Les conteurs ont le vent dans les voiles depuis l'émergence de Fred Pellerin il y a quelques années; on les voit partout et ils sont sur toutes les scènes. Lucie Bisson fait partie de cette jeune génération de conteurs et conteuses.
La gigue à Pomerleau. Pour marier la belle Eugénie, Pomerleau demande à la sorcière du village des souliers à giguer qui lui permettront de séduire sa belle. Mais à chaque faveur s'attache une contrainte, et Pomerleau devra faire un choix qui lui brisera le coeur...
La belle et le marinier. Une pierre pousse dans le potager du père Gendron, un beau gars en sort que la mer interpelle. Pierre sera capitaine et tombera amoureux de la belle Marie-Laine...
La grosse grise de Percé raconte le combat épique entre Gaspard Bouchard, pêcheur de morue, et une grande baleine grise meurtrière. Bouchard signe un pacte avec le Diable et ça finit mal pour tout le monde...
Le diable des marais. Le grand Poitras trouve le moyen d'empêcher le Diable de nuire à la construction de la voie ferrée en lui faisant tenir un ponceau à bout de bras...
La biche des sucres. La mère Mailloux recueille une biche très, très spéciale...
Le chien du cap Bon-Désir. Un groupe de jeunes en vacances croise le vieux Murdock et son gros chien noir, pourtant morts tous les deux depuis longtemps...
Pour Éloïse. Quand la mine s'effondre, Legault fait tout en son pouvoir pour sauver son ami McCloud enterré vivant. Sous terre il découvre un éden étonnant...
La malédiction de Pomerleau. Pauvre Pomerleau, naguère il a du renoncer à la belle Eugénie et voilà que la sorcière vient lui réclamer les sabots qu'il a brûlés, sinon gare à la malédiction. Malin, Pomerleau n'a pas l'intention de se laisser faire...
Notons d'abord la couverture, un camaïeu aigue-marine illustrant magnifiquement ce qui devrait être la thématique unique de ce recueil dont le titre complet est La Belle et le marinier et autres contes du fleuve.
Ce qui m'amène directement à mes petits bémols. Malgré le titre, les textes ne sont pas tous liés à la mer. On y parle de voies ferroviaires, de mines et de cabane à sucre. C'est mineur, mais je prends le temps de le noter, parce que, à mon avis, ça vient affaiblir la cohérence de l'ensemble.
Les textes ne sont pas tous des contes. Quelques nouvelles en bonne et due forme se glissent dans le recueil. Ça détonne un peu, parce que la nouvelle, même si elle peut être lue à voix haute comme les contes ici présentés, n'en reste pas moins une forme littéraire plus soignée, à l'écriture soutenue, et généralement plus riche en nuances que le conte.
Le rendu de l'oralité du langage n'est pas cohérent d'un texte à l'autre, alors que la graphie bafouille parfois dans le conte lui-même, ce qui est moins excusable et doit être imputée à l'éditeur.
Reste que c'est plutôt bon, malgré les limitations inhérentes à la forme du conte. Si on aime les histoires pas trop compliquées mettant en scène un Diable toujours facile à duper, des sorcières avec qui on fait des pactes pour des petites faveurs du quotidien, etc., alors La Belle et le marinier nous plaira.
Reste que pour ce lecteur-ci, les meilleurs textes de ce recueil de « contes » sont les « nouvelles » Le chien du cap Bon-Désir et Pour Éloïse qui n'aurait pas déparées les revues spécialisées comme Solaris ou Brins d'éternité.
Les textes ne sont pas tous des contes. Quelques nouvelles en bonne et due forme se glissent dans le recueil. Ça détonne un peu, parce que la nouvelle, même si elle peut être lue à voix haute comme les contes ici présentés, n'en reste pas moins une forme littéraire plus soignée, à l'écriture soutenue, et généralement plus riche en nuances que le conte.
Le rendu de l'oralité du langage n'est pas cohérent d'un texte à l'autre, alors que la graphie bafouille parfois dans le conte lui-même, ce qui est moins excusable et doit être imputée à l'éditeur.
Reste que c'est plutôt bon, malgré les limitations inhérentes à la forme du conte. Si on aime les histoires pas trop compliquées mettant en scène un Diable toujours facile à duper, des sorcières avec qui on fait des pactes pour des petites faveurs du quotidien, etc., alors La Belle et le marinier nous plaira.
Reste que pour ce lecteur-ci, les meilleurs textes de ce recueil de « contes » sont les « nouvelles » Le chien du cap Bon-Désir et Pour Éloïse qui n'aurait pas déparées les revues spécialisées comme Solaris ou Brins d'éternité.
Cote 6,5 / 10
Le livre vient accompagné d'un CD très réussi où l'auteure dit quelques-uns des contes du recueil, en plus de chanter des airs de circonstance.
La belle et le marinier
Lucie Bisson
Planète rebelle, 2010
111 pages
21.95 $
(Livre avec un CD)

6 commentaires:
Excellent. Tu sais ce qui me gosse avec ces livres? Le cd.
111 pages---21$
Je recule en voyant le prix.
Je comprends le prix élevé, c'est un livre qui ne se vendra pas beaucoup de toute évidence. Mais les livres de cet éditeur spécialité semble tous du même tonneau : un livre, un CD. Il faut voir ça comme un spectacle pour lequel on ne paiera pas :-)
Ok, m'a te l'emprunter alors, hahahahahahaha.
C'est une blague.
Hahaha, je vais te le passer quand même ha ha ha
Je croyais que tu parlais de moi... ah ah ah !
Moi c'est Lucille Bisson ;o)
Nan, cette Bisson-là est de Vaudreuil-Dorion, une quasi voisine...
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