mercredi 30 juin 2010

142. L'Aquilon - Carl Rocheleau

Alors que le Québec est, depuis une décennie, recouvert d’une chape de neige, de froid et pris dans un verglas perpétuel, treize personnes vivent dans les logements de l’Aquilon, un immeuble minable sans étage. Chacun des locataires habite seul dans son appartement -- à l’exception de Summer qui vit avec son papa. Summer a huit ans; elle possède un petit pouvoir spécial (seule note fantastique de ce livre) dont elle usera pour mieux connaître tous ceux qui habitent son immeuble. C’est avec elle que s’ouvre le roman, c’est sur elle qu’il se clôt.

Difficile de parler de ce roman qui n’en est pas un. La structure en est simple et pourtant elle se dérobe à l’explication. Pensez à une douzaine de nouvelles ou de tableaux connectés par le temps et le lieu, avec autant de personnages presque sans liens entre eux, sinon celui de vivre dans ce même lieu au même moment. Immanquablement, on pense un peu aux Monades urbaines de Robert Silverberg (lisez ce livre, si ce n’est déjà fait, vous m’en remercierez).

Les nouvelles sont tissées de façon très lâches les unes par rapport aux autres et pourtant leur appartenance à l’ensemble ne fait aucun doute. On a affaire ici à un roman sous forme de nouvelles un peu disparates, certes, mais l’ensemble est subtil d’intelligence et parfaitement réussi.

Aquilon traite de l’adaptation des humains à des conditions nouvelles et difficiles, de la résilience que chacun porte en soi, mais aussi de son envers, de l’abandon parfois inévitable de tout espoir face à l’adversité d’une nature sans pardon.

On pourrait aussi établir un parallèle avec un des gros succès de la dernière saison littéraire québécoise : La Canicule des pauvres. D’une certaine manière, l’Aquilon est un peu le pendant hivernal de ce roman, un peu la Froidure des pauvres. Une série de personnages dissemblables, des histoires qui se mêlent peu ou pas, l’omniprésence du climat sur les comportements (plus réussi ici que dans la Canicule où DesRochers oubliait parfois son personnage climatique), la volonté de s’en sortir et la difficulté ou l’impossibilité de le faire. Tout comme pour la Canicule, on a affaire ici à une véritable réussite littéraire.

Avec une économie de moyens exemplaire, et une ironie certaine dans quelques nouvelles, dont La Journaliste et surtout Retour à la réalité, Carl Rocheleau met en scène des personnages crédibles qui vivent le drame de la solitude, de l’isolement et de la mésadaptation; l’auteur disperse habilement les informations techniques essentielles (on est dans la sf après tout) pour la bonne compréhension du comment et du pourquoi on en est arrivé là et arrive à créer un monde authentique dont on espère qu’il n’a pas épuisé la veine. L’Aquilon, une fraîcheur et une profondeur nouvelles dans le paysage de la sffq. Vivement recommandé.

Cote 9,5 / 10

L'Aquilon
Carl Rocheleau
Six Brumes, 2010
96 pages
5 $

mardi 29 juin 2010

141. La folle aventure des Bleus - Thierry Jonquet

En ce temps de débandade hexagonale, alors que l'équipe de France se fait sortir de mauvaise façon du Mondial 2010, quoi de mieux que de revenir dans le temps, de se rappeler avec Thierry Jonquet qu'après avoir gagné le Mondial en 98, les Bleus de 2002 avaient connu un parcours aussi pénible que cette année et s'étaient fait sortir en matchs préliminaires.

Ce petit livre de l'excellente collection 2€ est composée de deux nouvelles.

