dimanche 29 mars 2009

55. Miserere - Jean-Christophe Grangé

Deux flics, un à la retraite et l'autre héroïnomane, s'intéressent à une série de meurtres à caractère religieux. Ils vont faire équipe, même si les raisons de chacun sont différentes pour enquêter sur ces crimes. Ce qu'ils vont découvrir est sans précédent.

Grangé écrit de très solides thrillers aux ventes considérables. Miserere est dans la même lignée. L'action est totalement trépidante au point de nous faire oublier les invraisemblances de l'intrigue. Ça carbure au kérosène. Y a pas une seconde pour reprendre son souffle. Et si ce magnifique thriller, qui tisse une toile du Chili de Pinochet aux camps nazis et aux micronations, s'effiloche un peu vers la fin, c'est aussi une pure tradition grangéenne.


J'aime la démesure de Grangé, ses intrigues complexes et com
pliquées, son côté touristique, ainsi que ses protagonistes qui portent souvent une blessure intérieure dont ils ignorent tout, mais dont la source est rigoureusement mixée à l'histoire. Tout ça donne un roman haletant, que ce lecteur-ci avait bien de la difficulté à mettre de côté le soir venu. Il y a même deux authentiques moments d'effroi qui ont fait se dresser les cheveux de plus en plus rares de ma tête. Wow, ça fait longtemps qu'un livre ne m'avait pas flanqué une vraie frousse (de celle qui vous fait laisser les lumières allumées la nuit).

Comme
tout roman de Grangé, Miserere se termine de manière un peu garrochée et pas satisfaisante à 100 %, c'est sa faiblesse, ça, Grangé, la fin de ses romans. Mais enfin. Que du plaisir.

Cote 8 / 10

Miserere
Jean-Christophe Grangé
Albin Michel, 2008
528 pages

2 commentaires:

Pierre H.Charron a dit…

"Wow, ça fait longtemps qu'un livre ne m'avait pas flanqué une vraie frousse ......" LÀ tu me fais saliver pas pour rire,j'hésitais à lire du Grangé, à bas ce dilemme maintenant

richard tremblay a dit…

Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer.