Un blogue qui parle de lectures et d'écriture, sans oublier Benjamin, Suzanne et moi
jeudi 30 septembre 2010
160. Brins d'éternité n° 27
Le 27e numéro de Brins d'éternité s'ouvre sous une superbe illustration à l'italienne (avec la reliure allemande et l'équipe québécoise, c'est l'ONU) que j'ai maladroitement tenté de reproduire au complet ci-haut. Une œuvre de Marc Pageau. Du vrai bonbon pour les yeux, si on me permet ce calque de l'anglais.
Cendrillon et les sept petits lits de Jonathan Reynolds. Quand le destin d'un adepte de Cendrillon croise celui d'un adepte de Blanche-Neige, ça n'a rien d'un conte de fées... Une histoire tordue qui avance bien sur ses rails, mais dont les dialogues souvent maladroits et empruntés viennent gâcher l'impact. 6,5 \ 10
Une dernière enjambée de Pierre-Luc Lafrance. Cet homme qui passe devant chez vous chaque matin à heure fixe, il vous vient l'envie de le suivre un jour... Bien menée, bien observée, mais sans surprise, une histoire qu'on a l'impression d'avoir lu cent fois. 7 / 10
L'enrouleur de temps de Geneviève Blouin. Après avoir commis un vol, un homme tente d'échapper à la police... Voilà un exercice de style joliment ambiguë, en effet, son appartenance à la sf ou non relève de ce que le narrateur trouvera lorsqu'il ouvrira la dernière porte, s'il s'agit de l'enrouleur de temps, nous sommes dans la sf, sinon nous sommes dans le délire. À vous de juger. 8 / 10
La main dans la naine de Marius Mars. Une histoire qu'on ne peut résumer qui mêle avec jubilation : nanisme, marionnettes, phagocytage, possession... Vulgaire, mais pas banal. (Je répète mon offre : deux bières à qui me livre la tête de l'auteur.) 7,5 / 10
Le fils prodigue de Hans Delrue. Valentin est un hédoniste qui entend bien profiter de la fortune de son papa sur Atanas, la planète du jet-set de l'Empire, où le temps s'écoule 80 fois plus lentement qu'ailleurs... D'ordinaire, j'aime bien Delrue, entre autre parce que c'est un auteur qui sait faire les choses, bien présenter les situations, créer des personnages crédibles et qui a un excellent sens du dialogue. Ici, ça ne fonctionne tout simplement pas. La pâte n'a pas levée pour ce lecteur-ci. 5,5 / 10
Le plan de Michel Gingras. Appelés à démolir un mur, des ouvriers ouvrent une brèche dans un tuyau. Une petite fumée verdâtre s'en dégage. C'est de mauvais augure... Pas très original, comme c'est le premier texte d'un jeune auteur, on lui pardonne. Par contre, le traitement est ordinaire et la fin précipitée. 5,5 / 10
Huit minutes trente-deux secondes de Martin Dubois.La première machine temporelle suscite bien des convoitises dans un laboratoire... Sur ce thème éculée, Dubois propose une courte variation intéressante, à la limite du policier. 7,5 / 10
Sang d'elfe d'Alexandre Lemieux. Raguis tente d'utiliser le pouvoir de guérison d'un elfe pour sauver sa mère mourante. Mais les elfes sont des créatures méprisées et difficiles... J'ai aimé ça et c'est de la fantasy ! Lemieux a ficelé une fort bonne histoire, noire à souhait, atmosphérique en diable, qu'il rend d'une manière prenante. Comme quoi on n'a pas besoin de renouveler le genre pour le rendre intéressant. 8,5 / 10
Bref, un numéro sans éclat qui ne passera pas à l'histoire, sauf pour sa très jolie couverture, mais qui compense par huit nouvelles variées et divertissantes.
Cote 7,5 /10
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samedi 25 septembre 2010
159. Yupster - Sylvain Raymond
Le blogueur de pointe et expert en communications, Sylvain Raymond doit préparer le party de la compagnie Puma Canada. Il court après un DJ, tente d'organiser la chose tout en étant pris dans un écheveau de relations amoureuses qui ont tendance à rebondir à l'improviste et qui relève plus du fantasme que de la réalité.
En dépit de toutes les faiblesses (elles sont nombreuses et répétitives, l'auteur aurait vraiment eu besoin que quelqu'un relise son texte pour en retirer une masse de scories), j'ai lu ce petit roman en le savourant. C'est comme lire La semaine, les petits potins des vedettes, c'est-à-dire l'illustration d'une pensée égocentrique et superficielle, où le fantasme de la représentation constitue l'essentiel du statut des personnes, un monde où le contenant remplace le contenu.
En dépit de toutes les faiblesses (elles sont nombreuses et répétitives, l'auteur aurait vraiment eu besoin que quelqu'un relise son texte pour en retirer une masse de scories), j'ai lu ce petit roman en le savourant. C'est comme lire La semaine, les petits potins des vedettes, c'est-à-dire l'illustration d'une pensée égocentrique et superficielle, où le fantasme de la représentation constitue l'essentiel du statut des personnes, un monde où le contenant remplace le contenu.
Les moins bons aspects
C'est vraiment écrit n'importe comment.
La grammaire est boiteuse et le vocabulaire est mal utilisé, pas tout le temps, mind you, mais trop souvent pour mon gout.
Beaucoup de phrases mal construites qui sont à la limite de l'incompréhensible.
C'est d'un égocentrisme démesuré.
Les moins pires aspects
Quelques bonheurs d'expression disséminés comme des fleurs dans le fumier.
C'est vraiment écrit n'importe comment.
La grammaire est boiteuse et le vocabulaire est mal utilisé, pas tout le temps, mind you, mais trop souvent pour mon gout.
Beaucoup de phrases mal construites qui sont à la limite de l'incompréhensible.
C'est d'un égocentrisme démesuré.
Les moins pires aspects
Quelques bonheurs d'expression disséminés comme des fleurs dans le fumier.
Mélange parfois décapant (pas toujours) de cynisme et d'ironie.
Quelques scènes franchement hilarantes, y a de l'humour !
J'aime assez ces parenthèses ironiques ou mensongères qui forment un contrepoint au texte. Pas toujours réussies, parfois obscures, mais fascinantes.
Description d'un milieu hautement superficiel, l'auteur lance des flèches corrosives qui atteignent (parfois) leur cible.
Quelques scènes franchement hilarantes, y a de l'humour !
J'aime assez ces parenthèses ironiques ou mensongères qui forment un contrepoint au texte. Pas toujours réussies, parfois obscures, mais fascinantes.
Description d'un milieu hautement superficiel, l'auteur lance des flèches corrosives qui atteignent (parfois) leur cible.
En bref :
Misère de ma mère, l'auto-édition dans toute sa gloire et son pathétisme, la cour des miracles de la littérature qui n'a pas trouvé preneur ailleurs.