La folle aventure des Bleus raconte l'histoire d'Adrien, un type qui a tout perdu, femme, enfants, maison, emploi, qui doit une somme considérable au gros Serge, et qui met tous ses espoirs dans l'équipe de France qui part vers la Corée pour la ronde préliminaire du  Mondial. Avec la débandade des champions du monde, la blessure de Zidane, la défaite contre le Sénégal, c'est la mise en parallèle de l'effondrement du système français et de celle de l'individu. Une très puissante nouvelle, sociale, full métaphore. 9,5 / 10

DRH, ce sont deux directeurs de ressources humaines qui sortent d'un congrès et reviennent sur Paris par le TGV. Le train a du retard, ce qui va causer des ennuis à bien du monde. Y compris un homme frais sorti de prison et sa copine et trois garçons qui montent célébrer le mariage d'un de leur pote. Les DRH ne sont pas affectés, se contentant d'observer sans agir même si la compassion et la simple décence humaine l'exigeraient. De la fiction entomologique, d'une précision chirurgicale, pleine d'empathie pour les petits et les malmenés de la vie. 8 / 10

Jonquet m'a déculotté (ce qui s'impose si on parle de foot). Quel excellent auteur ! Hop, sur ma liste des auteurs à suivre...

Cote 8,5 / 10

La folle aventure des Bleus
Thierry Jonquet
Folio 2€, 2004
91 pages
3,95 $

lundi 28 juin 2010

Trahison d'Isabelle Lauzon

À lire ce texte, on pourrait croire qu'Isabelle Lauzon est une jeune femme dépravée, parlant joual et sacrant dans les bars mal famés de la ville. Je ne me prononce pas, ne la connaissant que fort peu. Mais elle écrit diablement bien. Alors profitons de cette descente plutôt noire (et rigolote) dans les révélations entre amis.

Trahison
Isabelle Lauzon

  Tel qu'entendu avec l'auteure, ce texte a été retiré le 13 juillet.

dimanche 27 juin 2010

Retour à la normale !

Depuis le début de la semaine, j'ai eu quelques problèmes à la maison avec mon tapon de rénovateur et aussi avec internet. D'où une absence un peu prolongée.

Conséquemment, je ne suis pas sûr d'avoir reçu tous vos courriels. Si jamais je n'ai pas répondu au vôtre, expédiez-le à nouveau et je vais y voir maintenant que ma connexion semble stable.

Désolé.

Dans les jours qui viennent, vous aurez droit à des fictions de Pat Isabelle, Thomas Darell, François Aussanaire, Alamo St-Jean et Isabelle Lauzon.

Vous aurez aussi droit à des commentaires livresques sur :
  • Queen Size de Louise Tremblay-D'Essiambre
  • Le seul défaut de la neige de François Barcelo
  • La face cachée du soleil de François Aussanaire
  • Les derniers feux de la Saint-Jean de Laurence Arnoud
  • Toi et moi, it's complicated de Dominic Bellavance
  • Péchés mignons de Claude Bolduc
  • Big Will d'Alain Ulysse Tremblay
  • Mechanized Juggernaut or military anachronism ? de Richard DiNardo
  • Team Rodent de Carl Hiaasen
  • La folle aventure de Bleus de Thierry Jonguet.

Au moins, j'ai lu !

mardi 22 juin 2010

La petite vache du delicatessen - Francois Bélisle

Cette nouvelle-ci, c'était ma quatrième place. Du bonbon. Une histoire typique de l'auteur portée par une narration concise et subtile et un art de la description juste et sans esbrouffe. François Bélisle est l'auteur d'une excellente trilogie réaliste pour ados : Les Moufettes. Le blogue de l'auteur est ici.

La petite vache du delicatessen
François Bélisle

  Tel qu'entendu avec l'auteur, ce texte a été retiré le 5 juillet.

dimanche 20 juin 2010

140. Horrifique n° 71

Trois nouvelles, un court essai sur l'homéopathie vs la science et un bref articulet forment ce 71e numéro d'Horrifique, un fanzine consacré, les plus malins l'auront deviné, à l'horreur.


