Sous une couverture colorée montrant le sourire béat d'une jeune exaltée du pinceau venant de recevoir son catalogue Omer De Serres, le 173e numéro de Solaris nous propose deux textes à relais. En passant, vous verriez cette fille sur la rue, vous changeriez immédiatement de trottoir, elle a l'air inquiétant de Glenn Close dans Fatal Attraction, en moins jolie.
Lupercalia de Guillaume Voisine, Pascale Raud, Philippe-Aubert Côté, Ariane Gélinas et Mathieu Fortin. Ça ne se résume pas, parce que ça part dans toutes les directions. Un échec global. Voisine tente de mettre l'histoire sur les rails, Raud de lui donner une dimension psychologique, Côté relance (avec assez de succès) un texte qui n'allait nulle part, Gélinas introduit le viagra et Fortin termine avec force rebondissements et pim pam poum dans la gueule. Totalement disparate. La psychologie des personnages, embarrassante par ses rationalisations et son incohérence, est rédhibitoire en diable.
Terminalia de Francine Pelletier, Daniel Sernine, Jean-Louis Trudel, Esther Rochon et Élisabeth Vonarburg. Ça pourrait se résumer, mais à quoi bon. Les aïeux ont beau avoir un métier incroyable, le résultat de leur concoction forme une masse qui ressemble à du jello toute sorte de couleurs et à peu près aussi savoureux. Pour développer leur histoire, les jeunes loups s'en sont tenu au schéma de base, s'attardant à approfondir la psychologie de Grey; les vieilles savates (expression employée ici avec tout le respect que ces nobles personnes méritent, wink wink), elles, accumulent les personnages, chaque auteur amenant le sien. On en a une vraie cohorte à la fin. Pelletier jette les bases, Sernine (avec la meilleure prestation de toutes) lance véritablement l'histoire, Trudel recentre le texte vers la science, Rochon introduit le point-virgule et Vonarburg réussit à force de double-back-flips à ficeler l'histoire. Ouf.
Les jeunes loups se font pas le poids contre les ancêtres. C'était à prévoir. Les loups ont sous la ceinture un seul roman pour adultes (les 120 pages du Protocole Reston) et quelques dizaines de nouvelles. Les aïeux ont chacun une dizaine de livres pour adultes et, à eux tous, plusieurs milliers de pages publiées.
Chaque fois que Saul meurt de Sylvie Bérard. Un homme raconte à une fillette les circonstances de sa vie et de l'apocalypse qui s'est abattu sur le monde. Est-une pièce de théàtre en un acte ? Un simple monologue avec des indications de mise en scène ? La forme même rend le texte statique. Le style de l'auteure a beau être fluide et plein de subtilités, reste que ça demeure un monologue, avec ses redites et ses digressions. S'il y a de très beaux moments et des passages émouvants, parfois ça semble n'aller nulle part et on s'ennuie un tout petit peu. Aurait gagné à être raccourci de quelques paragraphes. Quand même, mémorable : 8 / 10
Montée de lait :
Si je veux m'abonner à une revue qui me propose des textes amateurs, sans direction littéraire, acceptés tel quel, d'une médiocrité consternante, je vais envoyer mon argent ailleurs. Sacrament, j'ai payé le prix pour un abonnement à une revue de qualité et voilà ce que m'envoie Solaris : de la mauvaise littérature, du flattage de bedaines d'auteurs. Des fictions incohérentes, médiocres, inacceptables...
Dans un articulet précédant les textes à relais, Mario Tessier explique que le texte à relais (round-robin) est une tradition anglo-saxonne qui remonte à la nuit des temps en SFF. Fort bien. Ce qu'il omet commodément de dire, c'est qu'à l'âge d'or des magazines et des round-robin, il y avait une pléthore de revues sur le marché, que c'étaient des pulps à 10 cents, et que si le truc n'intéressait pas le lecteur, il y avait suffisamment de matière première sur le marché pour passer outre sans se scandaliser. Et que peut ajouter le fait que ce soit une tradition ? En sf et fantastique, il y a aussi une longue tradition pulp de publier des textes minables, mal fichus, médiocre et en-dessous de tout, alors on ne va pas s'y mettre aussi, han. Solaris, câlisse(1), c'est pas un pulp, ou alors qu'on le dise.
