Créativité létale d'André Marois (son blogue est ici). Un homme décide de se venger de celui qui le cocufie. Il devra faire preuve d'imagination car son budget "revanche" est restreint. Correctement faite, un rien verbeuse, de la bien belle ouvrage mais qui laisse peu de traces. 7 / 10
Le représentant « Déjà 20 ans, la chute du Mur » Patrick de Friberg (son blogue). Un texte étonnant, touffu et complexe, qui demande une lecture assidue. C'est pourtant parfaitement lisible. Une belle réussite. 8 / 10
Dans l'antre du dragon d'Alexandre Babeanu (son blogue). Durant la Première Guerre, deux soldats français doivent aller miner un mur souterrain. Wow. Quel texte puissant. Sobre. Extrêmement prenant. Une réussite exemplaire. Bravo, M. Babeanu. 10 / 10
Le testament de Jean Pettigrew. Un scénario de Meurtres & Mystères. J'en ai lu quelques pages. Soporifique et exténuant. J'ai abandonné sans avoir l'impression de manquer quoi que ce soit.
Vingt ans de Meurtres & Mystères. Suite au scénario de Pettigrew, une longue entrevue avec le directeur d'une troupe de théâtre qui en monte. Si vous aimez les M&M, voilà 65 pages qui devraient vous satisfaire.
Une bon article de Mario Tessier (qui est comme dieu, omniscient et omniprésent ?!) sur les auteurs de polar historique, article que j'ai beaucoup aimé et qui m'a donné de nouvelles pistes de découvertes littéraires.
Un numéro que je n'aurais pas acheté si je n'avais pas été abonné. C'est comme ça.
Note 3 / 10 - à cause du long dossier M&M qui fait la moitié du numéro. Parce que les fictions sont irréprochables.
Un blogue qui parle de lectures et d'écriture, sans oublier Benjamin, Suzanne et moi
dimanche 31 janvier 2010
samedi 30 janvier 2010
Carnaval et concours
Je n'ai pas pu prendre part au Carnaval Boréal qui se tenait aujourd'hui dans tout bon clavier qui se respecte. À la lecture rapide des archives, c'était intéressant dans son propos et bordélique dans sa forme. Les participants semblent avoir adoré l'expérience - car expérience c'était. Je regrette d'avoir raté parce qu'il y avait des discussions auxquelles j'aurais aimé participé, entre autres celle portant sur sur la direction littéraire. Bref, ça ira à l'année prochaine. Meanwhile, Congrès Boréal en mai.
Aussi, le concours les Mille mots de l'Ermite a reçu ses premiers textes aujourd'hui.
Aussi, le concours les Mille mots de l'Ermite a reçu ses premiers textes aujourd'hui.
Libellés :
blogue
jeudi 28 janvier 2010
121. Solaris n° 172
La vie des douze Jésus de Luc Dagenais. Après la multiplication des pains, la multiplication des Jésus. Une bonne idée, un excellent traitement, vif et sarcastique, et pourtant la nouvelle m'a laissé plutôt indifférent. Peut-être parce qu'elle fait appel à un monde, la religion, qui a été évacué de mon univers intellectuel. Aussi, bémol, il y a de légers décrochages dans la narration quand le guide devient très familier avec ses ouailles. 7 / 10
Comme Sasha de Gaël-Pierre Covell. Une puissante créature malfaisante hante le Marais alors que la France est à feu et à sang durant la guerre de Succession d'Autriche. Un texte touffu, lourdaud à de nombreux moments, que j'ai pourtant beaucoup apprécié. 7 / 10
Le masque du clown rouge de Tyler Keevil. On ne fait pas facilement des affaires dans ce Cuba ensorcelé. Une nouvelle banale et sans attrait, un exotisme de pacotille, des personnages incolores, bref, à part une finale assez enlevée, médiocre. 4 / 10
Cold storage de Raymond Dumoulin. Zombies et heavy metal forment ici un très heureux mélange. Le style de Dumoulin me plait énormément. Il a une manière incomparable de créer des ambiances et de mettre ses personnages en scène. Cela dit, je dois avouer que la longue scène de poursuite à la fin était justement ça, longue, voire interminable. La chute est amusante. 8 / 10
La visite du vendredi de Claude Bolduc. Vous avez une petite verrue sur la main ? Ne lisez pas cette excellente nouvelle. Bolduc est un maître. Un texte drôle, une fin grinçante... Vive impression sur ce lecteur-ci. 10 / 10
L'appel de la pluie de Claude Bolduc. Un texte plus atmosphérique (si j'ose dire, compte tenu du titre), de nature plus poétique, auquel je n'ai pas vraiment adhéré. 5 / 10
De l'amour dans l'air de Claude Bolduc.On ne rigole pas avec les philtres d'amour. Mais le lecteur, lui, il rigole bien des mésaventures de Robert, un sceptique de la sorcellerie. Très bonne histoire qui perd un tout petit peu de son rythme à la fin. 9 / 10
Le patient de l'interne Freud de Philippe-Aubert Côté. Dans cette nouvelle, presque tout est bon, bien fait. L'écriture coule, le lecteur est captivé, l'histoire est fascinante et le décor superbement mis en place. Il y a un certain name-dropping auquel l'auteur cède, mais il faut dire que la Salpêtrière, à cette époque-là, était riche en personnalités qui ont fait leur marque par la suite, c'était donc relativement inévitable. Le problème que suscite le name-dropping, c'est que l'esprit du lecteur prend la tangente et se met à vagabonder pendant quelques secondes à chaque fois qu'une personnalité connu fait son apparition, le temps de se rappeler si ses références concordent avec ce que l'auteur nous présente, c'est-à-dire juste assez de temps pour s'extirper du récit un tout petit peu. Rien de rédhibitoire en soi, mais ça aurait gagné à être resserré un peu, là, à mon avis. Ça se gâte seulement à la fin avec une chute intello-littéraire que j'ai trouvé peu convaincante. Pourtant le reste, c'est du bonbon. 7,5 / 10
Deux points pour conclure.
Les derniers mots du commentaire d'Élisabeth Vonarburg sur Suprématie de Laurent McAllister m'ont fait bondir (et dieu sait qu'au poids que j'ai, ça en prend pour me propulser dans les airs). « J'espère, écrit-elle en substance, qu'ayant démontré leur capacité à bien faire du space opera, les auteurs sauront explorer dans leurs prochains romans d'autres concepts, d'autres décors, d'autres problèmes philosophiques et éthiques ». Venant de la part d'une auteure qui depuis longtemps ne fait que de la fantasy (à peu de choses près), on avouera que ça ne manque pas de piquant. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais... Miséricorde ! J'aime mieux lire une bonne histoire de space opera qu'une sempiternelle mouture de fantasy, aussi originale tente-t-on de nous faire croire qu'elle soit (ou qu'elle fut, je ne sais pas trop bien)...
Une bonne note à Joël Champetier pour ce spécial-qui-n'en-est-pas-un-100 %-fiction. J'aime bien la chronique de Mario Tessier, Les Carnets du futurible, érudite et amusante, mais voilà le genre de truc qui pourrait être remisé sans problème dans la version internet de la revue. Moi, je veux des fictions. Beaucoup de fictions. Et, de ce point de vue là, ce numéro 100 % fiction m'a procuré une bien grande satisfaction...
