Elle est belle en sacréfice, cette septième livraison de Clair/Obscur. Quelle splendide couverture ! Allons voir le contenu. À tout saigneur tout honneur, commençons par les trois fictions :
Conversation téléphonique entre George A. Romero et Dario Argento de Robin Aubert. Romero et Argento discute le bout de gras au téléphone. Tout y passe : la progéniture, la postérité, le cinéma, les remakes, les potins... Hé hé, je ne connais ni l'un ni l'autre, sauf de nom, mais je me suis beaucoup amusé à lire les réparties très naturelles, teintées de vernaculaire québécois (on voit que l'auteur est scénariste). 9 / 10
Vidéocom(n) de Jonathan Reynolds. Le narrateur et un acolyte sont en train d'empaqueter le stock d'un club vidéo de quartier en faillite lorsqu'ils sont attaqués par des pourfendeurs de grande chaînes vidéo. Mais l'acolyte se relève de la mort, c'est un zombie qui s'en prend aussi au narrateur... Texte rigolo et parano joliment réussi, si ce n'est des dialogues qui manquent de naturel. Autrement, c'est chouette. 6,5 / 10
Avoir su... d'Émilie C. Lévesque. Véronique a tué son frère parce qu'il a abusé de sa meilleure amie, Brigitte. Mais est-ce vraiment pour cette raison ? Voilà un texte qui aurait bénéficié d'être retravaillé très sérieusement, parce qu'en l'état c'est bâclé. Si l'histoire elle-même a du mérite, la manière de conter est si lourde et maladroite (anglicismes, phrases bancales, répétitions, effets appuyés, dialogues explicatifs, impropriétés) qu'elle risque de décourager même le plus persistant des lecteurs. Ce qui manque surtout, c'est que l'auteure fasse confiance au lecteur et ne lui mâche pas les idées à coups d'effets qui manquent de finesse. 2 / 10
Une très intéressante entrevue avec Éric Bilodeau, réalisateur de Hunting Grounds, film de zombies québécois, ouvre le bal. Un régal. François-Bernard Tremblay est un remarquable intervieweur et les réponses de Bilodeau sont du bonbon tant elles sonnent justes. Seul très léger bémol : à quatre pages largement illustrées, c'est court.
Un gros volet d'excellents commentaires de livres, dont une seule n'est pas totalement originale, puisque repiquée et remaniée du blogue disparu de Lévesque.
Les illustrations intérieures de Gabrielle Leblanc montrent l'étendue de son talent. Pour illustrer chacune des nouvelles elle nous offre successivement un double portrait, un faux dessin horrifique et un autre d'atmosphère. J'ai particulièrement été sensible à la silhouette désarticulée d'Avoir su...
En somme un très bon numéro, bien que ce lecteur-ci maintienne que le texte de Lévesque aurait dû être retravaillé en profondeur et que cette responsabilité incombait à la direction de la revue.
7,5 / 10
Juste une petite chose avant de clore. En français, on ne met pas un croisillon pour signaler un numéro, genre #7. Il s'agit d'un signe numérique américain. On met : n°.
Un blogue qui parle de lectures et d'écriture, sans oublier Benjamin, Suzanne et moi
mercredi 31 mars 2010
samedi 27 mars 2010
C'est officiel, la mariée passe pus dans porte !
Hans Delrue, auteur bien connu chez nous pour ses nouvelles policière, sf et fantastique, offre une copie de chacun de ses deux recueils de nouvelles pour le concours Les Mille mots de l'ermite.
- Le futur inversé
- Les marchands de talent
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concours ermite
vendredi 26 mars 2010
135. L'homme qui m'aimait tout bas - Éric Fottorino
Le 11 mars 2008, le père d'Éric Fottorino se tue d'une balle à la tête. Il avait soixante-dix ans, une santé splendide, aucun signe de déchéance autre que des difficultés d'argent sur le point de se régler. Pourquoi alors commettre l'irréparable ?
Le livre de Fottorino est un hommage émouvant à ce père peu loquace mais toujours présent et qui lui a donné, en l'adoptant, ce nom de famille dont il est si fier.
Le livre n'est pas une enquête sur les raisons du suicide de son père. L'auteur ne s'y attarde pas beaucoup, ce n'est pas son but. Ce que Fottorino veut montrer ce sont des réminiscences pleines de joie ou de nostalgie, souvent très courtes, parfois extraordinairement touchantes (comme lorsque le nouveau papa adoptif demande à son fils s'il veut bien l'appeler dorénavant papa, pour toute la vie), des tranches de vie, de sagesse, de tendresse entre un fils et son père. Ce père qui lui a inculqué, entre autres, l'amour du vélo. Sans prétention aucune, Fottorino montre la place que son père occupe dans la fiction qu'il écrit, fondamentale et discrète, comme il l'était...
L'homme qui m'aimait tout bas est un livre qui va plaire à tous ces hommes qui ont eu une relation exceptionnelle avec leur père. Il a plu aussi à ce lecteur-ci qui, pourtant, a vécu une relation inexistante avec un père qui l'a pris en grippe dès son enfance. Chaudement recommandé.
Note 8,5 / 10
28,50 $
Le livre de Fottorino est un hommage émouvant à ce père peu loquace mais toujours présent et qui lui a donné, en l'adoptant, ce nom de famille dont il est si fier.
Le livre n'est pas une enquête sur les raisons du suicide de son père. L'auteur ne s'y attarde pas beaucoup, ce n'est pas son but. Ce que Fottorino veut montrer ce sont des réminiscences pleines de joie ou de nostalgie, souvent très courtes, parfois extraordinairement touchantes (comme lorsque le nouveau papa adoptif demande à son fils s'il veut bien l'appeler dorénavant papa, pour toute la vie), des tranches de vie, de sagesse, de tendresse entre un fils et son père. Ce père qui lui a inculqué, entre autres, l'amour du vélo. Sans prétention aucune, Fottorino montre la place que son père occupe dans la fiction qu'il écrit, fondamentale et discrète, comme il l'était...
L'homme qui m'aimait tout bas est un livre qui va plaire à tous ces hommes qui ont eu une relation exceptionnelle avec leur père. Il a plu aussi à ce lecteur-ci qui, pourtant, a vécu une relation inexistante avec un père qui l'a pris en grippe dès son enfance. Chaudement recommandé.
Note 8,5 / 10
L'homme qui m'aimait tout bas
Éric Fottorino
Gallimard, 2009
148 pages28,50 $
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lectures,
littérature
La mariée est obèse. Hip hip hourra !
La dot de ce concours va me coûter une fortune à expédier, c'est un problème heureux que je n'avais pas entrevu. Alors, disons-le, la mariée est belle et elle pèse de plus en plus lourd. En effet, Alain Gagnon (son blogue est ici) nous fait le plaisir d'offrir trois de ses livres pour les Mille mots de l'ermite : Chroniques d'Euxémie, Cornes et Kassauan. Un recueil de nouvelles et deux polars à la sauce paranormale et amérindienne. Dire que je ne peux pas participer. L'année prochaine, je change ce règlement. Merci Alain.
Rappelons que les modalités du concours se trouvent ici. En bref, il s'agit d'un concours de nouvelles inédites de 1000 mots et moins. C'est ouvert à tous, sauf moi. Vous avez jusqu'au 18 avril à 23h59 pour participer. Envoyez vos textes à nouvelles.ermite@yahoo.ca.