On fait valoir l'aspect ludique de l'exercice, la célébration de la communauté, patati patata. Bouillie pour les chats. Je paie pour une revue qui me présente des textes de qualité, je casque 30 $ par année pour ça, c'est quand même pas de la marde, je suis le cochon de consommateur. Si la direction veut se payer du bon temps, qu'elle le fasse en-dehors de la revue. Cet exercice de *ludisme* et de *communauté* aurait très pu se produire dans le cadre de Boréal (où il aurait pris tout son sens, non ?) Chaque auteur aurait eu une heure pour écrire son bout d'histoire et, à la fin de la journée, on photocopie l'ensemble, on vend les textes 5 $ la shotte et tout le monde est content. Je les aurais acheté sans rechigner ces deux textes-là. Pour le plaisir et pour encourager. Quand on ne tente pas de me faire prendre des vessies pour des lanternes, je suis bon joueur. Là, dans ce numéro de Solaris, je dis que c'est un abus de confiance. Je me suis fait floué. Pour paraphraser George Carlin : Penches-toi par en avant, consommateur, j'ai une nouveauté à t'introduire dans l'oeil de bronze.
Un dernier mot : Solaris publie quatre numéros par année. C'est, avec Brins d'éternité, la seule revue SFF de niveau professionnel au Québec. Pis là, on assène au lecteur confiant un numéro composé de deux longs textes qui, s'ils avaient été signé par un seul auteur, n'auraient jamais -- JAMAIS -- été publié dans cet état.
Longue montée de lait, largement édulcorée, je vous l'assure. Excusez-la.
Je tiens à souligner que je ne jette le blâme sur personne, ni sur Tessier qui a proposé l'idée, ni sur Champetier et Pettigrew qui l'ont accepté, et surtout pas sur les auteurs qui se sont prêtés au jeu avec plaisir (j'imagine). Je dis seulement que Solaris est le moins bon support pour ce genre de fantaisie.
Note : 2 / 10 (Bérard, la Halak de ce numéro, empêche l'humiliation du zéro).
(1) Uniquement pour la rime.

34 commentaires:
J'imagine que les textes à relais, c'est le genre de truc qui est plus intéressant à écrire qu'à lire. (Un peu, à mon avis, ou plutôt dans mon expérience de lecteur, comme la poésie). Je comprends ta frustration: s'il y avait eu plus de fictions "normales" pour compenser le côté expérimental des deux textes à relais, ça aurait sûrement passé mieux.
Cela dit, comme je suis abominablement en retard dans mes lectures de revues, je n'ai pas encore lu la version des vieilles savates.
Un texte à relais, c'est comme un condom usagé. On voit bien que quelqu'un a eu du plaisir, mais c'est pas nous.
En plus, quand c'est nous qui paie le condom, y a déception...
J'avais trouvée l'idée étrange et (pour avoir écrit des textes à relais dans le passé) je m'étais dit que ça allait prendre tout un travail de dir litt pour polir les angles...
J'ai donc commandé le numéro par curiosité, pour voir ce qu'on pouvait tirer d'un texte à relais bien retravaillé...
En tout cas, ta critique amoindri mon impatience.
C'est pas comme si la revue manquait de bons textes pourtant...
« Évidemment, face à un tel défi rédactionnel, Solaris n'a exercé aucune direction littéraire. Le résultat est offert au lecteur tel quel. »
J'adore la métaphore du condom usagé...
Mmmm... moi aussi je suis en retard sur mes lectures, je n'ai encore rien lu dans ce numéro, à part l'intro de Mario Tessier.
Cela dit, on semble tomber ici dans un thème abordé souvent il me semble: des mérites d'un plan avant de commencer à écrire.
Si les auteurs se mettaient d'accord sur la direction générale et les évènements, c'en serait peut-être plus lisible? Mais du coup, beaucoup moins "à relais"... mmm...
Effectivement, le plan était impossible, selon les règles établies. Mais ça peut en effet être un bon exemple de l'importance de la planif, par la négative...
J'aime comparer l'expérience à l'écriture d'une série télé. Souvent, il y a des dizaines de scénaristes et chaque épisode est le relais des autres... sauf que les scénaristes disposent d'une "bible" et établissent certaines grandes lignes en partant. Si nous avions pu bénéficier d'une ligne directive d'ensemble, le résultat aurait (peut-être) tenu plus la route. Et le nombre de fils pendouillant d'une intrigue à l'autre aurait été bien moindre.