Note 8,5 / 10
Comme Sasha de Gaël-Pierre Covell. Une puissante créature malfaisante hante le Marais alors que la France est à feu et à sang durant la guerre de Succession d'Autriche. Un texte touffu, lourdaud à de nombreux moments, que j'ai pourtant beaucoup apprécié. 7 / 10
Le masque du clown rouge de Tyler Keevil. On ne fait pas facilement des affaires dans ce Cuba ensorcelé. Une nouvelle banale et sans attrait, un exotisme de pacotille, des personnages incolores, bref, à part une finale assez enlevée, médiocre. 4 / 10
Cold storage de Raymond Dumoulin. Zombies et heavy metal forment ici un très heureux mélange. Le style de Dumoulin me plait énormément. Il a une manière incomparable de créer des ambiances et de mettre ses personnages en scène. Cela dit, je dois avouer que la longue scène de poursuite à la fin était justement ça, longue, voire interminable. La chute est amusante. 8 / 10
La visite du vendredi de Claude Bolduc. Vous avez une petite verrue sur la main ? Ne lisez pas cette excellente nouvelle. Bolduc est un maître. Un texte drôle, une fin grinçante... Vive impression sur ce lecteur-ci. 10 / 10
L'appel de la pluie de Claude Bolduc. Un texte plus atmosphérique (si j'ose dire, compte tenu du titre), de nature plus poétique, auquel je n'ai pas vraiment adhéré. 5 / 10
De l'amour dans l'air de Claude Bolduc.On ne rigole pas avec les philtres d'amour. Mais le lecteur, lui, il rigole bien des mésaventures de Robert, un sceptique de la sorcellerie. Très bonne histoire qui perd un tout petit peu de son rythme à la fin. 9 / 10
Le patient de l'interne Freud de Philippe-Aubert Côté. Dans cette nouvelle, presque tout est bon, bien fait. L'écriture coule, le lecteur est captivé, l'histoire est fascinante et le décor superbement mis en place. Il y a un certain name-dropping auquel l'auteur cède, mais il faut dire que la Salpêtrière, à cette époque-là, était riche en personnalités qui ont fait leur marque par la suite, c'était donc relativement inévitable. Le problème que suscite le name-dropping, c'est que l'esprit du lecteur prend la tangente et se met à vagabonder pendant quelques secondes à chaque fois qu'une personnalité connu fait son apparition, le temps de se rappeler si ses références concordent avec ce que l'auteur nous présente, c'est-à-dire juste assez de temps pour s'extirper du récit un tout petit peu. Rien de rédhibitoire en soi, mais ça aurait gagné à être resserré un peu, là, à mon avis. Ça se gâte seulement à la fin avec une chute intello-littéraire que j'ai trouvé peu convaincante. Pourtant le reste, c'est du bonbon. 7,5 / 10
Deux points pour conclure.
Les derniers mots du commentaire d'Élisabeth Vonarburg sur Suprématie de Laurent McAllister m'ont fait bondir (et dieu sait qu'au poids que j'ai, ça en prend pour me propulser dans les airs). « J'espère, écrit-elle en substance, qu'ayant démontré leur capacité à bien faire du space opera, les auteurs sauront explorer dans leurs prochains romans d'autres concepts, d'autres décors, d'autres problèmes philosophiques et éthiques ». Venant de la part d'une auteure qui depuis longtemps ne fait que de la fantasy (à peu de choses près), on avouera que ça ne manque pas de piquant. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais... Miséricorde ! J'aime mieux lire une bonne histoire de space opera qu'une sempiternelle mouture de fantasy, aussi originale tente-t-on de nous faire croire qu'elle soit (ou qu'elle fut, je ne sais pas trop bien)...
Une bonne note à Joël Champetier pour ce spécial-qui-n'en-est-pas-un-100 %-fiction. J'aime bien la chronique de Mario Tessier, Les Carnets du futurible, érudite et amusante, mais voilà le genre de truc qui pourrait être remisé sans problème dans la version internet de la revue. Moi, je veux des fictions. Beaucoup de fictions. Et, de ce point de vue là, ce numéro 100 % fiction m'a procuré une bien grande satisfaction...
Note 8,5 / 10
Libellés :
lectures sffq,
solaris
mardi 26 janvier 2010
120. Le Cristal qui pousse - Steve Proulx
Grise-Vallée. Petite ville où il ne se passe jamais rien. Jusqu'au jour où un étrange cristal est volé au Musée de la météorite.
Pourquoi ? Par qui ? Et surtout... comment Simon et Lili, quatorze ans, simples journalistes au journal scolaire Le Cratère, se sont-ils retrouvés au coeur de cette enquête ? Un simple hasard ?
Ce roman-là, c'est du tout-bon qui donne le goût de retourner en enfance. L'histoire est pleine de vie et de bonhommie, rodée au quart de tour. Les personnages sont extraordinairement vivants, y compris les rôles secondaires.
J'ai lu ce premier tome de cette nouvelle série jeunesse le sourire aux lèvres, et même en riant à quelques reprises. Proulx fait montre d'une réelle maîtrise du récit. Il est imaginatif, sait créer des personnages attachants et les mettre en scène de manière délicieuse et son comique bon enfant est tout à fait naturel.
Réussite totale, à mon avis. Tellement que j'ai quasiment le goût d'acheter le deuxième tome de cette série à plein prix. (Le premier tome est offert à 2,99 $ - ce qui est une sacré aubaine, le second l'est à 12,99 $). Juste pour le plaisir de lire la suite des aventures de Lili et de Simon, et d'en parler. Mais on verra.
Chaudement recommandé. Trouvez-vous un ado d'une douzaine d'années et offrez-lui ce livre.
Cote jeunesse : 10 / 10
Clientèle cible : + 12 ans
Ferais-je lire ce roman à Benjamin s'il en avait l'âge ? Oh que oui.
Pourquoi ? Par qui ? Et surtout... comment Simon et Lili, quatorze ans, simples journalistes au journal scolaire Le Cratère, se sont-ils retrouvés au coeur de cette enquête ? Un simple hasard ?
Ce roman-là, c'est du tout-bon qui donne le goût de retourner en enfance. L'histoire est pleine de vie et de bonhommie, rodée au quart de tour. Les personnages sont extraordinairement vivants, y compris les rôles secondaires.
J'ai lu ce premier tome de cette nouvelle série jeunesse le sourire aux lèvres, et même en riant à quelques reprises. Proulx fait montre d'une réelle maîtrise du récit. Il est imaginatif, sait créer des personnages attachants et les mettre en scène de manière délicieuse et son comique bon enfant est tout à fait naturel.
Réussite totale, à mon avis. Tellement que j'ai quasiment le goût d'acheter le deuxième tome de cette série à plein prix. (Le premier tome est offert à 2,99 $ - ce qui est une sacré aubaine, le second l'est à 12,99 $). Juste pour le plaisir de lire la suite des aventures de Lili et de Simon, et d'en parler. Mais on verra.
Chaudement recommandé. Trouvez-vous un ado d'une douzaine d'années et offrez-lui ce livre.
Cote jeunesse : 10 / 10
Clientèle cible : + 12 ans
Ferais-je lire ce roman à Benjamin s'il en avait l'âge ? Oh que oui.
Le Cratère 1
Le Cristal qui pousse
Steve Proulx
Trécarré, 2009
216 pages
samedi 23 janvier 2010
119. La canicule des pauvres - Jean-Simon Desrochers
P'tite vie. Au Galant habite une faune colorée de losers, de putes, une colonie de musiciens sidéens, un dealer de drogues, un pornographe, une tueuse à gages, des mythomanes, une actrice qui couche, des mourants, un mort, un artiste japonais de renommée mondiale à la recherche de l'inspiration. N'y manque qu'un poète maudit (une espèce en voie de disparition – littérairement comme littéralement) et un raton laveur pour que soit complète une certaine coupe transversale du paysage des quartiers pauvres de la métropole. Les dix jours consécutifs de canicule qui s'abattent sur Montréal feront un nombre considérable de morts dans ce bloc à appartements.
Ce roman sombre et noir est traversé par un besoin pélagique de changer sa vie, de l'améliorer et de la rendre moins désespérante. En même temps, il y a des passages extrêmement drôles, d'autres touchants (Roméo), d'autres durs sans bon sens.