Rappelons que les modalités du concours se trouvent ici. En bref, il s'agit d'un concours de nouvelles inédites de 1000 mots et moins. C'est ouvert à tous, sauf moi. Vous avez jusqu'au 18 avril à 23h59 pour participer. Envoyez vos textes à nouvelles.ermite@yahoo.ca.
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jeudi 25 mars 2010
Une ondée d'incipits
J'ai tant adoré cette idée lancée par Émilie, paix à son âme, que je la reprends ici même. Voici donc une petite pluie d'incipits perso:
Quand on fait le métier que je fais, et avec les besoins que j’ai, il faut toujours s’éloigner du groupe, travailler en solitaire le plus possible, se déporter un peu. Ce matin, Milou avait faim. Ta mission, Jim, si tu l’acceptes, c’est de buter la grosse plotte à tatous au bar, là-bas. Hier, nos Maîtres ont décrété que nous serions la dernière génération d’humains sur Terre. Son cœur, dans ma main, s'est mis à battre subitement. Maman est sur la galerie arrière du bungalow, elle crie à qui veut l’entendre, mais surtout en ma direction. Le lieutenant Vogel est entré au moment où Josef finissait le juif avec le marteau. Le corps de Julie est un palimpseste des douleurs qui le traversent. Que faire s’il ne venait pas chez lui ce soir ? Mes lèvres se posent sur les siennes, entrouvertes; sa langue glisse sur la mienne, louvoie tout autour, se replie, s’attarde, tout ça lentement, bien lentement, comme si ce baiser devait durer l’éternité. Élaine a trente-deux ans, la stature moyenne, les cheveux bruns à la garçon, une sœur jumelle habitant la Côte-Nord et qui ne lui ressemble en rien; Élaine souffre de myopie, de spasmes métamorphiques incontrôlables et d'hypoglycémie, comme quoi... May est passé devant moi en disant ne regarde pas sous ma jupe, elle a souri et s'est mise à grimper les barreaux de l'échelle de métal. Aujourd'hui, la carlingue a disparu. Nous sommes entrés au Belgrade, Uranus en bélier. On ne retrouvera jamais le cadavre de papa. Chaque soir, par un interstice des stores de sa fenêtre, je vois le gros homme de la maison d'en arrière lire un livre bien assis dans son fauteuil à dossier noir. C’est en examinant son visage après son rasage matinal qu’Étienne Fredette découvrit à la limite de sa chevelure et du front une toute petite lésion en forme de virgule renversée. Il faut croire à la permanence des choses. Je suis venu par mes propres moyens, voyageant le plus souvent à pieds et en solitaire, accompagné parfois d'un chien errant qui s'attachait à mes pas sur les hauteurs des plateaux pour me quitter à l'approche d'un village dans les vallées. Au quatrième jour de sa descente dans l'hystérie meurtrière, Joshua Thériault demanda à l'infirmière une bassine d'eau et du savon. Aujourd'hui M. Bonjour est en position très basse. Je vais tenter d’expliquer comment nous en sommes venus là, à nous retrouver sur un radeau de bois flotté, au beau milieu du lac St-Jean, nos portables à la main, nos poches remplies de stylo et de bloc-notes, la barre de navigation appuyé sur les hanches plutôt larges du cadavre de la directrice de l’atelier d’écriture. Luigianino Mazabehra a finalement publié son grand roman.
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écriture
mercredi 24 mars 2010
L'omelette de Benjamin
Ce midi, après m'avoir aidé à concocter de la pouding au pain, Benjamin a décidé de faire *sa* recette comme il le dit si bien.
Je l'ai laissé faire, ne rechignant devant aucun ingrédient de son choix, me contentant de lui suggérer les quantités. Or donc, voici l'omelette de Benjamin, une recette originale d'un grand chef de 4 ans et demi :
(En dépit de la bizarrerie de certains ingrédients, c'était absolument délicieux ! Foi d'ermite et d'ermiton.)
Je l'ai laissé faire, ne rechignant devant aucun ingrédient de son choix, me contentant de lui suggérer les quantités. Or donc, voici l'omelette de Benjamin, une recette originale d'un grand chef de 4 ans et demi :
- deux œufs battus
- deux gouttes de vanille
- une pincée d'épices à couscous
- une pincée de gros sel
- du poivre
- deux gouttes de jus de citron
- une petite poignée de mozzarella râpé
(En dépit de la bizarrerie de certains ingrédients, c'était absolument délicieux ! Foi d'ermite et d'ermiton.)
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benjamin
Concours de nouvelles : la dotation s'améliore encore
Les prix n'en finissent plus de s'accumuler, et c'est tant mieux. Un grand merci à François-Bernard Tremblay (1) qui offre un abonnement d'un an (trois numéros) à la revue Clair/Obscur, dédiée à la littérature de genre.
Nous en sommes à 27 textes reçus. On en avait 28, mais l'un d'eux a été retiré pour cause de publication en anthologie; ce qui est bon signe en diable, car si les textes qu'on soumet aux Mille mots sont bons pour être pris en livre, c'est que la compétition est forte.
(1) Officiellement, aucun lien de parenté, mais comme tous les Tremblay d'Amérique descendent d'un seul et même ancêtre, ça fait de nous des cousins très très lointains.
Nous en sommes à 27 textes reçus. On en avait 28, mais l'un d'eux a été retiré pour cause de publication en anthologie; ce qui est bon signe en diable, car si les textes qu'on soumet aux Mille mots sont bons pour être pris en livre, c'est que la compétition est forte.
(1) Officiellement, aucun lien de parenté, mais comme tous les Tremblay d'Amérique descendent d'un seul et même ancêtre, ça fait de nous des cousins très très lointains.
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J'aime ça de même...
Je viens de commander chez Archambault :
Le dossier Déïsis de Patrick de Friberg (29,95) $ et
Un temps pour vivre, un temps pour mourir d'Erich-Maria Remarque (14,95 $)
Grâce à la carte-cadeau de 50 $ gagnée dans le cadre de Côté Blogue, ces deux livres m'ont coûté la pharaonique somme de 30¢, taxe et livraison incluse. Oui môssieu, un gros 30 ¢.
J'encourage vraiment tout le monde à s'inscrire sur Côté Blogue. C'est simple, et si vous faites déjà un peu de commentaires sur votre blogue, ça ne demande qu'une aptitude au copier-coller ! Par-dessus le marché, ça peut rapporter. Depuis dix mois, j'ai acheté pour 500 $ de livres et de CDs gratis.
Le dossier Déïsis de Patrick de Friberg (29,95) $ et
Un temps pour vivre, un temps pour mourir d'Erich-Maria Remarque (14,95 $)
Grâce à la carte-cadeau de 50 $ gagnée dans le cadre de Côté Blogue, ces deux livres m'ont coûté la pharaonique somme de 30¢, taxe et livraison incluse. Oui môssieu, un gros 30 ¢.
J'encourage vraiment tout le monde à s'inscrire sur Côté Blogue. C'est simple, et si vous faites déjà un peu de commentaires sur votre blogue, ça ne demande qu'une aptitude au copier-coller ! Par-dessus le marché, ça peut rapporter. Depuis dix mois, j'ai acheté pour 500 $ de livres et de CDs gratis.
