Katherine, un vrai garçon manqué, reçoit un cadeau qui lui déplait pour son 10e anniversaire : un coffre ancien rempli de trucs de fille comme du maquillage. Après qu'une bagarre éclate dans la rue entre son groupe d'amis et ses pires ennemis, Kath a un oeil bien amoché. Elle a recours au maquillage du coffre afin de camoufler les dégâts. C'est alors que son visage se transforme de façon épouvantable... Elle se rend vite compte que le fameux coffre n'a rien d'ordinaire; il est possédé... (Abrégé de la 4e de couverture.)Cette Katherine est une fillette avec de la personnalité à revendre. Difficile de résister à son charme. C'est une fonceuse et elle anime le roman avec beaucoup d'entrain. L'anecdote de La malédiction du coffre est simple à souhait. Katherine reçoit un coffret maléfique (adjectif supérieur à possédé qui ne s'applique pas à des objets, enfin pas dans ce sens-là), elle l'utilise et doit en subir les aléas. Elle se débarrasse sommairement du coffret... Il n'y a une seule anecdote, et aucune d'intrigue secondaire. C'est mince un peu, même pour un public beaucoup plus jeune.
Par contre, ce que le roman manque en aventures, il le gagne dans ce beau petit personnage qu'est Katherine. Ça promet, car la fin de La malédiction du coffre laisse présager une suite.
Un gros, gros bémol : il y a assez de fautes de français pour qu'elles ne passent pas inaperçues. Ce ne sont pas des coquilles, mais des impropriétés (par ex. percevoir pour soupçonner, entrevoir), des conjugaisons boiteuses (le verbe bouillir à l'indicatif, c'est bout pas bouille), etc. C'est malheureux parce que le livre a d'immenses qualités.
Cote jeunesse 5 / 10
Laisserais-je Benjamin lire ce livre s'il en avait l'âge ? Oui.
La malédiction du coffre
Amy Lachapelle
Z'ailées, 2009
100 pages
















