Pour bien comprendre le comment du pourquoi de cette histoire, on peut se référer ici et là. C'est maintenant à votre tour, lecteur, lectrice, de participer. Vous soumettez une suite logique ou pas à ce début de texte. Vous proposez ce que vous voulez, des situations, des personnages, etc. Je ratisse dans les suggestions, j'y mets du mien pis dans quelques semaines, j'en ponds un autre 250-300 mots, et ainsi de suite...
Ouverture : Où la femme attise le mâle en sacrament, la la la, la la la, la la la
Ce matin, Jean-Guy se lève l’estomac dans les talons. Son esprit est saturé par la double odeur du bacon et de la chatte lubrifiée. Les parfums de la ville entrent par la fenêtre : vapeurs d’essence, bourgeons, pisses de chats, crottes de chiens, Old Spice. C’est le printemps, et tous ces parfums naviguent sur l’électrisante odeur du sexe moite des femelles en ce matin ensoleillé. Début d'érection.
Jean-Guy s’étire voluptueusement. De la chambre de bains monte les bruits habituels des ablutions de Martin. Ça ne sert à rien de se lever tout de suite, Martin en a encore pour un bon bout de temps. C’est seulement quand il en sera à se gargariser que Jean-Guy ira à la toilette lui demander de libérer l'endroit.
- Hey, ça te tente-tu d’aller déjeuner ? demande Martin, la tête dans le cadre de porte.
Jean-Guy acquiesce.
- Je m’habille, pis on part, dit Martin.
Dix minutes plus tard, Martin pousse la porte de Chez Mado Déjeuner Continental. Il y a du populo à matin. La baraque est pleine. Martin et Jean-Guy trouve une table vide au fond du resto et s’assoient à côté de ce qui a tout l'air d'une réunion impromptue et anormalement matinale du chapitre local des Lucifer.
Martin prend un bol de gruau et Jean-Guy, sa traditionnelle assiette de bacon. Quelques Lucifer jettent un œil réprobateur vers ce couple mal apparié. Ils ne disent rien, parce que le chef, Chainsaw Ladouceur, donne de la marde à tout le monde pour un deal de coke qui a floppé.
Ce n’est que lorsque Jean-Guy, après avoir terminé son bacon, et toujours émoustillé par l’odeur de la femelle qui l’attise, commence à se zigonner contre une des pattes de leur double table aboutée et que le café renverse que les Lucifer réagissent plus ouvertement :
– C’t’à qui c’t’osti de poodle à fifon. (C’est la remarque la moins impubliable qu’on entend.)
Martin lève la main niaiseusement.
– C’est pas un poodle, c'est mon raton-laveur. Puis s’adressant exclusivement à Jean-Guy : Ervient-en icitte, vite, les monsieurs sont pas contents.
Faut pas être ironique avec un Lucifer. Y en a justement deux qui se lèvent en repoussant brutalement leurs chaises. La clientèle lève les sourcils, lève son cul, met les voiles. Marcel, le cook, sort de sa cuisine une poêle de fonte à la main.
À partir de ce moment, les choses dégénèrent.
À partir de ce moment, les choses dégénèrent.
(à suivre...)
3 commentaires:
Richard, je te fais le compliment que j'adore... Té con l'Ermite! Incroyable comment un resto est inspirant!
Heure de dodo, demain pas près d'un ordi: on s'orpogne!
Bravo, le rire est le plus beau des remèdes.
lol! :) Ça commence bien la journée ça! :)
Je me rappelle cette histoire de grosse couilles !!! Tu les a retrouvé ce matin....Quel beau Vendredi matin :)
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