Je pense que la lecture d'un texte comme celui-là pourrait être plus intéressante si elle était faite comme un feuilleton plutôt qu'en lecture continue.
Mais je comprends bien qu'il puisse y avoir un malaise et une frustration liée à l'espace qu'occupent de tels textes dans la revue...
Bah, j'ai trouvé ça pas si pire que ça, amusant même... Peut-être parce que je m'attendais dès le départ à ce que se soit un exercice ludique, pas trop sérieux, échevelé et qui part dans toutes les directions. =80)
Ceci dit, c'est vrai qu'un numéro "hors-série" aurait mieux servi la cause.
LMAO! 10/10 pour la métaphore!
Bien hâte de lire ça.
Une montée de lait qui présente ses arguments avec autant de clarté vaut bien d'être excusée.
Mais la passe du condom usagé, elle mérite l'étoile dorée dans le cahier! Encore si-vous-plaît.
Mes deux neurones fonctionnaient cet après-midi !
Ouais, C'est de la neurone ça mon Richard !!!!! ;)
De la neurone Toyota, pu capable de les arrêter !
Puis-je t'emprunter de la neurone?
Je vais te la remettre sous peu.
Es-tu fou ??? J'en ai juste deux - et pas toujours en bon état de fonctionnement !
Tu t'es fait pogner les neurones à l'air.
lol !!!
He He!
Je me sens d’humeur diablotine ce soir… :-)
Le commentaire de Luc Dagenais résume, selon moi, très bien le sens à donner à cette expérience du round-robin. Mais peu importe, amis blogueurs, le mieux c’est d’aller vérifier par vous-mêmes et de vous forger votre propre opinion…
Le round robin est un JEU sans direction littéraire, une expérience qui obéit à certaines règles, dont l’une est justement de ne pas subir de direction pour ne pas effacer la manière dont chaque auteur a ingéré les informations précédentes pour partir dans sa propre direction. Il faut le voir comme une expérience, et ici une comparaison entre deux générations. Juger ces deux textes comme s’ils avaient été uniformisés et retravaillés par les équipes (qui n’ont jamais eu de vue d’ensemble, rappelons-le, c’est la règle) revient, selon moi, à employer des lunettes de lecture inadéquates — un peu comme juger une bande dessinée de la même manière qu’on évalue un roman, je crois que le sujet avait déjà été abordé ici. On peut ne pas être intéressé par l’expérience du round robin, ne pas aimer ça, ça regarde le lecteur. Je trouve cependant exagéré de reprocher à Solaris de nous flouer (je crois que ce mot résume assez bien les infos contenues dans la « montée de lait ») en nous proposant, comme variation sur son contenu habituel, les résultats de cette entreprise. C’est un numéro spécial comme un autre. On a le droit d’aimer ou pas, mais de là à en faire une montée de lait…
Pas d'accord avec toi, Philippe.
Flouer est le bon mot. Le concept du texte à relais est un jeu, ce n'est pas un thème, tu as raison, et il est intéressant en soi. Mais il doit être présenté là où c'est approprié.
Si tu vas manger au Toqué! (disons) et que le chef te sert des McCroquettes avec la tite barquette de sauce aigre-douce sous prétexte d'un *jeu* et te charges quand même 108 $ avant taxes, comment vas-tu te sentir ? C'est idem avec ce Solaris. Je paie pour une certaine qualité et malheureusement les deux textes à relais qu'on m'a servi sont l'équivalent des McCroquettes littéraires. Si les TAR avaient été bons, hé, no problema, mon ami. Quand c'est de la merde, faut le dire...
Finalement, c'est mon blogue, et personne ne va venir me dire si je peux et dois faire une montée de lait ;-)
@Philippe : En tant qu'auteur qui a justement une novella en attente de publication chez Solaris, tu ne trouves pas ça plate de voir sa sortie être repoussée pour faire de la place à ce "jeu" littéraire qui ne donne pas nécessairement la meilleure idée de ton talent?
« Finalement, c'est mon blogue, et personne ne va venir me dire si je peux et dois faire une montée de lait ;-) »
Richard, si tu ne veux pas qu’on te demande des précisions sur tes commentaires ou qu’on te contredise, tu devrais fermer ce blogue, alors. Tu as le droit d’écrire ce que tu veux et j’ai aussi le droit de venir te contredire si je trouve exagérée ta montée de lait.