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vendredi 19 mars 2010
Son premier modèle réduit
Cette semaine, Benjamin a commencé à construire son premier modèle réduit. Notre attention s'est attardé sur le Su-33B Flanker, la version aéronavale du Su-27, le plus formidable chasseur russe. Un grosse bête, dont j'avais la boîte Trumpeter à l'échelle 1/350.
Nous avons assemblé le fuselage, la double dérive (dont une penche dangereusement pourrait-on croire, mais Benjamin et moi aimons à dire que nous avons amélioré le design de Sukhoï), placé la verrière et deux des trois pattes du train d'atterrissage (on a perdu la dernière sous la table et on la cherche encore). Reste à installer les ailerons repliables, les canards, l'armement et les décalques, sans compter un beau travail de peinture. Pour l'instant, l'appareil a l'air un peu bancal, mais la dernière photo montre ce dont il aura l'air une fois terminé (gros comme un dollar cependant).
Fiston suit les traces de papa. Yé.


Nous avons assemblé le fuselage, la double dérive (dont une penche dangereusement pourrait-on croire, mais Benjamin et moi aimons à dire que nous avons amélioré le design de Sukhoï), placé la verrière et deux des trois pattes du train d'atterrissage (on a perdu la dernière sous la table et on la cherche encore). Reste à installer les ailerons repliables, les canards, l'armement et les décalques, sans compter un beau travail de peinture. Pour l'instant, l'appareil a l'air un peu bancal, mais la dernière photo montre ce dont il aura l'air une fois terminé (gros comme un dollar cependant).
Fiston suit les traces de papa. Yé.

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Moins d'un mois !
C'est le 18 avril à 23 h 59 que se terminera la première édition du concours de nouvelles Les Mille mots de l'ermite. Tout juste moins d'un mois.
Pour participer, rien de plus simple. Il suffit d'envoyer une nouvelle de mille mots pas plus, tous genres littéraires confondus, à nouvelles.ermite@yahoo.ca.
Le règlement est ici.
Pour le moment, vingt-sept nouvelles sont en compétition. Ajoutez la vôtre ! Qui ne risque rien n'a rien ! Et les prix sont alléchants...
Pour participer, rien de plus simple. Il suffit d'envoyer une nouvelle de mille mots pas plus, tous genres littéraires confondus, à nouvelles.ermite@yahoo.ca.
Le règlement est ici.
Pour le moment, vingt-sept nouvelles sont en compétition. Ajoutez la vôtre ! Qui ne risque rien n'a rien ! Et les prix sont alléchants...
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mercredi 17 mars 2010
Je suis timide, mais je ne me soigne pas...
J'ai le gout de faire un truc mais j'ai la trouille de passer pour présomptueux, de me faire traiter de ti-coune par des gens que je ne connais pas (si on me connait, ça va). Voici donc :
J'ai pris goût au service de presse du Marchand de feuilles et j'aimerais étendre mon réseau. Le problème, c'est comment m'y prendre. J'ai tenté le coup avec les Six Brumes (1) pour l'ensemble de leur production et je pense m'y être plutôt mal pris.
Qu'est-ce que j'ai à offrir ? Un blogue personnel et deux autres vitrines : Côté Blogue et Amazon.ca.
Je réfléchis à ça intensément depuis quelques semaines, mais je ne me décide pas. Je tente de rassembler mon courage. Mathieu m'a refilé un tuyau à La courte échelle. Pas facile. C'est toujours le premier pas qui bla bla bla...
(1) Ça ne me gêne pas du tout de les nommer. Si la maison accepte, merveilleux; si elle refuse ou ne répond pas, c'est ma présentation qui manque de conviction. Pour elles, il s'agit une décision strictement commerciale.
J'ai pris goût au service de presse du Marchand de feuilles et j'aimerais étendre mon réseau. Le problème, c'est comment m'y prendre. J'ai tenté le coup avec les Six Brumes (1) pour l'ensemble de leur production et je pense m'y être plutôt mal pris.
Qu'est-ce que j'ai à offrir ? Un blogue personnel et deux autres vitrines : Côté Blogue et Amazon.ca.
- 55 000 visites.
- 1650 commentaires de lecteurs, ce qui semble montrer que les gens y trouvent un certain intérêt.
- 134 critiques de livres sur le blogue - dont 98 québécois (74 %).
- 157 critiques sur Côté Blogue.
- 57 sur Amazon.ca (je tente de rattraper mon retard).
- La littérature québécoise occupe une place primordiale.
Je réfléchis à ça intensément depuis quelques semaines, mais je ne me décide pas. Je tente de rassembler mon courage. Mathieu m'a refilé un tuyau à La courte échelle. Pas facile. C'est toujours le premier pas qui bla bla bla...
(1) Ça ne me gêne pas du tout de les nommer. Si la maison accepte, merveilleux; si elle refuse ou ne répond pas, c'est ma présentation qui manque de conviction. Pour elles, il s'agit une décision strictement commerciale.
Vieilles crudités
Les plus curieux d'entre vous auront déjà remarqué l'ajout dans la colonne de droite d'un lien nommé Vieilles crudités.
Que je vous explique. J'ai toujours ressenti une forme de frustration, voire d'inadéquation, à ne pas être capable de bien me souvenir des lectures que je fais, à ne garder de celles-ci que des impressions fugaces et parfois même absolument rien. J'en ai déjà parlé dans ce billet. Pour tenter de corriger cette situation, j'ai entrepris dans le milieu des années 90 de faire des résumés et des commentaires exhaustifs des livres que je lisais. Comme ça, me disais-je, je vais me souvenir, je n'aurai qu'à relire ce que j'ai écrit et tout va me revenir à la mémoire.
Ha !
Je relis quelques-uns des résumés/commentaires de livres lus il y a une quinzaine d'années et que dalle la mémoire. Sauf quelques cas particuliers, je ne garde aucun souvenir de ces livres. Dire que j'ai bossé là-dessus quelques années...
Tout ça pour dire qu'ayant découvert récemment que mon scanner possède une fonction OCR (Optical Character Recognition - Reconnaissance optique de caractères), je me retrouve donc en mesure de scanner mes critiques et de les afficher sans devoir les recopier au clavier.
Sauf exception, je n'ai pas l'intention d'encombrer ce blogue-ci avec ces 250-300 commentaires de livres dont je ne garde à peu près aucun souvenir. Je les ai donc mis sur un blogue séparé qui sera actualisé au gré de mon intérêt, pour le moment les entrées se font par ordre alphabétique, donc ça va prendre un peu de temps avant de voir apparaître Vonarburg. Par contre ces commentaires se retrouveront tous sur Côté Blogue parce que je suis un mercenaire de la critique, si j'ose dire, et que Money makes the world go round, the world go round....
Pour découvrir de bons et de moins bons livres, allez-y faire un tour de temps en temps. Vous verrez à quel point j'étais prolixe à l'époque, surtout en ce qui concerne les résumés.