Faut pas se leurrer, c'est du sous Glamorama (avoué), du Brett Easton Ellis sans talent, avec un égo aussi immense (je sais de quoi je parle, je viens de regarder une interview de lui chez Charlie Rose). Il faut lire le premier chapitre de Glamorama vite vite ça urge, ça a l'air tellement facile à faire, tellement facile à imiter... Sylvain Raymond a tenté sa chance, c'est plus raté que réussi.
Faut pas se leurrer, c'est du sous Glamorama (avoué), du Brett Easton Ellis sans talent, avec un égo aussi immense (je sais de quoi je parle, je viens de regarder une interview de lui chez Charlie Rose). Il faut lire le premier chapitre de Glamorama vite vite ça urge, ça a l'air tellement facile à faire, tellement facile à imiter... Sylvain Raymond a tenté sa chance, c'est plus raté que réussi.
Cote 3,5 / 10
Yupster
Sylvain Raymond
À compte d'auteur, 2010
168 pages
(à commander ici : 15 $ édition papier; à votre bon cœur, édition électronique, j'ai donné 5 $ que je ne regrette pas tout compte fait.)
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lectures
mercredi 22 septembre 2010
Les Mille mots prennent du poids 4
Romano Vlad Janulewicz qui nous avait bien fait rigoler l'an dernier avec son Ver gastronomique dans le Top 10 des Mille mots offre son premier recueil de nouvelles « Petits papiers meurtris » pour la dotation du concours.
En passant, la date de départ va être donnée très bientôt, pourquoi attendre janvier après tout ? Le temps d'ouvrir un compte de messagerie pour la réception des nouvelles.
La fin est fixée au 18 avril à 23h59.
Restez à l'affût.
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concours ermite 2011
Ça commence bancal
Vatoutine ne fut jamais maréchal, simplement général. C'est un point mineur dans l'histoire, il pourrait être capitaine ou politruk, aucune différence, mais ça me fait suer d'avoir rater ça.
Une uchronie peut-être dans laquelle V. aurait reçu ce grade ?
Une uchronie peut-être dans laquelle V. aurait reçu ce grade ?
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mardi 21 septembre 2010
Portrait du bestiau tel qu'en lui-même il n'a pas fini de croître
Fin avril, elle était grosse comme ça, et mignonne... Elle tenait sur la largeur de trois lattes de plancher.
Elle a maintenant six mois, fin prête pour les labours... (Notez, je vous prie, le plancher refait.)
D'Amour, dans toute sa splendeur de Mastiff
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animaux
lundi 20 septembre 2010
Les Mille mots prennent du poids 3
Élisabeth Tremblay offre aux Mille mots le premier tome « français » de sa série Filles de lune : Naïla de Brume, interdit de vente au Canada. Un livre de collection en plus. Merci beaucoup. Les Tremblay sont du bien bon monde.
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concours ermite 2011
dimanche 19 septembre 2010
Pas encore annoncée, mais déjà dotée - 2 +AJOUT
L'équipe de Brins d'éternité offre un abonnement d'un an à la revue. Merci à elle.
Il y a maintenant une « page » dans la colonne de droite qui donne quelques précisions sur la deuxième édition (2011) du concours de nouvelles Les Mille mots de l'ermite. Tous les détails y seront affichés au fur et à mesure; pour l'instant il y a la dotation du concours.
Si vous souhaitez ajouter en privé quelque chose au concours, un abonnement, un livre, une perceuse à percussion, un premier-né, n'hésitez pas à me contacter à richard.suzanne@gmail.com.
N'oubliez pas que le concours est ouvert à tous les genres littéraires, sauf à la poésie. Donc les prix peuvent être en conséquence : roman jeunesse, littérature classique, espionnage, romance, c'est à vous d'y voir...
More to come...
PLUS : Martin Lessard offre un exemplaire dédicacé de son roman de science-fiction Terre sans mal à paraître en janvier chez Denoël. Je laisse Martin s'exprimer « J'ajoute à ma dot une bouteille de mon coup de cœur de l'an passé : Ménage à trois de la Maison californienne Folie à deux Winery. Au cas où mon roman ne serait pas à la hauteur ! "Pour faire avaler la pilule" comme dit la devise. Tchin ! »
Du vino pis la littérature : On ne rit plus !!!
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concours ermite 2011
jeudi 16 septembre 2010
Ce qu'ils sont timides les écrivains
C'est quand même assez rare pour qu'on le signale : un écrivain des littératures de l'imaginaire qui fait la une d'une revue, et qui plus est d'une revue non-littéraire ! En effet, Frédérick Durand est en couverture du magazine Energia des anciens de l'UQTR.
L'article est fichtrement intéressant, à la fois rétrospective de certains titres de l'auteur, analyse de sa démarche artistique et des multiples intérêts qui la fonde.
Frédérick est un ami des Mille mots de l'ermite et un auteur prolifique et remarquable.
Ne la cherchez pas, la revue n'est pas en kiosque. On peut s'abonner gratuitement ici.
L'article est fichtrement intéressant, à la fois rétrospective de certains titres de l'auteur, analyse de sa démarche artistique et des multiples intérêts qui la fonde.
Frédérick est un ami des Mille mots de l'ermite et un auteur prolifique et remarquable.
Ne la cherchez pas, la revue n'est pas en kiosque. On peut s'abonner gratuitement ici.
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miscellanée
mercredi 15 septembre 2010
Pas encore annoncée, mais déjà dotée
En effet, la deuxième édition des Mille mots de l'ermite n'est pas encore annoncée qu'elle est déjà dotée.
Daniel Sernine offre trois de ses recueils de nouvelles :
Le concours va se tenir de janvier à avril 2011. On s'en reparle.
Daniel Sernine offre trois de ses recueils de nouvelles :
- Boulevard des étoiles (Publications Ianus, 1991)
- Boulevard des étoiles 2 : À la recherche de Monsieur Goodtheim (Publications Ianus, 1991)
- Nuits blêmes (XYZ éditeur, 1990)
Le concours va se tenir de janvier à avril 2011. On s'en reparle.
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mardi 14 septembre 2010
Clavier en feu
C'est peut-être à cause de ce que je mange depuis deux mois, mais il y a bien longtemps que je n'ai été aussi productif côté écriture. Depuis 1991 en fait. Les premiers jets s'accumulent dans mon hangar, avec une autre addition aujourd'hui.
La moustache, une courte histoire de 1800 mots est une nouvelle laconique sur la puissance du rêve. On verra plus tard à la révision ce que ça donnera, si ça mérite de vivre ou s'il faut l'abattre pour abréger ses souffrances, mais bon pour le moment, la bête est là...