L'abattoir de Pat Isabelle. Marcel est contremaitre dans un abattoir de gros bétail. Il est immunisé contre la mort des animaux, croit-il. Mais les nouvelles vaches qui viennent d'arriver le regardent vraiment d'un drôle d'oeil... Dans les nouvelles de Pat Isabelle, le ton est souvent dégagé, il y règne une espèce de naïveté apparente et une distance narrative qui donnent une voix caractéristique aux écrits de cet auteur. Et bien que ce texte eut gagné à être plus soigné, je me suis délecté jusqu'aux derniers mots de cette histoire cauchemardesque ! 7,5 / 10

La Grignoterie de Charles Bitterson. L'agent Cooper du FBI rouvre l'enquête sur le cas des morts entourant l'ouverture du restaurant La Grignoterie à Blue River, vingt ans auparavant. Une histoire mystérieuse et horrifique qui a peut-être des répercussions encore aujourd'hui... L'histoire est prévisible, faite de longs dialogues explicatifs de sorte que le lecteur se la fait raconter plutôt que de la vivre. Le français en prend pour son rhume, mais il y a un certain élan de sorte que tout n'est pas perdu. 4 / 10

Ce monde que vous ne voyez pas de Donald Plante. Un jeune gars voit un monde que personne d'autre n'est en mesure de voir. Et ce monde finit par l'inquiéter...Je ne vais pas m'acharner sur un jeune auteur qui débute (deuxième texte publié) mais la nouvelle est redondante à l'excès, de longues descriptions d'insectes, d'arbres, de tas de roches à peu près toutes identiques dans un français malmené. Il y a peu à tirer de cette expérience, sinon espérer qu'à sa prochaine publication, Donald Plante reçoive un peu d'aide de la rédaction. 2,5 / 10

Ce numéro-là est franchement décevant, en dépit du bon texte de Pat Isabelle. Il y aurait eu un sérieux travail éditorial à faire sur les nouvelles de Bitterson et de Plante, occasion qui a été raté par oncle André.

Note 3,5 / 10

vendredi 18 juin 2010

Sang, cendre et poussière - Geneviève Blouin

Selon moi, Geneviève Blouin (son blogue) n'aura bientôt plus besoin de présentation. En attendant, voici donc le texte d'une jeune auteure polymorphe fascinée par les arts martiaux mixtes et le Japon. Dont on ne trouve aucune trace ici.

Sang, cendre et poussière

 Tel qu'entendu avec l'auteure, ce texte a été retiré le 28 juin.

139. Kay - Max Dufour

Après une soirée bien arrosée, Francis et ses copains font monter à bord de leur voiture Kay, une belle et mystérieuse autostoppeuse. Francis en tombe amoureux sur le coup. Les choses se gâtent quand elle leur avoue être morte depuis vingt ans ! La voiture fait une embardée, les deux chums de Francis trouvent la mort, Kay disparaît et Francis est sérieusement blessé. Sa vie vient de prendre un virage brutal. Si la guérison de Francis ne fait pas l'ombre d'un doute, qu'en est-il du mystère de la présence de Kay ?

Même si l'intrigue de ce roman tourne autour d'une mort suspecte survenue vingt ans auparavant, on peut difficilement parler de polar. Il y a enquête, oui, mais mené par un amateur bien intentionné, plutôt sympathique, et ce sont les réflexions amusées qu'il porte sur les choses qui sont le charme de ce livre. Amour et humour sont au rendez-vous, et la résolution de « l'enquête », bien qu'elle ne casse rien, m'a tout de même surpris par son audace naturaliste.

Max Dufour a écrit un roman plein de charme que les amateurs de Guillaume Musso et de Marc Levy sauront apprécier. Et ce lecteur-ci a bien aimé.

Cote 6,5 / 10

Kay
Max Dufour
Éditions du treize, 2010
205 pages
15 $
On peut commander « Kay » sur le site des Éditions du treize.

mardi 15 juin 2010

Remous - Caroline Lacroix

J'adore ce genre de texte où je ne suis pas sûr de tout bien comprendre. Où un auteur plus intelligent que moi (sans enlever rien à Caroline, c'est pas bien difficile) me raconte une histoire tout simplement belle et magnifique, et qui s'éclaire peu à peu sans pourtant tout révéler. Il y a du rêve là-dedans, d'étranges images, une blessure... et un fort beau texte plein de résonances.


