jeudi 25 août 2011

Les vacances sont finies

Benjamin sur la 2e personne qu'il aime le plus au monde, Damour !  Son palmarès : 1° Maman, 2° Damour, 3° Pogo, 4° Chanel, 5° Chinook, 6° Tuffy, 7° Sunny, 8° Poncho, 9° Papa. Il me dit toujours ça avec un sourire irrésistible. Jusqu'à récemment j'étais dixième, mais c'était avant qu'on perde un chat. Tranquillement, aidé par l'attrition, je grimpe l'échelle de son amour ;-)

Mon gamin avec ses bas sans dessus dessous et sa belle chienne d'amour qui gruge la carpette.

Aujourd’hui, c'était le dernier jour des vacances. Ça me brise un peu le coeur.


jeudi 18 août 2011

Ridley en mode nostalgie

 Ridley Scott va réaliser semble-t-il une suite à Blade Runner.

On en parle ici et .

Point positif, c'est tout de même Ridley Scott dont on parle, pas Michael Bay ou Jeannot Swarc.

mercredi 17 août 2011

Envieux, moi ?

Pour la parution de son roman, les collègues de Geneviève Blouin lui ont offert un magnifique stylo en bambou, trouvaille géniale puisque son roman se passe au Japon.

Me consumant littéralement d'envie(1), je me suis fais un petit cadeau moi-même. Pour la parution prochaine de Pénitence dans la revue Alibis, je me suis offert un très joli stylo en bois d'olivier de Bethléem, un bois aux veines fortes et apparentes.

La la lalère !




(1) Ça ajoute à mon caractère, hein ?

dimanche 14 août 2011

Week-end à Ottawa


Nous sommes partis samedi pour un 24 heures à Ottawa. Suzanne courait officiellement son premier 10 kilomètres aujourd'hui dimanche et nous avions décidé de dormir sur les lieux afin qu'elle ne soit pas trop fatiguée au départ de la course.

Pendant que maman faisait son footing, moi et Benjamin sommes allés au Musée de la guerre, où fiston voulait voir des chars d'assaut, des vrais.

Très beau musée dans lequel nous avons passé trois heures sans avoir le temps de tout voir. Disons que Benjamin a tellement été impressionné par les chars qu'il a refusé de s'en approcher de trop près. Il a beaucoup aimé sa visite, surtout l'hélicoptère qui l'a fasciné.

Suzanne a fait son 10k en 1h40 et a fini dernière sur une vingtaine de concurrents. Bravo à elle ! Je suis très fier de ma conjointe.

Le dossard 3235 et fiston

Une des Mercedes protocolaire d'Adolf Hitler

M4 Sherman, M3 Grant, Churchill AVRE poseur de ponts avec stupidement un camion par-dessus (as if), Churchill

Filant au-dessus d'une poignée de véhicules blindés, un CF-101 Voodoo. Le plus bel avion à mon avis, pour la raison suivante : mes grands-parents habitaient à La Macaza et, du temps qu'il y avait une base militaire, des Voodoo venaient parfois s'y ravitailler et je ne rappelle très bien en avoir vu tourner près de la maison familiale. C'était un  avion prodigieux à suivre dans le ciel.

lundi 8 août 2011

S'il pleut à son lancement...

S'il pleut vendredi prochain au lancement de Hannaken, voici le parapluie rêvé.

Ça se porte comme ça :





dimanche 7 août 2011

La fausse fête de Benjamin

Avec trois jours d'avance, on a fêté samedi le sixième anniversaire de Benjamin à la maison. Pour l'occasion, nous avions loué un module gonflable qui a eu un  succès mitigé à cause de la chaleur et des autres jouets, dont les fusils jouets et le VTT de Benjamin. Un reportage photo :


Mon petit parking plein de chars

Après dîner, on flâne à table en se rappelant les jours d'avant nos enfants !

La structure gonflable maléfique : des runnings shoes, une casquette, un enfant en moins...

Ethan et Matthew jouent à la guerre

Un partie de chez nous, le parking est à droite

C'est pas la jungle birmane, c'est mon potager de tomates

Vincent, Tristan, Matthew, Stéphane, Nathan, Benjamin

Nathan se lance dans la glissade !