Que je vous explique. J'ai toujours ressenti une forme de frustration, voire d'inadéquation, à ne pas être capable de bien me souvenir des lectures que je fais, à ne garder de celles-ci que des impressions fugaces et parfois même absolument rien. J'en ai déjà parlé dans ce billet. Pour tenter de corriger cette situation, j'ai entrepris dans le milieu des années 90 de faire des résumés et des commentaires exhaustifs des livres que je lisais. Comme ça, me disais-je, je vais me souvenir, je n'aurai qu'à relire ce que j'ai écrit et tout va me revenir à la mémoire.
Ha !
Je relis quelques-uns des résumés/commentaires de livres lus il y a une quinzaine d'années et que dalle la mémoire. Sauf quelques cas particuliers, je ne garde aucun souvenir de ces livres. Dire que j'ai bossé là-dessus quelques années...
Tout ça pour dire qu'ayant découvert récemment que mon scanner possède une fonction OCR (Optical Character Recognition - Reconnaissance optique de caractères), je me retrouve donc en mesure de scanner mes critiques et de les afficher sans devoir les recopier au clavier.
Sauf exception, je n'ai pas l'intention d'encombrer ce blogue-ci avec ces 250-300 commentaires de livres dont je ne garde à peu près aucun souvenir. Je les ai donc mis sur un blogue séparé qui sera actualisé au gré de mon intérêt, pour le moment les entrées se font par ordre alphabétique, donc ça va prendre un peu de temps avant de voir apparaître Vonarburg. Par contre ces commentaires se retrouveront tous sur Côté Blogue parce que je suis un mercenaire de la critique, si j'ose dire, et que Money makes the world go round, the world go round....
Pour découvrir de bons et de moins bons livres, allez-y faire un tour de temps en temps. Vous verrez à quel point j'étais prolixe à l'époque, surtout en ce qui concerne les résumés.
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lundi 15 mars 2010
L'ermitaine
Bientôt, bientôt, mais je ne sais pas quand, il y aura un nouvelle addition aux commentaires de livres de l'ermite. En effet, les commentaires de sa compagne, l'ermitaine (ha ha), seront affichés avec les siens.
En effet, l'ermitaine lit beaucoup, souvent les mêmes livres que l'ermite, et ses commentaires sont généralement bien pourvus en GBS ultraconcis. Par exemple, voici ce qu'elle a pensé de Brigitte des Colères : « Le plus intéressant dans ce livre, ce sont les coins arrondis. On ne peut pas se faire mal. » Ça dit tout, c'est bref, et c'est méchant.
À suivre.
En effet, l'ermitaine lit beaucoup, souvent les mêmes livres que l'ermite, et ses commentaires sont généralement bien pourvus en GBS ultraconcis. Par exemple, voici ce qu'elle a pensé de Brigitte des Colères : « Le plus intéressant dans ce livre, ce sont les coins arrondis. On ne peut pas se faire mal. » Ça dit tout, c'est bref, et c'est méchant.
À suivre.
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134. Mortes-Eaux - François Aussanaire
De cet auteur, je ne connaissais que la très bonne Horn parue dans Alibis 29. Dans ce petit recueil-ci, François Aussanaire se révèle un maître de la courte nouvelle à chute. Je vais déroger un peu à mon habitude car, comme il y a trop de textes pour les noter individuellement, je vais simplement survoler les plus marquants.
Horn. Il n'y a rien de plus triste qu'un hospice pour vieux... mais alors quand les vieux commencent à mourir en rafale, rien ne va plus. Une nouvelle pas triste du tout. Mordante, ironique. Un pur régal. 10 / 10
Square de l'Atlantique. Dans un square rachitique face à l'océan, un vieux observe les gens. Ce n'est pas tant la chute de cette nouvelle qui saisit que le ton nostalgique et empreint d'humanité que déploie l'auteur pour faire parler ce vieillard grincheux. 9 / 10
Je hais les cyclistes. Un homme déteste tant et si bien les cyclistes qui engorgent les routes où il adore rouler, qu'il décide de prendre les moyens pour s'en débarrasser. D'une rare méchanceté et d'une totale mauvaise foi, ce narrateur cynique. Quelle nouvelle, avec une chute digne d'une médaille. 10 / 10
Le coureur des grèves. Parce qu'il opère un petit commerce pour lequel il n'a pas tous les permis requis, un homme est talonné par l'Administration. Un étonnant cri du coeur que cette nouvelle qui oppose la liberté personnelle à la bureaucratie tenace. Une réussite atypique de l'auteur. 8,5 / 10
Lutte des classes. Le grand patron d'un consortium en métallurgie est pris en otage et va être exécuté. Ah ! l'ironie de la chute imprévisible m'a jeté par-terre, et j'ai rarement autant ri. 10 / 10
Rue des Suicidaires. Cet inspecteur placide commet un impair irréparable lors de la reconstitution d'une scène d'homicide et, par conséquence, prend la décision d'en finir avec ses jours. On dirait presque du Simenon par la grisaille, la vie vue par le petit bout de la lorgnette. Après la pluie vient le crachin, dit le proverbe brestois. 9 / 10
Cercle polar. Un écrivain publié à compte d'auteur se voit refuser une invitation au Salon du polar et décide de se venger. Dans cette nouvelle noire et hilarante, ce sont les lecteurs qui se régalent. Le plus long texte du recueil, une merveille. 10 / 10
Presque rien. Trois vols de banque audacieux commis le même après-midi par un seul homme. L'homme cache son trésor, se fait attraper pour une babiole, purge deux ans en taule, sort de prison et retrouve son butin considérable. Le crime parfait, une fin heureuse ? Vous ne connaissez pas Aussanaire qui trouve moyen de broyer l'espoir de son personnage... 9 / 10
Il y a quelques textes plus faibles, avec des chutes peut-être plus prévisibles ou une tonalité moins heureuse. Mais huit excellentes nouvelles sur quatorze, c'est vraiment impeccable. Mortes-eaux est un formidable recueil de nouvelles par un auteur qui ne sera pas méconnu encore longtemps, foi d'ermite !
Note 9 / 10
Pour commander ce livre, allez sur la page des éditions Nouvelles Paroles.
