lundi 1 décembre 2008

30. Alibis n° 28

12 minutes, 28 secondes de Frédéric Hardel. La nouvelle gagnante du prix Alibis 2008. Fort bonne. À l'exception de la fin qui est télégraphiée très, très tôt dans le texte, c'est une nouvelle intéressante avec une protagoniste narcissique et antipathique. Cote 7,5 / 10

Sang d'encre et Changer le monde un mot à la fois de Jean-Jacques Pelletier. Desux nouvelles mettant en vedette le détective Nazaire Lebienommé, un Noir baraqué comme un char d'assaut, oeuvrant dans la belle ville toute blanche de Québec. C'est amusant dans les deux cas, et maîtrisé. Cote 8 / 10

Peluche Freluche de Dennis Richard Murphy. Ici, le problème que j'ai eu, c'est avec la traduction qui n'arrive pas à se brancher entre le québécois de bon aloi et le franchouillard agaçant : « Espèce de foutu connard de foutu Newfie. T'es aussi épais qu'un foutu poisson, ouais.» Ouais ? Désolé, personne ne parle comme ça sur cette planète. Et par un choix de traduction assez bizarre : traduire Fuzzy Wuzzy par Peluche Freluche c'est génial; ne pas traduire Christopher Robin par Jean-Christophe, c'est poche. J'ai constamment décroché, et le texte est lourd (est-ce la traduction ou l'original, la question se pose) et plein d'obstacles au plaisir (faible) de lecture. Cote 1 / 10

La prise de Saipan de Maxime Houde. Bonne nouvelle en soi, mais qui n'a rien à voir avec le polar ou la nouvelle noire ou de mystère. Le mystère, en fait, c'est de savoir ce qu'elle fait là exactement. C'est une nouvelle de guerre. Assez réussie, avec quelques erreurs dans le détail, mais ce lecteur-ci aurait aimé une meilleure caractérisation des Japonais, un peu de couleur locale si on veut. Autrement, j'ai aimé, parce que je suis preneur de ce genre littéraire. 7 / 10

Finalement un bon numéro, grevé par une boulette. Cote 5 / 10

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