...suivi de sa maman qui connait un parcours plus difficile ! Ma mère veille au grain.

Matthew et Vincent, à la guerre comme à la guerre

Une blonde solitaire qui m'a fait de l’œil.

Le cri primal de fiston !

Un gâteau « montréalais » : y avait de la construction dessus.

Les chevaux, une attraction en soi.

Déballage de cadeaux. Merci tout le monde !

Il faisait chaud en diable pour Pogo !

dimanche 31 juillet 2011

181. Aplatir le temps - Marc Provencher

Lors de sa soutenance de thèse, alors que Francoeur a fait apparaître avec sa Machine temporelle cinq mille Napoléon (l’Empereur, pas la pâtisserie) pour prouver qu’on peut voyager dans le temps, un mandat d’arrestation pour malversations démographiques est lancé contre lui par l’Office de poprégulation : « Cinq mille nouveaux Terriens d’un coup (…), c’était à n’en pas douter une grave infraction au code. » La Terre est déjà surpeuplée, les mitoyens n’ont plus que quelques mètres carrés chacun à leur disposition.

Pourtant les mérites de l’invention de Francoeur se révèlent plus grands que les problèmes qu’elle peut générer ; en effet, avec une machine temporelle, on peut aller coloniser le passé, et l’envahir sans dommage pour le présent, car le temps selon Francoeur ne permet pas les paradoxes. En effet, si on peut modifier le passé à sa guise, le présent reste le présent, inaltérable comme un monolithe. La machine temporelle devient un succès commercial considérable, les citoyens de la Terre l’adoptent avec enthousiasme et se ruent dans le passé, se créent des doubles, des armées, dérobent les artefacts, et envahissent sans vergogne le passé à un point tel que bientôt toutes les époques de l’humanité et de l’Histoire se retrouvent peuplées à ras bord d’une humanité fourmillante. Le roman se termine avec la révélation, pour Francoeur et le lecteur, que le futur est dorénavant comme le présent : saturé.

Il est de bon ton de dire d’une farce qu’elle est rabelaisienne et, correctement, il y a de cela ici. Mais je dirais surtout que ce roman m’a beaucoup rappelé, par son ironie et sa démesure jubilatoire, la manière de R.A. Lafferty, un auteur américain tombé dans l’oubli depuis sa mort au début des années 2000 et qui illumina, avec James Tiptree, la décennie 75-85 tout spécialement.

La farce est d’autant plus grosse qu’elle est jouée avec toute la délicatesse d’un éléphant dans une boutique de porcelaine. Pas de quartiers. La verve et l’invention de l’auteur sont si grandes que le lecteur est emporté par le flot. J’ai lu cette novella dans un état de jubilation constante et j’ai même ri à quelques reprises (ce qui est une réaction de lecture assez inhabituelle pour moi). Provencher a de l’imagination à revendre, et j’ai été étonné par l’habileté de l’auteur à maintenir le ton sans faiblir jusqu’à la limite. Bon, on va dire que 90 pages, ce n’est pas comme 300, la mission est plus facile à remplir... Moi, je dis, en toute honnêteté, qu’il faut quand même les faire, ces 90 pages.

L’auteur frappe sur quelques clous bien identifiés : la surpopulation, le consumérisme, la démocratie et le financement des universités (à peu près dans cet ordre). Il a d’ailleurs pour le problème de la surpopulation quelques belles trouvailles de langage : Office de poprégulation, populice, mitoyen, etc.

Reste qu’il s’agit d’une farce, avec ce que cela suppose d’effets grotesques et démesurés. Mais même là, l’ouvrage reste cohérent de bout en bout. Ce n’est pas véritablement un ouvrage d’anticipation, de sociologie ou de psychologie. Francoeur – seul personnage nommé – est un pôle par lequel les choses arrivent, c’est le catalyseur des malaises de la société dans lequel il vit. Dans un texte de science-fiction (même mauvais), on en apprendrait au moins un peu sur lui, sur sa machine temporelle, ainsi que sur les mécanismes du temps ; ici, en matière d’explications, c’est peu ou prou. De Francoeur, on ne saura presque rien, de son invention ne sera révélé que son aspect extérieur, des mécanismes du temps nous n’aurons qu’une métaphore livresque (quoiqu'intéressante et divertissante); de cette Terre surpeuplée, le lecteur n’aura que des aperçus où les aspects saugrenus tiennent le haut du pavé.