L'auteur n'évite pas le piège du cliché (on notera la présence d'un pornographe philosophe et d'un patron de restaurant empatique à l'excès) et la psychologie est parfois limite, mais l'ensemble est très solide et formidablement divertissant. Rarement la misère morale, affective, physique et intellectuelle, a-t-elle été décrite avec autant de vivacité et de pathos bien contrôlé. Chapeau à l'auteur.
Contrairement à ce que pense RHR, il y a bel et bien un ventre mou dans cet ouvrage. Situé justement en plein centre du roman. Les journées centrales sont comme le mouvement lent d'un concerto. Après une entrée en matière assez vive, arrive le lento où la vie des principaux acteurs se déploie, avec leur passé difficile, leurs errances et leurs erreurs, les amours et les pertes. L'auteur termine avec un mouvement plus trépidant où les différents destins vont trouver une résolution apaisante comme cette fraîcheur qui revient sur la ville.
Quelques bémols en conclusion (hé, un commentaire sans bémols, c'est comme une belle fille sans oreilles). En fait, commençons par deux mises en garde : Il y a de très nombreux personnages, 26 au total, semble-t-il. Ça fait du monde à la messe... Pour un lecteur moins aguerri, ce maelström peut désarçonner. Aussi, il y a beaucoup, beaucoup de sexe, surtout dans la première moitié. Soyez prévenus, c'est cru et explicite. Là où ça devient pornographique (la pornographie étant, pour ce lecteur-ci, quand la sexualité devient ennuyante), c'est que la répétition de ces scènes de baise à deux et à plusieurs finit par lasser – mais rien n'empêche le lecteur de passer par-dessus et de sauter (ha ha) quelques pages. Leur description est assez ordinaire et leur nombre diminue au fur et à mesure que le roman avance.
Un vrai bémol, celui-là. Les personnages féminins sont moins bien définis que les personnages masculins. Avec les gars, dès le début d'un chapitre, le lecteur sait en compagnie de qui il se trouve. Peut-être parce que les hommes sont plus actifs, ont des "métiers" (restaurateur, pornographe, artiste) ou des occupations facilement repérables. Pour les filles, c'est plus diffus, elles font le tapin, baisent, font de la musique, ou sont habitées par des névroses obsessionnelles.
Un petit dernier : l'auteur a la manie (très) agaçante de l'inversion de l'épithète et du nom. Ça ne le pogne pas trop souvent, allélouïa, mais la demi-douzaine de fois où ça arrive, on le remarque.
Voilà, voilà. Nonobstant les bémols, j'ai beaucoup aimé ce gros roman, cette tranche de vie, cette espèce de téléroman noir, drôle et palpitant d'une vraie humanité. Recommandé par ce lecteur-ci.
Cote 8,5 / 10
Ce roman sombre et noir est traversé par un besoin pélagique de changer sa vie, de l'améliorer et de la rendre moins désespérante. En même temps, il y a des passages extrêmement drôles, d'autres touchants (Roméo), d'autres durs sans bon sens.
L'auteur n'évite pas le piège du cliché (on notera la présence d'un pornographe philosophe et d'un patron de restaurant empatique à l'excès) et la psychologie est parfois limite, mais l'ensemble est très solide et formidablement divertissant. Rarement la misère morale, affective, physique et intellectuelle, a-t-elle été décrite avec autant de vivacité et de pathos bien contrôlé. Chapeau à l'auteur.
Contrairement à ce que pense RHR, il y a bel et bien un ventre mou dans cet ouvrage. Situé justement en plein centre du roman. Les journées centrales sont comme le mouvement lent d'un concerto. Après une entrée en matière assez vive, arrive le lento où la vie des principaux acteurs se déploie, avec leur passé difficile, leurs errances et leurs erreurs, les amours et les pertes. L'auteur termine avec un mouvement plus trépidant où les différents destins vont trouver une résolution apaisante comme cette fraîcheur qui revient sur la ville.
Quelques bémols en conclusion (hé, un commentaire sans bémols, c'est comme une belle fille sans oreilles). En fait, commençons par deux mises en garde : Il y a de très nombreux personnages, 26 au total, semble-t-il. Ça fait du monde à la messe... Pour un lecteur moins aguerri, ce maelström peut désarçonner. Aussi, il y a beaucoup, beaucoup de sexe, surtout dans la première moitié. Soyez prévenus, c'est cru et explicite. Là où ça devient pornographique (la pornographie étant, pour ce lecteur-ci, quand la sexualité devient ennuyante), c'est que la répétition de ces scènes de baise à deux et à plusieurs finit par lasser – mais rien n'empêche le lecteur de passer par-dessus et de sauter (ha ha) quelques pages. Leur description est assez ordinaire et leur nombre diminue au fur et à mesure que le roman avance.
Un vrai bémol, celui-là. Les personnages féminins sont moins bien définis que les personnages masculins. Avec les gars, dès le début d'un chapitre, le lecteur sait en compagnie de qui il se trouve. Peut-être parce que les hommes sont plus actifs, ont des "métiers" (restaurateur, pornographe, artiste) ou des occupations facilement repérables. Pour les filles, c'est plus diffus, elles font le tapin, baisent, font de la musique, ou sont habitées par des névroses obsessionnelles.
Un petit dernier : l'auteur a la manie (très) agaçante de l'inversion de l'épithète et du nom. Ça ne le pogne pas trop souvent, allélouïa, mais la demi-douzaine de fois où ça arrive, on le remarque.
Voilà, voilà. Nonobstant les bémols, j'ai beaucoup aimé ce gros roman, cette tranche de vie, cette espèce de téléroman noir, drôle et palpitant d'une vraie humanité. Recommandé par ce lecteur-ci.
Cote 8,5 / 10
La canicule des pauvres
Jean-Simon DesRochers
Les herbes rouges, 2009
672 pages
Libellés :
lectures,
littérature canonique
Deux grosses boules pas en silicone
Parlant hier de bedaines, en voici deux monstrueuses. Et je me demande s'il n'y aurait pas un marché pour la bedaine en silicone, pour vous remplacer la grosse plaque molle qui vous pendouille sur le devant. Du ferme, du solide, du bien rond ! À la manière de l'augmentation ou du raffermissement mammaire chez les femmes. Enfin, bon, c'est une idée, on n'est pas obligé d'y adhérer.
Libellés :
fine analyse sociologique,
misc
vendredi 22 janvier 2010
L'Ermite se flatte la bédaine
Dans ses résolutions pour l'année 2010, l'auteur Hans Delrue veut « continuer, bien sûr, de placer au moins une nouvelle dans une revue de « référence » et aussi de décrocher un 10/10 chez l’Ermite de Rigaud (les chances sont évidemment faibles parce qu’il faut qu’il lise une revue où je publie et que la nouvelle soit très bonne – mais je mise beaucoup sur L’empire du Paraclet dans Station Fiction qui devrait sortir cette année). »
C'est flatteur en diable. Mais j'ai la curieuse impression de devenir une balise, une espèce de gros truc en béton fissuré sur le bord des routes, ou quelque chose du genre. En tous cas, merci, Hans.
C'est flatteur en diable. Mais j'ai la curieuse impression de devenir une balise, une espèce de gros truc en béton fissuré sur le bord des routes, ou quelque chose du genre. En tous cas, merci, Hans.
Libellés :
blogue
Sa première histoire
Benjamin a inventé hier soir sa première histoire pour faire dodo. Il me l'a conté, puis il en a fait une série de variations. Voici l'originale, dans son intégralité : «Once upon a time,
un dragon apparait, y veut détruire le château.
La princesse apparaît, è veut détruire le dragon.
La princesse gagne, le dragon finit deuxième.
Fin.»
Puis il m'a fait un gigantesque sourire, très fier de son coup.
Hé hé, la relève est assuré !
Tableau © Claudine C.
Libellés :
benjamin
mercredi 20 janvier 2010
Spécial mystère
Je suis en train de lire l'œuvre complète d'un jeune auteur de la ssfq SFFQ, et j'aime ça. J'en reparle plus tard.
