Monsieur Tremblay,Caché, vraiment ? Ce blogue n'est pas secret, tout le monde peut le consulter, tout le monde peut commenter, je n'ai jamais censuré ni éliminé un seul message à l'exception de ceux lancés par un troll exécrant Sarkozy; je ne me cache sous aucune fausse identité, ma photo est là, idem mon nom, ainsi que le lieu où j'habite. Avec ces renseignements n'importe qui peut trouver mon adresse sans problème et même connaitre mon numéro de téléphone (qui est d'ailleurs dans le titre d'un de mes billets). J'assume ce que je dis et ce que j'écris, même si ce sont des balivernes.
Nous vous faisons part de nos commentaires suite à l’article paru sur Côté Blogue en ce 27 octobre 2009, concernant le roman « A pour alphabet » de l’auteure Chantale Mercier.
Nous avons été surpris par la violence de vos propos sans fondement. Derrière votre clavier d’ordinateur, bien caché au sein de votre bureau, vous avez écrit une chronique littéraire – si nous pouvons appeler cela une chronique – sur un livre dont je pense que vous n’avez pas saisi complètement la teneur des propos qu’il véhiculait.
Quant à dire que je fais une « chronique », je te renvoie à ton dictionnaire, tu verras que c'est justement ce que je ne fais pas.
Jean-Luc, tu suggères que je n'ai pas saisi la teneur des propos que le roman véhiculait. Je dis : éclaire-moi !
En tant qu’attaché de presse de la maison d’édition JKA, une maison d’édition qui aime ces auteurs, je me dois de donner une réponse cinglante à la hauteur de votre « talent » de chroniqueur littéraire. La maison d’édition JKA est naturellement ouverte aux critiques. Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, nous acceptons largement cette règle de la libre expression. Mais cette chronique littéraire est d’un amateurisme qui est rare de nos jours.Réponse cinglante à la hauteur de mon talent ? Hélas, je dois constater que mon talent doit être bien insignifiant pour mériter une réponse si molle.
Nous ne comprenons pas encore de quel droit vous accusez ouvertement et sans aucune preuve à l’appui l’auteure Chantale Mercier de plagiat. De notre côté, nous avons établi plusieurs vérifications et aucune preuve de plagiat ne fut révélée. Permettez-moi de vous dire que « Wikipedie » se nomme « Wikipedia » et que ce site est une encyclopédie gratuite pour l’ensemble des internautes. La règle est simple : « Wikipédia est une encyclopédie multilingue, universelle, librement diffusable, disponible sur le web et écrite par les internautes grâce à la technologie wiki. Elle a été créée en janvier 2001 et est devenue un des sites web les plus consultés au monde. Elle est hébergée par une association sans but lucratif américaine, la Wikimedia Foundation. Les mêmes principes fondateurs sont partagés par toutes les différentes versions linguistiques mais les pratiques d'écriture sont convenues indépendamment par les internautes pour chacune d'elle. La page principale en anglais de ce site affirme qu’il s’agit d’une « content free encyclopedia that anyone can edit » (« une encyclopédie sans-contenu que tout le monde peut changer ») en faisant un jeu de mots sur l’expression "free content" (qui peut se traduire par contenu libre) », source : site Internet Wikipedia.En ce qui regarde le plagiat, c'est une accusation sérieuse que je n'ai pas faite à la légère. Lis ceci, tiré de la Wiki, à la page sur Dakar :
Même s'il est désormais très contesté, le Rallye Dakar a fait connaître la ville aux équipages et aux téléspectateurs du monde entier.
Les Dakarois eux-mêmes ne sont pas en reste : il n'est pas rare de les voir courir ou taquiner le ballon sur les plages.
La musique, la danse et la fête font partie du paysage dakarois.
Et maintenant, à la page 156 du roman de Chantale Mercier :
Malgré qu'il soit très contesté, le Rallye Dakar a fait connaître la ville aux équipages et aux téléspectateurs du monde entier. Les Dakarois eux-mêmes ne sont pas en reste, car il n'est pas rare de les voir courir ou taquiner le ballon sur les plages. Côté loisirs, la musique, la danse et la fête font partie du paysage dakarois.
