Le site de Nocturne se trouve à cet endroit. Il s'agit d'un fanzine traditionnel, c'est-à-dire que la revue est photocopiée en noir et blanc sur des feuilles 8½ x 14 pliées en deux et brochées. L'aspect est bien entendu rudimentaire mais sympathique.Ça commence sur une entrevue d'Éric Gauthier par l'Empereur Ghoule. C'est cute et intéressant, en raison surtout du style volontairement ampoulé et gothique de l'Empereur, mais on risque de se fatiguer si c'est comme ça de numéro en numéro. À suivre, donc.
La marionnette d'Éric Bourdon. Une bonne histoire de sorcellerie en Afrique. Bien qu'on sache comment ça va se terminer dès qu'apparait la statuette, reste que l'auteur arrive à créer une bonne atmosphère livrée grâce à une prose irréprochable. 8 / 10
Le chant du cygne de Rachel Gilbert. Des gens au village se mettent à mourir en série, y aurait-il de la sorcellerie là-dessous ? Un homme enquête. Cette nouvelle souffre de deux maux : le premier, une surcharge de détails inutiles (ah la fascination de l'architecture médiévale) ; le second, l'irréparable dichotomie entre les deux parties du texte : la première présente l'enquêteur comptabilisant les morts, la seconde une longue explication sur les motifs de la coupable. Avec pas de lien réel entre les deux. 3 / 10
Ombres d'Alexandre Bocquier. Dans une ville à l'abandon, les Ombres enlèvent femmes et enfants qu'on ne revoit plus. Le ton compassé que le narrateur utilise pour parler de sa femme adorée sonne complètement faux dès le départ et oriente la lecture vers une fin dès lors annoncée. Erreur de débutant. La construction du climat est bien faite. 5 / 10
Le cœur sur la main, 2e partie, de Michaël Moslonka. Je ne sais pas si un résumé de l'épisode précédent m'aurait permis de comprendre un peu plus les événements de cette 2e partie d'une saga. Parce que j'ai à peu près rien saisi. Faut avouer que la construction elliptique et la prose maniérée n'aident en rien. Je réserve mon jugement là-dessus, avec la parution des prochains numéros. Non-coté pour le moment.
Est-ce un tendance lourde ou une simple coïncidence, mais deux des trois nouvelles complètes se terminent sur le protagoniste se donnant la mort, alors que la troisième se termine sur cette phrase, qui incite au seppuku : Vivre était pire que n'importe quelle malédiction. Ouf.
Cote 4 / 10
4 commentaires:
Première fois que j'entend parler de ce Fanzine. Le site Web sente ne pas être mis-à jour. Leur titre principale montre le No 10 Hiver 2008 et tu as en main le No 11. Est-tu abonné? Est qu'il y a des appels de textes pour le futur? Si oui , quel longueur? Coordonnée?
C'est un genre que j'aime bien.
C'est le premier numéro de mon abonnement. Pour les soumissions, c'est là :
http://www.geocities.com/nocturnefanzine/soumission.html
Avec Marie Laporte comme contact. Bonne chance.
Effectivement, le site n'est pas à jour, car nous avons perdu notre webmestre... Cependant, le tout devrait être rétabli d'ici l'été. Merci pour votre intérêt! Et merci à vous, M. Tremblay, de prendre le temps de commenter vos lectures!
Marie Laporte, éditrice de Nocturne, le fanzine culte
Merci Madame Laporte de ces précisions. Je vous est fait parvenir un courriel pour de plus amples informations. à Bientôt.
Et Merci encore Richard d'avoir fait le lien.
Enregistrer un commentaire