Libellés :
miscellanée
lundi 18 janvier 2010
118. Les Canayens de Monroyal - Achdé et Lapointe
Une nouvelle équipe de hockey est née : Les Canayens de Montroyal. Fiers et fous, chaleureux et chicaneurs, ces joueurs enthousiastes sont prêts à affronter les pires équipes de la terrible « National Underground League » (NUL). Ils sont bien décidés à envoyer leur rondelle très loin, très haut, très vite, bref, jusqu'aux sommets... Avec les Canayens de Monroyal, remerciez les arbitres, car vous allez prendre une année de punition pour rigolade !
À ce que je sache, c'est le premier album de bd d'humour mettant en vedette une équipe de hockey. Et c'est d'autant plus heureux que c'est bien fait, avec de bons gags, un dessin amusant, des personnages bien typés...
On s'attache rapidement à Aurèle Jovial, le coach, et à ses joueurs : Georges Bérézina, Jean Pocket Laviolette, Guy Lapinte, Elmer Légaré, Mario Lépais et Léo Poum Poum Grogrion. Chaque planche est un gag complet.
Je me suis bien amusé. C'est assez bon pour faire la vague... Vite le tome 2.
Cote 8 / 10
À ce que je sache, c'est le premier album de bd d'humour mettant en vedette une équipe de hockey. Et c'est d'autant plus heureux que c'est bien fait, avec de bons gags, un dessin amusant, des personnages bien typés...
On s'attache rapidement à Aurèle Jovial, le coach, et à ses joueurs : Georges Bérézina, Jean Pocket Laviolette, Guy Lapinte, Elmer Légaré, Mario Lépais et Léo Poum Poum Grogrion. Chaque planche est un gag complet.
Je me suis bien amusé. C'est assez bon pour faire la vague... Vite le tome 2.
Cote 8 / 10
Les Canayens de Monroyal - 1
La ligue des joueurs extraordinaires
Achdé et Lapointe
Boomerang, 2009
46 pages
Libellés :
lectures. bd
Une offre que je ne pouvais refuser
Parce qu'elle s'intéresse de plus en plus aux nouveaux médias, la maison d'éditions du Marchand de feuilles va faire de l'antre de l'Ermite un point de chute de son service de presse. Ouaaou !
C'est délirant, et je suis fou de joie. Merci à elle.
C'est délirant, et je suis fou de joie. Merci à elle.
Libellés :
blogue
dimanche 17 janvier 2010
Le concours de nouvelles Les Mille mots de l'Ermite, c'est un départ !
Concours de nouvelles
Les Mille mots de l’Ermite
BUT
- Promouvoir la nouvelle francophone sur la blogosphère. La nouvelle se définit ainsi : un instantané qui relate l'histoire d'un seul événement important comprenant peu de personnages.
- Dans les limites de la définition précédente, il n’y a aucune restriction de genre, de style ou de thème.
- D’un maximum de 1000 mots (titre compris), le texte soumis est inédit et rédigé en français.
- Le concours est ouvert aux auteurs de la francophonie. Cependant les prix ne seront expédiés qu'à l'intérieur du Canada.
- Chaque auteur peut soumettre un maximum de trois textes.
- Les pseudonymes ne sont pas acceptés, à moins qu’il ne s’agisse du pseudonyme habituel de l’auteur (par ex. Daniel Sernine, Laurent McAllister...)
- Le texte est soumis en version électronique seulement, en format MS Word, ou lisible par MS Word. Le nombre de mots sera évalué par le mode Statistiques du logiciel MS Word 2007.
- Tout texte ne respectant pas ces exigences sera rejeté.
DATE LIMITE
- La date limite pour participer est le 18 avril 2010 à 23h 59.
- Les textes sont envoyés à l’adresse électronique suivante : nouvelles.ermite@yahoo.ca
- Les textes soumis sont envoyés en pièce jointe (PJ).
- L’auteur donne ses coordonnées sur le courriel accompagnant le texte, c-à-d son nom, son adresse courriel et le titre du texte qu'il soumet.
- Le texte gagnant sera annoncé au plus tard 10 jours après l’échéance du concours
JURY
- L'Ermite de Rigaud.
- Selon la qualité des textes reçus, le jury peut décider de ne pas accorder de prix.
ADMISSIBILITÉ
- Tout le monde est invité à participer, y compris les commanditaires du concours, à l’exception de l'Ermite.
PRIX
Sera attribué au texte gagnant un grand prix composé de :
- Un chèque de 50 $.
- Un abonnement d’un an à la revue Brins d’éternité.
- Un abonnement d'un an à Katapulpe, le fanzine de la relève littéraire
- Un roman à choisir dans la bibliographie de Mathieu Fortin.
- La trilogie des Moufettes de François Bélisle : Les Moufettes attaquent au crépuscule, Les Moufettes livrent de la pizza et Les Moufettes tirent la langue au chat (à paraître en avril 2010).
- Un exemplaire de La Machine du Bonhomme Sept-Heures de Claude Bolduc.
- Un exemplaire du numéro Hors-Série n° 2 de Nocturne à paraître en 2010.
- Deux livres à choisir dans la vente de débarras de René Beaulieu.
- La quadrilogie Alégracia de Dominic Bellavance.
- Un abonnement d'un an à la revue Solaris.
- Un abonnement d'un an (trois numéros) à la revue Clair/Obscur.
- Le roman Cornes d'Alain Gagnon
- Les marchands de talents et Le futur inversé de Hans Delrue
- Le roman Passerelle Bankovski de Patrick de Friberg
NB En raison des frais de livraison postale, ces prix ne seront pas expédié à l'extérieur du territoire canadien.
DROITS
- Le texte primé sera publié une fois sur le blogue de l’Ermite de Rigaud au moment de l’annonce du texte gagnant, ou peu après. Autrement, les auteurs gardent tous les droits sur leurs textes.
Libellés :
concours ermite
vendredi 15 janvier 2010
Bilan de lecture et palmarès 2009
Des chiffres
94 livres lus, dont 69 québécois
14 197 pages
Des découvertes
Roberto Bolano
Édouard Bond
Mathieu Handfield
Meilleur essai
Midway - The battle that doomed Japan - Mitsuo Fuchida, Masatake Okumiya
Meilleure œuvre de fiction
Nazi litterature in the Americas - Roberto Bolano
En somme, une année médiocre côté nombre de livres et pages lus, mais riche en découvertes : trois auteurs la même année !
94 livres lus, dont 69 québécois
14 197 pages
Des découvertes
Roberto Bolano
Édouard Bond
Mathieu Handfield
Meilleur essai
Midway - The battle that doomed Japan - Mitsuo Fuchida, Masatake Okumiya
Meilleure œuvre de fiction
Nazi litterature in the Americas - Roberto Bolano
En somme, une année médiocre côté nombre de livres et pages lus, mais riche en découvertes : trois auteurs la même année !
Libellés :
miscellanée
117. Gabrielle en vacances au Mexique - Anne-Michèle Lévesque
À la fin de l'année scolaire, Gabrielle apprend que ses parents l'envoie passer les vacances chez une tante qui demeure au Mexique, car sa mère doit être hospitalisée. Convaincue que ses parents lui cachent des choses et que sa mère est gravement malade, Gabrielle est inquiète.
Pendant son séjour au Mexique, son oncle lui raconte la légende du quetzal, un oiseau aux pouvoirs magiques. Gabrielle désire trouver cet oiseau dans l'espoir de guérir sa mère. Pour y arriver, elle se alnce dans une aventure qui lui reserve beaucoup de surprises.
