Coeurs sensibles s'abstenir. Ce qui suit n'est pas fait pour vous. Et encore, je vais faire bref, parce qu'avec ce genre de sujet on ne veut vraiment pas s'étaler.
L'apocacalypse,
ou Ce qui sépare l'homme de sa déchéance, c'est une demi-seconde
Or donc, l'autre samedi, nous revenions de Saint-Clet, Benjamin, Suzanne et moi, la voiture chargée de sacs de grains pour les chevaux. Je vous mets en contexte : entre Saint-Clet et Rigaud, il n'y a rien sinon quelques maisons éparpillées le long de la 201. Une fois parti de la coop agricole, le prochain stop, veut veut pas, c'est la maison. D'un point à l'autre, il y a 20 minutes à tout prendre en roulant à 90.
Là, on roule plutôt lentement car il pleut à boire debout et l'automobiliste devant moi est craintif. Cinq minutes après avoir quitté St-Clet, une crampe vient me pincer les intestins. Oh oh, me suis-je dit, v'là l'orage ! (Je me connais, j'ai l'intestin fragile.)
Cette crampe ne m'a pas laissé. Z'au contraire, elle s'est mise à me cisailler l'intérieur. Je me tortillais sur mon siège, cherchant une position de confort qui ne venait pas. Bon, bref... on imagine la suite. Moi, me convulsant au rythme des trépidations de cette maudite crampe infernale. Aah ! la brûlure insensée ! Pis l'autre tapon qui avançait à pas de tortue et que je n'arrivais pas à doubler. Une fois sur le chemin Saint-Georges, j'ai tenté d'accélérer le plus possible, mais là, pas moyen non plus, le chemin est tortueux et la pluie ajoutait au danger.
Enfin à la maison. Je me précipite hors du véhicule, direction la salle de bains.
Tout ça pour dire que je n'ai pas eu le temps de m'assoir correctement sur l'abattant avant de larguer les amarres en plein vol (si on me suit bien). Ça a fait, pflouiiff, une demi-seconde avant que mes fesses ne fassent contact avec le siège. Ça a l'air de rien une demi-seconde, mais il y a eu du dégât en sacrament!
Y en avait partout, ou presque. Sur le réservoir, sur la cuvette, sur l'abattant, sur le mur de côté (juste un peu quand même), une trace sur le plancher; j'en avais le cul beurré mur à mur, ça m'était remonté dans le bas du dos...
Une demi-seconde : quand on a la diarrhée, c'est tout ce qui nous sépare de l'apocacalypse.
(Ce billet va donner des munitions - comme s'ils en avaient besoin - à ceux qui disent que la blogosphère, c'est vraiment n'importe quoi. Je ne peux, hélas, les contredire aujourd'hui. L'homme n'est pas qu'un roseau pensant...
D'autre part, vous ne pourrez pas dire que je ne vous tiens pas au courant de tout, non ?
12 commentaires:
Une vraie bombe!!
Merde !!! T'étais pas censé ne pas participer à ton concours ? Et v'là que tu nous chies une beurrée de mots. J'exige un test d'urine... Quoique l'orifice me semble plutôt incertain.
El kèb E. Coi
@Pat : Une bomme H - hostijémanquélebol
@ El Kèb : J'ai un talent fou pour l'excrémentiel ! En passant, te verra-t-on à Boréal cette année ? Sous ce nom ou un autre ?
L'apocacalypse! J'en ris encore. Comme quoi n'importe quel sujet passe, en autant que la plume soit à la hauteur. En tout cas, ça sent le talent :P
Bravo.
@Karuna : Tant que ça ne sent que le talent !!!
lololol! Moi qui avait reçu des commentaires dégoûtés après mon billet sur le gars dans le bus qui reniflait au lieu de se moucher! :p
Y a de quoi se dilater la rate ;)
J'ai rarement vu un ermite s'extérioriser de la sorte!
Super bonne histoire!
Bravo !
Faut bien que je parle de caca pour me faire complimenter autant !
On rit bien après coup, mais sur le moment j'étais bien piteux.
L'important est que ça fasse du bien quand ça sort. En plus, ça fait une couche de peinture rapide sur les murs.
Tant que ça n'en prend pas une deuxième couche ha ha.
Ou au contraire, une couche aurait été de mise. Ça évite l'angoisse de trouver une toilette, et ça ne souille pas ton pantalon.
:p
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