Là, je me lance sur un projet plus lourd, une des trois idées que j'ai en tête depuis longtemps pour de longs textes, genre 10 à 20 000 mots. À Prokhorovka, avec le maréchal Vatoutine est une idée qui m'est venue en cogitant sur À Prokhorovka, avec la 331e section antichar. Sauf le lieu, l'époque et un certain cadre, les deux nouvelles n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Vatoutine est une histoire de vampires assez traditionnelle, mais qui se passe durant la Deuxième.
La moustache, une courte histoire de 1800 mots est une nouvelle laconique sur la puissance du rêve. On verra plus tard à la révision ce que ça donnera, si ça mérite de vivre ou s'il faut l'abattre pour abréger ses souffrances, mais bon pour le moment, la bête est là...
Là, je me lance sur un projet plus lourd, une des trois idées que j'ai en tête depuis longtemps pour de longs textes, genre 10 à 20 000 mots. À Prokhorovka, avec le maréchal Vatoutine est une idée qui m'est venue en cogitant sur À Prokhorovka, avec la 331e section antichar. Sauf le lieu, l'époque et un certain cadre, les deux nouvelles n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Vatoutine est une histoire de vampires assez traditionnelle, mais qui se passe durant la Deuxième.
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lundi 13 septembre 2010
158. Asile n° 3
Cinq nouvelles au sommaire :
Mot de bienvenue d'Étienne Groleau. La Confédération Internationale de la Planète Terre vous envoie un message : la réalité n'est pas ce que vous croyez... Ce texte est manifestement hors de portée de ma pauvre intelligence, mes neurones ont surchauffés. 4 / 10
Mortis Angelus de Shamane. Clara revient chez elle en autobus mais il s'y passe des choses bizarres. Qui est cette petite fille qui l'interpelle ? Et cette présence effrayante qui la suit constamment ?... Un texte oppressant qui ne laisse pas de répit au lecteur. Très solide, j'ai beaucoup aimé. Une jeune auteure à suivre attentivement. 8 / 10
L'heure bleue d'Ariane Gélinas. Entre le châtelain et Céleste, il y a une relation compliquée. C'est pourquoi il préfère la garder dans son musée personnel... Une histoire d'horreur à l'ancienne : avec château, savant brillant mais un peu fou, et écrite dans un style idoine. Le rythme est très lent. Atmosphérique à l'excès. 7 / 10
Le petit Jésus de Pat Isabelle. Ou la la, difficile de classer ce texte hallucinatoire, délirant et full jubilation. C'est, en tous cas, mystérieux, allusif, drôle (ah la manière de l'auteur) et parfaitement réussi. Je ne noterai pas ce texte parce que Pat est un bon ami à moi, et que de lui donner un 9 ça aurait l'air louche pour certains.
Je me souviens de Martin Lessard. Le messire Lemaurice du Québec attend les dignitaires du Jeu après sa victoire sur le messire Lariviere d'Ottawa. Lemaurice a de l'ambition mais le peuple du Québec en a autant pour lui... Même si cette histoire se lit comme le résumé d'un roman, je dois lever mon chapeau à l'auteur. C'est brillant et captivant. Une uchronie richement texturée qui m'a beaucoup, mais beaucoup plu. 9 / 10
Un excellent numéro. Les textes sont variés et se rattachent à tous les genres hébergés par le fanzine, sf, fantastique, avant-garde. Il faut aussi signaler la qualité de la mise en page. En fait, il n'y a que la monochromie de la couverture qui déçoive, mais bon, ça viendra avec le temps et l'argent... Le blogue de cette excellente revue est ici, on nous promet un cadavre exquis à chaque numéro.
N'hésitez pas à vous abonner.
Cote 8,5 / 10
Mot de bienvenue d'Étienne Groleau. La Confédération Internationale de la Planète Terre vous envoie un message : la réalité n'est pas ce que vous croyez... Ce texte est manifestement hors de portée de ma pauvre intelligence, mes neurones ont surchauffés. 4 / 10
Mortis Angelus de Shamane. Clara revient chez elle en autobus mais il s'y passe des choses bizarres. Qui est cette petite fille qui l'interpelle ? Et cette présence effrayante qui la suit constamment ?... Un texte oppressant qui ne laisse pas de répit au lecteur. Très solide, j'ai beaucoup aimé. Une jeune auteure à suivre attentivement. 8 / 10
L'heure bleue d'Ariane Gélinas. Entre le châtelain et Céleste, il y a une relation compliquée. C'est pourquoi il préfère la garder dans son musée personnel... Une histoire d'horreur à l'ancienne : avec château, savant brillant mais un peu fou, et écrite dans un style idoine. Le rythme est très lent. Atmosphérique à l'excès. 7 / 10
Le petit Jésus de Pat Isabelle. Ou la la, difficile de classer ce texte hallucinatoire, délirant et full jubilation. C'est, en tous cas, mystérieux, allusif, drôle (ah la manière de l'auteur) et parfaitement réussi. Je ne noterai pas ce texte parce que Pat est un bon ami à moi, et que de lui donner un 9 ça aurait l'air louche pour certains.
Je me souviens de Martin Lessard. Le messire Lemaurice du Québec attend les dignitaires du Jeu après sa victoire sur le messire Lariviere d'Ottawa. Lemaurice a de l'ambition mais le peuple du Québec en a autant pour lui... Même si cette histoire se lit comme le résumé d'un roman, je dois lever mon chapeau à l'auteur. C'est brillant et captivant. Une uchronie richement texturée qui m'a beaucoup, mais beaucoup plu. 9 / 10
Un excellent numéro. Les textes sont variés et se rattachent à tous les genres hébergés par le fanzine, sf, fantastique, avant-garde. Il faut aussi signaler la qualité de la mise en page. En fait, il n'y a que la monochromie de la couverture qui déçoive, mais bon, ça viendra avec le temps et l'argent... Le blogue de cette excellente revue est ici, on nous promet un cadavre exquis à chaque numéro.
N'hésitez pas à vous abonner.
Cote 8,5 / 10
dimanche 12 septembre 2010
157. L'orignal qui avait la frousse - Nicholas Oldland
L'Orignal a peur de tout. Il regarde ses amis, Castor et Ours, s'amuser comme des fous et il a l'impression de manquer quelque chose.
Grâce à son ami Tortue il va devenir un peu plus téméraire, moins peureux, et se mettre à apprécier la vie dans toute sa plénitude.
Une toute petite histoire illustrée par l'auteur lui-même. Le dessin est splendide, laconique et rigolo à la fois, avec un petit air à la Jean-Paul Lemieux là où les personnages se perdent dans des décors trop grands pour eux.
Cet album est une célébration de la vie. C'est chouette comme tout, et touchant.
Benjamin a beaucoup aimé ce livre qu'il a choisi tout seul.
Cote 10 / 10
Grâce à son ami Tortue il va devenir un peu plus téméraire, moins peureux, et se mettre à apprécier la vie dans toute sa plénitude.