Gabrielle, une jeune fille à l'imagination vive, a un problème d'affirmation face à Chloé, sa Némésis à l'école, et face à la vie en général. Aller au Mexique est une aventure à la fois tentante (ah, clouer le bec à Chloé !) et terrifiante (maman à l'hôpital pour accoucher ? ben voyons, on lui cache la véritable nature de la maladie de sa mère), d'autant plus que la tante qui l'accueille là-bas est acariâtre en diable et met des interdits sur tout, l'ordinateur, la piscine,le plaisir quoi. Heureusement elle fera la connaissance de Manuel, une jeune Mexicain de son âge qui lui fera connaître son pays.
Gabrielle est un beau petit personnage, volontaire et timorée, pensant blanc puis noir la minute d'après, comme une fillette de son âge. C'est bien rendu, tout comme la progression de l'action et l'aspect inévitablement touristique d'un voyage en pays étranger. Ce qui ne fonctionne pas avec ce roman, c'est la fin, extraordinairement abrupte, où sont abandonnés personnages et situation pour un retour inopiné au Québec et une résolution globalement insatisfaisante pour ce lecteur-ci. C'est malheureux, parce que j'aimais bien.
Cote jeunesse : 6 / 10
Ferais-je lire ce livre à Benjamin s'il en avait l'âge ? Oui.
Pendant son séjour au Mexique, son oncle lui raconte la légende du quetzal, un oiseau aux pouvoirs magiques. Gabrielle désire trouver cet oiseau dans l'espoir de guérir sa mère. Pour y arriver, elle se alnce dans une aventure qui lui reserve beaucoup de surprises.
Gabrielle, une jeune fille à l'imagination vive, a un problème d'affirmation face à Chloé, sa Némésis à l'école, et face à la vie en général. Aller au Mexique est une aventure à la fois tentante (ah, clouer le bec à Chloé !) et terrifiante (maman à l'hôpital pour accoucher ? ben voyons, on lui cache la véritable nature de la maladie de sa mère), d'autant plus que la tante qui l'accueille là-bas est acariâtre en diable et met des interdits sur tout, l'ordinateur, la piscine,le plaisir quoi. Heureusement elle fera la connaissance de Manuel, une jeune Mexicain de son âge qui lui fera connaître son pays.
Gabrielle est un beau petit personnage, volontaire et timorée, pensant blanc puis noir la minute d'après, comme une fillette de son âge. C'est bien rendu, tout comme la progression de l'action et l'aspect inévitablement touristique d'un voyage en pays étranger. Ce qui ne fonctionne pas avec ce roman, c'est la fin, extraordinairement abrupte, où sont abandonnés personnages et situation pour un retour inopiné au Québec et une résolution globalement insatisfaisante pour ce lecteur-ci. C'est malheureux, parce que j'aimais bien.
Cote jeunesse : 6 / 10
Ferais-je lire ce livre à Benjamin s'il en avait l'âge ? Oui.
Gabrielle en vacances au Mexique
Anne-Michèle Lévesque
Z'ailées, 2007
67 pages
Moins cher qu'un avocat, plus cher qu'une pute..
Nous vivons dans la montagne de Rigaud où il y a, depuis trois ou quatre ans, un boom immobilier assez considérable. Ça construit, mesdames, messieurs, il y a du monde partout maintenant. Conséquence, tout le monde se branche sur la nappe phréatique et le taux de particules de fer monte en flèche.
Résultat : des problèmes de haute teneur en oxyde de fer dans l'eau : vaisselle et vêtements qui jaunissent, odeur ferreuse de l'eau...
Il y a deux ans, nous avons fait installer un filtre à fer de marque Culligan (bon appareil, service après-vente ultra-pourri). Le pauvre appareil n'était pas assez fort pour éliminer toutes les particules, de sorte qu'il s'est complètement engorgé de fer (photo 2) et qu'il nous a fallu remédier rapidement au problème. Donc, hier, le plombier est venu installé un filtre à fer industriel (photo 1), ce qui devrait régler le problème. On va enfin pouvoir avoir du linge blanc et manger dans des assiettes non-entachées par la rouille.
On se croise les doigts parce que le remplacement de la pompe à eau (engorgée de fer) a coûté 450 $, le filtre Culligan 3000$ et le filtre industriel 380 $, sans compter le chauffe-eau (engorgé lui aussi) dont je ne me rappelle plus le prix. Depuis deux ans, ça fait pas loin de 5000 $ que nous investissons là-dedans. Ta.
Rapport au titre : un plombier, c'est 90 $ de l'heure. J'ai raté ma vocation.
Résultat : des problèmes de haute teneur en oxyde de fer dans l'eau : vaisselle et vêtements qui jaunissent, odeur ferreuse de l'eau...
Il y a deux ans, nous avons fait installer un filtre à fer de marque Culligan (bon appareil, service après-vente ultra-pourri). Le pauvre appareil n'était pas assez fort pour éliminer toutes les particules, de sorte qu'il s'est complètement engorgé de fer (photo 2) et qu'il nous a fallu remédier rapidement au problème. Donc, hier, le plombier est venu installé un filtre à fer industriel (photo 1), ce qui devrait régler le problème. On va enfin pouvoir avoir du linge blanc et manger dans des assiettes non-entachées par la rouille.
On se croise les doigts parce que le remplacement de la pompe à eau (engorgée de fer) a coûté 450 $, le filtre Culligan 3000$ et le filtre industriel 380 $, sans compter le chauffe-eau (engorgé lui aussi) dont je ne me rappelle plus le prix. Depuis deux ans, ça fait pas loin de 5000 $ que nous investissons là-dedans. Ta.
Rapport au titre : un plombier, c'est 90 $ de l'heure. J'ai raté ma vocation.
1. Dans le fond, l'adoucisseur d'eau avec sa « poubelle » de sel, la grosse affaire en bleu c'est la pompe à eau, la bonbonne à gauche, c'est une partie du filtre à fer Culligan (l'autre étant débranché et visible en 2), devant, en bleu, le filtre industriel avec sa dérivation).
2. Tout mon talent de photographe mis à profit pour ne pas illustrer le col de la bonbonne remplie à ras-bord d'une belle eau rouillée. Finalement on voit rien. Oubliez ça.
Libellés :
maison
jeudi 14 janvier 2010
Y a pas que l'Ermite qui part son concours...
Il y a aussi Catherine sur son site En"livre"-toi.
Si vous en voyez d'autres comme ça, vous pouvez me les signaler.
Si vous en voyez d'autres comme ça, vous pouvez me les signaler.
Libellés :
miscellanée
mercredi 13 janvier 2010
À Laval, dans marde jusqu'au cou
Je vous raconte ce qui suit pour me motiver un peu, plus j'en parlerai, meilleures sont les chances (ah-ha) pour que je m'y mette avec plus d'ardeur que maintenant. Or donc :
À Laval, dans marde jusqu'au cou, c'est l'histoire de trois gars qui reviennent à Laval pour abattre un petit caïd ultra-violent qui en veut à l'un d'entre-eux pour avoir abusé de son jeune fils de 5 ans. Au rendez-vous de ce pélérinage : bas-fonds de banlieue, danseuses nues, guidounes trans, drogues, deux par quatre, une ou deux trahisons, quarante-cinq gallons d'héméglobine, l'armée canadienne, des sodomies vengeresses, pis une chaloupe qui prend l'eau... rien que du bon et du juteux. Let the good times roll !
Nos trois gars (j'ose pas dire héros) vont se pogner avec deux des trois groupes suivants : des zombies, la mafia, la FTQ-Construction. Lequel n'affronteront-ils pas ? Celui ou celle qui devine aura droit à un exemplaire orthographié si jamais le roman est publié pis qu'on se rend jusque dans les libraires. Mais vous ne le saurez pas avant au moins 18 mois (je pense) !
C'est ça qui est ça pour le moment. Je vous tiens au courant. Peut-être un extrait pas trop révélateur dans pas trop de temps.