Mortes-Eaux
Horn. Il n'y a rien de plus triste qu'un hospice pour vieux... mais alors quand les vieux commencent à mourir en rafale, rien ne va plus. Une nouvelle pas triste du tout. Mordante, ironique. Un pur régal. 10 / 10
Square de l'Atlantique. Dans un square rachitique face à l'océan, un vieux observe les gens. Ce n'est pas tant la chute de cette nouvelle qui saisit que le ton nostalgique et empreint d'humanité que déploie l'auteur pour faire parler ce vieillard grincheux. 9 / 10
Je hais les cyclistes. Un homme déteste tant et si bien les cyclistes qui engorgent les routes où il adore rouler, qu'il décide de prendre les moyens pour s'en débarrasser. D'une rare méchanceté et d'une totale mauvaise foi, ce narrateur cynique. Quelle nouvelle, avec une chute digne d'une médaille. 10 / 10
Le coureur des grèves. Parce qu'il opère un petit commerce pour lequel il n'a pas tous les permis requis, un homme est talonné par l'Administration. Un étonnant cri du coeur que cette nouvelle qui oppose la liberté personnelle à la bureaucratie tenace. Une réussite atypique de l'auteur. 8,5 / 10
Lutte des classes. Le grand patron d'un consortium en métallurgie est pris en otage et va être exécuté. Ah ! l'ironie de la chute imprévisible m'a jeté par-terre, et j'ai rarement autant ri. 10 / 10
Rue des Suicidaires. Cet inspecteur placide commet un impair irréparable lors de la reconstitution d'une scène d'homicide et, par conséquence, prend la décision d'en finir avec ses jours. On dirait presque du Simenon par la grisaille, la vie vue par le petit bout de la lorgnette. Après la pluie vient le crachin, dit le proverbe brestois. 9 / 10
Cercle polar. Un écrivain publié à compte d'auteur se voit refuser une invitation au Salon du polar et décide de se venger. Dans cette nouvelle noire et hilarante, ce sont les lecteurs qui se régalent. Le plus long texte du recueil, une merveille. 10 / 10
Presque rien. Trois vols de banque audacieux commis le même après-midi par un seul homme. L'homme cache son trésor, se fait attraper pour une babiole, purge deux ans en taule, sort de prison et retrouve son butin considérable. Le crime parfait, une fin heureuse ? Vous ne connaissez pas Aussanaire qui trouve moyen de broyer l'espoir de son personnage... 9 / 10
Il y a quelques textes plus faibles, avec des chutes peut-être plus prévisibles ou une tonalité moins heureuse. Mais huit excellentes nouvelles sur quatorze, c'est vraiment impeccable. Mortes-eaux est un formidable recueil de nouvelles par un auteur qui ne sera pas méconnu encore longtemps, foi d'ermite !
Note 9 / 10
Pour commander ce livre, allez sur la page des éditions Nouvelles Paroles.
Mortes-Eaux
François Aussanaire
Nouvelles Paroles, 2009
138 pages
12 € (19,60 $)
vendredi 12 mars 2010
133. Mamba - Jean Beaudry
Alors que les préparatifs du rassemblement populaire de la St-Jean-Baptiste au Stade olympique vont bon train, un mamba s'échappe du cargo sur lequel il avait été embarqué dans un panier de fruits et va semer la terreur à Montréal. Un journaliste enquête, la police est sur les dents, le maire de la ville ne sait plus où donner de la tête. Un affrontement terrible se prépare...
(Comme tout le monde sait, le mamba est un serpent au venin extrêmement toxique et au comportement territorial agressif. Ce n'est pas le genre de bestiole qu'on garde chez soi avec minet et pitou dans le but de le cajoler sur ses genoux le soir devant la télé.)
Les personnages sont en papier à bricoler. Ils sont animés de réactions consternantes. Les personnages principaux ne laissent pas une forte impression dans l'imaginaire du lecteur. Ce sont des clichés ambulants.
Quant à l'intrigue, elle est cousue de fil blanc. De la première à la dernière ligne. Avec une finale télégraphiée qui ne surprendra personne.
Ce thriller d'horreur s'embourbe dans de longues scènes inutiles qui exaspèrent le lecteur le plus indulgent plutôt que de faire haleter; c'est donc l'antithèse d'un thriller.
Ce qu'il faut souligner de Mamba, c'est le désir de l'auteur d'insérer une intrigue sociopolitique dans l'histoire. Ce n'est pas réussi (loin de là), mais il se mérite un bon point pour avoir essayer.
En somme, c'est mal écrit et mal foutu. On oublie de le lire.
Note 2 / 10
Mamba
(Comme tout le monde sait, le mamba est un serpent au venin extrêmement toxique et au comportement territorial agressif. Ce n'est pas le genre de bestiole qu'on garde chez soi avec minet et pitou dans le but de le cajoler sur ses genoux le soir devant la télé.)
Les personnages sont en papier à bricoler. Ils sont animés de réactions consternantes. Les personnages principaux ne laissent pas une forte impression dans l'imaginaire du lecteur. Ce sont des clichés ambulants.
Quant à l'intrigue, elle est cousue de fil blanc. De la première à la dernière ligne. Avec une finale télégraphiée qui ne surprendra personne.
Ce thriller d'horreur s'embourbe dans de longues scènes inutiles qui exaspèrent le lecteur le plus indulgent plutôt que de faire haleter; c'est donc l'antithèse d'un thriller.
Ce qu'il faut souligner de Mamba, c'est le désir de l'auteur d'insérer une intrigue sociopolitique dans l'histoire. Ce n'est pas réussi (loin de là), mais il se mérite un bon point pour avoir essayer.
En somme, c'est mal écrit et mal foutu. On oublie de le lire.
Note 2 / 10
Mamba
Jean Beaudry
Héritage, 1979
173 pages
132. Brigitte des Colères - Jérôme Lafond
Dans les mornes plaines agricoles de Sainte-Scholastique, Brigitte rêve d'une adolescence qui serait loin d'être drabe : elle rêve de grands incendies, d'amours lesbiens, de tueurs en série et, par provocation, signe ses travaux scolaires du nom de Ted Bundy. Elle ne s'ennuie pas, elle pimente sa vie.
D'emblée, j'avoue avoir eu du mal à adhérer au propos de ce roman. Le principal problème est que les références auxquelles s'identifie Brigitte ne m'apparaissent pas comme étant celles d'une ado de 14-16 ans : Twilight Zone, Nirvana, Sophia Loren, Wynona Ryder, etc. Pour moi, ça ressemble au panthéon d'une trentenaire, pas d'une adolescente.
L'écriture est allègre et sans bavure, on ne s'ennuie pas une miette. Lafond a du talent, encore que certaines formulations – rares – soient forcées, faussement naïves, par ex. quand l'auteur écrit « qu'une salle de bains tente de survivre dans un coin. » Lorsque je lis un truc comme ça, je tique, je n'y peux rien.
Il faut prendre Brigitte des Colères comme une déambulation dans l'imaginaire et les préoccupations d'une adolescente mal dans sa peau, ou, pour dire plus moderne, mal dans son être. Roman promenade. Ce qui explique que plusieurs ficelles ne soient pas nouées à la fin : au premier chef, les meurtres... Le roman est constitué d'anecdotes qui rendent le récit vivant au détriment de sa cohérence interne. C'est comme l'itinéraire d'une abeille qui butine de fleur en fleur sans jamais revenir sur ses pas.
Comme le lecteur peut s'y attendre, le destin va frapper assez rudement Brigitte. Elle aura une espèce d'épiphanie noire lorsque la douleur et la mort la rattraperont. Ce délire pyromane sont les meilleures pages du livre à mon avis.
Pour terminer, j'y ai appris une jolie formule pour dire qu'on est au bout de son rouleau : en être au dernier pain de sa fournée. C'est joli, non ?
Note 6,5 / 10
D'emblée, j'avoue avoir eu du mal à adhérer au propos de ce roman. Le principal problème est que les références auxquelles s'identifie Brigitte ne m'apparaissent pas comme étant celles d'une ado de 14-16 ans : Twilight Zone, Nirvana, Sophia Loren, Wynona Ryder, etc. Pour moi, ça ressemble au panthéon d'une trentenaire, pas d'une adolescente.
L'écriture est allègre et sans bavure, on ne s'ennuie pas une miette. Lafond a du talent, encore que certaines formulations – rares – soient forcées, faussement naïves, par ex. quand l'auteur écrit « qu'une salle de bains tente de survivre dans un coin. » Lorsque je lis un truc comme ça, je tique, je n'y peux rien.