Parce qu’une farce ne saurait être aussi profonde qu’un roman terre-à-terre, son but est autre : dénoncer par le grossissement, provoquer le rire réflexif par l’ironie ou l’incongru. Au premier degré, une farce, c’est de l’esbroufe. Pourtant, comme je l’ai dit, Aplatir le temps, c’est bon. Provencher est un sacré conteur, et un prosateur hors pair.

Aplatir le temps
Marc Provencher
Leméac, 2010
86 p.
11,95 $

Ce commentaire est parue originalement dans le  numéro 28 de la revue Brins d'éternité.

vendredi 29 juillet 2011

180. Valis - Philip K. Dick

*Normalement le commentaire suivant n'aurait dû apparaître que sur mon autre blogue, Vieilles crudités, consacré aux livres que j'ai lus et commentés en privé il y a bien longtemps. Mais voilà, je fais ici une petite entorse à la règle. Je considère Valis comme un des plus importants romans que j'aie lu, à mon avis le meilleur de Philip Dick. Valis est un objet curieux, un singulier ratage littéraire et pourtant une des plus grandes œuvres de la fin du XXe siècle.*

En février et mars 1974, Philip Dick a été l'objet d'une série de visions mystiques. Pendant les huit dernières années de son existence, il va tenter — dans son Exégèse — de comprendre ce de quoi il a été victime; pourtant, jamais, il ne mettra en doute la réalité de ce qui lui est arrivé.

Cette période se manifeste aussi par une relative stérilité littéraire. Dick n'écrira dans cette période que Valis, The Divine Invasion et The Transmigration of Timothy Archer. Les trois livres portent directement sur son expérience du 2-3-74 (comme il se plaisait à l'écrire).

Valis est le premier livre écrit par l'auteur après cette expérience. Il tente de répondre aux questions suivantes : Comment être sûr que ce qui nous a touché relève du divin, de l'ordinaire, ou encore de l'extraterrestre ? Comment prouver que l'on est pas fou ? Enfin, comment peut-on valider une expérience pareille ?

Valis est l'histoire de Horselover Fat, l'alter ego de Dick (en grec, Philip signifie celui qui aime les chevaux, et Dick en allemand veut dire gras), frappé lui aussi par une série de visions en février et mars 74 et qui va chercher à y mettre de l'ordre. Suite à ses visions, Fat souffre d'anamnésie (qui est l'incapacité d'oublier). L'accompagnent dans son odyssée, Kevin le sceptique à l'humour grinçant, David le chrétien convaincu, et Phil Dick l'écrivain de SF qui trouve Fat sympathique et fou à lier.

Horselover Fat soumettra son expérience à une série d'interprétations. La quête de Fat est de valider les visions qu'il a eues, de les ancrer dans la réalité. Il interprétera la réalité, y guettant les signes simples et minuscules qui donneront un éclairage significatif à son expérience.

Le roman, autrement, est irracontable. C'est pourtant un livre glorieux, inoubliable et douloureux. Horselover Fat discute longuement de subtilités théologiques avec ses copains. Il tombe amoureux de femmes souffrantes et dépressives (dans l'espoir qu'elles lui briseront le cœur en mourant du cancer ou en se suicidant — Fat a une faiblesse du côté masochiste du cœur) et il essaie de donner un sens à ses visions.