À Laval, dans marde jusqu'au cou, c'est l'histoire de trois gars qui reviennent à Laval pour abattre un petit caïd ultra-violent qui en veut à l'un d'entre-eux pour avoir abusé de son jeune fils de 5 ans. Au rendez-vous de ce pélérinage : bas-fonds de banlieue, danseuses nues, guidounes trans, drogues, deux par quatre, une ou deux trahisons, quarante-cinq gallons d'héméglobine, l'armée canadienne, des sodomies vengeresses, pis une chaloupe qui prend l'eau... rien que du bon et du juteux. Let the good times roll !
Nos trois gars (j'ose pas dire héros) vont se pogner avec deux des trois groupes suivants : des zombies, la mafia, la FTQ-Construction. Lequel n'affronteront-ils pas ? Celui ou celle qui devine aura droit à un exemplaire orthographié si jamais le roman est publié pis qu'on se rend jusque dans les libraires. Mais vous ne le saurez pas avant au moins 18 mois (je pense) !
C'est ça qui est ça pour le moment. Je vous tiens au courant. Peut-être un extrait pas trop révélateur dans pas trop de temps.
Libellés :
à laval
mardi 12 janvier 2010
Ce que j'ai encore à faire en janvier
Gros mois de janvier avec pleins de projets à mener à terme :
- Faire la lecture des trois textes qui m'ont été confiés.
- Essayer de rattraper le retard dans mes commentaires de lecture, retard auquel il faut désormais ajouter La canicule des pauvres de Jean-Simon Desrochers (très bon), Tarmac de Nicolas Dickner (excellent), Méchants voisins de Monique de Gramont (moche), La gifle de Roxane Bouchard (très bon), Les Canayens de Monroyal de Achdé et Lapointe (amusant). Décidément, je perds du terrain constamment...
- Retravailler et revamper une de mes anciennes nouvelles pour tenter de me qualifier pour l'atelier d'écriture d'Élisabeth Vonarburg
- Finaliser les modalités du concours de nouvelles Les mille mots de l'Ermite qui s'étendra du 18 janvier au 18 avril 2010
- une nouvelle de genre d'une longueur de 4000 mots maximum pour l'atelier proprement dit, échéance le 15 mai
- mon projet Coups de tête (qui n'en a pas un ?!), À Laval, dans marde jusqu'au cou, qui languit un peu, là, mais dont j'espère complèter une première version cette année.
Libellés :
moi
dimanche 10 janvier 2010
116. Tome I - Isabelle Fréchette
François Clémentin trouve un pendu dans sa salle de bains. C'est plutôt embêtant. Se croyant plus malin que la police, il décide de mener sa propre enquête sur cet étrange événement... Il s'embarque alors dans une quête qui le mettra en contact avec des extraterrestres, Dieu, un hamster rancunier, un faux lapin qui se déguise en écureuil, et ainsi de suite...
Ce livre, dont l'intention était d'être léger, printanier, juvénile dans le meilleur sens du terme, se révèle lourd, agaçant, forcé et médiocre.
En humour, tout est question de sensibilité et de dosage. Sensibilité du lecteur à un certain type d'humour; et dosage de l'auteur en ce qui a trait aux effets qu'il compte utiliser.
L'humour, dans Tome 1, est du genre non-sensique. Disons que ce roman est un cousin germain d'Alice au pays des merveilles (roman auquel je n'ai pas été sensible, ce qui montre combien je suis rustre). Le non-sens n'est pas une maladie, mais ce n'est pas vraiment ma tasse de thé - si on excepte l'humour de Woody Allen. Ici, c'est du sous-Nando Michaud (sans la verdeur et le sens du dialogue) et c'est une coche en dessous de l'Inspecteur Specteur de Ghislain Taschereau.
Tome 1, c'est l'histoire d'un homme désespérément en quête de sens et d'amitié. Son odyssée absurde débute avec la découverte du cadavre d'un inconnu pendu par la cravate à la pôle à rideaux de douche dans sa salle de bains. À partir de ce moment, le lecteur a droit à une série d'événements anecdotiques à peu près sans queue ni tête. Les situations sont forcées, les scènes absurdes sont platement terre-à-terre; je me suis lassé rapidement de ce fastidieux comique pour ados...Il y a entre autres un bon nombre d'allusions aux flatulences, à la pilosité et au pipi. Finalement, c'est de l'humour pipi-caca-poil si cher aux enfants.
C'est pourtant écrit avec une certaine dextérité. L'auteure manie la langue française sans lui arracher des cris d'orfraie, c'est plus que bien d'autres.
J'ai bien peur que l'auteure sera, côté publication, une one-book wonder, mais qu'on continuera d'entendre parler d'elle et de la voir dans les médias dans les prochaines années; car elle est mignonne en diable, Isabelle Fréchette, c'est moi qui le dit – moi qui ne suis pas fou des blondes...
Une lecture que je ne recommande que si le non-sensique vous botte.
Cote 3,5 / 10
Ce livre, dont l'intention était d'être léger, printanier, juvénile dans le meilleur sens du terme, se révèle lourd, agaçant, forcé et médiocre.
En humour, tout est question de sensibilité et de dosage. Sensibilité du lecteur à un certain type d'humour; et dosage de l'auteur en ce qui a trait aux effets qu'il compte utiliser.
L'humour, dans Tome 1, est du genre non-sensique. Disons que ce roman est un cousin germain d'Alice au pays des merveilles (roman auquel je n'ai pas été sensible, ce qui montre combien je suis rustre). Le non-sens n'est pas une maladie, mais ce n'est pas vraiment ma tasse de thé - si on excepte l'humour de Woody Allen. Ici, c'est du sous-Nando Michaud (sans la verdeur et le sens du dialogue) et c'est une coche en dessous de l'Inspecteur Specteur de Ghislain Taschereau.
Tome 1, c'est l'histoire d'un homme désespérément en quête de sens et d'amitié. Son odyssée absurde débute avec la découverte du cadavre d'un inconnu pendu par la cravate à la pôle à rideaux de douche dans sa salle de bains. À partir de ce moment, le lecteur a droit à une série d'événements anecdotiques à peu près sans queue ni tête. Les situations sont forcées, les scènes absurdes sont platement terre-à-terre; je me suis lassé rapidement de ce fastidieux comique pour ados...Il y a entre autres un bon nombre d'allusions aux flatulences, à la pilosité et au pipi. Finalement, c'est de l'humour pipi-caca-poil si cher aux enfants.
C'est pourtant écrit avec une certaine dextérité. L'auteure manie la langue française sans lui arracher des cris d'orfraie, c'est plus que bien d'autres.
J'ai bien peur que l'auteure sera, côté publication, une one-book wonder, mais qu'on continuera d'entendre parler d'elle et de la voir dans les médias dans les prochaines années; car elle est mignonne en diable, Isabelle Fréchette, c'est moi qui le dit – moi qui ne suis pas fou des blondes...
Une lecture que je ne recommande que si le non-sensique vous botte.
Cote 3,5 / 10
Tome I
Isabelle Fréchette
Archambault, 2009
171 pages
Libellés :
humour,
lectures,
littérature canonique
vendredi 8 janvier 2010
Deux chat dans un petit boisé
Dans cette photo, il y a deux chats. L'un est assez facile à trouver, mais où est l'autre ? C'est pas t'évident.
Libellés :
miscellanée
Un document cadre à zyeuter
Ça semble-tu kosher ? Est-ce que j'oublie quelque chose ? Vos lumières sont bienvenues. Je ne veux pas d'un document purement juridique, seulement d'un document-cadre qui, heu..., encadre la chose.
Les dates n'ont pas été précisées, mais levez le nez dans les airs, non, c'est pas des odeurs de pétrochimie que vous sentez, c'est les bons effluves du concours de nouvelles.
Concours de nouvelles
Les Mille mots de l’Ermite
BUT
Promouvoir la nouvelle francophone.
FORMAT
À l’exception de la poésie, il n’y a aucune restriction de genre ou de style.