Tu as le droit d’être en désaccord avec moi et de ne pas aimer voir un round robin dans Solaris. Tu pouvais le dire en une ligne, comme dans la conclusion de ton article, et cela aurait été très bien. Mais tu ne me convaincs pas plus de la justification de ta montée de lait remplie de jurons et de paraphrases douteuses, et surtout pas avec cette métaphore du restaurant qui ne colle pas, selon moi, à la réalité. Solaris coûte entre 6$-10$, je suis loin de m’énerver pour une somme aussi insignifiante — on est loin de 108$. Et la comparaison entre des McCroquettes, un aliment à calories vide, et ces round robin montre selon moi, qu’une fois de plus, tu ne vois pas l’exercice de la bonne manière. On peut aller puiser quelque chose d’instructif dans ces textes, en allant étudier le style de chaque auteur et la manière dont ils ont fait siennes les informations précédentes. Personnellement j’y trouve quelque chose de formateur en tant qu’auteur; en repérant les styles que j’aimais, tant parmi les membres de l’équipe des vieux que celle des jeunes, et sur les raisons qui me poussaient à apprécier ou détester ce style-ci ou ce style-là, j’ai pu formuler quelques réflexions intéressantes sur ma propre écriture. Je crois aussi qu’une personne étrangère à ce jeu, avec la prétention d’écrire, et tu fais partie de celles-ci, Richard, peut aussi en apprendre. Ceux qui liront ces textes à relais peuvent se demander ce qui, pour eux, marchent et ne marchent pas dedans et ensuite l’appliquer à leur propre travail. Mais cela demande de dépasser la mentalité « consommateur qui veut tout cuit dans le bec». Je te lance le défi pour ta gouverne personnelle, Richard, mais je le lance aussi à ceux qui nous lisent et qui liront les round-robins : plutôt que de dire que les textes sont de mauvaises qualité ou de bonne qualité, essayez plutôt d’expliquer « pourquoi » ils sont de bonne ou de mauvaise qualité. Qu’est-ce qui marche et qui ne marche pas à l’intérieur? Vous verras, c’est très instructif :-)
Bien entendu, si tu veux croire que ce sont des McCroquettes, libre à toi. Je n’ai d’ailleurs pas l’intention de consacrer mon énergie à t’en convaincre davantage. Je respecte ton opinion, mais je pense fondamentalement autre chose et je n’ai aucune honte à l’affirmer devant l’univers entier.
Pour Gen, la réponse à ta question est non. Premièrement ma novella n’est pas repoussée ou avancée ou quoi que ce soit, je sais juste qu’elle paraîtra dans le courant de l’année. De deux, j’espère que le lecteur (sans doute inexistant… :-) ) qui s’intéresse à mes humbles tentatives d’écriture puisse faire la différence entre un texte à relais où je ne suis qu’un maillon et un texte entièrement de moi, qui n’obéit pas aux mêmes règles d’édition. De trois, j’assume entièrement mon implication dans l’un ou l’autre de ces projets et je trouve que les round robins sont aussi pertinents que les autres écrits présents dans Solaris, incluant ma novella.
Ce n'est pas contre le principe du round-robin lui-même que j'en ai. C'est contre le choix de Solaris comme support. Que l'exercice soit amusant et instructif pour les auteurs, j'en suis d'autant plus convaincu que j'ai participé dans ma jeunesse (enfuie, hélas) à des r-r amicaux et chaque fois je me suis amusé et j'ai, oui, appris.
Reste que le résultat d'un exercice pareil est généralement incohérent et, à la limite, médiocre. Ça reste un exercice littéraire. Et Solaris doit se rappeler qu'elle est avant tout une revue pour lecteurs et pas pour auteurs.
Que tu présentes cet exercice comme l'extension d'un atelier d'écriture m'agace, parce qu'à mon avis ça montre qu'à tes yeux les auteurs sont plus importants que les lecteurs pour lesquelles ils écrivent, mais je ne reviendrai pas là-dessus, sinon on risque d'être encore là en 2012.
La question est : Solaris est-il le meilleur support pour publier ça ? Je dis non, tu dis oui.
Moi, je lis Solaris pour les bonnes fictions que j'y trouve.
Quand tu me suggères de lire les TAR dans l'optique de dire pourquoi ils ne fonctionnent pas, ou mal, plutôt que de dire j'aime-j'aime pas, je te renvoie simplement à mon commentaire. Lis attentivement, tout y est.