Kevin l'amène voir un film de SF de série B, Valis. C'est la révélation. Pour Fat, voilà le sens de ses visions. Une entité extrêmement vieille, Valis, l'a bombardé d'un rayon rose chargé d'informations qu'il ne peut oublier mais qui ne font pas de sens. D'où l'anamnésie. Mais le film permet d'agencer toutes les informations dans un système théorique sans faille. Valis étant une des représentations de Dieu, elle amène Fat à entrer en contact avec le créateur du film, le guitariste rock Eric Lampton dont la femme a donné naissance à une petite fille qui est, pour les initiés, la glorieuse réincarnation du Christ : Sophie — Hagia Sofia, sainte Sophie. Sophie, qui a deux ans, et qui tient des discussions théologiques avec Fat et ses amis permet à Phil Dick de résoudre ses contradictions : Fat disparaît donc de la surface de la Terre, il réintègre l'entité. Phil Dick et Kevin et David en sont bien heureux, eux qui jouait la comédie du dédoublement pour ne pas se le mettre à dos. (Dick compose cette scène-là avec une bonhommie sans pareille — on ne dira jamais assez de bien de l'humour dickien.) Mais Sophie sera tuée et Fat fera sa réapparition dans la vie de Dick. Fat, assis devant son téléviseur, y cherchera des signes intelligibles.

C'est un roman qui parle de rédemption, de la bonté humaine en tant que force rédemptrice, de la réalité qui n'est qu'apparence mais qui est tout ce que nous avons (la connaissance d'une volonté supérieure n'apporte pas de réponses réelles aux questions existentielles de notre réalité quotidienne puisque c'est la seule que nous avons). Un autre thème est la surinformation — avec son corollaire : l'incapacité de plus en plus grande qu'ont les individus à produire des synthèses à partir de ce bombardement informationnel. Et la sensation de perdre pied et de ne trouver aucun sens à ce qui, auparavant, en faisait.

Valis
Philip K Dick
1981, Bantam
édition originale 1981
227 pages,
incluant Tractates Cryptica Scriptura
lecture : janvier 93

mercredi 27 juillet 2011

Oui, on peut / Yes, we can

C'est officiel, on peut maintenant inviter Sylvie et Richard au même party ! Yes.

mardi 26 juillet 2011

Modif à partir de presque tout de suite

Je réfléchis à ceci : Pour que ça soit plus clair (ainsi que pour faire changement), je songe à modifier le système de notation utilisé sur ce blogue et adopter celui en vigueur pour les films, vous savez celui qui va comme ça :
  1. Chef-d'oeuvre
  2. Remarquable
  3. Très bon
  4. Bon
  5. Moyen
  6. Pauvre
  7. Minable
Qu'on ne s'attende pas à beaucoup de 1, 2, ni même de 3. Pour les 7, je vais me retenir.

Si j'ai pas trop la flemme, je vais rétrofitter tout le blogue.

Cinq minutes plus tard : Je viens de refaire la notation d'Alibis n° 39 et je ne suis pas satisfait. Ça ne va pas du tout. On oublie cette idée.

vendredi 22 juillet 2011

179. Alibis n° 39

C'est sous une couverture très évocatrice de Laurine Spehner que s'ouvre le nouveau numéro d'Alibis. Il y a seulement quatre nouvelles, trois québécoises, dont une longue de Pierre-Luc-Lafrance.

Trois coups l'annoncent de Geneviève Blouin. Marie espionne un tortionnaire travaillant pour un pays ami. Mais la mission ne se déroule pas comme prévu et Marie se retrouve dans le pétrin... Quelle super chouette nouvelle. Violente, haletante, avec des personnages bien campés et une finale qui donne un petit frisson. Maîtrisée. Irréprochable. 7,5 / 10 (4)

L'otage de Geneviève Parent. Une femme dont l'identité ne nous est pas dévoilée est  retenue prisonnière par on ne sait quel groupe. Nous sommes peut-être en Amérique du Sud, mais rien n'est sûr. Le jour, elle travaille en compagnie d'autres otages, le soir, elle est souvent prise à partie pour des viols. Un jour les otages sont libérés. La femme retrouvera-t-elle vraiment la paix ?... Un texte à l'écriture soutenue, tournoyante, poétique, qui exige un effort certain du lecteur. L’atmosphère est privilégiée par rapport aux détails : on ne sait rien de ces gens, de ce pays, de ces terroristes. Ça crée un effet d'hallucination réussi, mais le texte est quand même longuet. 6,5 / 10 (4)