Une toute petite histoire illustrée par l'auteur lui-même. Le dessin est splendide, laconique et rigolo à la fois, avec un petit air à la Jean-Paul Lemieux là où les personnages se perdent dans des décors trop grands pour eux.
Cet album est une célébration de la vie. C'est chouette comme tout, et touchant.
Benjamin a beaucoup aimé ce livre qu'il a choisi tout seul.
Cote 10 / 10
L'orignal qui avait la frousse
(Making the Moose Out of Life)
(Making the Moose Out of Life)
Nicolas Oldland
Scholastic, 2010
9,99 $
pour les 3 à 7 ans
vendredi 10 septembre 2010
156. Toi et moi, it's complicated - Dominic Bellavance
Daniel trompe Véronique mais ne veux pas que ça se sache. Aussi quand des vidéos compromettantes apparaissent sur le profil Facebook d'une amie qu'il ne connait ni d'Ève ni d'Adam, les choses prennent une tournure inattendue et les événements se précipitent.
(Comme ça se passe essentiellement sur et à cause de Facebook, les néophytes risquent de s'y perdre, je le crains.)
Parce que mon petit commentaire va dissoner dans le concert unanime de louanges que ce roman s'attire depuis sa parution, je risque bien d'avoir l'air d'une trace de brake dans le cul de la robe de la mariée. Mais tel est mon destin, et je l'assume.
Première constatation, Toi et moi, it's complicated appartient à la chick lit. De la chick lit écrite par un gars, plus crue, plus génitale et directe, mais reste que Bellavance reprend à son compte certains des grands thèmes de ce genre littéraire, à plat, sans les sublimer : l'obnubilation du dating, les rencontres fortuites, le commérage, etc. Mais peut-être est-ce dû tout simplement au fait qu'à mon avis Facebook m'apparait être une extension naturelle de la chick lit, c-à-d une littérature faite de papotage et de jérémiades, de positivisme bon aloi, d'impressions fugaces et de réflexions sans portée. Dans ce cas, on pourrait dire que l'auteur a tenu son pari de représenter le réel avec beaucoup de... réalisme !
Comprenez que je ne reproche pas à Bellavance d'avoir écrit de la chick lit. C'est un jeune gars qui sait ce qu'il fait. Son écriture est allègre et le style est fluide. Pas de faux pas dans ce roman. Ça coule et ce lecteur-ci a apprécié la beauté graphique de la mise en page, qui est très appropriée et l'humour même s'il est parfois forcée et burlesque. J'ai lu ce roman sans déplaisir et sans ennui.
Une poignée de bémols, cependant. J'ai vraiment eu de la difficulté à m'attacher à Daniel, le narrateur. C'est un faux jeton. Il est fourbe, (mauvais) calculateur, incapable de s'assumer et de prendre ses responsabilités. Antihéros antipathique. Il est manipulé et il tente de manipuler. Il porte en lui quelque chose d'odieux, bien que je doive avouer que ses partenaires de romans ne valent guère mieux : les filles ne donnent pas leur place. Bellavance nous présente le portrait de facto d'une jeunesse particulièrement retorse, qui calcule et manipule et est manipulée. Dans un autre contexte, et en plus étoffé, ce petit livre aurait pu devenir un roman d'espionnage.
Aussi, il est de bon ton dans la littérature québécoise bcbg de donner aux personnages les plus vils une langue parlée grossière qui beurre épais dans le vernaculaire. À ce chapitre, Toi et moi, it's complicated n'évite pas ce cliché, comme en témoigne le personnage d'Anne-Sophie. On aurait souhaiter, je ne sais pas, autre chose...
D'une curieuse façon, même si elle est en porte à faux avec le ton badin du roman, la fin est l'élément le plus détonnant du roman. Elle est étonnante et détonante, mais insatisfaisante.
À propos de ce roman, j'adhère à ce que Frédéric Raymond en dit sur son blogue: « Lisez-le dès maintenant, parce que plusieurs des références culturelles pourraient sembler datées dans quelques années. » On ne saurait mieux dire.
Pour un plaisir évanescent. Recommandé avec une petite réserve.
Cote 6 / 10
(Comme ça se passe essentiellement sur et à cause de Facebook, les néophytes risquent de s'y perdre, je le crains.)
Parce que mon petit commentaire va dissoner dans le concert unanime de louanges que ce roman s'attire depuis sa parution, je risque bien d'avoir l'air d'une trace de brake dans le cul de la robe de la mariée. Mais tel est mon destin, et je l'assume.
Première constatation, Toi et moi, it's complicated appartient à la chick lit. De la chick lit écrite par un gars, plus crue, plus génitale et directe, mais reste que Bellavance reprend à son compte certains des grands thèmes de ce genre littéraire, à plat, sans les sublimer : l'obnubilation du dating, les rencontres fortuites, le commérage, etc. Mais peut-être est-ce dû tout simplement au fait qu'à mon avis Facebook m'apparait être une extension naturelle de la chick lit, c-à-d une littérature faite de papotage et de jérémiades, de positivisme bon aloi, d'impressions fugaces et de réflexions sans portée. Dans ce cas, on pourrait dire que l'auteur a tenu son pari de représenter le réel avec beaucoup de... réalisme !
Comprenez que je ne reproche pas à Bellavance d'avoir écrit de la chick lit. C'est un jeune gars qui sait ce qu'il fait. Son écriture est allègre et le style est fluide. Pas de faux pas dans ce roman. Ça coule et ce lecteur-ci a apprécié la beauté graphique de la mise en page, qui est très appropriée et l'humour même s'il est parfois forcée et burlesque. J'ai lu ce roman sans déplaisir et sans ennui.
Une poignée de bémols, cependant. J'ai vraiment eu de la difficulté à m'attacher à Daniel, le narrateur. C'est un faux jeton. Il est fourbe, (mauvais) calculateur, incapable de s'assumer et de prendre ses responsabilités. Antihéros antipathique. Il est manipulé et il tente de manipuler. Il porte en lui quelque chose d'odieux, bien que je doive avouer que ses partenaires de romans ne valent guère mieux : les filles ne donnent pas leur place. Bellavance nous présente le portrait de facto d'une jeunesse particulièrement retorse, qui calcule et manipule et est manipulée. Dans un autre contexte, et en plus étoffé, ce petit livre aurait pu devenir un roman d'espionnage.
Aussi, il est de bon ton dans la littérature québécoise bcbg de donner aux personnages les plus vils une langue parlée grossière qui beurre épais dans le vernaculaire. À ce chapitre, Toi et moi, it's complicated n'évite pas ce cliché, comme en témoigne le personnage d'Anne-Sophie. On aurait souhaiter, je ne sais pas, autre chose...
D'une curieuse façon, même si elle est en porte à faux avec le ton badin du roman, la fin est l'élément le plus détonnant du roman. Elle est étonnante et détonante, mais insatisfaisante.
