Agota, la soeur de Vincent n'est pas rentrée ce soir. Tout le monde est inquiet. Aidé de ses amis et de sa mère, Vincent part à sa recherche.On ne peut pas dire grand chose de cette intrigue puisqu'elle ne fait que débuter dans ce premier épisode de la série des Allergiks. J'ai déjà dit ce que je pensais de la collection Epizzod, je n'y reviendrai donc pas.
Les Allergiks sont une série plus prosaïquement policière (sur la base du premier livre à tout le moins). L'auteur a un sacré métier, ça parait. Tout est maîtrisé, la langue, les descriptions, les dialogues, l'établissement des liens entre les personnages. C'est pas génial, mais c'est sans bavure (à l'exception de deux ou trois expressions franchouillardes qui détonnent un peu dans la parlure québécoise, mais enfin...)
De la littérature jeunesse qui ne prend pas son lectorat pour des gnochons.
Deux petits points en finissant : 1. N'importe qui peut obtenir un livre gratuit d'une des séries de la collection Epizzod. il suffit de s'inscrire à cet endroit. 2. Le prix du livre passe de 7,95 $ à 4,95 $. Ce n'est pas moi qui va applaudir. Comme une série est construite sur 13 épisodes, voilà que le total atteint la rondelette somme de 65 $ pour un très, très court roman qui, dans des circonstances ordinaires, coûterait au plus 15-18 $. Une arnaque prohibitive et franchement dégueulasse. Chou à la Courte échelle !
ERRATA : On me signale que si tous les épisodes étaient réunis en un seul volume, ça ne ferait pas un « très court roman » comme je le prétends ci-haut. Ça donnerait plutôt un roman d'une assez bonne épaisseur, l'erreur est mienne.
Cote jeunesse 6,5 / 10
Ferais-je lire ce livre à Benjamin s'il en avait l'âge ? Oui.
Les Allergiks 1 : Où est Agota ?
André Marois
La courte échelle, 2008
37 pages
Une petite montée de lait pour clore ce commentaire. Epizzod. Epizzod. C'est beau vouloir faire moderne, langage malléable, cool, sms, texto, mais, sacrament, on vas-tu arrêter de nous prendre pour des cruches incultes pis écrire comme du monde ? (Ouf, ça fait du bien.)
9 commentaires:
"(...) un très, très court roman (...)» ? Au total, c'est l'équivalent d'un roman de 450 pages. Vous qualifiez ça de court? Ah bon.
Quoique que ca l'air très intéressant et que le concept est original, 65$ pour 450 pages ca penche sur le marketing qui frise l'arnaque. Ce n'est pas à l'honneur pour la Prestance de la Courte-Échelle. Point Final.
Pour votre montée de lait, je suis entièrement d'accord avec vous. J'ai une fille de 12 ans à la maison et elle a créé un blog sur Skyrock. Si vous voulez faire des boutons et surtout tester votre coeur, allez lire les textes. Le français est massacré.
De plus, vous remarquerez que les commentaires sur les photos affichées sont vides et sans contenu, dans le genre; Bahh, sa, ces Richard, gé rien d'autre à dire...
Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. Cher anonyme, selon Matthieu Simard, chaque épisode représente environ 6000 mots, soit un total d'environ 75-80000 mots pour une série complète. Ce n'est pas "très court" comme je l'ai écrit. Ça fait un roman d'à peu près 300 pages, ce qui est une bonne distance. Mon erreur.
Pierre : 65 $, c'est quand même scandaleux.
Benoît : Me semble que les maisons d'édition, de par leur nature même, devraient apporter un soin particulier à ce problème.
Merci à tous.
Bon, maintenant que l'épaisseur du livre est documentée, je me permettrais de répondre à vos commentaires.
Vous semblez tout ignorer de la réalité de l'édition en général et de la littérature jeunesse en particulier. Surtout au Québec.