Tatouage de Peter Sellers. Un tatoueur tombe amoureux d'une jolie fille qu'il soupçonne de se faire battre par son chum. Une idée de vengeance fait son chemin dans la tête du tatoueur quand le chum vient dans sa boutique... Bonne idée et belle narration, Sellers est un pro. Malheureusement un détail cloche sérieusement (je vous laisse deviner lequel) et vient ruiner (pour moi en tous cas) cette histoire à la toute fin. Habile, mais y a de la triche. 5,5 / 10 (5)

Du viol comme d'une solution au mal de vivre de Pierre-Luc Lafrance. Ex-policier, maintenant détective privé, Tom Brousseau croise à nouveau le chemin de Jessy Lessard, un prédateur sexuel notoire, dans une sombre histoire de trip sexuel bizarre et banlieusard... Avec Tom Brousseau, Lafrance rend hommage aux hard-boilers américains, Mickey Spillane n'est pas loin, et il le fait avec son aisance habituelle. Car il faut bien avouer que Lafrance a une des plumes les plus agréables au pays, un style qui rappelle Champetier par sa précision, son efficacité et le naturel des dialogues. Cette novella est belle réussite, en dépit de quelques élisions pas nécessairement justifiées et de quelques répétitions scéniques, genre cette propension de Brousseau à vouloir étouffer les rires de ses interlocuteurs à coups de poing dans la gueule. Ce lecteur-ci en redemande (pas des coups de poings dans la gueule, on s'entend). 7 / 10 (4)

Le numéro se termine par un article sur les détectives des pays étrangers par le très érudit Norbert Spehner, l'homme qui a tout lu, qui signe aussi l'imperturbable Crime en vitrine, qu'il faut lire attentivement pour une bonne pinte de rigolade.

Un très bon  numéro. 7 / 10 (4)

mercredi 20 juillet 2011

Au bain avec une diva

Hier soir, question de se rafraîchir, moi et Benjamin sommes allés au bain libre familial à la piscine communautaire de Hudson, la banlieue anglophone de Rigaud !

C'était super agréable, il y avait si peu de monde qu'à un moment donné, vers la fin, nous étions à peine six dans cette piscine semi-olympique. Le dernier de Lady Gaga jouait en sourdine. Puis est arrivé une femme âgé que j'ai reconnu presque immédiatement : Diane Dufresne ! Ben quin toé ! Une diva ! J'ignorais qu'elle habitait ou fréquentait Hudson. Elle a fait quelques longueurs en discutant à voix basse de Lady Gaga avec son compagnon, puis elle est sortie comme nous à 18h30 quand l'heure du bain libre s'est terminée.

Wow ! Diane Dufresne ! De proche comme ça, sans maquillage, les cheveux tirés en chignon, elle a un peu l'air d'une paysanne russe, une babouchka aux mollets fermiers si j'ose dire.

Tout au long de notre baignade commune, des bribes de ses chansons me revenaient en tête et je devais me retenir de pousser le refrain. Genre, si je disais à Benjamin de se tenir après moi, je pensais à « Tiens-toé bien, tiens-toé bien, tiens-toé bien hin hin, j’arrive... » ou encore si Benjamin plongeait, je pensais juste à chanter « Donnez-moi de l’oxygène...»  Espèce de gros insignifiant !

C'était ma chronique mondaine.

dimanche 17 juillet 2011

La critique de la critique

Voilà, je vous mets deux liens ; allez y voir, c'est intéressant. D'abord le commentaire que j'ai fait du roman Impasse, publié dans le volet internet de Solaris, puis la réaction de l'auteure. On en apprend des belles sur moi, toutes choses étant probablement véridiques, qui suis-je pour prétendre le contraire.

Ce que j'aime moins, ce sont les procès d'intentions, genre il se force à lire juste pour cracher son venin et se rentre le doigt dans la gorge pour se faire vomir. Ah la la... C'est faux parce que le venin, chez moi, il sort tout naturellement ; je pourrais signer la Vipère de Rigaud que ce serait tout aussi exact que l’ermite, je vous assure.



