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mardi 21 septembre 2010

Portrait du bestiau tel qu'en lui-même il n'a pas fini de croître

 Fin avril, elle était grosse comme ça, et mignonne... Elle tenait sur la largeur de trois lattes de plancher.

  
Elle a maintenant six mois, fin prête pour les labours... (Notez, je vous prie, le plancher refait.)

 
D'Amour, dans toute sa splendeur de Mastiff

vendredi 10 juillet 2009

Chut, Benjamin dort...

Benjamin et Chanel, le petit roupillon d'après-midi

jeudi 9 juillet 2009

La patte dans le sac !!!

Depuis le début de l'été, je me demandais qui donc pouvait bien faire des trous dans le beigne de ma piscine gonflable.

Le mystère est résolu.


Ce qui me donne l'occasion de vous présenter Cri-Cri.

De son vrai nom Criss, une chatte arrivée chez nous à Saint-Thomas d'Aquin, près de Saint-Hyacinthe, tout simplement en entrant par la chatière avec son frère (Câlisse). C'était il y a une douzaine d'années. Leurs noms viennent du cri du cœur que fit entendre Suzanne en les voyant tous les deux confortablement affalés sur les coussins des chaises de la cuisine : « Criss de câlisse, pas encore des chats ! » Faut dire qu'on en avait déjà une dizaine. Les noms sont restés, comme les chats. Câlisse s'est fait écraser quelques années plus tard.

Criss est devenue Cri-Cri avec la venue de Benjamin.

jeudi 4 juin 2009

Une chanson sur Joséphine, pas celle de Bashung

Aussi répondant aux noms de Jojo et Fifine, Joséphine est âgée de quinze ans, ce qui en fait la doyenne des félins de la maison. Ce n'est pas la p'tite poulette du printemps.

Il y a dix-mois, elle a fait un AVC qui l'a laissé avec un curieux sens de l'équilibre, une difficulté (intermittente) à tourner vers la droite et un léger strabisme qui rend son regard assez mélancolique. Malgré tout, son caractère n'a pas changé : elle est fine comme tout.

Joséphine la pas fine
a pissé dans ses bottines,
son mari pas plus fin
a pissé dan' boîte à pains

dimanche 31 mai 2009

Une anecdote de chevaux


À la mi-mai, nous sommes allés voir Cavalia avec Benjamin, papi et mamie. Excellent spectacle, en grande partie identique à celui présenté en 2004 ou 2005 que nous avions vu également, mais plus acrobatique et moins éthéré cette fois-ci.

Après le spectacle je me suis pris à songer à une anecdote que mon père a parfois raconté sur le traitement des chevaux dans les camps de bûcherons. Nous sommes au tournant des années 50, et papa travaillait comme bûcheron et draveur dans les camps (prononcez « campes »). C'était un travail extrêmement dur, l'abattage des arbres se faisaient à la hache et au bucksaw, et le débardage avec des chevaux. Le débardage consiste à sortir les troncs d'arbres du lieu de coupe et à les transporter vers un dépôt provisoire.

Les chevaux travaillaient tout aussi durement que les hommes. De longues journées qui allaient de la première clarté du jour jusqu'à la noirceur. Puis, quand la bête n'était plus en mesure de fournir à la tâche, soit par maladie, vieillesse, blessure ou usure prématurée, les hommes du campe l'attachait à un arbre, glissait un bâton de dynamite sous la corde et lui faisait exploser la tête. Expéditif, mais ignominieux. Cinquante ans plus tard, mon père parle de ces moments-là avec une petite émotion qui lui étrangle encore la voix.

La plus belle conquête de l'homme, dit-on. Mais que pourrait-on dire de son maître ?

PS Je ne me rappelle plus où j'ai trouvé cette photo, mais elle n'est pas de la famille. Elle illustre, simplement.

lundi 25 mai 2009

Une vieille chatte édentée













Margot, convalescente, le poil encore hirsute, en boule contre le plat de graines duquel elle ne pourra plus manger.


Lorsqu'on a acheté notre maison à Rigaud en 2002, nous avons hérité d'une toute petite chatte qui habitait à plein temps dans ce qui était alors l'étable et que nous avons depuis reconverti en écurie. Son nom : Margot. Vu qu'elle était vraiment petite (six livres à tout prendre), nous avons cru qu'elle était toute jeune. Erreur.

Depuis quelques jours, elle avait une plaie purulente sur le côté du cou et ne mangeait plus que du mou. Hop chez le vet !

Une surprise d'abord, cette chatte que nous imaginions âgée de 7 ou 8 ans est vieille de 13 ou 14 ans ! Wow.