Dois-je en rajouter ?
Lorsque vous écrivez : « Enfin, le vocabulaire est souvent enfantin, parfois erroné (perpétuer, pour perpétrer un meurtre) », l’auteure ne pouvait-elle pas jouer avec un mot de la langue française en changeant une lettre ? Je vous pose la question ?Calvaire, es-tu en train de me faire croire que Chantale Mercier et Raymond Queneau = même combat ? Parce que pour toi « perpétuer un meurtre », c'est la même chose que le perpétrer, enfin presque pareil, y a juste quelques lettres qui changent après tout, c'est pas bien grave, on va pas en faire un plat pour si peu, hein, c'est rien que la littérature après tout. Contrairement à ce que tu as pu apprendre au cegep, Jean-Luc, les mots ne sont pas interchangeables simplement parce qu'ils se ressemblent.
En tant qu’auteur devenu par l’entremise de Côté Blogue, un « chroniqueur littéraire », à la recherche d’un bon d’achat de leur part pour avoir écrit une chronique, je me demande si derrière vos écrits sanglants, ne se cache pas une certaine frustration de votre part pour n’avoir pas trouvé un éditeur pour diffuser vos propres romans qui sont restés dans le fond de vos tiroirs ?Jean-Luc, connais-tu l'histoire des Newfies qui marchent dans les rues de Montréal ? Soudain il y en a un qui arrête l'autre, pointe un tas par terre, et dit : Orgarde, on dirait de la marde. L'autre se penche et dit : Ben oui, ça a l'air de la marde. Le premier s'approche et renifle : Heille, ça sent la marde. L'autre se penche itou : Ben oui, ça sent la marde. Le premier passe son doigt dans le tas et le liche : Pis ça goute la marde. L'autre y goute aussi : Ben oui, ça goute la marde; coudon, ça doit être de la marde. Ils se redressent tous les deux, fiers comme des attachés de presse travaillant chez un éditeur qui publie de la marde : Une chance qu'on a pas pilé dedans. Ça a pas rap', tu vas dire, ça a beaucoup rap', mon vieux. La question subsidiaire étant : lis-tu les livres que ton employeur publie, les renifles-tu ?
Aussi, pourquoi faut-il que chaque fois qu'on dit du mal d'un mauvais roman, il se trouve un fin psychologue pour s'écrier : ah la la, mon bon monsieur, on comprend votre aigreur, vos romans à vous n'ont pas été publié ! Tiens, je me demandais d'où me venais cette lourdeur humorale, je dois avoir l'amertume contrariée.
Pour terminer, sachez cher Monsieur Tremblay, que toutes vos accusations gratuites sont sans fondement.Bien sûr que si des accusations sont gratuites, c'est qu'elles sont sans fondement. Et vice versa. Jean-Luc, si tu peut écrire ça sans sourciller, sans te rendre compte que tu dis n'importe quoi, alors je comprends que la prose de Chantale Mercier t'apparaisse défendable.
Cordialement,
Jean-Luc Doumont
Attaché de presse – Les Éditions JKA
Qu'on me traite d'amateur, c'est une question d'opinion personnelle que je ne débattrai pas, mon cher Jean-Luc. C'est ton opinion, c'est sans doute celle de Chantale Mercier, et de quelques autres personnes. On m'a aussi traité de vieux con et de frustré. Basta.
Que tu m'accuses de me cacher ou de mentir sciemment, non, ça ne passe pas. Ça, ça ne relève pas de l'opinion personnelle mais du domaine du fait. Et là-dessus, tu te trompes.
Finalement, oui, j'ai été sévère avec ce roman. Mais il m'a couté 16,75 $. Ça me fait chier royalement de m'être fait fourrer comme ça.
14 commentaires:
Et vlan! Bien dit Richard. On est derrière toi.