Je ne cherche le soutien ni la sympathie de quiconque. J'assume complètement mes propos sur le roman, y compris la manière dont je l'ai fait. Là où d'autres voient si unanimement de la condescendance, moi je vois de l'ironie, mais, bon, la frontière entre les deux est fine et facilement outrepassée. Pourtant c'est ma manière à moi, je ne vais pas changer à mon âge. Le vieux singe n'apprendra plus à faire de grimaces.

lundi 11 juillet 2011

Solaris n° 179

J'ai un exemplaire tout neuf à donner du numéro 179 de Solaris. Vous avez juste les frais de poste à payer, environ 2 $. Le premier qui le réclame le reçoit.

mercredi 29 juin 2011

Cherchez moé pu...

... à St-Martin, parce que demain j'sacre mon camp... en viiiiiiille, en viiiiiille...

Demain je serai à Miami (où des orages sont annoncés), puis en croisière avec escale notamment au Mexique sur les ruines aztèques de Cozumel. Je reviens le 9 juillet, d'ici là, c'est total silence sur les ondes.

Pour meubler le temps, je vais mettre en ligne à intervalles cinq textes soumis aux Mille mots, qui seront les derniers pour cette année. Dans l'ordre :

  • Résilience démentielle de Martin Mercure (à ne pas confondre avec Marius Mars)
  • La mariée d'Anne-Michèle Lévesque
  • Le premier vol de Gilbert d'Alain Jetté
  • Jean Rien de Colombe Jourdain
  • Rapport de situation d'Antoine Pelletier

Je vais utiliser la fonction « Publication planifiée » de Blogger pour la première fois. Si ça foire, blâmez Blogger !

Touroulou, à bientôt !

PS Vingt  ans après Maternité noire., ma nouvelle Pénitence va paraître, semble-t-il, dans le numéro d'automne d'Alibis. Daniel avait raison ! 

mardi 21 juin 2011

C'est l'été, faut prévoir Noël

Je vous relance l'invitation de Mathieu Fortin, pour ceux que ça intéresse, y compris ceux et celles qui ont participé à notre petit exercice de contes de Noël collectif en décembre dernier. Voilà une chance de publication. 

Comme quoi, des fois, l'Internet mène à quelque chose !

lundi 20 juin 2011

Les Mille mots : Le banc de parc - François Bélisle

Un petit concours pour gagner des livres

Les éditions Trampoline, qui font de très bons et très jolis bouquins, démarrent une nouvelle collection pour laquelle elles cherchent un nom. Faites preuve d'imagination !

Nous cherchons un nom de collection pour des petits romans pour les 8-11 ans environ. Les histoires seront des enquêtes entourant un (ou des) évènement mystérieux de la vie d'un ou plusieurs enfants qui seront évidemment les personnages principaux des livres.

N'hésitez pas à nous faire des suggestions. Si nous choisissons un nom parmi ceux qui nous auront été proposés, nous nous ferons un plaisir de faire parvenir 5 livres de son choix (parmi nos livres publiés ou à paraître prochainement) à la personne qui nous aura proposé ce nom.

Trampoline est ici.

samedi 18 juin 2011

Des nouvelles du front, prise 2

Ce matin, je viens d'envoyer Mathilde Malouin (romaticule d'action sans violence ni cascades) aux Z'ailées, une maison qui accepte les manuscrits par courriel. Bravo à elle, c'est moderne !

Dès que le lock-out des postes se règle (allez les Conservateurs, hop hop !), je shippe ça à la Courte échelle, Joey Cornu (j'aime le logo, une jolie trouvaille), Boomerang et à au moins une autre, pour faire cinq. Avec cinq, on fait un pentagramme, on parle alors d'incantations, envoûtement, etc, n'importe quoi pour augmenter mes chances de publication...

vendredi 17 juin 2011

Des nouvelles du front

La deuxième mouture de ma nouvelle noire pour Alibis a été acceptée par ma directrice littéraire. Le texte s'en va maintenant en révision linguistique. Après on parlera peut-être de publication, qui sait ?

La nouvelle, qui s'intitulait « Les ciseaux », s'appelle maintenant « Pénitence », mais je suis loin d'être content de ce titre. Je cogite donc.

lundi 13 juin 2011

Merci Thomas Fersen


Tous les après-midis, au retour de la maternelle, Benjamin et moi écoutons cette chanson en boucle dans l'auto durant la douzaine de minutes du trajet.