Deuxième surprise, sa plaie purulente au cou était causée par un abcès dentaire. Margot avait les dents dans un très mauvais état. D'ailleurs l'une d'entre elles est tombé sur la table d'examen alors que la vet lui palpait la mâchoire. Diagnostic : quelques analyses virales et sanguines pour connaître la condition réelle de l'animal, avec des travaux de dentisterie à la clé. Coût : 695 $.

La vet lui a enlevé toutes les dents, sauf les deux canines inférieures qui servent à maintenir la langue dans la bouche.

C'est une deuxième chatte qui nécessite des travaux de dentisterie. Une autre s'était fait enlever 7 dents il y quelques années. Décidément !!!

Pour clore, une photo de Chanel, un chat errant qui a abouti chez nous en janvier dernier et qui nous a adopté. On le voyait hier dans un paysage où son camouflage le rendait pratiquement invisible. On le voit ici dans un environnement où le même camouflage nous empêche de s'assoir dessus par inadvertance.

dimanche 24 mai 2009

Disparu comme le chat du Cheshire, sourire itou

Il y a un chat dans cette photo. Comme dirait Benjamin : Yéhou ?
**Réponse dans les commentaires**

lundi 11 mai 2009

Une longue et grosse comme ça...

Oui, je sais, le titre est raccoleur; c'est juste pour attirer du monde et faire grimper ma cote Tout le monde en blogue ;-)

Mais quand même, regardez cette affaire-là, on jurerait un boa constrictor. J'en ai eu un frisson pour mon chat.
En un mot, j'ai la trouille des serpents - y compris des petits et des inoffensifs.




Et oui, Chanel me sauve la vie et mange la couleuvre ! Comme je ne suis pas un ingrat, ce soir, il a eu en récompense du manger mou dans sa gamelle.

mercredi 6 mai 2009

Réglisse 2003-2009

Réglisse, un cochon vietnamien, était avec nous depuis l'été 2003. Il était arrivé à Dorval en direct de Hamilton par avion. Il était tout petit et mignon.

Il est mort aujourd'hui, très probablement d'une série fatale d'infarctus. Mais je ne suis pas vétérinaire. Depuis l'an dernier il avait pas mal cessé tout mouvement, se contentant de dormir et de manger. Il n'aimait pas le contact avec les humains.

On ne peut pas dire qu'on va regretter sa présence comme on regrette la disparition d'un chat ou d'un chien, mais il faisait partie de notre quotidien.

C'est la vie. On va tous y passer, c'est le message.

dimanche 15 février 2009

Du Feydeau, avec des portes qui claquent et quelques chats

Dramatis personae
Moi
, le « maître » de maison
Un chien : Pogo
Sept chats :
Joséphine, Margo, Cricri, Chinook, B-3, Krusty et Chanel, un mâle non-castré arrivé de nulle part et enfermé dans le solarium car il pisse partout

La scène
la salle à manger à aire ouverte de la maison, une porte à droite vers la cave, une porte devant vers le solarium, une porte-fenêtre à gauche pour l'extérieur

Il est presque 22 heures, Benjamin et Suzanne se sont finalement endormis au premier et je suis redescendu dans la maison silencieuse pour faire mes petites affaires à l'ordinateur, blogue, événementaire et écriture. Ce sont mes petites heures à moi. Pas pour longtemps décident mes félins et mon chien qui ont leur agenda personnel.

Je m'assois devant mon portable. Miaou, miaou, font impérieusement Joséphine, Krusty et Margo. Je me lève et leur sers leur petite gâterie habituelle de fin de soirée. Je me rassois. Miaou, fait Chinook qui veut aller dehors. Je me lève, sors le chat, je reviens m'asseoir. Clic clic clic clac, font les griffes de Pogo sur le plancher de bois. Il frétille, il veut sortir. Je me relève en soupirant, sors le chien, me rassoit. Miaou, Krusty veut descendre à la cave. Je me lève, gros soupir, ouvre la porte, reviens me rassoir. Miaou, Chinook veut rentrer. Je me lève, rentre le criss de chat, reviens m'assoir.

Miaou, B-3 veut aller dans le solarium piquer une jasette à Chanel. Je me lève, ouvre la porte, reviens m'assoir. Miaou, c'est Krusty qui remonte de la cave. Je me lève, ouvre la porte, reviens m'assoir. Ouaf ouaf, fait Pogo dehors qui jappe après les chevaux. Je dis à voix haute, limite pour ne pas réveiller mes ouailles : Fârme ta yeule, calvaire, Pogo ! Il arrête trois secondes, puis Ouaf ! Ouaf ! Là, il veut rentrer. Ouaf ! Ouaf ! Ouaf ! Je me lève, rentre le chien, me rassois. Miaou. Chinook veut aller à la cave lui aussi. Je me lève, ouvre la porte, Joséphine en profite pour descendre elle aussi. D'une pierre deux coups, excellent.