Il faut prendre Brigitte des Colères comme une déambulation dans l'imaginaire et les préoccupations d'une adolescente mal dans sa peau, ou, pour dire plus moderne, mal dans son être. Roman promenade. Ce qui explique que plusieurs ficelles ne soient pas nouées à la fin : au premier chef, les meurtres... Le roman est constitué d'anecdotes qui rendent le récit vivant au détriment de sa cohérence interne. C'est comme l'itinéraire d'une abeille qui butine de fleur en fleur sans jamais revenir sur ses pas.
Comme le lecteur peut s'y attendre, le destin va frapper assez rudement Brigitte. Elle aura une espèce d'épiphanie noire lorsque la douleur et la mort la rattraperont. Ce délire pyromane sont les meilleures pages du livre à mon avis.
Pour terminer, j'y ai appris une jolie formule pour dire qu'on est au bout de son rouleau : en être au dernier pain de sa fournée. C'est joli, non ?
Note 6,5 / 10
Brigitte des Colères
Jérôme Lafond
Marchand de feuilles, 2010
178 pages
Libellés :
lectures,
littérature canonique
jeudi 11 mars 2010
Un abonnement d'un an à Solaris par-dessus le marché
Gros merci à Joël Champetier qui offre un abonnement d'un an à Solaris pour le concours Les Mille mot de l'ermite.
Participez ! Encore 38 jours !
Modalités de participation ici.
Participez ! Encore 38 jours !
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concours ermite
Puisque Phil en parle...
Sur son blogue, Phil a mis un billet sur Martha, le roman de Marie Laberge, une étrange bête (le livre, pas l'auteure) livrée par correspondance à chaque deux semaines. Je ne veux pas commenter ce roman, ne l'ayant pas lu, juste raconter cette petite anecdote.
Quand Marie Laberge a fait l'annonce de ce roman et de la façon très particulière dont il allait être produit, j'ai aussitôt abonné ma mère. Elle adore la lecture et les grands romans ne l'intimident pas. Donc, cet abonnement s'imposait...
Je ne lui ai rien dit, je voulais qu'elle soit surprise. Fait que je l'abonne, pis j'attends que l'effet de surprise se manifeste. J'attends, j'attends... et j'oublie... Quelques mois plus tard, ça me revient à l'esprit et je lui demande ce qu'elle pense de ce roman, si c'est bon, intéressant, etc. « De quoi tu parles ? » me demande-t-elle, perplexe.
Je lui explique tout : le roman, l'abonnement, la surprise... Elle avoue n'en avoir aucune idée. Elle a jamais vu ça. J'explique à nouveau mais avec plus de détails : Ce sont des lettres qu'elle aurait dû recevoir, adressées à elle, qui raconte l'histoire de Martha et de sa famille...
Une petite lumière s'allume. Oui, oui, ça lui dit quelque chose... mais quoi, elle ne s'en souvient pas. Finalement, après quelques minutes de remue-méninges un peu chaotique, le chat sort du sac.
Elle avait bien reçu les lettres. Elle avait lu la première, une lettre étrange, adressée à son nom, mais qui parlait d'une autre famille dont elle ignorait l'existence, et d'une nommée Martha qui racontait sa vie sur un ton familier. Croyant à une erreur, maman avait mis la lettre de côté, et les lettres suivantes aussi, qu'elle destinait au recyclage.
Surprise ! Quelle surprise en effet ! Heureusement, elle n'avait encore rien jeté, de sorte qu'elle a pu récupérer toutes les lettres et lire le roman dont nous n'avons pas encore parlé.
Quand Marie Laberge a fait l'annonce de ce roman et de la façon très particulière dont il allait être produit, j'ai aussitôt abonné ma mère. Elle adore la lecture et les grands romans ne l'intimident pas. Donc, cet abonnement s'imposait...
Je ne lui ai rien dit, je voulais qu'elle soit surprise. Fait que je l'abonne, pis j'attends que l'effet de surprise se manifeste. J'attends, j'attends... et j'oublie... Quelques mois plus tard, ça me revient à l'esprit et je lui demande ce qu'elle pense de ce roman, si c'est bon, intéressant, etc. « De quoi tu parles ? » me demande-t-elle, perplexe.
Je lui explique tout : le roman, l'abonnement, la surprise... Elle avoue n'en avoir aucune idée. Elle a jamais vu ça. J'explique à nouveau mais avec plus de détails : Ce sont des lettres qu'elle aurait dû recevoir, adressées à elle, qui raconte l'histoire de Martha et de sa famille...
Une petite lumière s'allume. Oui, oui, ça lui dit quelque chose... mais quoi, elle ne s'en souvient pas. Finalement, après quelques minutes de remue-méninges un peu chaotique, le chat sort du sac.
Elle avait bien reçu les lettres. Elle avait lu la première, une lettre étrange, adressée à son nom, mais qui parlait d'une autre famille dont elle ignorait l'existence, et d'une nommée Martha qui racontait sa vie sur un ton familier. Croyant à une erreur, maman avait mis la lettre de côté, et les lettres suivantes aussi, qu'elle destinait au recyclage.
Surprise ! Quelle surprise en effet ! Heureusement, elle n'avait encore rien jeté, de sorte qu'elle a pu récupérer toutes les lettres et lire le roman dont nous n'avons pas encore parlé.
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lundi 8 mars 2010
Les Mille mots de l'ermite - la dot augmente !
Dominic Bellevance (son blogue) offre les 4 premiers volumes de la série Alégracia (la série est présentée ici) pour le concours. Cette série connaît un grand succès. Merci à Dominic.
Pour le moment je ne sais pas si je vais attacher cette nouvelle commandite au Grand prix lui-même ou si je vais créer un second prix. Il y a pas mal de textes (j'avoue que je craignais de ce côté-là) et la qualité ne pose vraiment pas problème.
D'autre part, je signale que j'ai fait quelques démarches auprès des revues que nous connaissons tous (Zinc, Alibis, Biscuit chinois, Solaris, etc.) et même auprès de Côté Blogue pour bonifier le concours. J'attends les réponses. On verra. La rédaction XYZ a eu la gentillesse de répondre, même si c'était pour signifier son refus. Côté Blogue étudie...
Maison d'édition, revue, jeune auteur en mal de faire connaître vos livres, votre revue ou vos œuvres : ne vous gênez pas, pensez à commanditer le concours de nouvelles Les Mille mots de l'ermite !
Il reste 42 jours pour participer. C'est simple : vous pouvez soumettre jusqu'à trois textes d'un maximum de 1000 mots chacun. Et vous expédier le tout à nouvelles.ermite@yahoo.ca avant le 18 avril 23h59.
Modalités et description du Grand prix : Les Mille mots de l'ermite.
Pour le moment je ne sais pas si je vais attacher cette nouvelle commandite au Grand prix lui-même ou si je vais créer un second prix. Il y a pas mal de textes (j'avoue que je craignais de ce côté-là) et la qualité ne pose vraiment pas problème.
D'autre part, je signale que j'ai fait quelques démarches auprès des revues que nous connaissons tous (Zinc, Alibis, Biscuit chinois, Solaris, etc.) et même auprès de Côté Blogue pour bonifier le concours. J'attends les réponses. On verra. La rédaction XYZ a eu la gentillesse de répondre, même si c'était pour signifier son refus. Côté Blogue étudie...
