lundi 28 mars 2011

Une nouvelle et un ajout

Une quinzième nouvelle s'ajoute aux Mille mots de l'ermite :
  • Prolégomènes à toute métaphysique moléculaire future
Et l'auteur Nando Michaud offre un exemplaire de Les montres sont molles, mais les temps sont durs. Un roman hautement divertissant, foi d'ermite. Merci à Nando.

N'oubliez pas, ça se termine le 18 avril.

samedi 26 mars 2011

175. Rommel face au débarquement 1944 - Friedrich Ruge

En novembre 43, Rommel est nommé Inspecteur des fortifications à l'Ouest afin de superviser les travaux de renforcement des côtes françaises en prévision du débarquement allié que État-major allemand sait imminent. Il a pour mission de s’assurer que les défenses côtières seront capables d’opposer une résistance maximale à l’assaut des forces ennemies, assez pour les empêcher de débarquer, de les rejeter immédiatement à la mer, ou encore pour confiner l’ennemi à la partie congrue des plages assez longtemps pour que les forces mobiles à la disposition du maréchal soient en mesure d’intervenir. Parmi les hommes qu’il sélectionne pour l’aider à accomplir cette tâche, il y a Friedrich Ruge, amiral dans la Kriegsmarine, qui, la guerre terminée, écrira ce livre de mémoires.

Mais l’armée allemande est une lourde masse inerte en proie `des guerres intestines. Même en pleine guerre, la lutte des petits rois sévit à tous les niveaux de la hiérarchie militaire. Untel commandant de front ne veut pas céder un poil de ses prérogatives, un autre dit oui aux recommandations du maréchal pour mieux ne pas en tenir compte dès que Rommel lui tourne le dos. Tout ça au mépris de la cohérence défensive de l’Armée allemande sur le front de l’Ouest, et cette bataille de coqs se poursuit souvent même au cœur de la bataille longtemps après que les forces alliées eussent débarquées en Normandie. Ainsi en est-il de ce général de blindés SS à qui on retarde d’annoncer qu’il a été destitué de son poste parce qu’on redoute qu’apprenant la nouvelle, il annule par dépit les ordres d’attaque de son unité et que la contre-attaque allemande en cours ne s’effondre tout simplement, faute du support primordial de ses blindés.

Sans compter la cacophonie de l’armement. N’ayant pas été considéré comme prioritaire pendant des années (de 40 à 44), le front de l’Ouest est défendu par des troupes de mauvaise qualité : mobilisés slovaques et ukrainiens, unités de réserve ou en reformation, unités constituées de blessés encore capable de combattre. Les armements étaient idoines, un ramassis de pièces et de munitions diverses pillées aux Polonais, aux Tchèques, aux Français, cette absence de standardisation compliquait, voire empêchait carrément, le réapprovisionnement


Ce sont pourtant les petits détails de la vie quotidienne qui donnent son sel à ce livre. Ainsi, on y apprend que Rommel est un bien piètre chasseur, que les soldats doivent quand même faire leur déclaration d’impôt lorsqu’ils sont au front, que l’armée allemande retire du front des officiers de premier ordre pour les envoyer suivre des cours de formation professionnelle alors que les Russes marchent en Pologne et que les Alliés foncent à travers la France.


L’ouvrage est un peu répétitif dans la mesure où l’on ne fait que suivre Rommel dans ses inspections des différents secteurs des côtes françaises. Que ce soit en Bretagne, en Normandie, dans le Pas-de-Calais, sur la côte Ouest, ou sur les rives de la Méditerranée, ses recommandations sont les mêmes partout : il faut plus de mines, des ouvrages contre les barges, des canons abrités sous du béton.


