mardi 27 octobre 2009

107. Épitaphes - Jonathan Reynolds

Tous les textes de ce recueil ont parus dans diverses revues, à l'exception d'Épitaphes qui est original.

Blondes. Rousses. Noires
. Confidences de bar qui se terminent par une entourloupette typique du fantastique. Bonne nouvelle avec des dialogues solides. 8 / 10

Saison de lilas. Une histoire de vengeance, de magie et d'adultère. Enlevée et ironique. 6,5 / 10

Cornes en moins. Maison hantée et jeunes qui veulent tenir un pari ne vont jamais de pair. Côté structure, il y a des failles, et même si cette nouvelle n'est pas tout à fait réussie, c'est une de mes préférées. 8 / 10

Elle, sous la pluie. Une femme utilise un sortilège pour ramener à la vie son amant assassiné. Reynolds offre ici son meilleur texte. L'histoire trouble et troublante d'un destin à jamais malheureux. La meilleure du recueil. 10 / 10

L'autre surface. Un jeune homme vit dans le remords constant pour avoir détruit la vie de celle qu'il aime. Joli travail d'écriture dans ce texte : prose rapide et syncopée, mais le rythme rapide, s'il crée une tension, nuit à crédibilité de la phase remords du personnage principal. 5,5 / 10

Fragments. Un écrivain, sa fille, une nouvelle maison, une poupée dans le grenier. Quatre ingrédients pour créer un bon climat d'horreur. Une excellente nouvelle, vraiment très réussie. 8 / 10

Huit, comme le temps qui file... Ah, l'internet, le rêve, le sexe, une belle voisine mystérieuse. Cette nouvelle détonne par son ton ironique, sa sexualité exacerbée. Pas complètement réussie, mais elle a plu à ce lecteur-ci. 7,5 / 10

Épitaphes. Un fou qui vit dans un cimetière et fait des expériences sur des morts, ça n'augure rien de bon pour sa sœur et l'amoureux de celle-ci. Une nouvelle facette du talent de l'auteur fait son apparition, le lyrisme. Vraiment bien. 7,5 / 10

Il y a encore de petites imperfections dans l'écriture de Reynolds. Un manque de fini, à peine une touche. Pas grand chose à vrai dire : une phrase ratée, un choix de mot bizarre (précieux ou archaïque) qui vient créer une rupture de ton... Juste assez pour faire décrocher ce lecteur-ci et briser le charme.

Cote 7,5 / 10

Il ne faut pas confondre ce recueil avec un recueil à la présentation absolument identique (même auteur, même titre, même couverture), paru aux mêmes éditions, mais qui comprend en moins les deux nouvelles les plus explicites (Elle, sous la pluie et Huit, comme le temps qui file) et qui s'adresse donc à un public plus jeune.

Épitaphes
Jonathan Reynolds
Z'ailées, 2008
132 pages

3 commentaires:

M a dit…

Salut Richard


Je t'invite a lire Silencieuses, si ce n'est déjà fait. C'est un recueil d'inédits et il est d'un niveau nettement supérieur à Épitaphes.

richard tremblay a dit…

Merci du tuyau...

Anonyme a dit…

Jonathan Reynolds : Merci Richard pour les commentaires sur Épitaphes! :-)