Maison d'édition, revue, jeune auteur en mal de faire connaître vos livres, votre revue ou vos œuvres : ne vous gênez pas, pensez à commanditer le concours de nouvelles Les Mille mots de l'ermite !
Il reste 42 jours pour participer. C'est simple : vous pouvez soumettre jusqu'à trois textes d'un maximum de 1000 mots chacun. Et vous expédier le tout à nouvelles.ermite@yahoo.ca avant le 18 avril 23h59.
Modalités et description du Grand prix : Les Mille mots de l'ermite.
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concours ermite
dimanche 7 mars 2010
131. L'Inconvénient n° 39
L'Inconvénient s'ouvre sur une série de courts essais socio-philosophiques qui n'ont pas soulevé mon intérêt à l'exception du texte de David Dorais sur l'idéologie «petite madame», humoristique, railleur et drette sur le piton.
Crawl de Paul Kodama. Dans un pays sud-américain qui pourrait être la Colombie, les élites locales s'accommodent le mieux possible de leur statut inconfortable entre les indigènes rabroués et les Yankees honnis. Il est formidable ce texte, une fois passé les deux ou trois premières pages un peu trop franchouillarde à mon goût. Le thème est magistralement exploité, toujours en filigrane et ce lecteur-ci a beaucoup, beaucoup apprécié. 9 / 10
Le trophée de Geneviève Blouin. Un homme est en proie au doute après avoir tué son adversaire dans l'arène. Une bonne nouvelle noire à tendance psychologique qui se termine avec un retournement assez joliment réussi. Mais les événements se bousculent (trop) au portillon et j'ai fini par ne plus croire à ce qui se passait. La fin est surprenante, certes, mais l'ultime couleuvre est dure à avaler. L'écriture est atmosphérique et attentive aux détails. 8 / 10
Une vieille carabine de Nicolas Charette. Lors d'une conversation téléphonique, deux amants séparés par la distance retombent dans les mêmes patterns manipulateurs. Ici, c'est la manière dont cette histoire est racontée qui m'a agacé prodigieusement. Ce narrateur qui s'adresse constamment à son interlocutrice, en paroles et en pensées, je l'aurais fait s'exprimer différemment. C'est personnel. 6,5 / 10
Le principe d'inertie d'Amélie Desruisseaux-Talbot. La présence d'une très jolie étudiante trouble un professeur de physique mécanique. Voilà une nouvelle que ce lecteur-ci trouvait vraiment excellente, la meilleure du numéro, jusqu'à ce que l'auteure s'enlise à récapituler longuement l'épisode où la femme du professeur tente de tomber enceinte. Un texte qui aurait eu besoin d'être sérieusement resserré. Autrement, c'est fin, fichtrement bien écrit, congruent en diable, et je vais inscrire l'auteure sur ma liste des jeunes écrivains à surveiller. 7,5 / 10
Basé sur la lecture de cet unique numéro, mon impression est que L'Inconvénient est une revue de courts essais socio-philosophiques auxquels se greffent des nouvelles de nature essentiellement littéraire. Sans être balayée du revers de la main, comme le prouve la présence de la nouvelle de Geneviève Blouin, la littérature de genre n'est pas privilégiée indûment. Dans l'ensemble, ce sont de bons textes, bien écrits, sagement narrés, sans excès, sans débordements : une littérature proprette et académique. Ça reste un débouché intéressant pour les auteurs.
Une série de chroniques vient clore L'Inconvénient. De celles-ci, je retiendrai le très drôle Un sandwich de poésie de David Dorais (décidément une découverte pour moi) sur certains excès du Festival international de littérature.
Note 7,5 / 10
Crawl de Paul Kodama. Dans un pays sud-américain qui pourrait être la Colombie, les élites locales s'accommodent le mieux possible de leur statut inconfortable entre les indigènes rabroués et les Yankees honnis. Il est formidable ce texte, une fois passé les deux ou trois premières pages un peu trop franchouillarde à mon goût. Le thème est magistralement exploité, toujours en filigrane et ce lecteur-ci a beaucoup, beaucoup apprécié. 9 / 10
Le trophée de Geneviève Blouin. Un homme est en proie au doute après avoir tué son adversaire dans l'arène. Une bonne nouvelle noire à tendance psychologique qui se termine avec un retournement assez joliment réussi. Mais les événements se bousculent (trop) au portillon et j'ai fini par ne plus croire à ce qui se passait. La fin est surprenante, certes, mais l'ultime couleuvre est dure à avaler. L'écriture est atmosphérique et attentive aux détails. 8 / 10
Une vieille carabine de Nicolas Charette. Lors d'une conversation téléphonique, deux amants séparés par la distance retombent dans les mêmes patterns manipulateurs. Ici, c'est la manière dont cette histoire est racontée qui m'a agacé prodigieusement. Ce narrateur qui s'adresse constamment à son interlocutrice, en paroles et en pensées, je l'aurais fait s'exprimer différemment. C'est personnel. 6,5 / 10
Le principe d'inertie d'Amélie Desruisseaux-Talbot. La présence d'une très jolie étudiante trouble un professeur de physique mécanique. Voilà une nouvelle que ce lecteur-ci trouvait vraiment excellente, la meilleure du numéro, jusqu'à ce que l'auteure s'enlise à récapituler longuement l'épisode où la femme du professeur tente de tomber enceinte. Un texte qui aurait eu besoin d'être sérieusement resserré. Autrement, c'est fin, fichtrement bien écrit, congruent en diable, et je vais inscrire l'auteure sur ma liste des jeunes écrivains à surveiller. 7,5 / 10
Basé sur la lecture de cet unique numéro, mon impression est que L'Inconvénient est une revue de courts essais socio-philosophiques auxquels se greffent des nouvelles de nature essentiellement littéraire. Sans être balayée du revers de la main, comme le prouve la présence de la nouvelle de Geneviève Blouin, la littérature de genre n'est pas privilégiée indûment. Dans l'ensemble, ce sont de bons textes, bien écrits, sagement narrés, sans excès, sans débordements : une littérature proprette et académique. Ça reste un débouché intéressant pour les auteurs.
Une série de chroniques vient clore L'Inconvénient. De celles-ci, je retiendrai le très drôle Un sandwich de poésie de David Dorais (décidément une découverte pour moi) sur certains excès du Festival international de littérature.
Note 7,5 / 10
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lectures
vendredi 5 mars 2010
Le congrès national des ermites du Suroît
Hier, à Rigaud, s'est tenu le Congrès national des ermites du Suroît. On y retrouvait l'élite de la région avec la présence de l'ermite de Valleyfield, à gauche sur la photo, et de l'ermite de Rigaud. On les voit ici à l'attention pendant l'hymne national.
De vives discussions portant sur différents sujets ont meublé la plénière de la journée.
Merci à Pat et à Kathleen de leur visite. Merci à Benjamin pour la photo.
De vives discussions portant sur différents sujets ont meublé la plénière de la journée.
Merci à Pat et à Kathleen de leur visite. Merci à Benjamin pour la photo.