D’un maximum de 1000 mots (titre compris), le texte soumis est inédit et rédigé en français. Il est soumis en version électronique seulement, en format MS Word ou lisible par MS Word.
Chaque auteur peut soumettre un maximum de trois textes. Les pseudonymes ne sont pas acceptés, à moins qu’il ne s’agisse du pseudonyme habituel de l’auteur (par ex. Daniel Sernine, Georges Sand).
ÉCHÉANCE
La période de soumission commence le 00 janviembre et se termine le 00 octofubre 2010 à 23h 59. Les textes seront envoyés à l’adresse électronique suivante nouvelles.ermite@yahoo.ca. Les textes soumis sont envoyés en PJ (pièce jointe).
L’auteur s’identifiera sur le courriel mais non sur le texte. La PJ contiendra seulement le texte de la nouvelle, le titre et le nombre de mots.
Le texte gagnant sera annoncé au plus tard 10 jours après l’échéance du concours
JURY
Moi.
ADMISSIBILITÉ
Tout le monde peut participer, y compris les commanditaires du concours, à l’exception de la personne constituant le jury.
PRIX
Un premier prix de 50 $.
Un abonnement d’un an à la revue Brins d’éternité.
Un roman à choisir dans la bibliographie de Mathieu Fortin.
Un exemplaire du roman Les Moufettes tirent la langue au chat de François Bélisle (à paraître en avril 2010).
Un exemplaire de La Machine du Bonhomme Sept-Heures de Claude Bolduc.
Un exemplaire du numéro Hors-Série n° 2 de Nocturne à paraître en 2010.
Deux livres à choisir dans la vente de débarras de René Beaulieu.
DROITS
Le texte primé sera publié une fois sur le blogue de l’Ermite de Rigaud et une fois sur le blogue Les Mille mots de l’Ermite au moment de l’annonce du texte gagnant, ou peu après. Autrement, les auteurs gardent tous les droits sur leurs textes.
Libellés :
concours
Demande spéciale
Pour le concours de nouvelles, j'ai créé un nouveau blogue appelé Les Mille mots de l'Ermite (en construction). Tout ce qui a trait au concours s'y retrouvera, mais vous n'avez pas vraiment besoin d'y mettre un signet puisque tout se retrouvera aussi sur ce blogue-ci, quoique dans le désordre et mêlé aux billets courants.
J'ai aussi créé une nouvelle adresse courriel, et c'est là que j'ai besoin de l'aide de quelques volontaires. Cette adresse va servir de centre de réception des textes. Je veux m'assurer maintenant qu'elle est fonctionnelle et ne cause pas de problèmes à l'utilisation.
Si quelques-uns d'entre vous pouvait envoyer un courriel avec une pièce jointe (n'importe quoi en fait, préférablement un fichier Word) à : nouvelles.ermite@yahoo.ca, j'apprécierais énormément. Si vous rencontrez des problèmes, svp m'en faire part.
J'ai aussi créé une nouvelle adresse courriel, et c'est là que j'ai besoin de l'aide de quelques volontaires. Cette adresse va servir de centre de réception des textes. Je veux m'assurer maintenant qu'elle est fonctionnelle et ne cause pas de problèmes à l'utilisation.
Si quelques-uns d'entre vous pouvait envoyer un courriel avec une pièce jointe (n'importe quoi en fait, préférablement un fichier Word) à : nouvelles.ermite@yahoo.ca, j'apprécierais énormément. Si vous rencontrez des problèmes, svp m'en faire part.
Libellés :
concours
Papa est pas ben ben intelligent, han ?
Ce matin, on se prépare à aller faire le train, c-à-d donner le grain aux chevaux, assurer l'approvisionnement d'eau, distribuer du foin, ramasser une brouette de marde, ouvrir les accès et, finalement, descendre sur le bord de la route chercher La Presse. J'habille Benjamin au complet, bottes, manteau, foulard, tuque et deux gants de la même couleur.
Au moment où on va sortir de la maison, Benjamin dit :
- Oh oh, papa oublie quelque chose...
Je lui demande ce que j'oublie au juste.
- Papa a oublié d'attacher mon manteau, dit-il avec les yeux pétillants de malice. Il adooore me prendre en défaut et me signaler mes erreurs.
C'est bien vrai. Je le zippe donc en roulant des yeux devant ma bourde, comme quoi c'est pas la fin du monde. On rigole et on sort.
On performe notre petit boulot à la plus grande joie des chevaux à qui on donne, à la suggestion de Benjamin, palefrenier de son état, des poivrons verts.
Soudain, alors que je zigonne pour fermer la porte arrière de l'écurie prise dans la neige, Benjamin me dit :
- Papa est pas ben ben intelligent, han ? C'est lancé sur le ton d'une affirmation, pas d'une question.
- Comment ça, papa est pas ben ben intelligent, mon ti-tchou.
- Ben, papa y oublie toutte tout le temps !
Quoi ajouter à ça, sinon que Benjamin n'aura pas à résoudre son complexe d'Oedipe à l'adolescence puisqu'il assassine son papa un petit peu à chaque jour. Et moi je suis maso, parce que j'aime mon bourreau.
Au moment où on va sortir de la maison, Benjamin dit :
- Oh oh, papa oublie quelque chose...
Je lui demande ce que j'oublie au juste.
- Papa a oublié d'attacher mon manteau, dit-il avec les yeux pétillants de malice. Il adooore me prendre en défaut et me signaler mes erreurs.
C'est bien vrai. Je le zippe donc en roulant des yeux devant ma bourde, comme quoi c'est pas la fin du monde. On rigole et on sort.
On performe notre petit boulot à la plus grande joie des chevaux à qui on donne, à la suggestion de Benjamin, palefrenier de son état, des poivrons verts.
Soudain, alors que je zigonne pour fermer la porte arrière de l'écurie prise dans la neige, Benjamin me dit :
- Papa est pas ben ben intelligent, han ? C'est lancé sur le ton d'une affirmation, pas d'une question.
- Comment ça, papa est pas ben ben intelligent, mon ti-tchou.
- Ben, papa y oublie toutte tout le temps !
Quoi ajouter à ça, sinon que Benjamin n'aura pas à résoudre son complexe d'Oedipe à l'adolescence puisqu'il assassine son papa un petit peu à chaque jour. Et moi je suis maso, parce que j'aime mon bourreau.
Photo de l'assassin
Libellés :
benjamin
jeudi 7 janvier 2010
115. Katapulpe n° 7
La dernière valise de Germain Brillon. Mis à la porte par sa femme, un homme s'enfonce dans la déchéance. C'est correctement fait, mais sans surprise et écrit dans un style aux effets vieillots. 5 / 10
Vol de valise de Valérie Bonenfant. Une valise voyage dans le monde et fait des rencontres. Un conte (pour enfants). Les allusions sont grosses, la morale lourde, mais le ton est léger. 3,5 / 10
Qu'est-ce qu'il y a dans ma valise ? de Michel Gingras. Un condamné à mort participe à une émission de style Banquier où il peut gagner sa mise en liberté. Thème original. C'est bien mené, mais il y a quelques imprécisions de vocabulaire qui gâchent la sauce. 6 / 10
Sur le départ de Frank Loyard. Une vie monotone, des petits mensonges, des rancoeurs inavouables, un départ impossible. Il y a quelque chose d'oppressant dans cette nouvelle bien réussie. 7 / 10
Poignée d'amour de Chloé Pelletier-Gagnon. De quossé ? Ah, le gongorisme poétique : « J'abdomenerai de tout mon flasque pour que s'éprennent mes papilles l'une de l'autre, je pancréaserai l'anatomie de mes rides pour qu'elles papillonnent à la venue d'un orage. » Trois pages comme ça. Calvaire ! 0 / 10
Barré de verdure de Jonathan Després. Idem que ci-haut. « Retour de l'envol ébouriffé de gifles sèches que referme dans un coin reculé, un endroit d'où rien ne vient, mais d'où les sourires partent. » Comme c'est plus court, je donne un point pour la concision. 1 / 10
Supplément de bagages de Hans Delrue. Deux truands lorgnent la mystérieuse valise d'un vieil homme voyageant avec eux. Une jolie réussite, très nuancée. Delrue ne déçoit pas, c'est un auteur sur qui le lecteur peut compter. 7,5 / 10
Au-delà des dunes d'Ariane Gélinas. Ouille. Grosse gaffe de la direction de la revue qui a franchement bousillé ce texte, dont on peut lire la version officielle sur le site de la revue. Je ne coterai pas ce texte, puisque j'en ai lu et commenté une version préliminaire.