On chante et on hurle : Bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao... et c'est de la pure jubilation.

mardi 7 juin 2011

Bagage, bagage

En début d'après-midi je pars de la maison avec ceci dans mon bardas :

  • mon mini pour écrire chez Pat
  • mon cell
  • mon iPod touch pour la zizique dans la bagnole
  • mon Kindle parce que j'ai un texte à lire (ne désespère pas Benoît)
  • le Xoom de fiston (et de son géniteur aussi) que je suis en train de configurer

Technologiquement, j'étais paré à tout.

dimanche 5 juin 2011

Un concours de nouvelles !

Je vous signale un concours littéraire à deux volets, celui de la revue culturelle Lurelu.

C'est pas banal. Pour des prix totalisant 1000 $ dans chaque catégorie, il s'agit d'écrire un texte pour les jeunes lecteurs, soit de 5 à 9 ans, soit de 10 ans et plus. Le thème pour le volet 5 à 9 ans est «Un moment magique», et celui pour les 10 ans et plus est «Quand tombe la nuit (1)». Les textes doivent faire entre 750 et 1500 mots. Les textes primés feront l’objet d’un contrat d’édition.

Hé hé. Moi, ça me titille en diable...

La date limite est le 31 août 2011.


Si ce thème vous rappelle quelque chose, il s'agit du titre d'un livre de Daniel Sernine qui est directeur de Lurelu et qui a lui-même choisi les thèmes.

mardi 24 mai 2011

Deux livres québécois

Parce que mes commentaires sur ces deux livres devraient paraître dans des revues, je me contente de vous donner mes recommandations sur les romans québécois suivants.

Flyova de Caroline Lacroix : recommandé.

Reset - Le voile de lumière de Joël Champetier : agréable à lire mais banal, je ne le recommande pas.
(MAJ : J'aurais dû écrire « je ne le recommande pas vraiment » ce qui introduit une nuance plus proche de ma pensée.)

lundi 16 mai 2011

Mon demi Boréal

Un demi Boréal pour moi, puisque je suis arrivé à 16h30 samedi. Beaucoup, beaucoup de monde. Je transmets mes félicitations aux organisateurs qui ont accompli un boulot impeccable. Je salue les multiples gagnants en rappelant que j'avais misé juste dans toutes les catégories sauf en ce qui a trait aux illustrations.

Je vous mets quelques photos. Dites-vous bien que toutes ces personnes sont des auteurs publiés et parfois primés, à l'exception d'Olivier Carpentier et d'Ève Chabot qui sont des illustrateurs publiés.

Mathieu Fortin et Olivier Carpentier

Pascale Raud et Alain Ducharme

Deux Côté, Héloïse et Dave

 David Hébert

 Josée Lepire, gagnante du prix Solaris 2011

Jean-Louis Trudel

Natasha Beaulieu et Ève Chabot discutant (probablement) scotch et éviscération

Daniel Sernine et Ariane Gélinas, révélant leur couleur politique ???

Claude Bolduc, auteur prolifique, Pat Isabelle, auteur moins prolifique

Sébastien Aubry

Émilie C. Lévesque

Ariane : Horreur, on vient de retrouver les corps estropiés des deux panélistes manquants !
Jonathan : Zut, j'ai dû mal refermer la porte de ma chambre...

 Le plus petit panel du monde : Geneviève Blouin et François-Bernard Tremblay

Guillaume Voisine, Claude  Bolduc, Francine Pelletier et Dominic Bellavance : un seul d'entre-eux habitant Montréal, on est comme à l'Assemblée nationale où les régions sont sur-représentées

Entre Daniel Sernine, Yves Meynard, Élisabeth Vonarburg et Alamo St-Jean, il y a plus d'un siècle d'expérience d'écriture et pourtant si peu de cheveux gris !

M. Futurible sans ses carnets : Mario Tessier

Philippe Roy, cet auteur est tellement hot que les filles doivent s'aérer les dessous de bras sur son passage

Martin Lessard, auteur publié en France, Yves Meynard, auteur publié aux États-Unis, Carmélie Jacob, auteure publiée au Québec

Ce qu'on voit de plus en plus à Boréal : des têtes grises !