Merci de nous (tes lecteurs) avoir fait économiser temps et argent.
Tu écris des romans?
Facile d'être attaché sur une chaise derrière un écran.
Trop de clichés.
(pas fort mes jeux de mots a matin)
Richard!
Je te comprends parfaitement.
Je me suis déjà fait limite harcelé sur mon blog par la famille, le cercle d'amis, le voisinage... (etc) d'une auteur dont j'avais (bon, peut-être un peu méchamment) critiqué son roman pourri. Si tu veux pleurer, ça se passait dans ce coin là.
Comme quoi certains acceptent très bien la critique, mais seulement la positive.
Tu as tout à fait raison d'être exaspéré, voire dégoûté par cette réponse aussi ridicule que navrante.
Je suis personnellement choqué que cet attaché de presse fasse passer l'incompétence (et je suis parfaitement conscient de la portée du mot, ici) de sa maison d'édition pour une recherche stylistique de l'auteur. Calvaire, comme tu dis. (J'aurais été conciliant s'ils avaient reconnu leur erreur, évidemment)
Quant à ton accusation de plagiat, elle est tout à fait fondée: si Wikipedia est effectivement en Creative Commons, ce qui, contrairement au Copyright, permet de reproduire et de distribuer le texte, il faut CITER SA SOURCE, ce que, d'après ce que je comprends, l'auteure ne fait pas, elle s'approprie. (Plutôt que de citer imbécilement (le dude n'y comprend rien, c'est clair) le texte de présentation de l'encyclopédie, plutôt se référer aux termes d'utilisations du site).
Enfin. Pas une super belle pub pour cette maison d'édition, en tout cas ;)
Rappelle-moi de te payer une bière pour te féliciter de cette réponse, hein.
Je t'appuie moi aussi. Je trouve cela pénible de trouver quelqu'un diffamatoire en l'étant soi-même. La lettre qu'il t'a envoyé est rempli de méchancetés sans fondements seulement parce que le monsieur est frustré d'avoir eu une mauvaise critique.
Je serais curieux d'avoir les réactions de Mme Mercier, si elle est un tantinet compréhensive, elle trouvera ta critique pertinente et tentera de s'améliorer au mieux qu'elle peut. C'est important d'avoir des jugements dans les deux sens. Se faire dire que son livre est bon tout le temps (surtout quand c'est pas vrai) n'aide pas au développement.
Dans le pire des cas, bats-toi Richard, nous sommes derrière toi!
Comment dirais-je?
La réaction de la maison d'édition prouve plusieurs choses:
La révolution du Web 2.0 n'est pas assumée par tous. Nous sommes à une époque où la rétroaction est instantanée et offre un réseau de diffusion incroyable. J'appelle cela de la démocratisation.
Pour un auteur c'est important, peu importe le sens que ça prend. Le jugement de la source repose sur la crédibilité. J'aurais pu comprendre la réaction de l'éditeur si cela avait été ton seul billet à vie, Richard.
J'oeuvre dans les communications depuis assez longtemps: cette lettre devrait servir à l'école. Tout ce qu'il faut faire pour provoquer l'inverse du but recherché.
Utiliser le mépris comme moyen de défense (ou de contre-attaque ?) relève d'une immaturité sévère et ouvre une quantité de portes qui ne peuvent que vous affaiblir (tu le prouves ici Richard).
L'auteur frustré: c'est vieux en viarge comme argument!!!!
Et pour une seule et unique raison: TOUS les lecteurs sont des critiques. Quand ils paient pour votre produit (qui plus est n'est pas un service essentiel) ils sont en droit d'en avoir une impression.
Même chose si on l'emprunte à la biblio: le lecteur décide de son plein gré de consacrer son temps à une oeuvre.
J'aurais terminé mon billet par cette phrase de Prévert qui écrivait à un curé (de mémoire): «Je termine cette lettre par des mots de politesse que j'ai le tact, comme le plaisir, de garder pour moi.»