La collection Epizzod s'adresse à un public peu lecteur, voire non lecteur. D'où le format (!)
Les travaux d'édition, d'écriture et d'illustration ont été considérables. L'ajout d'un site internet ne fait que répondre à une tendance lourde actuelle: les ados délaissent les livres pour les écrans.
La forme des Allergiks, influencée par l'écriture sérielle télévisuelle, cherche à renouveler un genre littéraire.
La courte échelle est un éditeur estrêmement scrupuleux et honnête, contrairement à ce que vous avancez. Quant à M. Boudreau, je ne comprends pas de quoi il parle; je n'ai jamais rien vu de tel sur le site Epizzod.com. À force d'amalgames et d'approximations, on ne fait que véhiculer du vent et des mensonges.
Pour finir, je trouve que 65 $ pour 13 mini-livres avec des BD, du suspens et de la qualité, c'est très raisonnable. Essayez donc d'être novateur dans un monde de conservateurs...
Je prends note de tes comentaires. Chacun sa position. Je reste dubitatif à propos de l'affirmation que 65$ pour 13 mini-livres c'est raisonnable. Parce qu'à mes yeux, ce ne sont pas 13 mini-livres, mais un seul roman divisé en 13 epizzods. Un point de détail pour certains. Mais c'est pourtant le coeur du problème.
Si cette collection était composée de mini-livres indépendants les uns des autres, genre Bob Morane, je n'y trouverais rien à redire. Mais là, il s'agit d'un ensemble dont les parties ne peuvent être lues indépendamment les unes des autres sans nuire au suspense et à la compréhension de l'ouvrage.
Ça reste donc UN roman jeunesse à 65$. Cher, je trouve.
Bravo si l'objectif de La courte échelle d'inciter les jeunes peu- ou non-lecteurs de se mettre à lire est atteint. Perso, je trouve que ça risque de harponner les lecteurs habituels et de les obliger à casquer une somme pas banale pour un seul roman - fût-il excellent.
Finalement, sans vouloir parler pour Benoît Bourdeau, je réitère ma position : une maison d'éditions a le devoir, par sa nature même, de s'en tenir à un français correct. Je ne parlais pas du site web, mais uniquement du libellé de la collection : Epizzod, qui me fait grincer des dents, grr, grr et me donne de l'hurticaire.
Tu aurais remarqué que j'emploie le tutoiement. On n'a pas élevé les cochons ensemble, je sais, mais j'ai lu trois de tes romans et plusieurs nouvelles, et ça crée un sentiment de familiarité.
Au plaisir.
Je ne croyais pas qu'il y avait une suite d'une personne qui travaille chez la courte échelle.
Jamais n'a été mon intention d'accuser cette maison d'édition pour la qualité de son français et/ou de ses livres.
Mon exemple se voulait général. Les jeunes massacrent le français à cause des tchates et des blogs.
Exemple:
http://bananasroxi24.skyrock.com/
http://adnethxxx25.skyrock.com/
http://xx-allisonne.skyrock.com/
Bref, cette génération est en train de créer une nouvelle langue. La faute des professeurs? Non, je pointerais notre bon gouvernemaman et leur réforme plus mauvaise les unes que les autres.
Les commentaires de monsieur Tremblay amène, dans mon cas, à tenter de régler mes défauts d'écritures. C'est 100% constructif!
C'est comme ça que j'avais compris le sens de ta première intervention, que la dégradation générale du français ça part de haut, entre autre de la part de ceux qui devraient nous servir de modèles : par ex. une maison d'éditions.
Le but premier d'une maison d'Éditions est de faire de l'argent comme n'importe quelle entreprise à but lucratif. La qualité du produit passe deuxième. C'est malheureux, ça ne devrait pas être de même, mais c'est la triste réalité.
Accuser le gouvernement de tous les torts est plutôt banal. Un moment donné, il faut aller au-delà cette barrière et conscientiser les gens.
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