L'invité d'honneur : Alain Souchon, pardon, Joël Champetier




samedi 14 mai 2011

Bref retour sur les Mille mots

Tout d'abord, les auteurs des dix textes finalistes :
  • De Dragonis Gesta - Geneviève Blouin
  • Exode - Alexandre Albert
  • Tiède et un  brin diffus - Patrice Cazeault
  • Dans la forêt somnambule - Ariane Gélinas
  • Jean Rien- Colombe Jourdain
  • Karma Sutra - Hélène Arsenault
  • La mariée - Anne-Michèle Lévesque
  • Le banc de parc - François Bélisle
  • Prolégomènes à toute métaphysique moléculaire future - Nando Michaud
  • Résilience démentielle - Martin Mercure
    Je veux adresser mes remerciements les plus sincères à tous ceux et celles qui ont pris du temps pour écrire et soumettre leurs textes. Sans vous, l'antre serait un bien triste lieu. Dans le désordre, en espérant n'oublier personne :
    • Alex Babeanu
    • Caroline Lacroix
    • Romano Vlad Janulewicz
    • Isabelle Gariépy
    • Carl Rocheleau
    • Pat Isabelle
    • Alain Jetté
    • Gauthier Bouskila
    • Mathieu Fortin
    • Frédéric Raymond
    • Martin Lessard
    • Alamo St-Jean
    • Frédérick Durand
    • Pierre H. Charron
    • Hans Delrue
    • Dave Côté
    • Isabelle Simard
    • Annelise Binois
    • Antoine Pelletier
    • Lucille Bisson
    • Olivier Coste
    Trente-et-un auteurs, dont dix femmes. Beaucoup de fantasy cette année et très peu de sf, quelques policiers, pas mal de transgenres (si j'ose dire), de l'insolite et de la littérature plus personnelle. Le niveau de qualité était vraiment très élevé ; on pourra le constater dans les prochaines semaines car j'ai bien l'intention de mettre en ligne plusieurs de ces textes  – avec la permission des auteurs, comme il se doit.

    Un merci tout particulier à mon ami Pat qui a agit comme garde-barrière et qui m'a tenu dans l'ignorance de qui avait écrit quoi.

    On remet ça en 2012, qui risque d'être la dernière édition, because les Mayas

    jeudi 12 mai 2011

    Décidément !

    Les Mille mots de l'ermite est peut-être le seul concours de nouvelles dont la dotation continue d'augmenter après l'annonce des textes gagnants !

    En effet, Pierre Chartray, des éditions Trampoline, offre un exemplaire de Noirceur et autres couleurs de Mireille Gagné à chacun des trois finalistes ainsi que, my my, au juge lui-même. Yes !

    Merci Pierre.

    mercredi 11 mai 2011

    Roulement de tambour...

    Le texte gagnant de la deuxième édition du concours de nouvelles les Mille mots de l'ermite est De Dragonis Gesta de Geneviève Blouin.

    Grosse année pour l'auteure – et nous ne sommes qu'en mai. Non seulement ses deux premiers romans vont-ils paraître incessamment, elle a en plus raflé le prix Alibis pour une nouvelle policière (à paraître elle aussi) et le premier prix des Mille mots pour cette très jolie nouvelle qui a séduit le jury (moi) par sa manière de raconter une longue histoire sur le ton hiératique d'une fable où se mêlent merveilleux, différence, maternité et lignage. Et où les apparences ne sont pas aussi déterminantes qu'on pourrait croire.

    Ce qui me fait un petit baume tout particulier, c'est de devancer au finish Six Brumes, Trampoline et Alibis et d'être en mesure de vous présenter le premier un texte primé de l'auteure. Voici donc un texte de fantasy qui illustre avec éloquence la richesse de sa palette littéraire

    mardi 10 mai 2011

    Il n'en reste que trois

    Les finalistes sont :
    • De Dragonis Gesta
    • Exode
    • Tièdes et un brin diffus
    Auteures et auteurs, rongez-vous les ongles jusqu'à demain !

    dimanche 8 mai 2011

    La fête des mères




    Ma mère et mon fils, la journée après le 77e anniversaire d'icelle.