jeudi 13 novembre 2008

27. Les vacances de Maigret - Georges Simenon

Les vacances de Maigret de Simenon.Dans ma pauvre tête ignare, le commissaire Maigret c'est Jean Gabin (chiant, sinistre et emphysémateux) ou encore Jean Richard (prolo et convivial). Trop de télé, manifestement.

À peine arrivé aux Sables d'Olonne, une petite station balnéaire, Mme Maigret est hospitalisée pour une appendicite aigüe. En attendant le rétablissement de sa femme, Maigret s'installe dans une routine assez confortable qui le mène de bars-tabacs en bistrots en troquets y avaler un petit blanc... Dieu qu'il boit, le commissaire, en fait, toute la France buvait, mes amis. Puis il y a un accident mortel très louche, et Maigret décide de s'inviter dans l'enquête.

C'est Pat Isabelle qui m'a fait découvrir Simenon, curieusement en parlant sur son blogue de sa (relative) déception à la lecture de ses romans. Étant un émule de saint Thomas, j'ai décidé d'aller voir de mes propres yeux.

La société que décrit Simenon n'existe plus, le roman a été écrit en 47. Cette France-là est révolue. On s'ennuie poliment dans cette histoire plutôt ordinaire. J'avais beaucoup entendu parler de la grisaille du style de Simenon, je ne croyais pas que c'était si juste. L'intrigue est assez ordinaire, Maigret sait qui est le coupable assez tôt dans le roman et il ne lui reste plus qu'à découvrir ses motifs et à le confondre. Du policier psychologique, en somme. C'était peut-être tout simplement un Maigret moyen.

Les vacances de Maigret
Georges Simenon
187 pages

Cote 6,5 / 10

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