Ça fait (très) longtemps que je mène un osti de combat de marde contre la dépression et j'ai de moins en moins l'impression que je vais gagner cette bataille. Une impasse, un corps à corps quotidien contre un ennemi insaisissable... C'est Verdun tous les jours.
À tel point que mon médecin de famille a rajouté un antidépresseur à celui que je prends déjà. Hé !
Un médicament c'est bien, deux c'est mieux...
Mais je suis devenu impatient. Pourtant il faut donner le temps au Bupropion de faire effet. Une semaine encore, ou deux, ou trois. On verra bien le résultat.
Un des effets secondaires bénéfiques du Brupropion, c'est qu'il agit comme adjuvant à la concentration (il est donné pour les cas de TDAH), une faculté chez moi qui s'est ratatinée comme peau de chagrin depuis quelques années. Si je peux récupérer ça en même temps, ce sera l'apothéose.
Bon, en attendant, que ça se règle, ça met de la couleur dans ma pharmacie.



8 commentaires:
Je te souhaite (en titi à part ça) que ça marche, ta double médication! Prends soin de toi, là. XXX
Au moins ils essaient quelque chose de nouveau, vu que ton ancienne médication marchait plus ou moins. Bonne patiente et bon courage! xxx
Ça va marcher. Ça va marcher. Ça va marcher.
Hmm,rajoute des jujubes de couleurs et ça va faire un arc-en-ciel. Un arc-en-ciel de bonheur dans ton coeur et ta tête chaque jour. :)
Je te comprends tellement Richard. Je vis avec ça au quotidien. Parfois, le soleil sort un peu mais la plupart du temps, c'est l'obscurité la plus totale. Le seul point positif est que ça alimente mon écriture ce qui a pour conséquence une écriture pas très joyeuse. En plus, je dois "dealer" avec le fibromyalgie. De mon côté, je prends l'un des mêmes médocs que toi mais en couleur bleu. J'en avais un supplémentaire qui devait m'aider avec la fibro que j'ai arrêté depuis peu. Pas évident. Ne te décourage pas. Dis toi qu'au delà de tout, tu as une raison de continuer: ta famille. C'est ce que je me dis et ça m'empêche de faire des bêtises. Bref, je suis de tout coeur avec toi.
On ne s'en sortira jamais de ces maladies mentales — sorry d'être poche de même. J'ai décidé d'embrasser les miennes à pleine yeule en essayant de pas trop crisser la marde autour de moi. Quelqu'un qui pense qu'il n'est pas malade mental est, pour moi, une pauvre créature. On est mieux Richard, crois-moi. On se fait pas d'accroire, on saute nos coches, on fesse dans l'dash — on est plus humain que la plupart parce qu'on « sait des choses ». Ils sont tous et toutes blessé(e)s comme nous, mais nous sommes les seuls à avoir le courage de l'admettre. T'es beaucoup plus fort que tu ne le crois Richard.
GROS HUG
Chus tellement fatigué. Plus de force. Je voudrais sauter une coche que j'en serais incapable. Ma dépression à moi, ses symptômes je veux dire, c'est un retrait du monde, une envie de rester en boule sans rien faire. C'est fin quand tu as une petite famille...
Ça fait 22 ans que je suis diagnostiqué avec des dépressions majeures cycliques. 22 ans de paxil qui m'aide à tenir mon bout mais qui est devenu avec le temps moins performant, ou alors c'est la dépression qui est plus forte qu'avant (c'est bien possible), d'où un 2e antidépresseur qui tire dans un autre sens.
Ce qui m'écoeure le plus, c'est ma capacité de concentration qui est de la marde depuis plusieurs années. Chute libre. Tous les textes que j'ai écrit depuis 2012 sont de petites affaires de quelques centaines de mots, tout simplement parce que chuis plus capable d'aller au-delà de ça. Là j'ai un gros texte à écrire, plusieurs milliers de mots, c'est difficile de faire ça à coups de trente minutes, je m'acharne, j'essaie, vraiment pas sûr que je vais y arriver...
C'est ben triste ou ben j'ai me plaindre.
*j'aime me plaindre*
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