans deux manèges seulement, puis on s'est dépêché pour voir les lions et les tigres, ma caméra a rendu l'âme juste là, au moment où nous étions dans le corridor vitré, sous les félins, et on a tout juste pu se mettre un pied dans l'eau (littéralement) alors que le parc fermait.

Quand même quelques photos :Zèbre vu de près
Zèbre vu de trop prèsCette bête-là a l'air tellement paisible qu'on irait lui gratter la grande corneMiam miam, le doigt ou la pépite?
Babines de girafes
Une vache des Highlands et son veau
Dans la file d'attente d'un manège, Benjamin fait la moue, c'était vraiment très long
Enfin au volant !