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samedi 11 février 2012

186. Maxwell's Silver Hammer - The Beatles

 

Lennon qualifiait cette toune de McCartney de chanson de matante (granny song). Il la méprisait tant qu'il n'a participé à son enregistrement pour l'album Abbey Road, encore qu'on le voit la jouer en répétition dans le film Let It Be. (Sur le sujet de sa non participation à l'enregistrement de MSH, il y a des désaccords historiques entre les témoins, mais j'adopte la version de Geoff Emerick qui était l'ingénieur de son pour nombre d'albums des Beatles, y compris Abbey Road.)

Pourtant, il faut reconnaître à cette chanson le mérite de raconter une solide histoire de bout en bout, et une histoire policière qui plus est. Une toune polar, donc.

Premier couplet : Présentation de la victime, Joan, qui étudie la pataphysique à la maison (déjà on admettra qu'elles sont rares les chansons où l'auteur réussit à y glisser le mot « pataphysical », je ne vois que Neil Peart de Rush qui pourrait y prétendre -- si ce n'est déjà fait).

Deuxième couplet : On nous présente le meurtrier, un étudiant de médecine nommé Maxwell Edison. Il passe un coup de fil à Joan pour l'inviter au cinéma. Quand elle va répondre à la porte, la soirée se termine abruptement pour elle. Maxwell est là avec son marteau d'argent. Bang bang !

Troisième couplet : Comme si de rien n'était, Maxwell est de retour en classe où il fait le guignol au plus grand déplaisir de sa professeure. Elle le met en retenue. Erreur. Au moment où elle lui tourne le dos, Maxwell récidive. Le temps d'un couplet, Maxwell est devenu un meurtrier en série.

Quatrième couplet : Avec un sens de l'ellipse remarquable, on retrouve Maxwell au banc des accusés. Un policier (PC 31) le déclare dangereux, tandis que Rose et Valerie, folles de lui, craquent et réclament en hurlant sa libération. Pas de ça, rétorque le juge. Ce seront ses dernières paroles...

En romancier compositeur judicieux, McCartney ne nous dit pas ce qu'il advient de Maxwell. On peut craindre pour lui, parce qu'assassiner un juge en pleine cour, ça risque de lui coûter cher...

Au final, Maxwell's Silver Hammer est un sing-along simple et guilleret sur un sujet haut-le-coeur. Le couplet final est absolument remarquable; en quelques lignes, l'auteur prête voix à la police, aux groupies du meurtrier, au juge, et remet le couvert pour Maxwell.

À propos de l'orchestration, on notera surtout la présence de la batterie de Ringo, accordée très basse et avec peu de cymbales, typique de sa manière. C'est elle qui impose le rythme et crée, avec le martèlement de l'enclume, le côté irrésistible de cette toune de matantes !

(Dans un prochain billet, je me mouillerai solide et pointerai du doigt les deux pires chansons des Beatles, ainsi que la plus sous-estimée. Pour les pires, il y en a une qui vient immédiatement à l'esprit de tous les fans, quant à l'autre, je  vous laisse deviner.)

dimanche 8 février 2009

En avant la zizique...

Je me suis fais un cadeau cette semaine : l'intégrale Jacques Brel. Ça fait des années et des années que je surveille le prix des intégrales du grand Jacques, jusqu'à ce que celle-ci soit offerte à un prix défiant, vive le cliché, toute la concurrence.

Il y a Brel, les Beatles et Schubert. Ma sainte trinité.

lundi 26 janvier 2009

Les rêves dans lesquels je meurs...

La chanson Mad World de Tears for Fears reprise par Gary Jules telle qu'on peut l'entendre dans le film Donnie Darko.

Frisson dans le dos garanti pour ceux qui se rappeleront ce film confus, à moitié raté et presque génial.

dimanche 7 septembre 2008

Arvo Pärt - Spiegel im spiegel

Une des plus belles mélodies que j'aie entendu depuis longtemps. J'ai découvert ça en regardant le court-métrage Milo 55160 de David Ostry.

(La musique accompagne de vieilles photos des pays baltes...)