En tant que bloggeur de CôtéBlogue.ca également, je prend personnel sa remarque de
«En tant qu’auteur devenu par l’entremise de Côté Blogue, un « chroniqueur littéraire », à la recherche d’un bon d’achat de leur part pour avoir écrit une chronique,».
Moi si je suis sur CôtéBlogue, c'est avant tout parce que j'aime la littérature et que je veux faire découvrir des oeuvres littéraires et faire éviter aux gens de gaspiller leur argent: PAS POUR LE CASH!!!
Désolé Richard mais je suis vraiment frustré parce qu'il attaque notre crédibilité en tant que lecteur. C'est pas compliqué, c'est pas les «vrais chroniqueurs» qui doivent aimer d'abord, mais les lecteurs (monsieur madame tout le monde). C'est moi qui va décider si j'achète ou non au bout du compte.
Bon je dépompe. Pour moi, c'est certain que j'achèterai rien d'eux et surtout, je ne soumettrai rien à eux!
Félicitations pour ton aplomb, ta franchise et ton franc parler! Tu assumes pleinement tes opinions et c'est pourquoi nous t'apprécions autant.
Il est normal qu'une critique négative provoque un certain émoi. Toutefois, tout éditeur, attaché de presse ou autre collaborateur se doit, à mon sens, de faire preuve de davantage de tact et de diplomatie dans ses propos. Sinon, il perd sa crédibilité.
Cher Richard, je crois que ton billet n'a pas fini de faire couler de l'encre (virtuelle)!
Je reviens tout juste du Salon. J'avais pas lu ton billet ce matin... mais en tout cas, j'en ai entendu parler. :)
D'ailleurs, Guillaume Voisine, Jonathan Reynolds, Mathieu Fortin et Dominique Bellavance ont parlé avec d'autres intervenants du milieu (dont Daniel Sernine) de l'incident entre "Richard Tremblay, aussi connu comme l'ermite de Rigaud" et de "un gars là de chez... JLA? JKA?".
On peut donc demander c'est qui l'amateur dans cette histoire. ;)
Parce que j'aimerais bien qu'on dise à l'un des sus-mentionnés qu'ils sont jaloux :p
Anectodte:
L'autre jour j'étais À écrire une partie de ma nouvelle littéraire. je voulais écrire:
Pour le cacher de la laideur de la société, Gontran VOILA le corps du jeune garçon et ainsi le protéga à jamais
Mais, j'ai plutôt ecrit:
Pour le cacher de la laideur de la société, Gontran VIOLA le corps du jeune garçon et ainsi le protéga à jamais
MAIS, je décidai de laisser le texte tel quel.
Je me suis dit: Quoi ? L'auteur a bien le droit de jouer avec une lettre d'un mot pour s'amuser !! Ben Voyons donc !
Argumentation 101 ou l'art de faire avaler des couleuvres ?
Tout le monde a le choix dans la vie..
Sol dirait peut-être: « Hoooo! L'estrangouleur de Boston était un perprétateur en série »
Le flash à Queneau: Pissant!
Et bin, pas étonnant que JKA publie des pelures avec une direction littéraire pareille! Même pas capable d'argumenter intelligemment. Cas d'école, oui, incompréhension de 'l"Open Source", c'est indubitable, et en plus incapacité à formuler une idée claire (même quand il nous annonce une diatribe au vitriol, on cerche l'acide partout, on trouve que du coulis de jus de chausettes). Décevant...
Merci de nous avoir économisé $16 à tous en tout cas!
Félicitations, Richard! Tu viens de te mériter un prix hautement convoité par la communauté blogueuse. Va voir sur mon blogue si tu veux savoir de quoi il retourne!
Tout compte fait, que ce soit l'auteur ou l'éditeur ou l'ami ou l'attaché de presse, il y a toujours moyen de défendre une oeuvre sans lancer des attaques personnelles. En plus, c'est un privilège qu'une personne prenne du temps pour écrire un commentaire sur son blogue. Ça permet aux auteurs d'obtenir des outils pour le futur.
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