Invasion d'Axel Angel. Méli-mélo à l'aéroport où une délégation extraterrestre se fait prendre pour des valises. Variation sur un thème éternel, celui des extraterrestres qui ont la forme d'un objet usuel (même les vieux auteurs y cèdent, voir Les terrasses de Brera de Jean-Louis Trudel dans Brins d'éternité 24). Rien pour laisser un souvenir vivace. 3 / 10
Bulles d'eau et de savon de Toby Germain. Un garçon qui ne s'entend pas avec son père sur sa nature d'écrivain quitte le bercail familial. Ça ressemble à une autofiction cathartique. Si l'auteur sort de son lui-même, il pourra aller loin, car il démontre une virtuosité d'écriture embryonnaire... 5 / 10
En résumé, un numéro plutôt médiocre, avec des nouvelles qui n'ont pas laissé de trace dans la cervelle de ce lecteur-ci et des textes de jeunes auteurs qui aiment s'écouter enfiler ce qu'ils considèrent des perles langagières.
Du côté de la fabrication du fanzine, on a bousillé la nouvelle de Gélinas et omis le nom des auteurs à la table des matières.
Cote 3,5 / 10
Vol de valise de Valérie Bonenfant. Une valise voyage dans le monde et fait des rencontres. Un conte (pour enfants). Les allusions sont grosses, la morale lourde, mais le ton est léger. 3,5 / 10
Qu'est-ce qu'il y a dans ma valise ? de Michel Gingras. Un condamné à mort participe à une émission de style Banquier où il peut gagner sa mise en liberté. Thème original. C'est bien mené, mais il y a quelques imprécisions de vocabulaire qui gâchent la sauce. 6 / 10
Sur le départ de Frank Loyard. Une vie monotone, des petits mensonges, des rancoeurs inavouables, un départ impossible. Il y a quelque chose d'oppressant dans cette nouvelle bien réussie. 7 / 10
Poignée d'amour de Chloé Pelletier-Gagnon. De quossé ? Ah, le gongorisme poétique : « J'abdomenerai de tout mon flasque pour que s'éprennent mes papilles l'une de l'autre, je pancréaserai l'anatomie de mes rides pour qu'elles papillonnent à la venue d'un orage. » Trois pages comme ça. Calvaire ! 0 / 10
Barré de verdure de Jonathan Després. Idem que ci-haut. « Retour de l'envol ébouriffé de gifles sèches que referme dans un coin reculé, un endroit d'où rien ne vient, mais d'où les sourires partent. » Comme c'est plus court, je donne un point pour la concision. 1 / 10
Supplément de bagages de Hans Delrue. Deux truands lorgnent la mystérieuse valise d'un vieil homme voyageant avec eux. Une jolie réussite, très nuancée. Delrue ne déçoit pas, c'est un auteur sur qui le lecteur peut compter. 7,5 / 10
Au-delà des dunes d'Ariane Gélinas. Ouille. Grosse gaffe de la direction de la revue qui a franchement bousillé ce texte, dont on peut lire la version officielle sur le site de la revue. Je ne coterai pas ce texte, puisque j'en ai lu et commenté une version préliminaire.
Invasion d'Axel Angel. Méli-mélo à l'aéroport où une délégation extraterrestre se fait prendre pour des valises. Variation sur un thème éternel, celui des extraterrestres qui ont la forme d'un objet usuel (même les vieux auteurs y cèdent, voir Les terrasses de Brera de Jean-Louis Trudel dans Brins d'éternité 24). Rien pour laisser un souvenir vivace. 3 / 10
Bulles d'eau et de savon de Toby Germain. Un garçon qui ne s'entend pas avec son père sur sa nature d'écrivain quitte le bercail familial. Ça ressemble à une autofiction cathartique. Si l'auteur sort de son lui-même, il pourra aller loin, car il démontre une virtuosité d'écriture embryonnaire... 5 / 10
En résumé, un numéro plutôt médiocre, avec des nouvelles qui n'ont pas laissé de trace dans la cervelle de ce lecteur-ci et des textes de jeunes auteurs qui aiment s'écouter enfiler ce qu'ils considèrent des perles langagières.
Du côté de la fabrication du fanzine, on a bousillé la nouvelle de Gélinas et omis le nom des auteurs à la table des matières.
Cote 3,5 / 10
mardi 5 janvier 2010
L'année commence à peine et déjà tant de retard
On est le 5, mais il n'est pas trop tard j'espère pour vous en souhaiter une bonne et fructueuse !
On est déjà le 5 et voici la liste des livres pour lesquels je vais faire (éventuellement) un commentaire sur ce blogue, ce sont des lectures complétées en 2009.
Le concours de nouvelles Les milles mots de l'Ermite est presque prêt à être lancé. Notez, ce sera 1000 mots selon le compteur de mots de Word 2007, titre inclus, et pas un de plus; sinon zap. Le règlement sera bientôt affiché et ça devrait se mettre en marche officiellement d'ici une dizaine de jours. Préparez vos stylos, aiguisez vos crayons, passez la canne d'air sur vos claviers.
On est déjà le 5 et voici la liste des livres pour lesquels je vais faire (éventuellement) un commentaire sur ce blogue, ce sont des lectures complétées en 2009.
- Carlos D'Este - Fatal Decision, Anzio and the battle for Rome
- Howard Mittelmark - How not to write a novel
- Geronimo Stilton - Le royaume de la fantaisie
- Laurent Chabin - Les territoires du Nord-Ouest
- Doug Hamm, Eric Holtz - One is a lonely number
- Terri Garr - Speedbumps
- René Beaulieu, Guy Sirois - Transes lucides
- Max Boot - War made new, technology, warfare, and the course of history
- Solaris n° 159, été 2006
- Nadine Bismuth - Êtes-vous mariés à un psychopathe ?
- Jacques Poulin - L'Anglais n'est pas une langue magique
- Bryan Perro - Mon frère de la planète des fruits
- Roberto Bolano - Nazi litterature in the Americas
- Ladislas Farago - Patton
- Benoît Quessy - À Juillet, toujours nue dans mes pensées
- Michel Lévesque - Noires nouvelles
- David Wellington - Vampire Story 1 : 13 balles dans la peau
- Mitsuo Fuchida - Midway, the battle that doomed Japan
- André Marois - Les effets sont secondaires
- Jean-François Poupart - Toujours vert
- Michel Vézina - Élise
- Sylvain Houde - L'Odyssée de l'extase
Anne-Michelle Lévesque - Gabrielle en vacances au Mexique- Anne-Michelle Lévesque - Dragons.com
- Katapulpe n° 7
- Normand Boisvert - Nouvelles vagues pour une époque floue
Isabelle Fréchette - Tome 1
Le concours de nouvelles Les milles mots de l'Ermite est presque prêt à être lancé. Notez, ce sera 1000 mots selon le compteur de mots de Word 2007, titre inclus, et pas un de plus; sinon zap. Le règlement sera bientôt affiché et ça devrait se mettre en marche officiellement d'ici une dizaine de jours. Préparez vos stylos, aiguisez vos crayons, passez la canne d'air sur vos claviers.
Libellés :
miscellanée
Inscription à :
Messages (Atom)