À propos de ce roman, j'adhère à ce que Frédéric Raymond en dit sur son blogue: « Lisez-le dès maintenant, parce que plusieurs des références culturelles pourraient sembler datées dans quelques années. » On ne saurait mieux dire.
Pour un plaisir évanescent. Recommandé avec une petite réserve.
Cote 6 / 10
Toi et moi, it's complicated
Dominic Bellavance
Coups de tête, 2010
126 pages
14,95 $
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155. Vent printanier - Hubert Haddad
Vent printanier est le nom de code de l'opération de rassemblement des Juifs français en juillet 42, la Rafle du Vel' d'Hiv', certainement une des heures les plus ignobles de la France.
En deux jours, plus de 13000 Juifs, dont 4115 enfants, ont été arrêtés et rassemblés au Vélodrome d'Hiver de Paris avec l'aide de la police française avant d'être déportés et tués à Auschwitz.
Hubert Haddad a écrit un très court recueil réunissant quatre nouvelles autour du souvenir de cette opération.
Meranda, ou le devoir de mémoire. Adèle cherche son chat dans la ville. Partout elle voit les trains qui lui rappelle sa petite amie juive, Meranda, disparue quelques jours plus tôt dans une rafle. Elle rencontre un vieil homme éploré qui croit qu'elle est Meranda... Une nouvelle sur l'identité et la perte. Très fine nouvelle, et qui mériterait relecture si ce n'était pour le style le l'auteur, surécrit et haché, qui gâche la sauce. 6 / 10
Vent printanier. Son violon sous le bras, Michaï se dirige vers une cérémonie commémorative de la rafle. Il est assailli de souvenirs. Il a perdu sa famille et a assisté à leur embarquement sans pouvoir réagir. Un jeune Rom en cavale l'accompagne sur le chemin vers la gare... La meilleure nouvelle du recueil. La douleur de ce vieil homme qui a tout perdu est palpable, et l'allusion contemporaine aux Roms invite à une réflexion sur l'actualité. Mais encore une fois l'écriture, grr... 7 / 10
La nuit du fou, ou les sonneurs de l'ancien monde.Un vieux photographe qui collectionne les photos des camps fait une rencontre inattendue avec un gamin qui vient de loin... Encore là, une nouvelle qui pourrait être totalement réussie si l'auteur n'avait pas tant chercher les effets de style. 4 / 10
Chasse aux lièvres dans la région des Moulins. Un vieil homme, revendeur de modèles réduits de trains, va rencontrer un collectionneur qui pourrait bien être le soldat allemand qui lui a sauvé la vie en 44...Mon commentaire sur les autres textes vaut pour celui-ci aussi. Malheureusement : 6 / 10
En dépit d'une thématique de premier ordre qui m'auraient normalement interpellé, je n'ai pas été captivé par ce livre. L'écriture est nettement en cause. L'auteur cherche à créer des images fortes, qui finissent par créer une impression de plaquées à force d'être trop étirées.
Pas recommandé. De bonnes histoires, par un auteur qui n'a pas su s'effacer. Grr...
Cote 6 / 10
En deux jours, plus de 13000 Juifs, dont 4115 enfants, ont été arrêtés et rassemblés au Vélodrome d'Hiver de Paris avec l'aide de la police française avant d'être déportés et tués à Auschwitz.
Hubert Haddad a écrit un très court recueil réunissant quatre nouvelles autour du souvenir de cette opération.
Meranda, ou le devoir de mémoire. Adèle cherche son chat dans la ville. Partout elle voit les trains qui lui rappelle sa petite amie juive, Meranda, disparue quelques jours plus tôt dans une rafle. Elle rencontre un vieil homme éploré qui croit qu'elle est Meranda... Une nouvelle sur l'identité et la perte. Très fine nouvelle, et qui mériterait relecture si ce n'était pour le style le l'auteur, surécrit et haché, qui gâche la sauce. 6 / 10
Vent printanier. Son violon sous le bras, Michaï se dirige vers une cérémonie commémorative de la rafle. Il est assailli de souvenirs. Il a perdu sa famille et a assisté à leur embarquement sans pouvoir réagir. Un jeune Rom en cavale l'accompagne sur le chemin vers la gare... La meilleure nouvelle du recueil. La douleur de ce vieil homme qui a tout perdu est palpable, et l'allusion contemporaine aux Roms invite à une réflexion sur l'actualité. Mais encore une fois l'écriture, grr... 7 / 10
La nuit du fou, ou les sonneurs de l'ancien monde.Un vieux photographe qui collectionne les photos des camps fait une rencontre inattendue avec un gamin qui vient de loin... Encore là, une nouvelle qui pourrait être totalement réussie si l'auteur n'avait pas tant chercher les effets de style. 4 / 10
Chasse aux lièvres dans la région des Moulins. Un vieil homme, revendeur de modèles réduits de trains, va rencontrer un collectionneur qui pourrait bien être le soldat allemand qui lui a sauvé la vie en 44...Mon commentaire sur les autres textes vaut pour celui-ci aussi. Malheureusement : 6 / 10
En dépit d'une thématique de premier ordre qui m'auraient normalement interpellé, je n'ai pas été captivé par ce livre. L'écriture est nettement en cause. L'auteur cherche à créer des images fortes, qui finissent par créer une impression de plaquées à force d'être trop étirées.
Pas recommandé. De bonnes histoires, par un auteur qui n'a pas su s'effacer. Grr...
Cote 6 / 10
Vent printanier
Hubert Haddad
Zulma, 2010
62 pages
7,95 $
jeudi 9 septembre 2010
Bientôt sur ce blogue
Avec les rénovations de cet été, je me suis rendu compte que j'avais des tonnes et des tonnes de livres qui encombrait la maison. Je me suis fixé l'objectif de me départir d'une bonne partie de cette collection, au moins 1000 livres, peut-être même 2000. Et il m'en restera autant !
Les livres sont tous en bonne ou excellente condition, avec généralement mon nom et la date d'achat en ex-libris. Je signalerai tout espèce d'anicroches, style surlignement. Une liste apparaîtra bientôt sur le blogue. Les intéressés n'auront qu'à me signaler ce qui les, euh, intéresse.
Beaucoup de romans, d'essais, de documents. De vieux livres, des neufs aussi. Des inconnus et quelques Senécal, tiens. De la sf, des polars, des études sur le marxisme (ah ma folle jeunesse), mais aussi de la littérature générale.
Je vais les donner. Les preneurs n'auront qu'à payer les frais de poste, ou s'arranger avec moi pour un point de chute à déterminer. Je suis à Rigaud, mais aussi parfois à Longueuil. Je vais à Boréal, etc. Je suis retraité et je peux me déplacer un peu. Y a toujours moyen de moyenner. À plus.