Le calme s'installe. Trois minutes chrono en main. Miaou ! Pfff ! La jasette entre B-3 et Chanel prend une vilaine tournure. Fallait s'y attendre. Miaou ! C'est Joséphine qui remonte ! Je me lève, m'enfarge dans Pogo qui était couché à mes pieds, ouvre la porte à Joséphine, la referme sur le museau de Chinook, va ouvrir la porte du solarium, fait sortir B-3 en empêchant Chanel de rentrer dans la maison. Ouf ! Un peu de paix. Miaou... Chinook est à la porte. Miaou ! Cricri veut retourner à sa place réservée dans le solarium. Miaou, c'est Margo qui a un petit creux encore une fois. Miaou miaou miaou !!!

Ce ballet digne des Keystone Kops dure parfois une trentaine de minutes, durant lesquels si je ne me lève pas 30 ou 40 fois, je ne me lève pas du tout. Ça me rend fou. Sois ferme, me dit Suzanne, tu es trop faible. Moi je dis que ce n'est pas de la faiblesse, mais de la bonté altruiste, dont certains animaux abusent sans vergogne.

(Même si la photo a été prise l'été dernier et en après-midi plutôt qu'en soirée, on peut y reconnaître certains de mes persécuteurs. Dans l'ordre : Cricri, B-3, Joséphine, et à l'arrière, Pogo)


lundi 3 novembre 2008

Nature vivante : Chat avec bébé

Benjamin avec Chinook, un vrai de vrai Siamois, capable de supporter les transports d'affection un peu brutaux de bébé avec une patience infinie.

C'est le seul chat de race que nous ayons jamais eu en 25 ans de vie commune. Le félin nous a été donné par des amis de Suzanne qui n'étaient plus capables de le garder.

Chinook a un caractère affectueux avec les humains, mais vindicatif et acariâtre avec les autres félins de la maison. C'est un chef, les autres n'ont qu'à suivre.

Chinook est aussi appelé Nooknook.

dimanche 5 octobre 2008

C'est plate

Dans la seconde partie de mon billet sur nos animaux domestiques, je comptais présenter nos six chats, notre chien et la dernière de nos poules, Germaine.

Malheureusement, cette nuit risque bien d'être la dernière de Germaine. Nous l'avons trouvé presque totalement inerte cet après-midi. On ne peut pas faire grand-chose dans ces cas-là, sinon donner à l'animal un coin confortable et chaud pour ses dernières heures. L'année 2008 aura été une véritable hécatombe pour nos poules, avec neuf décès, cinq de maladie et quatre perdues à un renard.

Nous avions Germaine depuis trois ans, ce qui en faisait notre doyenne historique. Elle avait un sacré caractère, n'hésitant jamais à se frotter à Chinook (notre siamois) ou à Pogo (notre Shetland) pour des questions de territoire ou de bouffe.

Elle s'appelait Germaine pour les raisons que l'on sait.

jeudi 2 octobre 2008

Nos grosses bêtes

Voici nos bestiaux, ce sont des amis de longue date que nous gardons pour le plaisir de leur compagnie.

Sunny, un vieux cheval de 24 ans, ancien chef de notre trio, maintenant affaibli par l'âge. Il est aveugle de l'œil gauche
et souffre de rhumatismes aux postérieurs. Signe de vieillissement, son dos est largement arqué et ses hanches sont saillantes. 24 ans pour un cheval, c'est vieux. Dans de bonnes conditions d'hébergement, d'alimentation et de soins, beaucoup vivent jusqu'au-delà de 30 ans, le record étant je crois de 50 ans.

La 2e photo montre Sunny sous un autre angle.
C'est un appaloosa à la robe grise et blanche qui prend une teinte un peu rose quand on le regarde de loin.

Les trois chevaux partagent un grand box de 25 pieds sur 20, ouvert pour leur donner accès à l'extérieur.

Derrière le VTT de la 3e photo, on voit nos deux autres chevaux. Celui de gauche, c'est Tuffy, un quarter-horse d'une dizaine d'années, gentil et sociable... Dans la hiérarchie du trio, il a toujours été celui qui était dans le milieu, plutôt soumis que dominé et surtout pas dominant.

Sunny et Tuffy sont des hongres, des chevaux castrés, communément appelés guildings (de l'anglais geldings); ce ne sont plus des étalons.