PS J'avais mal lu tes allusions à ma montée de lait. Je te présente mes excuses.
L'ultime exercice, maintenant que les participants ont vu l'histoire au complet, serait que chacun écrive sa version complète à lui, à sa façon.
@Claude b. : Ce qui ferait sans doute un bien meilleur produit fini!
Je suis en train de lire les textes dont il est question ici et ça me donne l'impression de payer pour lire les résultats d'un atelier d'écriture. C'est instructif les résultats d'un atelier... mais d'habitude, je les obtiens gratuitement...
Pourquoi ne pas s'amuser avec un «blogue à relais». Même contexte. L'auteur du blogue écrit l'idée de départ et il peut y avoir un maximum de 10 relais d'auteur(e)s différent(e)s maximums. 1 semaine pour envoyer la suite et le premier reçu est publié (cette formule sera à revoir!). Bien sûr, rien de professionnel et le texte est visible à tous. Peut-être indiquer que les textes appartiennent à leurs auteurs et qu'il est interdit de les recopier sans leur consentement.
C'est une idée que j'ai eu en lisant vos commentaires! Bonne journée!
Toi, Richard, on peut dire que tu assumes totalement tes opinions! J'ai tellement rigolé en lisant ta montée de lait, si tu savais! Ta métaphore sur les condoms m'a fait plier en deux. Trop drôle!
Pour le sujet dont il est question, je comprends ta déception. Je n'ai pas lu ce numéro, mais je peux dire, par contre, que je préfère que les revues publient plusieurs textes, même s'ils sont plus courts, plutôt que moins de textes plus longs. Parce qu'au moins, si je n'en aime pas un, je vais pouvoir me rabattre sur les autres.
Excellente idée, Benoît, excellente idée. Faut juste plancher là-dessus un petit peu. J'y pense.
Par exemple, maximum de 500 mots et interdiction de publier 2 fois dans le même texte.
La suggestion de Claude n'est pas sans mérite. Au moment d'ajouter ma brique à l'ensemble, j'avais une idée de la direction que j'aurais donnée au reste du texte si j'avais eu à l'écrire — mais la règle du jeu, c'était justement de ne pas imposer ses idées aux joueurs suivants. J'étais quand même curieux de voir si mes successeurs embraieraient dans la direction à laquelle je songeais... mais non.
Quant au principe de la chose, je trouve que tant Richard que Philippe-Aubert marquent des points. Cela fait longtemps que je milite pour le professionnalisme de Solaris et la réaction de Richard s'inscrit de plein droit dans cette vocation au professionnalisme : comme abonné, il paie une partie de nos droits d'auteur. Il a bel et bien le droit de réclamer que Solaris publie ce qui lui plaît. Cela dit, il n'est pas non plus le seul lecteur de la revue et peut-être que d'autres abonnés de Solaris goûteront le jeu (ou l'expérience) du round robin. Chacun ses choix.
Sinon, je n'ai pas encore lu le reste du numéro. Trop occupé. Mais il serait également possible de soutenir qu'il faut comparer les pommes et les pommes, et non les pommes et les oranges. Après avoir lu « Terminalia » et « Lupercalia », je recommande d'aller lire Le Relais abitibien (1987), que Georges-Henri Cloutier avait critiqué dans Solaris 82 et que Mario Tessier n'a pas osé citer dans sa liste des prédécesseurs de ces deux round robins. (C'était pourtant du fantastique québécois, faisant appel à six auteurs différents...) Cela pourrait replacer des choses. :-)
Sinon... vieilles savates, dis-tu, Richard? Comme je suis plus jeune que toi, cela voudrait dire que, hmmm...
Oui, hum, vieille savate...
Maintenant que tu en parles, il y a aussi Francine et Daniel qui sont plus jeunes que moi. J'aurais mieux fait de me taire, tiens...
Mais, comme j'ai souligné, c'était dit avec "respect" ;-)
Bonjour, l'Ermite
j'ai cru être tombée dans une tempête, mais quelle tempête?
Dans un encrier ou dans un bocal de cornichons? Finalement, j'ai opté pour pour la deuxième solution: le bocal de cornichons, car tes propos ont la verdeur et l'acidité du cornichon!
à bientôt
Irène
Irène, c'est la première qu'on me traite si gentiment de cornichon ;-)
Ça fait plaisir de te lire à nouveau ! Me semble que ça fait un bail.
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