Un blogue qui parle de lectures et d'écriture, sans oublier Benjamin, Suzanne et moi
samedi 18 mai 2013
Rigoletto pour jeune et vieux
Hier, en zappant, je tombe sur la présentation de Rigoletto à PBS. Benjamin et moi sommes assis l'un contre l'autre dans le sofa, et au moment où je passe à PBS, l'écran est envahi par une tempête simulée au néon blanc et bleu. Benjamin montre de l'intérêt, j'arrête de zapper même si l'opéra n'est pas ma tasse de thé.
On a écouté la dernière scène de cet opéra de Verdi, soit le meurtre de Gilda, suivi de son agonie au côté de son père. Je traduisais en chuchotant les sous-titres à l'oreille de Benjamin. On était collé, collé, dans une bulle bien spéciale.
Fiston était absolument absorbé. Moi aussi, mais en même temps j'avais aussi une sorte de détachement, j'étais juste tellement bien. Je guidais mon fils dans sa première exploration d'un tout nouveau territoire. Peut-être Benjamin saura-t-il apprécier l'opéra plus que son papa, qui sait ?
Et puis, au-delà des conventions opératiques habituelles : agonies interminables, soubresauts, duos bien propres même à l'article de la mort, ce dernier cri du père qui clôt la pièce - la maledizione ! - beaucoup plus théâtral que dramatique, mais c'est du Verdi typique, hein, on se comprend... il y avait la très sublime milf, pardon, soprano Diana Damrau, qui même vêtue d'un trench masculin cause de l'émoi (je rigole là, je rigole... gros soupir...)
Je pense que s'il y a encore de l'opéra à la tivi, Benjamin et moi allons retenter le coup.
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2 commentaires:
Beau moment de partage père-fils! :)
Ce qui est amusant, c'est que Benjamin croira sans doute pour le reste de ses jours que son papa adore l'opéra! ;)
Ce serait fou si lui me donne le goût d'en écouter !
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