Poncho est un poney appaloosa à la robe brun et blanc, âgé d'une dizaine d'années. Lui, c'est un mâle non castré, un étalon. Longtemps il a été dominé par Sunny, maintenant c'est l'heure de la revanche. Un vrai ti-bosse des bécosses, faut se méfier, même nous les humains.




On voit Réglisse, notre cochon vietnamien. Il a 6 ans. C'est vieux. L'année dernière il a perdu son compagnon Benji à la maladie. Réglisse est en liberté totale sur le terrain, sauf la nuit et les mois d'hiver où nous l'enfermons dans un petit box chauffé à l'écurie.


Et voilà, bientôt, les félins, le chien et la poule Germaine !

mercredi 27 août 2008

Grosses bêtes vues de près

Nous sommes allés au zoo à Hemmingford mardi après-midi, alors que Suzanne devait exceptionnellement pointer pour un quart de nuit. Il semble que cette destination vacance soit tendance cet été, après tout Pat Isabelle (Parc-Safari) et Caroline Lacroix (Granby) y sont allés eux aussi. Ça faisait un sacré bail que je n'avais pas mis les pieds dans un zoo, idem pour Suzanne (encore que pour la petite histoire nous ayons visité les trois principaux zoos du Québec). Pour Benjamin, c'était une première.

La particularité du Parc-Safari, c'est justement ce safari automobile qu'on peut prendre au milieu de quelques troupeaux d'herbivores plus ou moins connus de la planète. Les premiers qui nous ont abordés furent les zèbres. Très jolis, quoi que déconcertant pour qui est habitué aux robes habituelles des chevaux (je sais, le zèbre n'est pas un cheval, mais il en a l'air et la familiarité).

On ne va pas tous les énumérer ici, mais j'ai particulièrement aimé le très placide rhinocéros, insensible aux appels des visiteurs et qui avait franchement l'air de s'emmerder tout seul dans l'enclos, et les vaches des Highlands, sociables comme ces charmantes matantes de nos familles qui passent leur temps à offrir du sucre à la crème au salon et costaudes comme icelles.

On a manqué de temps, quatre heures ce n'est pas suffisant, surtout que nous voulions profiter des manèges et des jeux d'eau. On a été dans deux manèges seulement, puis on s'est dépêché pour voir les lions et les tigres, ma caméra a rendu l'âme juste là, au moment où nous étions dans le corridor vitré, sous les félins, et on a tout juste pu se mettre un pied dans l'eau (littéralement) alors que le parc fermait.

Quand même quelques photos :Zèbre vu de près
Zèbre vu de trop prèsCette bête-là a l'air tellement paisible qu'on irait lui gratter la grande corneMiam miam, le doigt ou la pépite?
Babines de girafes
Une vache des Highlands et son veau
Dans la file d'attente d'un manège, Benjamin fait la moue, c'était vraiment très long
Enfin au volant !

dimanche 13 juillet 2008

Dindons et yéti à Rigaud



On voit de drôles de bêtes à Rigaud. On parle beaucoup des dindons sauvages, puisqu'ils ont tendance à vivre à proximité du village et moins en forêt. Ceux-ci ont été photographiées près de la garderie où va Benjamin le vendredi matin. Dans la montagne où j'habite, on peut croiser gélinottes, chevreuils, renards, coyotes, et petits animaux habituels de la faune : ratons, marmottes, écureuils noirs, gris, suisses, etc.

On peut aussi y rencontrer le yéti comme en fait foi le cliché suivant :


mercredi 18 juin 2008

Le saviez-vous ? Rubrique pédagogique absolument gratuite...

À proprement parler, la grande majorité des yaks qu'on trouve dans l'Himalaya sont des dzopkyo, c'est-à-dire des mâles issus d'un croisement de yaks et de vaches, ou des dzom, c'est-à-dire des femelles issues du même croisement. Les yaks femelles non croisées sont appelées des naks. Mais la plupart des Occidentaux, ayant du mal à distinguer toutes ces grosses bêtes, les appellent indistinctement des yaks.
(Tragédie à l'Everest, Jon Krakauer)

Il existe une race de yaks blancs, dont voici quelques représentants et représentantes : Pour susciter l'intérêt touristique, les Mongols ont innové et créé en 2000 une variation sur un sport bien connu : le polo à dos de yak (sargalan polo). Autre fait fascinant, le yak est incapable de meugler, il grogne. De façon générale, le yak est un animal au caractère placide et doux, sauf quand on le déguise comme ça : Bon, c'est pas que je m'ennuie, mais faut quand même fermer la boutique. À la prochaine !