mardi 21 juillet 2009

88. Un combat - Patrick Süskind

Quatres nouvelles forment ce très court recueil.

L'exigence de profondeur. La vie d'une dessinatrice à qui on reproche son manque de profondeur prend une tournure dramatique alors qu'elle s'enfonce dans une recherche de profondeur personnelle. Un texte tout à fait saisissant sur le mal que l'on peut se faire à soi quand on accorde trop d'importance à l'attente des autres.

Un combat. Un vieux maître d'échec affronte un jeune aspirant qui respire tellement la confiance que le public le donne gagnant avant même que la partie ne commence. Même le vieux maître cède au sentiment général et voit la fin de sa domination et sa mise au rancart. La fin, attendue, ne sera pas celle qu'on croit. Ironique et profond.

Le testament de maître Mussard. Le plus long texte du recueil et le plus ennuyeux. Une histoire fantastique d'obsession personnelle et de la découverte d'une vérité fondamentale inconnue jusque ici dont la révélation risque de bouleverser les fondements de la civilisation. Rien de bien neuf, même pas la manière de raconter l'histoire.

Amnésie littéraire. Un vieil homme qui a tout lu, tout vu, fréquenté le beau monde ne parvient plus à se rappeler les détails de ses lectures et des gens qu'il a fréquenté. Un texte ironique sur le sujet poignant de la mémoire qui flanche, voire des souvenirs qu'on s'invente.

Trois très bons textes sur quatre. Cote : 8 / 10

Un combat et autres récits
Patrick Süskind
Le livre de poche, 2005 (éd. or. fr. 1996)
87 pages

7 commentaires:

Gen a dit…

As-tu lu "Le Parfum" du même auteur et, si oui, est-ce qu'il réussi à écrire de façon aussi évocatrice dans ces nouvelles-là? (auquel cas, je vais le mettre sur ma liste d'achat!)

richard tremblay a dit…

J'ai essayé deux fois de lire le Parfum. Pas capable de le finir... Je chais même pas pourquoi.

Ce petit recueil, j'ai beaucoup aimé.

Gen a dit…

lol! Bon ça me donne une idée ;) Je vais prendre pour acquis que les qualités du parfum y sont, sans les défauts (longueurs et personnage principal antipathique).

K.Girard a dit…

Salut Richard, j'ai découvert ton blogue et il est vraiment complet et intéressant. Pour ''le parfum'', je te comprend. Moi, si je l'ai tout lu c'est que j'y étais obligé (travail scolaire !) mais si tu veux retenter l'expérience, pourquoi ne pas essayer le film: http://www.youtube.com/watch?v=rIfx6BzWW9k

K.Girard a dit…

Salut Richard, j'ai pu voir que tu avais mis mon blogue dans ta catégorie ''Blogue en vrac''. Ce dernier n'est pas mon principal. Celui-ci est vraiment plus intéressant: kevengirard.unblog.fr. MERCI!

richard tremblay a dit…

Bienvenue sur le blogue, Keven. J'ai changé le lien pour ton blogue.

Quant au film, je du m'avouer vaincu comme pour le livre. Pas été capable, non plus. Je suis réfractaire semble-t-il...

Gen a dit…

J'ai pas toffé le film non plus. Et le roman, je me serais pas rendue au bout si j'y avais pas été obligée. L'histoire m'a laissée indifférente, mais l'écriture m'avait frappée. On n'a pas tellement de mots pour décrire les odeurs en français, mais l'auteur y arrivait. Ça m'impressionne encore.