Les livres sont tous en bonne ou excellente condition, avec généralement mon nom et la date d'achat en ex-libris. Je signalerai tout espèce d'anicroches, style surlignement. Une liste apparaîtra bientôt sur le blogue. Les intéressés n'auront qu'à me signaler ce qui les, euh, intéresse.
Beaucoup de romans, d'essais, de documents. De vieux livres, des neufs aussi. Des inconnus et quelques Senécal, tiens. De la sf, des polars, des études sur le marxisme (ah ma folle jeunesse), mais aussi de la littérature générale.
Je vais les donner. Les preneurs n'auront qu'à payer les frais de poste, ou s'arranger avec moi pour un point de chute à déterminer. Je suis à Rigaud, mais aussi parfois à Longueuil. Je vais à Boréal, etc. Je suis retraité et je peux me déplacer un peu. Y a toujours moyen de moyenner. À plus.
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don de livres
lundi 6 septembre 2010
État des travaux II+
Tout à l'heure, au Salon d'écriture de Valleyfield, j'ai mis un terme au premier jet de À Prokhorovka, avec la 331e section antichar. Là, je fais comme pour un porto : en fût pour 20 ans !
J'avais trois projets de nouvelles il y a quelques semaines, les premiers jets (propulsé par des P&W d'origine) sont terminés pour deux d'entre elles. La troisième a commencé à circuler chez les éditeurs.
Un énorme merci à P., N. et K. de me supporter dans leur nid !
PS
Tiens, un premier refus pour Blaise et Benjamin, mon petit roman jeunesse. C'est un choc et je ne comprends pas. Quel enfant de 0 à 5 ans ne serait pas intéressé par un échange philosophique sur le destin de l'homme et l'avenir des sciences via des cordes quantiques entre Blaise Pascal et Benjamin Franklin ? Je vous le demande... ;-)
J'avais trois projets de nouvelles il y a quelques semaines, les premiers jets (propulsé par des P&W d'origine) sont terminés pour deux d'entre elles. La troisième a commencé à circuler chez les éditeurs.
Un énorme merci à P., N. et K. de me supporter dans leur nid !
PS
Tiens, un premier refus pour Blaise et Benjamin, mon petit roman jeunesse. C'est un choc et je ne comprends pas. Quel enfant de 0 à 5 ans ne serait pas intéressé par un échange philosophique sur le destin de l'homme et l'avenir des sciences via des cordes quantiques entre Blaise Pascal et Benjamin Franklin ? Je vous le demande... ;-)
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écriture
dimanche 5 septembre 2010
Mon petit kindle...
J'ai mon kindle en main depuis une douzaine de jours maintenant. Le temps est venu de faire un premier bilan.
Il est à peine plus large qu'un Folio. Il st si simple à opérer qu'on peut se mettre à télécharger des livres (et autres textes) dès que la pile est chargée (trois ou quatre heures) et se mettre en mode lecture en quelques minutes. Il est relativement léger, pensez les Bienveillantes en Folio, mais moins que ce que j'aurais cru.
Autrement, il fait ce que toute lisette (j'aime mieux que liseuse) doit faire. Je ne vous referai pas le coup de la publicité. Très utile pour lire des briques de 1000 pages en grand format, ces livres qui vous épuisent les bras et laissent une empreinte dans votre ventre si vous aimez lire sur le dos. D'un autre côté, je dis toujours qu'un gros livre, grand format ou hardcover, est une formidable arme défensive si vous êtes victime d'une attaque; pour voir, essayez de vous défendre avec une lisette, ha ha, c'est ridicule...
Les moins bons points, ou ce pourquoi y a rien pour battre un bon livre en papier :
Son apparente fragilité. Je n'ai pas tenté l'expérience, mais je ne suis pas sûr que cet engin est capable de résister à une chute de quelques pieds. Le bakélite, ça a ses limites. Par contre, hein, lâchez votre livre de poche, il n'y a qu'à le ramasser. Aussi, mon chien a mâchouillé un livre l'autre jour, le livre est encore lisible. Eût-il attaqué la lisette...
Y a rien comme de faire flipper les pages d'un livre pour voir où sont les illustrations, ici, oubliez ça...
Le kindle ne sent pas l'encre.
Le clavier est non accentué. Speak white, me houspille mon petit kindle.
Si la pile lâche, you're out, my friend (oupse, c'est l'influence du kindle). Pas de piles de rechange, faut recharger à l'usb ou sur une prise ordinaire. Tu pars le matin pensant lire dans l'autobus, paf, la pile s'éteint à l'arrêt, ben, t'es pogné pour regarder les côtés d'autobus jusqu'au centre-ville... En passant, l'icone de charge de la pile sur le kindle est pas claire du tout, en fait, elle est illisible.
Dans les publicités, on voit le monde lisant avec leur lisette, au soleil, dans un hamac, un mojitos à la main. Très joli, très vendeur. Maintenant imaginez que vous allez prendre l'autobus par -20 et que vous attendez trente minutes à l'arrêt avant de monter à bord, votre lisette dans la poche de votre parka ou dans votre malette. Je parie que la pile ne tiendra pas le coup, qu'elle se déchargera au froid... mais, là, c'est juste mon opinion...
J'ai l'air négatif, mais je n'ai pas la chanson. J'aime bien mon petit kindle, déjà j'ai fait plein de chargements de livres gratuits ou à très bas prix. J'ai même télécharger les cinq petites nouvelles que les éditions Alto ont publié pour célébrer leur cinquième anniversaire de fondation. J'ai lu La légende de McNeil et J'irai me crosser sur vos tombes. Je commence L'Ancienne famille et Le chevalier de Mornac.
C'est vraiment très bien fait, bien que pas si convivial qu'on prétend.
Il est à peine plus large qu'un Folio. Il st si simple à opérer qu'on peut se mettre à télécharger des livres (et autres textes) dès que la pile est chargée (trois ou quatre heures) et se mettre en mode lecture en quelques minutes. Il est relativement léger, pensez les Bienveillantes en Folio, mais moins que ce que j'aurais cru.
Autrement, il fait ce que toute lisette (j'aime mieux que liseuse) doit faire. Je ne vous referai pas le coup de la publicité. Très utile pour lire des briques de 1000 pages en grand format, ces livres qui vous épuisent les bras et laissent une empreinte dans votre ventre si vous aimez lire sur le dos. D'un autre côté, je dis toujours qu'un gros livre, grand format ou hardcover, est une formidable arme défensive si vous êtes victime d'une attaque; pour voir, essayez de vous défendre avec une lisette, ha ha, c'est ridicule...
Les moins bons points, ou ce pourquoi y a rien pour battre un bon livre en papier :
Son apparente fragilité. Je n'ai pas tenté l'expérience, mais je ne suis pas sûr que cet engin est capable de résister à une chute de quelques pieds. Le bakélite, ça a ses limites. Par contre, hein, lâchez votre livre de poche, il n'y a qu'à le ramasser. Aussi, mon chien a mâchouillé un livre l'autre jour, le livre est encore lisible. Eût-il attaqué la lisette...
