mardi 5 mai 2009

71. Clair-obscur n° 5

Vente avec démonstration de Patrick Senécal. Senécal n'a pas besoin de 400 pages pour faire la démonstration de son talent. Six lui suffisent dans cette histoire à l'humour grinçant. 10 / 10

Inspire-moi ! de Jonathan Reynolds. Un texte amusant des excès d'un fan fini avec une chute appropriée au genre. 7 / 10

Pincez-moi ! Oniria Odile Tremblay de Joel Champetier. Odile Tremblay, critique cinéma au Devoir, livre son commentaire acerbe sur le film Oniria basé sur le roman de Sénécal. Banal et sans intérêt, mais correctement fait. 5 / 10

En attendant Senécal de Gregor Gordon. Alors là, surprise. Un point de vue différent sur Sénécal, qu'on mélange à la sauce Samuel Beckett. Ça a vraiment amusé le simili-intellectuel qui se terre en moi. Dialogue truffé de références à l'oeuvre de Senécal. Très, très bon. 10 / 10

La mort au bout des doigts Mathieu Fortin. Le texte le plus étoffé du lot. Un véritable histoire qui marine dans le bouillon de Sur le seuil avec un certain bonheur. Je dis « certain » parce que la nouvelle est affectée par de drôles de ruptures de ton et par une mise en scène à la CSI où les personnages arrivent dans les scènes avec du matériel nouveau, sans autre interaction. Par moment, ce procédé fait un peu plaqué. Mais le suspense est maintenu et ce lecteur-ci avait hâte de savoir comment ça allait se terminer. 7,5 / 10

Clair-obscur 5 démarre avec une bonne entrevue de Sénécal par Mathieu Fortin genre qui sied bien à Fortin, soit dit en passant. Il se termine avec une analyse hypertextuelle de l'identité dans Aliss (zzz, zzz, ça m'est tombé des mains après deux paragraphes), une autre analyse de l'oeuvre (lisible celle-là par le commun des mortels, dixit moi le très commun) et un texte de Senécal lui-même expliquant la genèse d'Aliss.

Un très bon numéro : de bonnes fictions, des articles de fond solides. Reste à régler la mise en page des textes et ça sera tiguidou.

Cote 7,5 / 10

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