Remous


   Tel qu'entendu avec l'auteure, ce texte a été retiré le 28 juin.

lundi 14 juin 2010

La troisième commence aujourd'hui...


C'est aujourd'hui le 2e anniversaire de ce blogue. On entame donc la troisième année. Merci à tous ceux qui continuent d'y revenir.

Pour les amateurs de statistiques : 489 billets, 1900 commentaires, 70500 visites.

dimanche 13 juin 2010

Ego te absolvo - Hans Delrue

Profitons du fait qu'Hans Delrue vient de remporter le premier prix (ex-æquo) du concours Aide internationale pour l'enfance, pour sa nouvelle Deux roupies, pour présenter ici le texte qu'il a soumis aux Mille mots. L'écrivain amateur que je suis reste ébahi par la maîtrise (pour une curieuse raison, j'oserais dire l'ergonomie) de ce texte presque entièrement dialogué – ça aussi, faut le faire.


Ego te absolvo


  Tel qu'entendu avec l'auteur, ce texte a été retiré le 28 juin.

samedi 12 juin 2010

D'entre les morts, il est revenu...

M. Bond est de retour sur dans la blogosphère, pour le plus grand plaisir de certains, dont je.

La coupe du monde de football 2010

Le deuxième samedi de chaque mois, il y a dans tous les Home Depot un atelier bricolage absolument gratuit pour les tout-petits. Une longue tablée - feuilles de plywood sur palettes - est spécialement aménagée pour eux, on leur donne un kit de planchettes en bois pour fabriquer un objet utilitaire, les outils appropriés sont distribués aux participants et, vogue la galère, tapent les marteaux et collent les petites mains pas toujours adroites. C'est un joyeux tintamarre ponctué de rires et de « papa c'est à ton tour de clouer ». À la fin, l'enfant est récompensé par un « diplôme », une épinglette et un animal en ballounes, en plus de garder son projet, bien sûr.

Ce matin, le kit à construire était un mignon mini-baby-foot tout à fait fonctionnel.




Made by Benjamin


video
Goooooooooooaaaaaaaaaaaaaaal !!!

vendredi 11 juin 2010

Dans le noir... des choses - Isabelle Simard

Isabelle Simard nous parle ici d'une des terreurs les plus grandes qui secouent l'enfance, et dont le souvenir (plus ou moins amusé) nous hante longtemps. J'ai connu un endroit comme celui qu'elle décrit, le sous-sol de mes grands-parents, sans toutefois avoir le courage de son héroïne...


Dans le noir... des choses

   Tel qu'entendu avec l'auteure, ce texte a été retiré le 28 juin.

Grosse journée pour le gamin

Ce fut une grosse journée pour Benjamin hier. D'abord, en matinée, c'était fête ! En effet, après trois ans, c'était sa dernière journée à l'Atelier La Boîte à surprises, un genre de garderie et de pré-maternelle, où il allait deux avants-midis par semaine. C'était donc la graduation. J'ai été submergé par un étrange sentiment de plénitude (c'est mon p'tit gars, là, avec un mortier en carton sur la tête, il gradue !) et de tristesse nostalgique (c'est le fin d'une époque, merdouille, mon gars commence l'école en septembre, un dernier été de liberté devant nous !)

On s'est amusé, on a mangé comme des rois, on a fait la jasette avec des gens qu'on va revoir moins souvent dorénavant. Benjamin avait peint deux jolis tableaux pour Nathalie et Ann, les deux animatrices de l'Atelier. Papi et mamie étaient là. Un bien bel avant-midi.


Hourrah ! C'est fini !

Les gradués avaient tracé les empreintes de leurs mains sur une grande feuille, celles de Benjamin sont les avant-dernières, en bas, à droite, en mauve presque noir, l'air prédatrice en diable.

Je suis obligé de souffler dans la balloune après avoir abuser du moût de pomme !