Les tensions entre Rommel, d’une part, qui souhaitait que les forces blindées soient placés le plus près possible des plages afin de rejeter les Alliés avant qu’ils ne puissent s’implanter en Europe, et Guderian et Rundstedt, qui souhait eux la création d’une masse blindée importante, en retrait de la ligne de front et qui serait entrée en action une fois que les véritables intentions des Alliées auraient été connues. Rommel souhait voir les blindés placés directement sous son commandement, Rundstedt ne voulait pas. Une lutte de pouvoir qui amena Hitler à prendre une décision d’une grande niaiserie et qui allait inutilement ralentir le processus de prise de décision : les blindés près des plages (il y en avait en petits groupes) allaient être sous les ordres de Rommel, les autres répondraient à Rundstedt, mais aucun des maréchaux ne pourraient déployer ses forces sans l’aval de l’OKW, c’est-à-dire de Hitler lui-même. Que l’on songe que le débarquement proprement dit a commencé vers 5h00 le matin du 6 juin (les opérations aéroportées, elles, s’étaient déroulées dans la nuit), que Rommel a demandé très tôt la permission d’utiliser ses blindés pour tenter de rejeter à la mer les forces ennemies et que cet ordre, via l’OKW, n’a été accordé que douze heures plus tard, alors que les forces alliées étaient bien implantés partout, sauf à Omaha. En dépit de ce retard, la 12 Panzer SS a pratiquement réussi à percer le front anglais pour atteindre la Manche. Il était alors trop peu, trop tard pour les Allemands. On peut imaginer ce qui eût pu se produire si Rommel avait disposé d’une force blindée conséquente disponible immédiatement…

Rommel sera blessé gravement le 17 juiillet durant la campagne de Normandie. Toujours en repos forcé chez lui, il sera forcé en octobre 44 à se suicider – ou « on le suicidera », pour reprendre une théorie – suite à son implication dans la tentative d’assassinat de Hitler, le complot Walkyrie du 20 juillet. (Rommel ne souhaitait pas l’assassinat de son chef militaire, il jugeait que la Wehrmacht devait plutôt procéder à son arrestation, pour ensuite le faire passer en jugement, mais il était prêt à assumer le rôle de chef d’état intérimaire dans le cas du remplacement subit du Fuhrer.)

Très intéressant, ce livre. Dans la foulée, il faut aussi lire D-Day et la bataille de Normandie d’Antony Beevor, sur lequel je vous donne mes commentaires de lecture dans pas longtemps. D-Day offre un éclairage complémentaire et plus global aux mémoires de Ruge; c’est en même temps une leçon d’écriture dont tous les auteurs peuvent tirer profit. Mais on y reviendra.

Cote 7 / 10

Rommel face au débarquement 44
(Rommel und die invasion)
Friedrich Ruge
Presses de la Cité, 1960
305 pages

Merci à Philippe Guillaume pour sa générosité.

vendredi 25 mars 2011

Une question

Quelqu'un a-t-il des idées de maisons d'éditions pouvant être intéressées par un romanticule d'action d'environ 10 000 mots ciblant un lectorat jeunesse 12 ans et plus ?

Je manque d'imagination sur ce point.

Un extrait du prochain Blair Witch

Eh oui, le célèbre réalisateur Benjamin Tremblay tourne actuellement à Rigaud une suite au Project Blair Witch. Voici un rush du tournage, tout y est : caméra nerveuse, murmures incompréhensibles, présence inquiétante...

video


Par manque de fonds, le tournage est interrompu.

En passant, si c'est étroit, c'est que la vidéo a été capté sur un ipod touch...

jeudi 24 mars 2011

L'hymne de l'Ermite



Chick au pet shop, de Stage Lacroix. Génial !

Merci Lucille !

Une pléthore de bassesses

Je suis prêt à un lot stupéfiant de bassesses, pécuniaires autant que morales, pour mettre la main sur le livre suivant
  • Coeur de fer de Joël Champetier
 Communiquez avec moi, si jamais...

mercredi 23 mars 2011

Quatorze à la douzaine !

L'ermitage se remplit peu à peu. Deux nouveaux textes portent le total à 14.
  • Fuir la bête
  • Ma vie en capitascope
Je vous rappelle que les modalités (et les prix) sont ici et que le concours, ouvert à TOUS les genres littéraires sauf la poésie, se termine le 18 avril à minuit.

Il reste donc encore 26 jours pour participer, soit 38 mots par jour !

lundi 21 mars 2011

Jésus en avait douze, l'Ermite aussi

Un douzième texte pour les Mille mots. Cette fois, il s'agit de

  • Réflexe conditionné.

Lâchez pas. 

dimanche 20 mars 2011

Un concours pour les moins jeunes d'entre-nous

Tiens, j'ai découvert celui-là, par hasard. Ça s'adresse aux plus de 50 ans, les autres regardez ailleurs.