Y a rien comme de faire flipper les pages d'un livre pour voir où sont les illustrations, ici, oubliez ça...
Le kindle ne sent pas l'encre.
Le clavier est non accentué. Speak white, me houspille mon petit kindle.
Si la pile lâche, you're out, my friend (oupse, c'est l'influence du kindle). Pas de piles de rechange, faut recharger à l'usb ou sur une prise ordinaire. Tu pars le matin pensant lire dans l'autobus, paf, la pile s'éteint à l'arrêt, ben, t'es pogné pour regarder les côtés d'autobus jusqu'au centre-ville... En passant, l'icone de charge de la pile sur le kindle est pas claire du tout, en fait, elle est illisible.
Dans les publicités, on voit le monde lisant avec leur lisette, au soleil, dans un hamac, un mojitos à la main. Très joli, très vendeur. Maintenant imaginez que vous allez prendre l'autobus par -20 et que vous attendez trente minutes à l'arrêt avant de monter à bord, votre lisette dans la poche de votre parka ou dans votre malette. Je parie que la pile ne tiendra pas le coup, qu'elle se déchargera au froid... mais, là, c'est juste mon opinion...
J'ai l'air négatif, mais je n'ai pas la chanson. J'aime bien mon petit kindle, déjà j'ai fait plein de chargements de livres gratuits ou à très bas prix. J'ai même télécharger les cinq petites nouvelles que les éditions Alto ont publié pour célébrer leur cinquième anniversaire de fondation. J'ai lu La légende de McNeil et J'irai me crosser sur vos tombes. Je commence L'Ancienne famille et Le chevalier de Mornac.
C'est vraiment très bien fait, bien que pas si convivial qu'on prétend.
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samedi 4 septembre 2010
154. J'irai me crosser sur vos tombes - Édouard H. Bond
Engagé par le gros Robillard pour réaliser une trilogie porno avec un budget de 4000 $, François Martineau fait appel à Ed Hardcore pour lui pondre un scénario sur mesure. Hardcore écrit J'irai me crosser sur vos tombes. On se prépare à tourner, la vedette des films, la wannabe pornstar Marissa Cherry nous est présentée dans un chapitre écrit par Mélodie Nelson (une jeune auteure qui n'a pas la langue dans sa poche, mes amis, croyez-moi).
À la veille du tournage, Martineau flaube tout l'argent sur un party de « sachets » avec sa sœur. Apprenant ça, Robillard décide de donner une leçon à Martineau et lui fait câlisser une volée monumentale par ses hommes de main. La pauvre soeurette est sérieusement amochée. L'irresponsable réalisateur perd un œil dans la bagarre, mais retrouve un semblant de dignité.
En effet, toute sa vie, Martineau a fuit, mais là, devant le mal fait à sa sœur, il décide de prendre sa revanche. Il emprunte le gun à Ed Hardcore et s'en va au bureau de Robillard. Il tire et tue à qui mieux mieux, et finalement réussit à pogner Robillard pour un showdown final dans la salle du cinéma où l'on joue justement un de ses films... Je n'en dis pas plus, sinon que le duel final devant un écran de cinéma porno ne déplairait pas à Quentin Tarantino.
En passant, pour ceux à qui ça échapperait, le titre de ce roman est un hommage à J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian.
J'irai me crosser sur vos tombes marque une évolution par rapport aux deux autres romans de l'auteur. (J'espère qu'ils ont été écrits dans l'ordre où ils ont été publiés, sinon je vais encore avoir l'air d'un moron). Ici, au-delà du sordide et de la drôlerie (les deux sont en quantité considérable dans le roman), l'accent est mis sur la psychologie des personnages, qui sont moins caricaturaux que dans Prison de poupées et Maudits. Bond a donné suffisamment de chair à Martineau pour que le lecteur parvienne à s'identifier à lui.
Par certains côtés, ce n'est pas le meilleur des romans de l'auteur (quant à moi, c'est Maudits). J'y ai senti une certaine précipitation dans l'action, avec une tension dramatique moins forte, moins prenante; mais la psychologie vient enrichir considérablement le roman. L'auteur passe à un autre niveau, tout en habitant le même univers. Le lecteur familier de l'œuvre retrouvera St-Jean-de-Matha, son infâme prison des femmes et l'alter ego de l'auteur, Ed Hardcore. Dans un moment absolument décapant, on apprend que Ed souffre de dysfonction érectile !
Et pis, ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval un auteur capable de décrire un personnage ainsi :
Fortement recommandé. Le blogue à trois têtes de l'auteur est ici.
Note 8 / 10
À la veille du tournage, Martineau flaube tout l'argent sur un party de « sachets » avec sa sœur. Apprenant ça, Robillard décide de donner une leçon à Martineau et lui fait câlisser une volée monumentale par ses hommes de main. La pauvre soeurette est sérieusement amochée. L'irresponsable réalisateur perd un œil dans la bagarre, mais retrouve un semblant de dignité.
En effet, toute sa vie, Martineau a fuit, mais là, devant le mal fait à sa sœur, il décide de prendre sa revanche. Il emprunte le gun à Ed Hardcore et s'en va au bureau de Robillard. Il tire et tue à qui mieux mieux, et finalement réussit à pogner Robillard pour un showdown final dans la salle du cinéma où l'on joue justement un de ses films... Je n'en dis pas plus, sinon que le duel final devant un écran de cinéma porno ne déplairait pas à Quentin Tarantino.
En passant, pour ceux à qui ça échapperait, le titre de ce roman est un hommage à J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian.
J'irai me crosser sur vos tombes marque une évolution par rapport aux deux autres romans de l'auteur. (J'espère qu'ils ont été écrits dans l'ordre où ils ont été publiés, sinon je vais encore avoir l'air d'un moron). Ici, au-delà du sordide et de la drôlerie (les deux sont en quantité considérable dans le roman), l'accent est mis sur la psychologie des personnages, qui sont moins caricaturaux que dans Prison de poupées et Maudits. Bond a donné suffisamment de chair à Martineau pour que le lecteur parvienne à s'identifier à lui.
Par certains côtés, ce n'est pas le meilleur des romans de l'auteur (quant à moi, c'est Maudits). J'y ai senti une certaine précipitation dans l'action, avec une tension dramatique moins forte, moins prenante; mais la psychologie vient enrichir considérablement le roman. L'auteur passe à un autre niveau, tout en habitant le même univers. Le lecteur familier de l'œuvre retrouvera St-Jean-de-Matha, son infâme prison des femmes et l'alter ego de l'auteur, Ed Hardcore. Dans un moment absolument décapant, on apprend que Ed souffre de dysfonction érectile !