Puis en début de soirée, malgré le froid et la petite pluie, c'était le premier cours de soccer extérieur. Benjamin fait partie de la squadra azzura avec son beau maillot bleu ciel. Le petit, il change, mesdames et messieurs, il a pratiqué avec ardeur et a même participé au mini-match en fin de cours.

Benjamin Tremblay, dit le Maradona de Rigaud, prend la pose avant de s'élancer vers le ballon.

mardi 8 juin 2010

Douce nuit - Annelise Binois

Un des plaisirs de proposer un concours, outre l'abondance de bons textes à lire en secret, c'est celui de la découverte.  Annelise Binois nous propose une histoire de couple à sa façon, où les compromis de la vie quotidienne ont quand même bien une limite.

Douce Nuit

  Tel qu'entendu avec l'auteure, ce texte a été retiré le 18 juin.

dimanche 6 juin 2010

Sénilité - Pierre H. Charron

Depuis qu'il publie, Pierre H. Charron se signale comme un auteur de textes à chutes surprenantes et amusantes. Quand sa signature apparaît, le lecteur sait qu'il va passer un moment divertissant dans le meilleur sens du terme. Et puis, voilà Sénilité, dans un registre tout à fait différent de la manière habituelle de l'auteur. Soudainement, derrière l'amuseur chevronné, on découvre un écrivain. Cette nouvelle, à l'impudeur cynique, montre à quel point la vieillesse est un naufrage.


Sénilité

   Tel qu'entendu avec l'auteur, ce texte a été retiré le 18 juin.

samedi 5 juin 2010

Les écrivains, c'est rien que des losers I

Cette rubrique sera irrégulière, au gré de mes trouvailles et de mon urticaire. Dans mes rêves, elle serait éphémère. Mais, devant la formidable nullité culturelle contemporaine, je risque d'avoir du matériel pour longtemps...

Hop, dans le vif du sujet :

Aujourd'hui, dans La Presse, cet article : Le Québec qu'ils aiment. On invite dix artistes et un sportif à nous faire découvrir leur coin de pays. Les artistes :

  1. Boucar Diouf, humoriste
  2. Jean-Luc Brossard, ex-sportif et animateur de tivi
  3. Elisapie Isaac, chanteuse
  4. Simon Proulx, musicien
  5. Fred Pellerin, conteur
  6. Philippe Falardeau, cinéaste
  7. MC Gilles, ti-coune (désolé, mais c'est quand même ça)
  8. Daniel Boucher, chanteur
  9. Florent Vollant, chanteur
  10. Fred Fortin, chanteur
  11. Vincent Vallières, chanteur
Pas un écrivain. On comprendrait s'ils étaient tous nuls, mais quand même : Mathieu Fortin aurait pu nous parler de Trois-Rivières, Jacques Poulin de Québec,  Jean Lemieux des Îles... On ne manque quand même pas d'auteurs, non ?

C'est dans les petites choses qu'on voit à quel point la littérature compte pour des prunes.

Les écrivains ? Des losers, semble-t-il.

jeudi 3 juin 2010

Votre dernière chance !

Demain matin, les trois textes gagnants du concours les Mille mots de l'Ermite seront retirés du blogue. C'est ce qui était prévu. Donc, ce soir, c'est votre dernière chance de les lire avant une éventuelle publication papier.

mardi 1 juin 2010

L'existence de rien - Anne-Michèle Lévesque

Qui a dit qu'on ne pouvait faire des histoires à chute que dans la littérature de genre ? Dans ce cas, faudrait le dire à Anne-Michèle Lévesque qui signe ici un texte de littérature canonique, dite littérature générale,  dite Littérature (notez la majuscule), avec une chute ô si délicieusement ironique ! Anne-Michèle est une auteure prolifique qui, à l'âge où beaucoup se morfondent à la retraite, vient de publier le premier tome d'une saga dont on reparlera sous peu - puisque je suis en train de le lire !


L’existence de rien

   Tel qu'entendu avec l'auteure, ce texte a été retiré le 18 juin.