Concours Berthiaume-Du Tremblay.

Allez-y voir.

samedi 19 mars 2011

Les Mille mots continuent de prendre du poids

Cette année encore, Dominic Bellavance nous fait le plaisir de commanditer les Mille mots, en offrant cette fois un exemplaire dédicacé de son roman Toi et moi, it's complicated, paru aux Coups de tête.

Merci Dominic. Si ça continue, ça va prendre un camion pour livrer les prix du concours.

N'oubliez pas, la date limite est le 18 avril, moins d'un mois !

jeudi 17 mars 2011

An evening with Sylvie

Vendredi dernier, j'ai assisté à Laval au lancement du roman Impasse de Sylvie Gaydos, au très chic Château Taillefer Lafon. Cadre fastueux, tant qu'à lancer un livre, autant le lancer avec classe. J'étais quand même un peu mortifié, moi qui compte lancer mon éventuel premier livre sur le patio en arrière de chez nous, sous les trembles et les sapins, avec vue sur trois vieux canassons. Ah, misère.

Pour voir des photos de cette soirée, on peut aller à cet endroit et à celui-ci.

J'ai pu rencontrer Sylvie et Denis, l'auteure et son conjoint qui se trouve être un homme affable et chaleureux qui m'a même reconnu. Dans ce tumulte où elle était sollicité de gauche et de droite, Sylvie a pris le temps de discuter quelques petites minutes avec moi et de me faire une petite dédicace, cette femme est un pur bonheur.

J'ai fait la connaissance de Patrice Cazeault, d'Audrey Parilly et de Lucille Bisson. Et j'ai revu Pierre et Chantal, ainsi qu'Isabelle et Martin. Une soirée agréable, arrosée (pour moi) au Coke diète... entouré de bien beau monde.

Il y avait un populo en nombre assez incroyable, ce qui a vite fait grimper la température de la pièce de plusieurs degrés. Avec Pierre, on a dû s'assoir près d'une porte entrouverte pour ne pas défaillir !

Malheureusement je suis parti avant la lecture de Sylvie. J'ai eu le temps de prendre trois photos avant que les piles de l'appareil ne me fassent faux bond.


Invraisemblable, même en plein lancement, elle n'arrête pas d'écrire...


Un auteur, une auteure, un docteur : Patrice Cazeault, Isabelle Lauzon et Denis Allard, dans l'ordre Pat the Cat, Isa et Doux Précieux.



Lucille Bisson, en compagnie de ce qui semble être un repris de justice évadé du centre de détention de Laval, à proximité..



PS Un jour, je dirai ce que je pense de Laval. En allant au lancement, je me suis perdu trois fois – moi qui possède pourtant le don de la géographie urbaine (merci la modestie). Saperlipopette de banlieue.

mercredi 16 mars 2011

Les Mille mots prennent du poids

Claude Bolduc offre un exemplaire de son recueil « Entre les bras des amants réunis » pour le concours des Mille mots. Ce livre a reçu un accueil critique enthousiaste depuis sa parution l'an dernier.

Quelle meilleure manière de se le procurer, si ce n'est déjà fait, sinon en participant au concours de nouvelles les Mille mots de l'Ermite. Et il vous reste encore 33 jours avant la date limite du 18 avril.

Claude : merci de tout cœur.

mardi 15 mars 2011

La partie aliquante

NB À Carl, la réponse est non, pas du tout :-)

La pression représente la partie aliquante de ma vie, celle qui ne fitte pas juste, celle qui déboîte toutes les autres. Je gère mal la pression. Quand elle se manifeste, généralement sous la forme d'échéance à respecter, j'ai tendance à baisser les bras devant l'énormité de la tâche à accomplir et à attendre que le crise passe. Ma lutte contre le stress passe par un accroissement extrême de fatigue et le besoin incongru et inopiné de sommeil. C'est ce qui se passe actuellement dans ma vie. Beaucoup de projets et beaucoup de travail, des échéances, donc je pique du nez.

Depuis des mois je pense à soumettre un texte pour le prix Solaris, ma nouvelle sur Prokhorovka. La nouvelle est terminée, mais je ne suis pas satisfait du résultat. Polissage final. Mais je ne serai pas prêt, j'ai trop attendu, j'ai procrastiné, je me suis réfugié dans le sommeil avec pour résultat : pas de participation cette année au prix Solaris. C'est peu de chose. Cette participation était un défi que je m'étais donné, je ne suis en défaut de promesse que vis-à-vis moi-même. Plate, mais pas mortel.

