Devenu le Sbire du Temps suite à un quiproquo meurtrier qui a rien de moins que détruit la Terre, le jeune Francis Craig – 13 ans – doit se préparer à affronter les Octopods qui veulent détruire l'ensemble des Bipèdes vivant dans toutes les transréalités. Gros projet pour les vilains, mais le Sbiiirre du Temps veille au grain.(Il y a une connotation un peu ti-coune au mot « sbire », et pas seulement à cause du Capitaine Bonhomme, je ne sais pas si l'auteur est au courant...)
Ce qui frappe d'abord dans ce roman, c'est à quel point il ne se passe rien malgré les apparences. Oh il y a bien quelques scènes d'action, accompagnées de combats intenses et d'armadas manœuvrant dans l'espace. Mais autrement les personnages ont la manie de la parlotte. Les uns et les autres s'expliquent par le menu et le détail les tenants et aboutissants des enjeux militaires et politiques de la lutte entre les Octopods et les Bipèdes. On perd beaucoup de temps à se révéler des choses, plutôt qu'à les vivre.
Tout ceci serait relativement mineur si le vocabulaire de l'auteur n'était si pauvre et les concepts qu'il tente de faire comprendre aux lecteurs si nébuleux. Je mets au défi n'importe qui de lire le premier chapitre et de le résumer clairement en quelques lignes. Le discours de Lemée est parsemé d'idées proches de la sf mais apprêtées à la sauce nouvelle-âgeuse. Et les distinguos qu'il établit entre les différents paliers de la Réalité et de la Transréalité (ah oui, Lemée souffre aussi du syndrome de la Majuscule Révélatrice) relèvent plus d'un embrouillamini personnel que d'une véritable matière romanesque. Concepts nébuleux, théorie insensé et explication fumeuse.
Le lecteur va de confusion en maladresse dans ce très mauvais roman. Il n'y a que vers la fin que ça bouge enfin un peu, mais c'est pour mieux annoncer une suite (hélas !). Je n'ai pas lu le premier tome et je ne le lirai pas, comme je ne lirai pas ceux qui restent à venir. Parce qu'il y a des limites, franchement.
Cote jeunesse 0 / 10
Ferais-je lire ce roman à Benjamin s'il en avait l'âge ? Non.
Les derniers millénaires
2. Terram
Guillaume C. Lemée
La semaine, 2008
220 pages
8 commentaires:
Lire 220 pages et l'estampiller de gros Zéro, tu es courageux de l,avoir terminer, j'aurai décrété sa nullité au quart très certainement. Tu es un lecteur à toute épreuve. Moi j'ai de la misère À finir un livre que je n'aime vraiment pas. C'est tout à ton honneur!
C'est mon côté maso, j'imagine.
Il m'arrive de ne pas finir les livres que je commence, mais si je décide que je veux en parler, j'essaie de le faire. En espérant que je me trompe et que le roman s'améliore en progressant : ça m'est arrivé avec le roman d'Alain Jetté, les Aventures d'Antoine Noblecourt qui commence très poche et qui finit plutôt bien.
Hum... à lire vos commentaires sur une littérature fantastique (et non s-f), je me dis que vous êtes probablement plus un fan de Bob Morane que de Frank Herbert.
Ces romans de M. Lemée ont le défaut d'être scindés en 2 tomes plutôt que réunis en un seul livre (maladresse d'édition) mais on ne peut clairement pas accepter une telle littérature si:
-On n'a pas lu le début
-On ne connait pas l'existence d'autres formes que le récit d'aventures
-S'attend à lire du "jeunesse" comme on regarde Vrac TV
Je n'aime pas ce que vous dites
P. Ratelle
Montreal
Vous n'aimez pas ce que je dis, c'est votre droit; je n'ai pas aimé ce que j'ai lu et je l'ai dit, c'est mon droit.
Vous vous livrez à une attaque personnelle, c'est le droit des couards. Vous signez mais ne laissez pas d'adresse, c'est l'apanage des frileux.
Au déplaisir.
Votre réponse me prouve que vous n'êtes qu'un vieux con frustré qui se dit auteur primé mais qui n'est qu'un frimeur prétentieux qui chie à tout vent pour paraphraser la devise de Larousse. Vous ne semblez pas connaître le sens du mot argument.
Même quelque chose que je déteste ne recevrait pas un zéro sur 10. Vous attaques sont si gratuites, si peu documentées, si sophistiques et stupides qu'on a l'impression que vous connaissez personnellement l'auteur et que vous espérez le faire chier comme un enfant du primaire essaie de provoquer la jalousie. Effacez-donc mon commentaire (parce que le couard, entre vous et moi, c'est votre gueule de con) et vautrez-vous donc dans la fange de votre médiocrité vieillissante.
Votre déplaisir, le voilà. Des gens comme vous, je les associent aux mouches: elles se posent sur tout, elles touchent à tout et elle salissent tout.
P. Ratelle
Montréal
Vous êtes en verve ce matin, M. Ratelle. Bravo, vous devriez écrire un roman vous aussi.
Quant à mon portrait, vous avez entièrement raison (quelle perspicacité de votre part, quand même, félicitations !), sauf sur un point, je ne suis pas si vieux que ça. J'ai 54 ans.
Vos études en psychologie humaine au secondaire vous rapportent enfin. Re-bravo !
C'est comme si j'ouvrais n'importe quel roman au chapitre 8, et que je décidais que l'oeuvre est complètement nulle parce que je ne comprends pas l'histoire.
Comme diraient les anglais: «Well, DUH!!!» Pas étonnant que vous trouviez le concept nébuleux!
Le vocabulaire de l'auteur ne peut pas se permettre de cibler uniquement les intellectuels de haut niveau puisqu'il s'agit évidement de littérature jeunesse.
Intellectuel de haut vol ?!?! C'est bien la première fois qu'on me dit ça. Merci, mais vous vous trompez là-dessus.
J'ai suffisamment d'expérience de lecteur pour reconnaître un mauvais ouvrage d'un bon, voire d'un qui serait tout simplement médiocre.
Ce n'est pas parce qu'on cible une clientèle jeunesse qu'on peut se permettre d'écrire des trucs sans queue ni tête et d'utiliser des concepts qu'on ne comprend pas - ce qui est le cas de l'auteur - à mon avis.
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