Et pis, ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval un auteur capable de décrire un personnage ainsi :
Julie, simplement vêtue d'une camisole sale pis d'une culotte slaque, avait le regard creux d'un cadavre, les traits tirés d'un vieillard pis la joie de vivre d'un cochon à l'abattoir.En terminant : Bond aime les points d'exclamation. Treize à la douzaine ! Normalement, ce n'est pas ma tasse de thé, mais je dois avouer qu'il y a un tout petit paquet d'auteurs qui en maîtrise le placement, alors, ici, j'aime bien !
Fortement recommandé. Le blogue à trois têtes de l'auteur est ici.
Note 8 / 10
J'irai me crosser sur vos tombes
Édouard H. Bond
Robert ne veut pas lire, 2009
122 pages
(format électronique seulement)
4 $
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vendredi 3 septembre 2010
Parlant de plagiat
Il n'y a pas que les auteures médiocres (ici et la suite) qui empruntent allègrement à Wkipedia, les moins pires aussi le font.
Pas besoin d'en ajouter.
Pas besoin d'en ajouter.
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jeudi 2 septembre 2010
153. Péchés mignons - Claude Bolduc
Succion. Le vampire Vlad va chez le dentiste soigner sa carie. Il se découvre une nouvelle vocation... Qui a dit que l'épouvante se mariait mal à l'humour ? Bolduc maîtrise parfaitement l'art du dialogue et du détail. Ça porte. 10 / 10
Les grands préparatifs. Louis va mourir demain, son réfrigérateur est encore plein, lui qui n'aime pas gaspiller de la nourriture... Péché de gourmandise ! Un texte honnête qui ne m'a pas vraiment harponné. 6,5 / 10
Privilèges. Sam n'est pas prêt à tout sacrifier pour satisfaire les caprices de sa fille, déjà qu'il a déjà beaucoup donné; mais sa femme et sa fille ne l'entendent pas ainsi... HaaaAAaa ! Grand cri extatique et jubilatoire de ce lecteur-ci. Qu'est-ce que c'est bon ce petit texte-là. Huit pages seulement et pas un mot gaspillé. Il faut vite élever une statuette pour sacrifier (des petits fruits) au culte de Bolduc, culte que je suis disposé à officialiser (moyennant royalties, bien sûr). 10 / 10
À tout péché. Jean essaie de terminer d'écrire sa nouvelle mais il est constamment dérangé par une espèce de vendeur auquel rien ne résiste... Cette nouvelle est longuette, et la chute est prévisible. Une coche moins réussie que les autres. 5,5 / 10
In vino mendacium... Matt entend des voix dans sa tête. Faut dire qu'il a un problème de boisson. On devine bien que c'est pas de bon augure... Alors que les autres textes font dans l'humour, celui-ci est d'un autre registre. Plus sérieux, plus soutenu. Solidement fait, même si la chute est attendue. 6,5 / 10
Menus travaux chez la famille Brodeur. Gérard fait des rénovations dans un logement occupé par une famille de BS qui ne le cède en rien aux Bougon. Il en a pour son argent... Et le lecteur aussi en a pour son argent ! C'est truculent, vulgaire, et j'ai rarement autant rigolé de ma vie. Jubilatoire ! Merci et bravo, M. Bolduc ! 10 / 10
Le grand tripoteur. Gaston meurt en se rendant travailler. Là, il va rencontrer son Créateur... L'après-vie comme délice gastronomique. Ironique, sans doute, mais, aux yeux de ce lecteur-ci, plutôt moyen. 6 / 10
Chasse à l'âme. Robert Giguère se déguise en prêtre pour échapper aux policiers qui sont à ses trousses. Mais voilà qu'il doit donner l'extrême-onction à un mourant dont l'âme, mal bénie par ce faux prêtre, aura quelque difficulté à entrer dans l'au-delà... Un texte impeccable, avec un retournement très fin. 8 / 10
Ce recueil s'inscrit dans une collection qui cible expressément les ados de 14 ans et plus. Ne vous y trompez pas, un adulte y trouvera son compte également, foi de moi-même.
Cote 8 / 10
Les grands préparatifs. Louis va mourir demain, son réfrigérateur est encore plein, lui qui n'aime pas gaspiller de la nourriture... Péché de gourmandise ! Un texte honnête qui ne m'a pas vraiment harponné. 6,5 / 10
Privilèges. Sam n'est pas prêt à tout sacrifier pour satisfaire les caprices de sa fille, déjà qu'il a déjà beaucoup donné; mais sa femme et sa fille ne l'entendent pas ainsi... HaaaAAaa ! Grand cri extatique et jubilatoire de ce lecteur-ci. Qu'est-ce que c'est bon ce petit texte-là. Huit pages seulement et pas un mot gaspillé. Il faut vite élever une statuette pour sacrifier (des petits fruits) au culte de Bolduc, culte que je suis disposé à officialiser (moyennant royalties, bien sûr). 10 / 10
À tout péché. Jean essaie de terminer d'écrire sa nouvelle mais il est constamment dérangé par une espèce de vendeur auquel rien ne résiste... Cette nouvelle est longuette, et la chute est prévisible. Une coche moins réussie que les autres. 5,5 / 10
In vino mendacium... Matt entend des voix dans sa tête. Faut dire qu'il a un problème de boisson. On devine bien que c'est pas de bon augure... Alors que les autres textes font dans l'humour, celui-ci est d'un autre registre. Plus sérieux, plus soutenu. Solidement fait, même si la chute est attendue. 6,5 / 10
Menus travaux chez la famille Brodeur. Gérard fait des rénovations dans un logement occupé par une famille de BS qui ne le cède en rien aux Bougon. Il en a pour son argent... Et le lecteur aussi en a pour son argent ! C'est truculent, vulgaire, et j'ai rarement autant rigolé de ma vie. Jubilatoire ! Merci et bravo, M. Bolduc ! 10 / 10
Le grand tripoteur. Gaston meurt en se rendant travailler. Là, il va rencontrer son Créateur... L'après-vie comme délice gastronomique. Ironique, sans doute, mais, aux yeux de ce lecteur-ci, plutôt moyen. 6 / 10
Chasse à l'âme. Robert Giguère se déguise en prêtre pour échapper aux policiers qui sont à ses trousses. Mais voilà qu'il doit donner l'extrême-onction à un mourant dont l'âme, mal bénie par ce faux prêtre, aura quelque difficulté à entrer dans l'au-delà... Un texte impeccable, avec un retournement très fin. 8 / 10
Ce recueil s'inscrit dans une collection qui cible expressément les ados de 14 ans et plus. Ne vous y trompez pas, un adulte y trouvera son compte également, foi de moi-même.
Cote 8 / 10
Péchés mignons
Claude Bolduc
Vents d'ouest, 2000
135 pages
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