.1.
Elle en parlait depuis longemps, mais je ne la prenais pas vraiment au sérieux. Mais là, c'est fait, Suzanne nous a booké tous les trois sur une croisière. Nos premières vacances depuis une fin de semaine à North Hampton en 89. On sort pas souvent, han ? Et où allons-nous cette fois ? Indice : deux grandes oreilles rondes et beaucoup d'eau ? Une croisière Disney ! My, my, on ne rigole pas. Sept jours, trois nuits au DisneyWorld d'Orlando et trois nuits sur le Disney Wonder, un Liberty Ship de la seconde grande guerre, quatre fois torpillés par les Japonais mais rafistolé et reconverti en « paquebot » de luxe, à condition que l'odeur de diesel ne vous dérange pas.
Je blague. Ça a l'air bien. Benjamin en parle à tous les jours : Quand est-ce qu'on va sur le bateau ? C'est quand le bateau ? Il est impressionné par l'île où le navire accostera, des milles et des milles de plage, et par les piscines à bord du rafiot.
Ce matin, j'ai été porté mes papiers dûment remplis pour obtenir mon passeport. Ça va être deux premières pour moi : prendre l'avion et monter sur un bateau plus gros qu'une chaloupe. J'ai hâte mais je crains.
.2.
En revenant du bureau des passeports, j'arrête à l'épicerie. Je n'ai pas besoin de grand chose, juste du lait au chocolat, du nettoyant, du dentifrice pour Benjamin et de la litière pour les félins. Une heure plus tard, je sors enfin ! Les épiceries me rendent fous ! Alors, là, lâché lousse chez Loblaws, avec l'estomac vide, j'en suis ressorti avec des plats congelés, deux pots de sauce à spaghetti, un livre pour Benjamin, des chips, des jus, deux revues, des bananes, un gâteau en spécial, des smoothies aux carottes, quatre sortes de salades préparées, de l'eau minérale, des trempettes végé... bref, une orgie de dépenses qui m'a secoué le portefeuille de 149 $. En plus, j'ai oublié le dentifrice et la litière... Faut que j'y retourne bientôt.
.3.
J'ai retrouvé deux gros cahiers qui me servaient dans les années 90 à ranger les résumés et commentaires de livres que je faisais à cette époque. Au total, au moins 300 commentaires sur papier, peut-être 350. J'avais commencé ça avec l'idée que ça m'aiderait à me rappeler de mes lectures. J'en ai relu quelques-uns hier et avant-hier, et ça ne me rappelle absolument rien dans la majorité des cas. Ce fut donc une perte de temps de ce point de vue, mais, d'un autre côté, cet exercice m'a permis de structurer ma pensée un tout petit peu. Donc, un bilan mitigé.
Par contre, chacun de ces commentaires va prendre le chemin de Côté Blogue. Je ne les posterai pas sur mon blogue, sauf exception, car j'aurais de la difficulté à défendre ici une œuvre dont je ne garde aucun souvenir. En en postant une dizaine par mois sur CB, en plus de mes lectures courantes, je crois que je viens de me donner une sérieuse option de gagner la carte-cadeau mensuelle pour un bon bout de temps. Rien ne se perd, disait Chose



6 commentaires:
J'espère que tu aimeras le voyage et que vous passerez du bon temps en famille. Pour ce qui est de l'avion, c'est pas très loin Disney... Pour le rêve d'enfants de Cédric, nous sommes allés en Afrique; la bagatelle de 15 heures dans les airs, en deux temps ;)
Ouin, quand l'Ermite sort, il sort pour la peine! ;) Profitez-en bien! (J'ai jamais pris l'avion, alors tu me raconteras)
Ben là, moi qui t'utilisais comme instrument de mesure pour savoir si j'avais publié assez de billets sur CB pour me mériter une carte-cadeau! Si tu gonfles trop ta participation, l'Indice Ermite ne tiendra plus ;p
Élisabeth : Quand Suzanne allait en Chine pour son travail, il y avait une escale de plus de 20 heures pour se rendre à Osaka. Elle est une vieille habituée du vol en avion. Moi, ce sera mon baptême de l'air. J'ai les oreilles qui bloquent juste à descendre un escalier, ça promet !
Geneviève : Je vais raconter, c'est promis. Pour ce qui est de CB, je vais continuer à mon rythme habituel (12 commentaires par mois) ce qui semble suffisant pour empocher une carte-cadeau, au pire j'augmenterai le rythme. L'avantage, c'est la lattitude que ça va m'accorder pour prendre un break !
Si tu aimes l'avion, tu pourras toujours aller chercher ton brevet de pilote par la suite. Serait plaisant d'aller à Boréal en jet. :)
Mon chum Robert est pilote et il avait un petit Cessna. Avait.
Break? Ça doit être une créature mythologique ça. À rajouter dans le bestiaire moderne, juste avant "Temps libres" ;p
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