Un ermite à gauche, un ermite à droite
B et K
Libellés :
amis
AaaaAAaaarrrgGHhhh !
Maudit gros piochon de crétin de triple buse d'idiot désorganisé !
Je viens d'effacer définitivement un gros fichier de plus de cent pages. Pesage de mauvais pitons à marde, tous trop proches les uns des autres. Je suis un diplodocus téméraire qui ne sauvegarde pas en mode automatique ! Et pas moyen de récupérer un fichier qui a été modifié et fermé. C'est sans espoir.
Mon fichier, c'était pas grand chose, juste un truc dans lequel je recopiais des citations, des bons mots, des phrases qui me plaisent. Je fais ça depuis longtemps, je les accumule à l'ordi et quand j'en ai l'équivalent de 300 pages, j'imprime. Depuis que j'ai un ordinateur en fait, 1989, j'en ai deux gros cahiers. 600 pages.
Tout à l'heure, j'en avais environ 130 pages-écran. Là, il ne me reste qu'un fichier sur lequel on trouve le mot tronqué « tre ». Dérisoire.
Allez coucher les enfants que je dise un gros mot : osti.
Je viens d'effacer définitivement un gros fichier de plus de cent pages. Pesage de mauvais pitons à marde, tous trop proches les uns des autres. Je suis un diplodocus téméraire qui ne sauvegarde pas en mode automatique ! Et pas moyen de récupérer un fichier qui a été modifié et fermé. C'est sans espoir.
Mon fichier, c'était pas grand chose, juste un truc dans lequel je recopiais des citations, des bons mots, des phrases qui me plaisent. Je fais ça depuis longtemps, je les accumule à l'ordi et quand j'en ai l'équivalent de 300 pages, j'imprime. Depuis que j'ai un ordinateur en fait, 1989, j'en ai deux gros cahiers. 600 pages.
Tout à l'heure, j'en avais environ 130 pages-écran. Là, il ne me reste qu'un fichier sur lequel on trouve le mot tronqué « tre ». Dérisoire.
Allez coucher les enfants que je dise un gros mot : osti.
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moi
mardi 2 mars 2010
Norbert Spehner à La Presse
MISE À JOUR JANVIER 2011
Norbert Spehner a repris du service à La Presse. Ces imbéciles ont corrigé leur erreur. Tant mieux !
J'apprends d'une source généralement bien informé que la direction de La Presse a mis fin à la collaboration spéciale de Norbert Spehner au cahier Lectures (ou à ce qui en tient lieu dorénavant). Quelle chouette décision ! On applaudit d'une seule main les imbéciles qui ont décidé de se départir du meilleur chroniqueur de polars au Québec pour une économie de quelques dollars par chronique.
Avec le départ volontaire de Chantal Guy à la tête du cahier Lectures, la grande émasculation se poursuit.
Bravo. Bravo. Bravo.
NB
Norbert Spehner a repris du service à La Presse. Ces imbéciles ont corrigé leur erreur. Tant mieux !
J'apprends d'une source généralement bien informé que la direction de La Presse a mis fin à la collaboration spéciale de Norbert Spehner au cahier Lectures (ou à ce qui en tient lieu dorénavant). Quelle chouette décision ! On applaudit d'une seule main les imbéciles qui ont décidé de se départir du meilleur chroniqueur de polars au Québec pour une économie de quelques dollars par chronique.
N'ayant pas de photo de Norbert sous la main, j'ai mis celle de Poe qui lui ressemble comme un frère. Imaginez-le avec moins de cheveux, et blancs, et toc, on s'y croirait...
Avec le départ volontaire de Chantal Guy à la tête du cahier Lectures, la grande émasculation se poursuit.
Bravo. Bravo. Bravo.
NB
- Le titre est accrocheur, han ? Mais Norbert n'est pas mort, je vous l'assure.
- Avec l'autre main, on leur donne des coups de pied au cul, rien de moins.
Finalement, ils ne se ressemblent pas. Oubliez ça.
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montée de lait
lundi 1 mars 2010
130.Toujours vert - Jean-François Poupart
En 2018, les icônes du rock qui n'ont pas encore succombé à leurs années de sex, drugs and rock 'n' roll sont des vieillards. Leur maison de retraite : Evergreen, une gated community du sud de la Floride, ultime rempart de l'éternelle jeunesse et du faux-semblant. Lorsqu'un matin on découvre le cadavre de Jon Lord dans la piscine de Lou Reed, le maire décide de faire appel à un enquêteur : le caractériel Mike Burns. Son mandat ? Démontrer qu'il s'agit d'un accident. Déjà qu'on aime pas mourir à Evergreen, s'il fallait en plus qu'on y soit assassiné... (Extrait de la 4e de couverture)Ce lecteur-ci n'a pas été capable d'accrocher à cette histoire pourtant prometteuse. Tant à cause du narrateur qui n'a pas emporté mon adhésion que par le ton général du roman qui oscille entre cynisme implacable, petits potins à la Échos Vedettes et une enquête qui n'est pas toujours un modèle de limpidité (à cause de la mémoire défaillante du narrateur et des procédés litotiques employés par Poupart).
Certaines descriptions sont incisives, certaines observations sont bang sur la cible. Il y a un déboulonnage par moments jouissif du culte de la vedette (pour ne pas dire du cul de la vedette, lisez, vous comprendrez, bien que la fesse soit un élément négligeable du roman). Mais ce déboulonnage sombre parfois dans la surenchère cynique, voire dans une espèce de règlement de comptes avec ces immenses icônes populaires, et là, trop c'est comme pas assez. L'auteur aurait été bien inspiré de moduler son registre un tout petit peu.
Et les trips de drogue, la réalité altérée longuement décrite, encore là, trop, c'est trop. Modération, svp. En somme, un roman qui aurait tout eu pour être férocement original et mémorable, et qui finalement se révèle être une gourmandise appétissante mais beaucoup trop acidulée pour qu'on souhaite la partager avec des amis.
Quand même, il y a du bon ici. Recommandé avec réserve.
Cote 6,5 / 10
Toujours vert
Jean-François Poupart
Coups de tête, 2009
109 pages
Du nouveau sur les nouvelles
J'ai mis à la rubrique Pages dans colonne de droite, le titre des 17 nouvelles soumises à ce jour pour le concours des Mille mots de l'ermite. Cette page sera mise à jour régulièrement. Le noms des auteurs n'apparaîtra pas pour des raisons évidentes.
Bien sûr, les titres seuls ne révèlent rien; encore que ça peut vous titiller l'imaginaire, vous ouvrir inconsciemment des portes et des pistes. Pour le moment, tous les genres sont représentés : polar, sf, absurde, humour, noir, horreur, fantastique, analyse psychologique, etc.
Si vous ne retrouvez pas le titre de votre texte dans cette liste, svp faites-moi en part au plus tôt à richard.suzanne@gmail.com.
Bien sûr, les titres seuls ne révèlent rien; encore que ça peut vous titiller l'imaginaire, vous ouvrir inconsciemment des portes et des pistes. Pour le moment, tous les genres sont représentés : polar, sf, absurde, humour, noir, horreur, fantastique, analyse psychologique, etc.
Si vous ne retrouvez pas le titre de votre texte dans cette liste, svp faites-moi en part au plus tôt à richard.suzanne@gmail.com.
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