Autre texte à faire : les révisions relativement mineures – deux heures de travail maximum – sur Les ciseaux pour la revue Alibis. Incapable de m'y mettre. Le grand gouffre de la dépression se manifeste et je tombe alors de fatigue. Ça va se faire, mais pas tout de suite...

Autre facteur de stress, je me suis engagé à produire trois commentaires de livres pour une revue, et un quatrième pour une autre. Le temps est serré, mais je vais y parvenir. La différence cette fois, c'est que ce n'est pas un défi à moi-même, mais plutôt une promesse à des gens que j'aime beaucoup et qui, indirectement, sans peut-être le savoir, ont beaucoup fait pour m'encourager.

Il y a aussi le décès de mon père dont je suis le liquidateur testamentaire. Paperasse folle; et je suis quand même choyé car les affaires de papa sont simples et en bon ordre, mais ça m'angoisse terriblement.

Et puis il y a les Mille mots de l'ermite dont l'échéance se pointe à un mauvais moment. Pis le blogue que je néglige.

Ah là là, je sens que je vais aller m'étendre un peu...

lundi 7 mars 2011

Une tempête de m... à l'horizon ?

Il y a d'abord Mathieu Fortin qui offre quelques bons mots à propos du blogue de votre humble serviteur. Puis Carl Rocheleau qui, ce matin, lui aussi... Tout ça, c'est louche...

Je me rentre la tête dans les épaules, le pot s'en vient :-)

samedi 5 mars 2011

Football américain

Il y a maintenant assez de textes pour former une équipe de football américain avec l'arrivée du onzième :
  • La mort de Capitaine Amérique
Encore 44 jours !

vendredi 4 mars 2011

Les Mille mots

Vient de s'ajouter un dixième texte au titre à prime abord simili-satanique, mais qui se révèle tout autre quand on y regarde de plus près :
  • Esox lucius.
Et un ajout à la cagnotte gagnante :
  • Terra ! de Stefano Benni, dont on peut admirer la couverture ici, gracieuseté des éditions Mnémos.

    mardi 1 mars 2011

    Des concours partout

    Il vous reste 49 jours pour participer au concours de nouvelles Les Mille mots de l'Ermite. C'est simple et les prix sont super. Tous genres littéraires, 1000 mots max, date limite 18 avril. Les modalités sont ici.

    Je veux vous signaler aussi un nouveau concours de nouvelles qui vise à faire de Gatineau rien de moins que la capitale de la nouvelle. Les prix sont une superbe incitation à participer. Tous genres littéraires, 2500 mots max, date limite 31 août. Les modalités sont ici.

    Et pour ceux qui ne le connaissent pas, ne pas oublier le Prix de la Rivière-Ouelle de la nouvelle policière. Polar et phrase amorce, 15-50 000 caractères (env. 8000 mots), date limite 30 juin. Les modalités sont ici.

    Et sans oublier le doyen, le prix Solaris, pour une nouvelle des littératures de l'imaginaire. Imaginaire, 7500 mots, date limite 18 mars. Les modalités sont ici.

    À vos claviers, forçats de la Terre...

    Entente de publication

    J'ai signé hier ma première entente de publication.

    Ce moment solennel s'est produit avec Solaris pour la critique du livre Pandémonium Cité de David Bergeron, un petit roman que je signale à votre attention parce qu'il est vraiment pas mal. C'est à paraître dans le prochain numéro de la revue.

    J'étais rose de plaisir. Imaginez donc : une entente de publication, voyez-vous ça, ça fait tellement professionnel.

    Pour récompenser mon effort, la direction de Solaris va m'envoyer un chèque de 9, 56 $. C'est pharaonique : je réserve illico mon billet pour La Guadeloupe... :-)

    Maintenant si je peux finir par faire les corrections demandées par Alibis à ma nouvelle Les Ciseaux, je pourrais signer une deuxième entente en 2011 avec l'Empire Àlire, ou le Consortium Pettigrew, c'est comme on veut  ;-)

    Richard : simili-quasi-ersatz-presque auteur (au moins dans sa tête).