jeudi 4 novembre 2010

166. Kinderesser - Marie Laporte

Détective de carrière à la police de Sherbrooke, Robert Laprise est chargé d'enquêter sur la découverte du squelette d'un jeune enfant, puis sur la découverte d'un charnier d'enfants. Pendant ce temps, une fillette est kidnappée...

Tambour battant, l'auteure mène sa barque comme si elle n'avait fait que ça dans sa vie, écrire des romans policiers. Et même si tout n'est pas parfait, on peut dire que Marie Laporte a un bel avenir devant elle si elle persiste dans cette voie. Elle a le sens du découpage, et le rythme et la manière lui viennent avec facilité. Le montage en alternance entre la victime potentielle (que va-t-il arriver à la petite Élodie ?) et le détective qui tente d'élucider ce qui semble être des crimes rituels est parfaitement réussi.

Un bémol. Ce roman m'est apparu comme le canevas d'un plus gros ouvrage. L'auteure tente de mettre de la chair autour de son personnage principal, Robert Laprise, mais l'espace dont elle dispose est si court qu'elle n'y arrive pas et de belles possibilités de « personnagification » (pour employer un terme cher à Élisabeth Vonarburg) ne sont pas exploitées à leur maximum. Je pense, entre autres, à cet arc secondaire de l'intrigue qui tourne autour de l'homosexualité tardivement révélée de Laprise et des difficultés qu'elle engendre avec son ex-femme et ses deux enfants. On a l'impression de lire un roman dégraissé. Malheureusement. il s'agit d' un problème de format particulier à la collection Nova. À huit ou neuf milles mots le roman, l'espace manque parfois.

Un mot pour souligner la couverture de François Pierre Bernier, une très jolie réussite. Regardez là attentivement.

La collection s'adresse à des lecteurs novices de 14 ans et plus. Sur la base de ce lectorat, le roman est une réussite. Par contre, un lecteur plus aguerri restera sur sa faim.

Recommandé parce que l'auteur a du talent, que le roman joue sur la plus grande peur des parents (la disparition d'un enfant) et que la fin est diablement surprenante.

Cote 6,5 / 10

Kinderesser
Marie Laporte
Six Brumes, 2010
66 pages
5 $

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Y'a une gnugnuche qui sort de la tête du crâne...

-castor.

richard tremblay a dit…

Pas une gnugnuche, un chalumeau ;-)

-polux.

François Bélisle a dit…

Je voulais dire gogosse... :>p

Guillaume Voisine a dit…

Tite faute : "que va-t-il arrivER"

J'espère aussi qu'elle commettra à nouveau un roman policier (plus long, peut-être?) :)

richard tremblay a dit…

Castor : Ben oui, là je comprends le pseudo...

Guillaume : erreur corrigé et moi aussi je le souhaite, Marie a du talent.