samedi 13 juin 2009

81. Nocturne n° 12

L'Empereur Ghoule a été renversé, l'éMinence Malveillante le remplace ! Le peuple de l'ombre et des fanges reste quand même ébahi par la similarité des styles. Encore que l'éMinence aime bien s'écouter parler comme le lecteur peut s'en rendre compte lors de l'entrevue avec Jess Kaan.

Autoportrait de Max Hellen. Un vol de banque qui dérape. Une tuerie gratuite entre bandits. Une chirurgie plastique qui est l'oeuvre d'un maniaque. Dans le ton des films de série B, assez réussi comme pastiche du genre. 6 / 10

La leçon de tango d'Éric Girold. Un homme prend des leçons de danse, sa partenaire est une obèse pas commode. Le tango comme symbole de l'enfer ou des limbes. Voilà l'image qui reste de ce texte étonnant, pas tout à fait réussi, mais très sympathique et original. 7,5 / 10

À réveiller les morts de Christian Perrot. Deux garçons ont une idée pour tirer les morts de leur long sommeil. Mais les morts souhaitent-ils se faire éveiller ? J'ai été surpris par cette courte nouvelle, une fin punchée comme on retrouve rarement chez les auteurs débutants (j'assume ici que Perrot est un auteur à l'aube de sa carrière). Pas de mots de trop, c'est efficace, parfaitement réussi. 9 / 10

Le coeur sur la main, 3e partie, de Michael Moslonka. Décidément je fais une allergie à Moslonka. Désolé. Pas été au-delà de l'expression « damner les morts ». Surcharge de mots, imprécision du vocabulaire, logorrhée d'images (je sais, je sais). Tout ça en trois pages ! Non-coté.

Le numéro se termine avec deux critiques de livres et une longue analyse d'un film culte que je n'ai jamais vu.

Deux excellents textes sur quatre, plus un pas mal. Très bonne note. 7 / 10

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