Samedi dernier, nous sommes allés tous les trois au Collège Bourget passez la commande de l'uniforme de Benjamin qui va y commencer la maternelle en septembre.
Benjamin va avoir cinq ans en août, ce qui le rend admissible au préscolaire. Cinq ans à peine ! Déjà un uniforme sur le dos ! À l'école de 8h30 à 14h30 ! L'embrigadement commence si jeune.
Je regarde mon gamin s'amuser et rire, resplendissant de bonne humeur, la joie sur le visage, inconscient de ce qui l'attend (même s'il sait qu'à la fin de l'été il va aller à l'école, c'est un concept dont il n'a pas la moindre idée) et je me dis que c'est quand même triste cette brutale fin de l'innocence. Un jour libre, le lendemain dans une mécanique qui va le lâcher vingt ans plus tard. Personne n'en meurt, je sais, mais si on pouvait les laisser vivre toute leur enfance jusqu'au bout, disons jusqu'à sept ans, me semble qu'on s'en porterait tous bien mieux. L'école ouvre des portes, c'est vrai, mais c'est aussi un formidable éteignoir.
Ça me fait un petit pincement au cœur rien que d'y penser.
9 commentaires:
D'un autre côté, je retournerais à l'école demain matin. C'est déjà tellement moins abrutissant que le boulot...
Je me souviens de cette tristesse. Le plus difficile est de ne pas la transmettre à notre petit.
Bin ça va lui faire plein de copains... Cela dit c'est sûr que les miens y vont à reculons maintenant... Enfin, faut bien apprendre à vivre en société, avec des gens qui ne sont pas nos parents... Mais à partir de quel age? Ca c'est la question clef, hein... 5,6,7?? Je me rapelle en tout cas que les miens avaient hâte de commencer, d'aller "chez les grands"...
Bon courage en tout cas!
Un uniforme en maternelle, Richard? Vous l'avez bien choisie, l'école...!
:O)
Gen : Pour moi, l'école a été un traumatisme brutal du premier au dernier jour, du primaire au cegep. Par contre, j'ai aimé mon travail qui me laissait pas mal de liberté.
Karuna : Ça, ça va être difficile en diable. Je crains de ne pas être à la hauteur.
Alexandre : Cinq ans, c'est tellement jeune, je ne m'y fais vraiment pas. Mais je sais bien qu'il y a à peine 150 ans, les enfants de 5 ans travaillaient dans des usines de confection...
Daniel : Un t-shirt vert et un pantalon de jogging marine. Tous pareils. En première année, ce sera un uniforme plus conventionnel avec polo et pantalon gris.
@Richard : Mon primaire et le début de mon secondaire n'ont pas été roses, mais ces temps-ci il me semble que le travail est pire. Si je tape sur les collègues qui m'emmerdent, je risque plus que le bureau du directeur... :p
Je te comprend tellement Richard! Moi aussi l'école est un fardeau. Je voudrais tellement avoir le temps de tout faire ce que j'ai en tête, tant de projets. Ben non! Chui dans le système jusqu'aux dents pis je peux m'en défaire parce qui me faut un beau petit diplôme pour avoir l'air intelligent. Vraiment hâte de pouvoir faire à temps plein ce que j'aime: l'art, la scène et l'écriture!
xD J'ai encore oublié un «pas»! Je disais donc: [...]je peux pas m'en défaire[...]
J'aimerais bien être un petit oiseau, parfois, pour voir ma plus jeune en interaction, à la maternelle. Cela dit, ma plus grande est en quatrième année, et je ne donnerais pas cher dudit petit oiseau si elle le surprenait en train de l'observer !
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