Norbert Spehner a repris du service à La Presse. Ces imbéciles ont corrigé leur erreur. Tant mieux !
J'apprends d'une source généralement bien informé que la direction de La Presse a mis fin à la collaboration spéciale de Norbert Spehner au cahier Lectures (ou à ce qui en tient lieu dorénavant). Quelle chouette décision ! On applaudit d'une seule main les imbéciles qui ont décidé de se départir du meilleur chroniqueur de polars au Québec pour une économie de quelques dollars par chronique.
N'ayant pas de photo de Norbert sous la main, j'ai mis celle de Poe qui lui ressemble comme un frère. Imaginez-le avec moins de cheveux, et blancs, et toc, on s'y croirait...
Avec le départ volontaire de Chantal Guy à la tête du cahier Lectures, la grande émasculation se poursuit.
Bravo. Bravo. Bravo.
NB
- Le titre est accrocheur, han ? Mais Norbert n'est pas mort, je vous l'assure.
- Avec l'autre main, on leur donne des coups de pied au cul, rien de moins.
Finalement, ils ne se ressemblent pas. Oubliez ça.


12 commentaires:
Dommage, mais je ne suis pas abonné à la presse. Je me contente de ses chroniques dans Alibis.
C'est un véritable scandale que, petit à petit les vrais spécialistes soient écartés... Le "journaliste-citoyen" a bon dos !
Pat : Maintenant, tu ne manques plus rien.
Patrick : Non seulement Norbert était un spécialiste, mais il aimait son sujet et il savait provoquer l'ikntérêt. Je ne compte plus les auteurs que j'ai découvert grâce à lui.
Ils n'ont pas le choix de couper le budget dans l'art et la culture, les coûts pour couvrir les jeux d'olymphes et les aventures de Monsieur Woods sont astronomiques.
Mais de l'argent pour le cahier de la guénille, pardon, de la mode, ça ils en ont.
Certes! Mais bon, je ne suis pas compatible avec la mode.
Question d'argent, encore. Les cahiers de mode, de rénovation, de décoration, de bouffe, de cinéma, etc. sont tous plus ou moins commandités par l'entreprise privée. (Rona, Simons, Famous Player…) Les maisons d'édition n'investissent pas, ou le font, comme Quebecor, à l'intérieur de leur propre entreprise — à l'intérieur de leurs propres médias (Journal de "Monriale", petites chroniques à Salut Bonjour la fin de semaine…).
C'est désolant. Le Québec perd petit à petit cette spécificité artistique que nous avons mis du temps à bâtir. Le pire c'est que Spehner devait commander des peanuts pour ses chroniques.
El Kèb E. Coi
C'est triste. Il n'y a pratiquement plus de bonnes chroniques de livre en dehors des publications spécialisées. On se "ghettoïse" de plus en plus.
El Keb : Si tu savais seulement combien était payé NS pour une chronique. Misère de misère, dirais-tu.
Si je me fais l'avocat du diable: les gens préfèrent probablement la mode, le shopping, le cinéma à la littérature, ce qui peut influencer les choix de la restructuration.
Spehner a un p'tit quelque chose du général Lee (Robert E.), peut-être ? http://whitewraithe.wordpress.com/2009/05/25/yankee-genocide-still-here/
El Kèb E. Coi
Ne pas tenir compte du site, s.v.p. ! Juste de l'image. C'est Google qui m'a orienté là-dessus.
El Kèb E. Coi
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